Escalade Mag n°15 jan/fév 2008
Escalade Mag n°15 jan/fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de jan/fév 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Press'Evasion

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 15,9 Mo

  • Dans ce numéro : bloc en Corse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 46 - 47  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
46 47
46 STAT Une corde d’escalade c’est 100% de polyamide. Donc 100% de matière recyclable, 70 à 80% du poids en pétrole brut que l’on peut économiser. STAT 2 Le leader mondial de la corde d’escalade commercialise chaque année 700 tonnes de cordes d’escalade, produisant 8,5 milliards de mètres de cordes d’escalade, soit 28% du marché mondial. Au total planétaire c’est 2500 tonnes par an. 2500 tonnes qui finiront au fond d’un placard, d’une cave, ou à la poubelle sans être recyclées. 2500 tonnes, c’est l’équivalent du chargement de 100 semi-remorques. Ou encore, 25% du pétrole qui s’est échappé des cuves de l’Erika lors de sont naufrages… STAT Un grimpeur ou un montagnard, c’est a priori une personne respectueuse de la nature, et sensible à la sauvegarde de l’environnement. Heureusement, nos vieilles cordes ne finissent pas systématiquement dans la poubelle. La plupart du temps, les cordes trop usées sont données à un agriculteur ou mises en réserve au cas où (« ça peut toujours servir, une vieille corde »). Mais depuis le temps, ça commence à faire du stock. Texte : Christophe Billon ous êtes-vous déjà posé la question de ce que deviennent les centaines de mètres de cordes que vous utilisez régulièrement pour votre activité préférée ? Christophe Billon, Conseiller Technique Régional F.F.M.E (Fédération Française d’Escalade et de Montagne) s’interroge... UNE IDEE : ORGANISER LE RECYCLAGE L’idée est d’organiser le recyclage des cordes à partir du réseau des clubs et des pratiquants. Ce réseau existe, les clubs regroupent les pratiquants qui sont tous des consommateurs de cordes. La corde c’est le dénominateur commun de tous les pratiquants. Tous sont sensibles au respect de l’environnement et seront prêts à participer à cette action. La FFME compte plus de 1100 clubs, 200 FFME en Rhône-Alpes et plus de 12 000 licenciés. C’est un réseau inestimable pour mettre en oeuvre un tel projet. C’est aussi, réfléchir pour créer une filière du recyclage des cordes efficace et rentable sur un plan financier et surtout environnemental. Par exemple, rien ne sert de brûler 10 litres de gasoil pour collecter ou recycler 10 kilos de cordes. Autre initiative : celle menée par Le Conservatoire du Patrimoine Naturel de la Savoie (avec l’accord avec la DDE) qui installe de vielles cordes d’escalade tressées au dessus des routes. Cette idée toute simple et peu coûteuse devrait avoir un intérêt vitale pour les petits mammifères arboricoles que sont les écureuils en leur créant un « corridor biologique ». Certes, cela n’a rien de révolutionnaire mais cette expérience, si elle s’avère concluante, serait un débouché « éco-citoyen » plus séduisant que des cintres. TAY 4 LE RECYCLAGE : COLLECTER, TRANSFORMER, Le recyclage est plus ou moins rentré dans les mœurs de chacun, et c’est tant mieux. Mettre de côté, le verre, le papier et les bouteilles plastiques est devenu une habitude pour beaucoup d’entre nous. Une corde de 70 mètres, c’est l’équivalent de 250 bouteilles plastiques. Les communes ou les groupements de communes qui souhaitent passer au tri sélectif des déchets ménagers font souvent appel à des sociétés qui ne prévoient rien pour le nylon. Donc, si on veut se débarrasser d’une corde, ce sera avec les déchets non recyclés, elle sera enfouie ou brûlée (avec des dioxines). TRANPORTER Pour que ce projet puisse avoir un impact même modeste sur l’environnement, il ne faut pas que les transports pour collecter des cordes foutues génèrent encore plus de déplacements synonymes de pollution environnementale. Les efforts de certains pour limiter le trafic routier à travers les alpes et le pays doivent être soutenus. Nous nous déplaçons déjà beaucoup pour la pratique de l’escalade. C’est donc lors des événements et des nombreux rendez-vous organisés par la fédération et ses clubs, que la collecte est prévue. On peut facilement envisager, que les kilos de cordes d’escalade donnés soient pesés, enregistrés, et que les résultats soient tenus à jour et diffusés sur internet. À QUI ET COMBIEN CA RAPPORTE ? Pour l’instant à personne… Actuellement, les seules expériences que l’on connaisse sont celles des constructeurs qui produisent « des chutes » non commercialisables qu’ils stockent dans un coin. Quand le stock est suffisant (10 tonnes), ils acheminent par camion la cargaison vers une usine de recyclage et de transformation. Les bouts de cordes sont alors broyés, chauffés, puis transformés en petites billes de nylon. Ces granulats sont ensuite réutilisés dans l’industrie du plastique. C’est l’usine de transformation qui fixe le prix d’achat en fonction du marché ; soit en ce moment 30 centimes d’euros par kilo. Le calcul est simple, une corde de 70 m pèse environ 4,5kg, soit 1,35C, ou encore 2 centimes d’euros par mètre (diamètre 9,7mm), 10 tonnes c’est 3000C. Pour l’instant la filière du recyclage s’arrête à l’usine de transformation. Le prix d’achat fluctue selon la valeur de revente mais aussi de la quantité proposée. Les fonds qu’il est possible de collecter doivent servir dans un premier temps à favoriser et à organiser le réseau de collecte. Ensuite, ils doivent faciliter le renouvellement et le rachat de nouvelles cordes, ou de nouveaux matériels d’escalade. À côté de ça, il faut initier des études et mettre en place une filière efficace et pérenne, pour à terme, financer nos propres actions liées au développement des activités de montagne et d’escalade. MIEUX ORGANISER LA FILIERE DE RECYCLAGE Une rapide prospection auprès des usines de transformation et de recyclage montre l’intérêt qu’elles portent pour cette matière première secondaire. Plusieurs procédés sont à explorer pour rendre le recyclage plus efficace. Le simple broyage serait plus économique donc
plus écologique, il transforme la corde en matériau plus écologique, il transforme la corde en matériau de rembourrage pour les jouets, les coussins, etc... Beaucoup plus séduisant encore, les vêtements que nous portons pour l'escalade et la montagne pourraient être produit avec les fibres des cordes recyclées. C'est techniquement possible. Il faut pour cela se rapprocher des industriels du textile et envisager avec eux la filière complète. Où encore, on peut aussi imaginer de faire des dons « humanitaires » dans des pays en voie de développement où une corde solide représente une vraie richesse : tirer l'eau du puit, attacher le bétail, etc... de rembourrage pour les jouets, les coussins, etc… Beaucoup plus séduisant encore, les vêtements que nous portons pour l’escalade et la montagne pourraient être produit avec les fibres des cordes recyclées. C’est techniquement possible. Il faut pour cela se rapprocher des industriels du textile et envisager avec eux la filière complète. Où encore, on peut aussi imaginer de faire des dons « humanitaires » dans des pays en voie de développement où une corde solide représente une vraie richesse : tirer l’eau du puit, attacher le bétail, etc… UNE PRASE PROSPECTIVE NÉCESSAIRE La première question posée par ces usines de recyclage concerne les volumes à recycler. Malheureusement, il est impossible de répondre à cette question. Les usines de recyclages intéressées sont prêtes à faire des tests industriels à partir d'échantillon de 300 kg afin d'expérimenter les différents procédés. Dans un premier temps, il faut mener une étude comparative qui permettra d'apprécier les techniques présentes voir même d'élaborer un processus ou des machines spécifiques. Selon les volumes collectés, tel ou tel procédé sera à privilégier. L a première question posée par ces usines de recyclage concerne les volumes à recycler. Malheureusement, il est impossible de répondre à cette question. Les usines de recyclages intéressées sont prêtes à faire des tests industriels à partir d’échantillon de 300 kg afin d’expérimenter les différents procédés. Dans un premier temps, il faut mener une étude comparative qui permettra d’apprécier les techniques présentes voir même d’élaborer un processus ou des machines spécifiques. Selon les volumes collectés, tel ou tel procédé sera à privilégier. TOUT RESTE A FAIRE 1. Mener les tests industriels pour la transformation afin de trouver le processus le plus intéressant. 2. Explorer de nouveaux débouchés pour les cordes et pour le nylon recyclé. 3. Collecter plus de cordes en organisant le réseau. 4. Faire connaître cette initiative. 1. Mener les tests industriels pour la transformation afin de trouver le processus le plus intéressant. 2. Explorer de nouveaux débouchés pour les cordes et pour le nylon recyclé. 3. Collecter plus de cordes en organisant le réseau. 4. Faire connaître cette initiative. RENSEIGNEMENT/CONTACT Christophe BILLON (écrire à contact@escalademag.com qui transmettra) Christophe BILLON (écrire à contact@escalademag.com qui transmettra) NB : Depuis 2 ans, l'entreprise Millet mène une opération de recyclage où le polyamide des cordes est utilisé pour fabriquer des cintres (on notera que les cintres peuvent également être produits à partir d'autres matériaux comme le bois qui n'est pas une énergie fossile). + d'infos sur cette initiative sur www.millet.fr. NB : Depuis 2 ans, l’entreprise Millet mène une opération de recyclage où le polyamide des cordes est utilisé pour fabriquer des cintres (on notera que les cintres peuvent également être produits à partir d’autres matériaux comme le bois qui n’est pas une énergie fossile). + d’infos sur cette initiative sur www.millet.fr. Tu n'as pas de bras Le Cam System * c'est bo pour toi * A mi-chemin entre la poutre, le pan Güllich et la prise. Toutes les infos sur www.freestone.fr p seeen.9.,



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :