Escalade Mag n°15 jan/fév 2008
Escalade Mag n°15 jan/fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de jan/fév 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Press'Evasion

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 15,9 Mo

  • Dans ce numéro : bloc en Corse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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fi r— L_J\Y r— La confiance n'est pas toujours au rendez-nous et les jambes souvent tremblotantes. Rnne fait appel à nous pour résoudre ce petit souci : « Help ! Comment faire pour améliorer la précision de la pose de mes pieds ? Comment progresser sur les adhérences ? » 40 ortez couverts Cette toulousaine a découvert l’escalade cette année et a rapidement progressé. Cette fan de sports de nature (randonnée, kayak…) a commencé en salle et a rapidement eu envie d’aller grimper dehors, pour retrouver les mêmes sensations que dans les autres sports qu’elle pratique et le même plaisir d’être au grand air ! Oui, mais voilà, sur le rocher, les prises de pieds sont beaucoup plus petites et nettement plus complexes à utiliser que sur le mur. Olivier Broussouloux ((Pour en venir à tes questions, Anne, et à la pose de pieds, j'ai envie de te répondre par une boutade : La meilleure façon de grimper, c'est encore la nôtre, c'est de mettre un pied au d'ssus de l'autre et d'recommencer !!! ! Bon d'accord, mais au bon endroit ! Selon moi, la meilleure des écoles consiste à escalader sans les mains. Choisis pour cela une dalle pentue. Tu peux poser les mains à plat en grimpant, afin de tester les différentes prises de pieds qu'offre le rocher : grattons, adhérences, picots, cristaux, petits trous, etc... Observe bien en grimpant la meilleure façon de faire épouser tes chaussons sur les aspérités. Une fois le pied placé, prends confiance, appuie dessus à fond et ne perd pas de temps : plus les muscles sont reposés, plus ils sont toniques et tiennent la pose. Une variante de cet exercice consiste à grimper avec des balles de tennis dans les mains, pour éviter d'avoir la tentation de se raccrocher à une prise de main, si on ne sent pas une prise de pied et qu'on hésite à charger dessus. Un autre jeu très payant pour l'apprentissage de la tenue des pieds est de descendre de face et sans les mains des dalles Philippe Le Denmat J'ai été mis en avant au début des années 90 pour avoirannoncé le premier 8a dalle de Fontainebleau. Ayant par la suite ouvert bon nombre de passages extrêmes dans ce style, on m'a collé l'étiquette de « grimpeur de dalles » (bien qu'ayant réalisé pas mal de blocs durs dans d'autres styles). Cette étiquette ne me gêne pas, mais c'est vrai que j'ai un peu été considéré comme un grimpeur atypique. J’ai été mis en avant au début des années 90 pour avoir annoncé le premier 8a dalle de Fontainebleau. Ayant par la suite ouvert bon nombre de passages extrêmes dans ce style, on m’a collé l’étiquette de « grimpeur de dalles » (bien qu’ayant réalisé pas mal de blocs durs dans d’autres styles). Cette étiquette ne me gêne pas, mais c’est vrai que j’ai un peu été considéré comme un grimpeur atypique. Texte : Laurence Guyon - Photo : Emmanuel Martin (sauf autres mentions) N ous n’avons pas eu à réfléchir très longtemps pour trouver le grimpeur expert le plus à même de lui répondre. Qui en effet, mieux que Philippe Le Denmat pour donner des conseils en la matière ? Ce bleausard, passé maître dans l’art de la friction et du grattonage, a ouvert les dalles les plus dures de la forêt (par exemple Duel 8a à Franchard cuisinière ou Golden feet 8a+ au Cuvier). C’est sans conteste celui qui a le plus exploré cette dimension de l’escalade et comme c’est aussi quelqu’un qui aime faire partager sa passion et transmettre son expérience en escalade, nous sommes partis à sa rencontre. pentues (choisir un bloc de 2 mètres et placer un crash pad au pied). C'est également un excellent moyen pour tester la limite de friction des différentes gommes sur le marché. D'une manière générale, selon la morphologie, on n'utilise pas les prises de pieds de la même façon. Par exemple ceux qui ont des grands pieds (ce n'est sans doute pas ton cas I) vont être handicapés sur les petites prises. Une astuce pour eux va consister à grattonner non pas avec l'avant du chausson mais aux deux tiers de sa longueur (on limite ainsi l'effet de levier, la rigidité du chausson est moins mise à l'épreuve, les muscles des mollets en profitent aussi). Enfin, il faut savoir choisir prise à son pied : suivant le style d'escalade que l'on adopte, on préfère certaines formes de prises à d'autres. Le plus important est d'être en confiance sur celles que l'on sélectionne durant l'ascension du rocher. Et n'oublie pas que des chaussons bien essuyés, c'est un rocher à moitié escaladé ! Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai cherché à adopter le style d'escalade qui me convenait le mieux. J'ai en quelque sorte opté pour la facilité dans la difficulté. Je n'ai pas cherché à répéter à tout prix tel ou tel bloc « réputé », j'ai préféré ouvrir des lignes qui me plaisaient et me convenaient, en exploitant mon potentiel. Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai cherché à adopter le style d’escalade qui me convenait le mieux. J’ai en quelque sorte opté pour la facilité dans la difficulté. Je n’ai pas cherché à répéter à tout prix tel ou tel bloc « réputé », j’ai préféré ouvrir des lignes qui me plaisaient et me convenaient, en exploitant mon potentiel.
La Stalingrad au Bas Cuvier (6b bien délicat).



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