Escalade Mag n°11 avril 2007
Escalade Mag n°11 avril 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de avril 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Press'Evasion

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 7,1 Mo

  • Dans ce numéro : interview Vincent Albrand.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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VINCENT ALBRAND 24nterview Vincent dans Ségrégation dorsale, Annot. ber sur cela dans le sud de la France ! Au début, y’en a beaucoup qui ont pensé que c’était un petit site et que l’on hallucinait. Mais avec le temps, tout le monde reconnaît l’ampleur du site au niveau national et même international. Par ailleurs, je pense que le bloc est la forme la plus aboutie, la plus technique de l’escalade. On y réalise les mouvements les plus durs, les plus puissants et c’est là que l’on peut pousser le bouchon le plus loin. J’aimerais revenir sur le système de cotation que tu as proposé avec Cyrille Le Menestrel pour Annot. Pour quelles raisons inventer encore un autre système de cotation ? La 1 ère raison est que l’on ne voulait pas comparer les blocs d’Annot à la cotation bloc de référence de Fontainebleau. En effet jusqu’à 7a, la cotation bloc y est incompréhensible pour un falaisiste ! Car en termes de difficulté pure, un 6a bloc est équivalent à un 7a falaise. On a donc voulu proposer une échelle plus progressive et harmonieuse. Ensuite, on a voulu supprimer la comparaison d’échelles entre falaise et bloc d’une part, et entre Bleau et Annot d’autre part. Le système des cotations est un système tellement personnel d’évaluation que si cela ne tenait qu’à moi, il n’y aurait pas de cotation du tout ! Pourquoi côte- t- on ? Avant la guerre, Willy Welzenbach a inventé des degrés de difficulté car il grimpait sans mousquetons, sans points, sans cordes et cela valait le coup de savoir où tu allais pour ne pas mourir ! Et aujourd’hui, cela a dévié vers une recherche de performance, d’évaluation du niveau du grimpeur. Alors que finalement, la définition de la difficulté, c’est la réalisation ou la non réalisation. En effet, le bloc le plus dur sera celui que tu n’arrives pas à faire même si c’est un 6a où tu butes et qu’habituellement tu fais du 7a. Tu accompagnes, grâce au club Grimper, un certain nombre de jeunes compétiteurs au niveau régional, départemental et même national. Quel regard portes-tu sur le monde de la compétition en escalade d’aujourd’hui ? J’ai toujours été très favorable à la compétition et l’escalade est un sport qui s’y prête très bien. Mais je trouve dommage que la compétition actuelle ne suscite pas plus d’intérêt chez les grimpeurs et que beaucoup de performeurs ne soient pas présents. La compétition dans un sport, c’est la vitrine de l’activité. Quand la vitrine est sale, tu ne rentres pas dans le magasin. Ce qui manque, entre autres, à la compétition actuelle c’est la dimension environnementale de l’escalade en plein air. L’escalade et la nature sont indissociables. La compétition sur résine n’est pas représentative de l’escalade outdoor. On a créé un autre sport ! C’est comme si tu ne faisais que des compétitions de ski ou de surf en salle… Les sponsors et les médias ne sont plus du tout intéressés, il manque la dimension spectaculaire. Il faut désormais essayer autre chose comme les compets en extérieur ! Si tu avais le temps, cela t’intéresserait d’organiser ce genre d’évènement ? Oui pour rebooster l’activité, ce serait un bon challenge ! Mais monter un circuit pro serait compliqué car aujourd’hui, tu peux difficilement te passer de la fédé. En effet, d’après le règlement international : les grimpeurs n’ont pas le droit de participer à des compétitions non homologuées par les fédérations, une coupe du monde d’escalade n’a pas le droit de se dérouler sur du rocher ! Ce qui est absurde pour un sport dit de plein air… Aussi, ce qu’il faut savoir c’est que le Ministère donne des subventions uniquement aux fédérations donc si tu veux organiser une compétition, tu n’auras que les sponsors. En plus, si ta compet’marche bien, la fédé récupérera forcément l’évènement car ils ont les titres officiels ! De façon plus générale, tu possèdes beaucoup de connaissances dans plusieurs domaines sportifs. À quel sport pourrais-tu comparer l’escalade ? Vincent dans La rose des sables (7a), Buoux. Déjà l’escalade est un sport très varié avec le bloc, les voies de résistance, de continuité, les grandes voies. C’est une activité nuité, les grandes voies. C'est une activité complète et très particulière car elle requiert des particularités physiques, techniques et mentales. Je vois peu de sports qui regroupent toutes ces qualités. Alors même si cela paraît assez éloigné, je dirais que l'escalade pourrait se comparer au sport mécanique (rallye, Fi, moto). En effet, beaucoup de pilotes grimpent : Alesi, Schumacher, Bayle, Loeb et beaucoup de grimpeurs bombardent en voiture ! Les points communs sont la maîtrise du geste, la concentration et l'engagement ou la façon de se dire que cela va passer comme quand tu es au-dessus du point, il ne suffit pas de se le dire, il faut que ça passe ! complète et très particulière car elle requiert des particularités physiques, techniques et mentales. Je vois peu de sports qui regroupent toutes ces qualités. Alors même si cela paraît assez éloigné, je dirais que l’escalade pourrait se comparer au sport mécanique (rallye, F1, moto). En effet, beaucoup de pilotes grimpent : Alesi, Schumacher, Bayle, Loeb et beaucoup de grimpeurs bombardent en voiture ! Les points communs sont la maîtrise du geste, la concentration et l’engagement ou la façon de se dire que cela va passer comme quand tu es au-dessus du point, il ne suffit pas de se le dire, il faut que ça passe ! Tu es un grimpeur engagé, cultivé, passionné, hyper occupé puisque tu concilies entreprise, escalade et famille avec ta jolie petite fille, Melle. Pour la culture, tu lis Sport et Vie et pour le reste, comment fais-tu ? Tu es un grimpeur engagé, cultivé, passionné, hyper occupé puisque tu concilies entreprise, escalade et famille avec ta jolie petite fille, Axelle. Pour la culture, tu lis Sport et Vie et pour le reste, comment fais-tu ? Je n’ai jamais l’impression d’en faire Je n'ai jamais l'impression d'en faire beaucoup. Mais je ne dors pas énormément et je déteste ne rien faire ! beaucoup. Mais je ne dors pas énormément et je déteste ne rien faire ! Comment imagines-tu l’avenir ? Comment imagines-tu l'avenir ? Advienne que pourra ! J’aimerais faire Advienne que pourra ! J'aimerais faire encore plein de trucs. Si ! Il y a une phrase que j'aime bien, elle est de Reinhold Meissner, excellent alpiniste et qui dit : « On vit dans la niche de son château. » ! encore plein de trucs. Si ! Il y a une phrase que j’aime bien, elle est de Reinhold Meissner, excellent alpiniste et qui dit : « On vit dans la niche de son château. » ! Et celui de l’escalade ? Et celui de l'escalade ? Et on grimpe dans la niche de son château ! (Rires...) J'espère que l'on arrivera à surmonter tous les problèmes d'accès, de réglementation, d'interdiction... De façon à avoir une vitrine digne de ce nom ! Et on grimpe dans la niche de son château ! (Rires…) J’espère que l’on arrivera à surmonter tous les problèmes d’accès, de réglementation, d’interdiction… De façon à avoir une vitrine digne de ce nom !
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