Escalade Mag n°10 mars 2007
Escalade Mag n°10 mars 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de mars 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Press'Evasion

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : les dentelles de Montmirail.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Ir c Fi ely, BO 10 Est-ce que Jean-Pierre Bouvier est uniquement et bêtement un grimpeur de bloc ? En fait, non, pas du tout ! Je suis né en Normandie et j’ai commencé en falaise et la falaise demeure ma passion première. À cause de mon travail dans la salle d’escalade de Thiais, je demeure à Fontainebleau et j’y fais du bloc durant mes temps libres. Mais, le plus souvent, j’effectue des traversées car c’est beaucoup plus long qu’un problème de bloc et ça favorise la résistance. Remarquez que Bleau, pour quelqu’un de ma grandeur, c’est sordide ! Dans certains passages faciles, je n’arrive même pas à toucher aux prises… Et je n’ai pas de falaise favorite : tout le calcaire du sud m’intéresse ! Qu’est-ce qui m’énerve dans le monde de l’escalade ? Les ouvreurs cotent maintenant n’importent comment !!! Il n’y a plus de cotations homogènes en France. Et ce, souvent dans les voies les plus faciles. On trouve une homogénéité à partir du 8 mais dans le 5c, 6a/b/c, c’est n’importe quoi ! Il y a des 6a que je ne peux pas faire et le 8a d’à côté, je le fais en 15 minutes. On va Jean-Pierre dans Voluptueuse fantaisie (8c traversée), Franchard Cuisinière. Propos recueillis pas Jean-Pierre Banville Photos : Joël Chabert - www.grimporama.com par Jean-Pierre Bouvier dire que ma taille… Mais non, le 6a d’un site n’est pas le 6a d’un autre site qui n’est pas le 6a d’un troisième site… Pas étonnant que certains ne reviennent pas en falaise… Et personne n’ose adresser ce problème pourtant bien connu. Et puis il y a les gens qui se conduisent mal au pied des falaises, ils n’ont plus de respect pour rien, plus de patience, ils sont arrogants. Un coup de pied au chien, un coup de pied au sac à corde parce qu’ils veulent faire la voie, ça ne va jamais assez vite pour eux, les autres sont toujours dans leurs jambes… De grands soupirs et des demandes de laisser la place aux autres. Jamais on aurait vu ça dans le temps ! Mon dernier voyage à Orpierre… Ouf ! Grimper quand il y a du monde devient un enfer… Est-ce que des jeunes devraient envisager le métier de moniteur d’escalade ? Moi, je déconseille le métier ! Et pourtant c’est le mien. Restez aux études le plus longtemps possible, trouvez vous un métier payant et ensuite grimpez autant que vous le voudrez ! Moniteur d’escalade, c’est décevant. Il y a la passion, mais il faut bien vivre et l’argent… En prime, vous serez considérés comme des employés de garderie à qui on demande d’apprendre à des gamins et surtout de les ramener vivants. Et quand vous avez des adultes, maintenant, et bien ils veulent des résultats de sportifs de haut niveau sans mettre d’efforts, dans le genre « je viens grimper une fois par semaine en salle… Quand Jean-Pierre Bouvier dans sa dernière traversée, Amanite tue mouche (8c/8c++), ouverte en février 2007 à Franchard Sablons. Jean-Pierre dans Fou rire (8c traversée), Jean-Pierre dans Fou rire (8c traversée), Franchard Cuisinière. Franchard Cuisinière. â vais-je faire du 8a ? ». On s’étonne après vais-je faire du 8a ? ». On s'étonne après que ce monde là décroche et va faire du canyoning ou de la via-ferrata : ils cherchent la facilité !!! Et les moniteurs suivent, même si c'est loin de la pratique de la falaise. Il faut faire un peu d'argent et vivre... que ce monde là décroche et va faire du canyoning ou de la via-ferrata : ils cherchent la facilité !!! Et les moniteurs suivent, même si c’est loin de la pratique de la falaise. Il faut faire un peu d’argent et vivre… Qu’est-ce qui me motive toujours après Qu'est-ce qui me motive toujours après toutes ces années ? toutes ces années ? Trois choses : la nouveauté… Découvrir Trois choses : la nouveauté... Découvrir des falaises et des sites de blocs, ouvrir de nouvelles voies, des choses jamais faites, jamais imaginées. Il y a tant à faire ! Puis il y a les méthodes d'entraînement... Ça me plait. Et, finalement, ce qui me fera toujours revenir, c'est l'instant magique quand je réussis quelque chose, le court moment de grâce lorsque je sors un problème ou une voie. C'est une sensation tellement stimulante qu'une fois que tu l'as connue, tu ne peux plus t'en passer ! Alors je continue... des falaises et des sites de blocs, ouvrir de nouvelles voies, des choses jamais faites, jamais imaginées. Il y a tant à faire ! Puis il y a les méthodes d’entraînement… Ça me plait. Et, finalement, ce qui me fera toujours revenir, c’est l’instant magique quand je réussis quelque chose, le court moment de grâce lorsque je sors un problème ou une voie. C’est une sensation tellement stimulante qu’une fois que tu l’as connue, tu ne peux plus t’en passer ! Alors je continue… Est-ce que j’ai encore des projets Est-ce que j'ai encore es projets malgré le temps qui passe ? malgré le temps qui passe ? Bien entendu que j’ai des projets ! Je Bien entendu que j'ai des projets ! Je suis à travailler une nouvelle traversée à Bleau, une quinzaine de mouvements qui vont sans doute totaliser un problème de 8c+ !!! C'est un projet fantastique de résistance*. Je vais continuer à grimper en falaise à un haut niveau. Et je vais recommencer à collaborer avec la salle de Thiais, j'y travaille depuis des années, mais elle a dû fermer temporairement : je vais y créer les voies ce qui est un très beau défi. suis à travailler une nouvelle traversée à Bleau, une quinzaine de mouvements qui vont sans doute totaliser un problème de 8c+ !!! C’est un projet fantastique de résistance*. Je vais continuer à grimper en falaise à un haut niveau. Et je vais recommencer à collaborer avec la salle de Thiais, j’y travaille depuis des années, mais elle a dû fermer temporairement : je vais y créer les voies ce qui est un très beau défi. *Depuis, Jean-Pierre Bouvier a réussi son projet (en février). *Depuis, Jean-Pierre Bouvier a réuss son rojet (en février).
le mur Jadis cité commerciale florissante, la ville belge de Gand est aujourd’hui beaucoup moins connue. De la Belgique, nous retenons plutôt Bruxelles ou Liège (ah les gaufres !), Anvers pour son port ou Bruges pour ses canaux et ses touristes. Pourtant Gand vaut le détour, mais passons l’intérêt pourtant notoire du centre ville pour nous focaliser sur les faubourgs et la fameuse salle de bloc, Bleau. Appeler une salle de bloc « Bleau », c’est un peu comme appeler son chien « Rintintin » ou « Lassie ». Autant dire que la bête a intérêt à assurer, ses illustres ancêtres faisaient un peu plus que de donner la patte ou de ramener le bâton en remuant la queue. L’association avec la légendaire forêt étant inévitable, le nom de la salle pourrait sembler prétentieux à première vue. Mais la salle ne manque pas d’arguments : présentation ! La première visite ressemble à la recherche d’un nouveau secteur dans la forêt. Même avec l’adresse et un plan détaillé, on tâtonne, on hésite, on se demande si le repère juste là au coin est bien celui qui est dessiné sur le topo. Puis on passe devant sans le savoir, on fait demi-tour une fois ou deux avant de finalement tomber nez à nez avec le premier rocher et de se dire « Ah ben merde c’était là ! ». Ou encore « Bah t’as vu que c’était là, qu’est-ce que je t’avais dit ! », pour ceux qui sont en couple. Un passage étroit entre deux maisons mène à la salle promise. Ici les arbres ne courent pas les rues, pas l’ombre d’un grain de sable non plus. À la place quelques places de parking et un bâtiment très conventionnel hébergeant un club de tennis de table. C’est prévu pour le « Ben non, tu vois bien que c’est pas ici, c’est un truc de ping-pong là ! » du conjoint, précédant de peu le « Mais si regarde au fond, c’est écrit Bleau, banane ». On se gare, on entre. Il faut monter un escalier pour arriver au bar, qui surplombe toute la salle. Le « Goedendag ! » du monsieur avec un t-shirt Bleau.be nous rappelle que les panneaux (routiers, pas ceux cloués sur les sapins) n’étaient pas indéchiffrables seulement pour nous empêcher de trouver notre chemin : ici on parle néerlandais. Pour activer le mode français du monsieur, tentez un « heu... bonjour ! » suivi de votre plus beau sourire. La petite goutte de sueur « Pourvu qu’il comprenne » sur le front sera aussi du plus bel effet à ce moment là. Texte : lOulOu - Photos : Pofroad.com On vous demandera 7,50 C pour grimper, à moins que vous n’ayez eu la bonne idée de venir un vendredi soir, 5 C dans ce cas. Les vestiaires et autres WC sont ingénieusement rangés sous le bar, les volumes sont pensés pour optimiser au maximum la surface grimpable. Rappelons que la salle a été inspirée par Fontainebleau et ses blocs. Hauts, gros, ronds. Dalles, bosses, proues, dévers. Plats, réglettes. Rétas. Tout dans cette salle a été pensé pour qu’on y grimpe comme sur les blocs de la forêt. Les rochers sont artificiels mais plus vrais que nature, grâce à une méthode de fabrication originale. Ici pas de contreplaqué, mais une armature en bois sur laquelle est fixé un grillage moulé et façonné pour imiter le volume d’un rocher. La surface est armée de fibre de verre, de résine et de sable. Ajoutez un peu de peinture, des prises et un gros tapis... Il ne reste plus qu’à grimper ! L’escalade y est principalement fine et technique. En plus d’aller de prises en prises, il faudra ici trouver où poser ses pieds même s’il n’y a pas suffisamment de grattons, mettre à profit le plat du caillou quand il n’y a plus de prises là-haut et surtout ne pas croire que c’est fini tant qu’on se tient pas debout sur le rocher. Le réta, version abrégée et plus funky du rétablissement, est obligatoire et fréquemment éliminatoire, pour peu qu’on ne passe pas tous ses weekend à Milly-la-Forêt. De l’extrême débutant à l’extrême des mutants, les dix niveaux de difficulté sont facilement repérables grâce aux couleurs des prises, à chaque niveau correspond une couleur. Certes, la salle n’est pas plus grande qu’un petit secteur bleausard, mais ici quelques tours de vis suffisent à remodeler les itinéraires, et les ouvreurs ne se gênent pas. En sortant une partie des voies, vous arriverez directement au bar, vous pourrez en profiter pour choisir la boisson que vous dégusterez après votre séance. L’assortiment de celles qui contiennent des bulles et du houblon est attrayant, Belgique oblige ! À la belle saison, n’hésitez pas à rouler quelques minutes jusqu’au centre-ville : de nombreux restaurants, bars et terrasses très fréquentés vous réservent des soirées bien remplies ! Ah oui, juste un dernier conseil : préparez-vous à ne plus vouloir grimper ailleurs sinon à Fontainebleau une fois que vous aurez mis les pieds ici... leiIV) e• Cobra 8,6 mm S'aventurer dans les grandes voies. La grande classique des terrains d'aventure, cette corde technique et robuste soutient les efforts les plus difficiles. Un excellent compromis entre fluidité, résistance et légèreté. Une force de choc basse et un nombre de chutes élevé. ['MC Mar Mgr ME : Ine IL idN COMM. Mouwrri I plaquant n amom IMMOMM Mommicle çp(AL› }XE. n



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