Époque Times Montréal n°353 1er avr 2013
Époque Times Montréal n°353 1er avr 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°353 de 1er avr 2013

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : le vernis vert du greenwashing.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 Immobilier 1 er au 14 avril 2013 ÉpoqueTimes Un domaine privé entouré de lacs L’imposant portail d’entrée du domaine Aditus Aditus L’intérieur du Pavillon est prévu pour maximiser les vues sur la forêt et le lac, afin de se sentir à l’extérieur en tout temps. «Les bords de lac dans les Laurentides, à proximité des grands centres comme Montréal, deviennent de plus en plus rares, donc c’est sûr que la valeur va augmenter au fil du temps», souligne Daniel Ayers, concepteur du domaine Aditus. Ici : vue sur le lac Gate à partir d’un des lots. Aditus Aditus Nathalie Dieul Époque Times Pensez-vous qu’il est encore possible de construire son chalet sur un domaine privé de 400 acres avec accès à deux lacs et des sentiers aménagés, à une heure et demie de route seulement de Montréal? Le domaine Aditus propose 20 lots à autant de privilégiés qui pourront profiter pleinement de leur relation avec la nature dans un cadre exceptionnel, au cœur des Basses-Laurentides. L’immense terrain du Domaine Aditus appartenait à la veuve d’un ancien ministre des Postes. Le nouveau propriétaire et vice-président d’Ayers Ltd, Daniel Ayers, a une vision tout à fait différente de ce que n’importe quel autre promoteur pourrait en faire. Il a décidé avant tout de préserver cette nature unique et encore presque vierge, de limiter le nombre de résidences qui seront construites sur le terrain à une vingtaine, tout en encadrant les constructions par une série de règles de manière à préserver la quiétude des résidents et celle des animaux sauvages. «C’est un domaine qui, on a calculé, dans un temps normal, accueillerait environ 400 demeures», souligne Éric Sicotte, PDG d’Apollo l’Agence, firme de communication et de relations publiques de M. Ayers et d’Aditus. Le réseau vert «Le concept du domaine, c’est qu’on préserve 200 acres de terrain ouvert, réservés aux gens du domaine», indique Daniel Ayers. «On préserve au maximum les arbres, il y a des zones de construction et des zones de déboisement sélectif. Tout est mis en place pour préserver la nature.» La moitié du domaine est réservée aux sentiers de randonnée et de vélo, qui se transforment en sentiers de raquettes et de ski de fond l’hiver. Les véhicules à moteur ne seront pas autorisés à circuler dans le réseau vert. Celui-ci sera géré par l’association des résidents, comme une copropriété. Chaque acheteur sera donc propriétaire de son lot, mais les chemins seront une servitude de passage et appartiendront à l’association. Daniel Ayers pense même mettre quelques kayaks à la disposition des résidents, pour ceux qui marchent jusqu’au fond du domaine et qui voudraient explorer le lac aux Castors, avec sa petite île et ses barrages de castors. Cette forêt privée commune deviendra un peu comme les parties communes d’un condo à ciel ouvert, avec toutefois beaucoup moins de promiscuité que dans la piscine d’un immeuble de 400 condominiums! Tous les terrains ont un accès soit privé, soit commun aux magnifiques lacs Gate, Rond et Mikiwan. La grande superficie de ces lacs s’additionne aux 200 acres du réseau vert. Les bateaux à moteur n’y sont pas permis, à part les moteurs électriques, de façon encore une fois à préserver la quiétude des résidents et des animaux sauvages tels que les chevreuils et les castors. Sylvie Gosselin et son mari Robert Brunelle, les premiers acheteurs d’un terrain dans le domaine, ont choisi Aditus pour tout l’aspect de la conservation de la nature et la vision du domaine. «Tout le projet au complet nous a vraiment interpellés», souligne M me Gosselin, radieuse. Le concepteur a longuement réfléchi, entouré d’une équipe de spécialistes, afin d’affiner sa vision d’Aditus. Parmi eux se trouve l’horticulteur paysagiste Jean- Philippe Laliberté qui a pu partager son expertise dès le tout début de manière à ce qu’aucune erreur ne soit faite en matière horticole. Les deux architectes séniors de Dufour Ducharme Architectes, spécialisés dans la construction résidentielle unifamiliale en milieu naturel depuis 15 ans et passionnés par leur métier, ont quant à eux aidé à rédiger le guide architectural et ont également reçu le mandat de construire le Pavillon qui accueille les visiteurs intéressés par le domaine. Un guide architectural Le chalet du concepteur du domaine est situé juste à côté du domaine et il possède également des propriétés à l’intérieur d’Aditus. Son frère a aussi une maison dans le domaine. Les raisons familiales sont donc autant de raisons supplémentaires pour préserver cette nature incroyable. M. Ayers s’est longuement penché sur la manière de préserver la quiétude des lieux afin que tous puissent en profiter : «Les gens viennent autour du lac pour «Comme Aditus est très axé sur la nature à l’état vierge, le Pavillon c’est quelque chose qui est vraiment en symbiose avec la nature. On a travaillé le concept de la boîte inversée. On a même fait la structure à l’extérieur de l’espace», explique France Ducharme, l’une des deux architectes concepteurs du Pavillon qui accueille les visiteurs intéressés par les terrains du domaine Aditus. s’éloigner de la ville, pour s’éloigner du bruit, pour vivre dans la nature, les animaux, la paix.» Daniel Ayers vend uniquement les terrains, sans être lié à aucun entrepreneur ni à aucun architecte. Le nouveau résident peut choisir de faire construire son chalet par l’entremise de la firme Dufour Ducharme Architectes ou encore passer par l’architecte de son choix. Toutefois, l’acheteur signe un contrat dans lequel il s’engage à respecter les règlements du domaine lorsqu’il achète un lot à Aditus. «C’est dans un environnement où il y a un guide architectural, il y a des règlements de domaine. Tout est encadré pour préserver la quiétude, la valeur, la plus-value.» Le nouveau propriétaire peut acheter un terrain sans le construire et le garder comme investissement aussi longtemps qu’il le désire. Cependant, lorsque la construction débute, il a un an pour la compléter. Il est permis par la suite de faire des travaux d’agrandissement, de rénovation. Le guide architectural a pour but de s’assurer que les résidences construites se marient bien avec la nature, restreignant par exemple les matériaux qui peuvent être utilisés, comme la brique rouge qui n’aurait pas sa place dans la forêt. Daniel Ayers souligne : «L’idée de ce guide architectural, c’est de préserver l’investissement des gens», puisque l’environnement dans lequel une maison est construite influe sur la valeur de celle-ci. Autre restriction : il est interdit d’avoir un commerce dans le domaine, on ne peut pas avoir d’atelier professionnel attaché à sa maison. Si aucune restriction n’encadre la revente d’un terrain ou d’une maison du domaine, la location est soumise à certaines règles de manière à éviter ce qui se passe à Mont-Tremblant, où la campagne est finalement très bruyante à cause des locations à la fin de semaine : «On a décidé dans les règlements de domaine de permettre la location au mois. C’est pour empêcher d’avoir finalement des fêtes à toutes les fins de semaine. Que tu sois résident ou bien locataire, oui tu vas peutêtre faire un petit peu plus de bruit une fin de semaine par mois, mais le reste du temps ça va préserver la quiétude.» Tous ces règlements peuvent paraître très restrictifs au premier abord, comme il était apparu à une cliente de Dufour Ducharme Architectes, qui s’est toutefois rendu compte avec le temps qu’elle était capable de réaliser la maison de ses rêves, et que ces règles empêcheront ses futurs voisins de construire n’importe quoi. Elle en est finalement bien heureuse. Journées d’activités M. Ayers et Apollo l’Agence organisent à l’occasion des journées d’activités gratuites afin de découvrir le domaine Aditus, son potentiel, et de visiter les terrains disponibles. Au programme : des activités de plein air – raquettes, kayak, promenade en carriole tirée par un cheval, yoga, etc., selon les saisons. Pour plus d’informations : www.aditus.ca ou téléphonez au : 514 235-2009 Aditus Fiche technique 20 terrains de 1,5 à 3 acres (56 000 à 120 000 pieds carrés) Domaine de 400 acres dont 200 acres réservés au réseau vert Prix : de 129 000 $ à 179 000 $ plus taxes Réseau vert de 200 acres : sentiers de randonnée, de vélo (circuit de 21,5 km), de ski de fond et de raquettes (interdits aux véhicules à moteur) Accès privé ou commun au lac Gate, lac Rond et au lac Mikiwan Frais communs : pas très chers (80 % de ces frais servent à payer le déneigement des chemins d’accès) Taxes municipales très basses Accès : Dans le canton d’Harrington, petite municipalité de 850 habitants À 1 h 30 de Montréal, dans les Basses Laurentides (première sortie de l’A15). À 40 km au nord de Lachute et à 30 km à l’ouest de Morin-Heights. Plusieurs terrains ont un accès privé au lac Gate et il est possible d’y construire son propre quai. Aditus Dans le canton d’Harrington : Centre musical CAMMAC à 8 km, avec ses concerts et ses cours de musique Monastère bouddhiste Tam Bao Son, avec ses 1000 bouddhas
ÉpoqueTimes 1 er au 14 avril 2013 Immobilier 7 Nathalie Dieul/Époque Times Bien des Québécois ont hérité d’un chalet typique comme celui-ci, au bord d’un lac. De nos jours, il existe de plus en plus de chalets bien plus luxueux et confortables. Le chalet : une culture bien québécoise Nathalie Dieul Époque Times Quelles sont les raisons qui poussent de nombreux Québécois à passer leurs vacances, voire toutes leurs fins de semaine, dans un chalet dans le bois? D’où leur vient cette culture du chalet si présente ici? Bon nombre de Québécois comptent parmi leurs meilleurs souvenirs d’enfance ces fins de semaine passées en famille près de la nature. Même pour ceux qui ont été élevés en ville, leurs parents leur permettaient de découvrir le bois en partant dès le vendredi après-midi après l’école. Cette tradition se perpétue toujours, de génération en génération, et il n’est pas nécessaire de posséder un chalet pour avoir cette culture dans le sang. D’après Jean Lamarche, designer-concepteur des Beaux Refuges, même pour les Québécois des villes, «il faut à un moment donné que tu ailles dans le bois, à la pêche. Il faut que tu ailles dans la nature et je pense que c’est ce qui nous ressource le plus». Selon France Ducharme, architecte de Dufour Ducharme, firme spécialisée dans la construction de maisons résidentielles unifamiliales dans des contextes naturels, «le chalet, c’est le contact direct avec la nature. C’est un peu laisser le stress de côté», Daniel Ayers, propriétaire d’Aditus, un domaine de terrains en pleine nature, ajoute : «On s’éloigne de la ville, on a du temps libre, on est moins confiné à courir.» Lorsqu’on parle de chalet, tout le monde s’entend à dire qu’il y a un côté très familial, très rassembleur dans le fait d’aller faire un séjour à la maison de campagne. «Les enfants ont leur petite gâterie spéciale. Quand je suis au chalet, on a des céréales sucrées le matin, qu’on n’a pas à la maison. On se couche plus tard, [on mange de] la guimauve : vacances quoi!», souligne M. Ayers qui apprécie ces moments moins structurés de la vie familiale. «Nos parents, c’était souvent le plus beau cadeau qu’ils pouvaient faire à leurs enfants : des fins de semaine à la campagne, dans le bois», souligne M. Lamarche qui pense lui aussi que c’est le plus beau cadeau qu’il puisse offrir à ses enfants et à ses petitsenfants. Séjourner dans un milieu de vie stimulant avec des animaux, des points d’eau pour se baigner permet aux petits de développer de la débrouillardise, une musculature tout en respirant du bon air. «La nature améliore même la relation entre les personnes.» Le plaisir d’aller au chalet est la plupart du temps lié aux activités de plein air. Il s’agit du plaisir de passer du temps dehors, de pêcher, «de faire de la raquette, de faire du patin sur le lac, l’été le bateau, ou simplement être sur une chaise longue et d’écouter Nathalie Dieul/Époque Times Les inconditionnels des chalets s’y rendent toutes les fins de semaine, été comme hiver. L’hiver, on chauffe bien le poêle à bois pour se réchauffer des activités hivernales extérieures et faire sécher le linge mouillé. les oiseaux sur le bord d’un lac. C’est la paix», mentionne Thomas Asselin de RSVPchalets.com. Trois cents kilomètres de forêt Jean Lamarche est originaire d’Abitibi dans une maison devant laquelle passait une rivière. De l’autre côté de la rivière, le bois s’étendait sur 300 km avant de rencontrer la moindre municipalité. «Par contre, on avait un chalet à 12 km de là, qui lui était sur un lac! C’est fou! Comment se fait-il que mes parents avaient besoin d’un chalet à 12 km d’une maison qui était devant une rivière?» Ses parents, ayant un moulin à scie à la maison, laissaient leur vie quotidienne pour aller au chalet. «C’était bien plus pour mes parents, mais pour moi la différence était où? Sur le lac, je pêchais de la truite, et sur la rivière je pêchais du brochet!», se souvient le concepteur de chalets en riant. Jean Lamarche s’interroge sur cette passion pour les chalets chez les Québécois : «Je suis porté à penser à l’histoire de l’Amérique. Il y a eu toute une époque des coureurs des bois. Le mixte qu’il y a eu avec les Amérindiens, qui eux étaient des gens de forêt, des cueilleurs chasseurs, ça a imprégné notre culture du bois. Cette proximité de la forêt avec les Québécois est omniprésente dans l’histoire et elle continue dans le temps.» De nos jours, «on commence à avoir des générations de gens qui sont nés en ville, de parents qui sont nés en ville. Mais ceux qui ont eu un chalet quand ils étaient jeunes, ils ne peuvent pas l’oublier». C’est une manière de «se rapprocher de nos origines». C’est d’ailleurs après avoir réfléchi longtemps à toutes ces questions que cet amoureux de la nature a conçu le concept du Beau Refuge : pour «permettre à des gens qui n’ont pas les moyens de s’offrir des maisons secondaires à 300 000 $ ou 400 000 $ [d’avoir] un refuge en forêt qui va leur coûter 50 000 $, mais où ils vont pouvoir aller se ressourcer. Dans le mot refuge, il y a une forme de repli sur soi que la forêt opère chez nous, mais qui n’opère pas sur d’autres ethnies ou d’autres cultures». De nos jours, le concept de chalet a en effet bien changé, passant de la petite cabane rudimentaire dans le bois à une véritable maison avec tout le confort, devenant un luxe. Alors qu’au temps des parents de Jean Lamarche, beaucoup de gens qui ne gagnaient qu’un salaire d’ouvrier étaient propriétaires d’un chalet et y séjournaient les fins de semaine. Les parents d’un de ses amis avaient même payé le sien «à force de ramasser des bouteilles le long des fossés sur le bord de la route», se souvient-il. Nathalie Dieul/Époque Times Ginette Labbé a construit son chalet avec son conjoint, en utilisant beaucoup de matériaux recyclés. La petite taille du chalet aide à resserrer les liens familiaux : plusieurs enfants et cousins partagent les deux chambres avec les parents, dans des lits superposés, dans une ambiance joyeuse. Envie de l’essayer? Si vous êtes convaincu de vouloir essayer l’expérience d’aller au chalet, il n’est pas nécessaire d’en acheter un tout de suite. Il est facile de vivre cette expérience à en louant un, tout simplement. «Lorsqu’on loue, c’est peut-être un peu plus cher une fin de semaine, mais on ne touche à rien. Pas d’arbres à arranger, pas de ménage à faire, on n’a pas à meubler la maison, payer les taxes, déneiger l’hiver et tout ça», explique Thomas Asselin de RSVPchalets.com, une entreprise spécialisée dans la location de chalets sur le web. Cette option permet de vérifier si on aime ça, mais surtout si on est fait pour ce mode de vie : «l’achat d’un chalet, c’est bien, mais il faut y aller souvent. Si on y va une fois par deux mois, évidemment ça ne vaut pas la peine d’acheter un chalet», continue-t-il. À moins, bien sûr, de se le réserver quand on le désire, et de le mettre en location le reste du temps, encore une autre option. Une chose est sûre : un chalet sur le bord d’un lac ou d’une rivière, au Québec, à une distance raisonnable d’une ville, est un investissement qui ne peut que prendre de la valeur vu l’engouement des Québécois pour ce type d’habitation.



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