Époque Times Montréal n°353 1er avr 2013
Époque Times Montréal n°353 1er avr 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°353 de 1er avr 2013

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : le vernis vert du greenwashing.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 Actualité 1 er au 14 avril 2013 ÉpoqueTimes Les déboires de l’ACDI en Chine Matthew Little Époque Times China Photos/Getty Images Bien que les tribunaux chinois se soient modernisés, les défenseurs de la démocratie affirment qu’ils sont encore utilisés comme un outil de répression contre les dissidents. L’aide internationale canadienne qui visait à améliorer le système judiciaire chinois était vouée à l’échec, affirme un avocat canadien ayant pratiqué en Chine. Cependant, les récentes luttes de pouvoir au sein du Parti communiste chinois (PCC) pourraient ouvrir la porte au changement. Cette aide, de même que toute forme d’aide destinée à la Chine, sera annulée alors que l’Agence canadienne de développement international (ACDI) effectue des compressions de l’ordre de 377 millions de dollars d’ici 2015. Cette décision survient au moment où les conservateurs tentent de retrouver l’équilibre budgétaire et elle répond également à un souhait de plusieurs députés du parti au pouvoir de réduire l’aide octroyée au régime communiste. Le gouvernement aurait dû depuis longtemps couper l’aide destinée à des projets visant à améliorer le système judiciaire chinois, selon Clive Ansley, lui qui a pratiqué en Chine pendant 15 ans et qui est un des rares avocats canadiens à avoir fait face aux tribunaux chinois. Tant et aussi longtemps que le PCC contrôlera les tribunaux – un fait que l’ACDI et ses partenaires ignorent souvent – les réformes sont impossibles, explique-t-il. «Tout ce que les [projets de l’ACDI] faisaient était de créer une fausse impression parmi les gens de ce côté de l’océan que la Chine est sérieuse à propos de réformer son système judiciaire», ajoute M e Ansley. Tant que le régime va nommer et congédier les juges à souhait, qu’il va envoyer en prison les avocats qui défendent les groupes opprimés et qu’il va maintenir le contrôle du Parti sur le judiciaire, les réformes ne seront qu’une farce, déplore-t-il. «Ça ne prend pas la tête à Papineau pour réaliser que le système légal en entier, y compris tous les juges, est entièrement contrôlé par le Parti.» Les abus généralisés dans le système judiciaire chinois transforment souvent les tribunaux en outils de répression du PCC, alors que les directives du Parti ont la suprématie sur les lois telles qu’elles apparaissent sur papier. Le régime chinois est la tête de file mondiale en matière d’exécutions et les dissidents et les prisonniers de conscience sont souvent victimes des camps de travail forcé, où ils sont incarcérés pour avoir exercé leurs droits fondamentaux et sans avoir subi de procès. Le Canada a dépensé près d’un milliard de dollars en aide destinée à la Chine depuis 2000, avec 571 millions de dollars en dépenses multilatérales et 426 millions de dollars en aide bilatérale. Les dépenses sont passées à 142,7 millions de dollars en 2008-2009 après le séisme dans la province du Sichuan et ont depuis diminué, avec 34,2 millions de dollars dépensés en 2011-2012. Avec les réductions annoncées, un des derniers projets que l’ACDI va financer en Chine est celui de l’Association du barreau canadien (ABC) qui vise à améliorer les services d’aide juridique offerts aux groupes marginalisés, particulièrement les minorités ethniques. L’ACDI va dépenser un maximum de 10 millions de dollars pour le projet. Les efforts pour développer la gouvernance démocratique, comme le projet de l’ABC, constituaient une priorité pour les dépenses de l’ACDI en Chine. Un rapport de l’ACDI en 2005 offre un survol de ses efforts visant la gouvernance en Chine, dont des programmes pour instaurer la primauté du droit, la démocratie et la société civile. Le rapport fait également état de différentes réformes mises en place par le régime chinois afin de se rapprocher des normes internationales. Les détracteurs du régime considèrent plutôt que ces réformes sont essentiellement esthétiques et qu’elles visent à contrer les critiques et faire croire aux optimistes que le PCC est prêt à relâcher son emprise sur le pouvoir et à se soumettre à la primauté du droit ou à des élections multipartites. L’éléphant dans la pièce L’ACDI et ses partenaires qui offrent des programmes en Chine tiennent rarement compte du PCC. Par exemple, le rapport de 2005 ne mentionne pas le PCC une seule fois. Il s’agit d’une incroyable omission. Ce n’est pas une tâche facile que d’ignorer le rôle du PCC dans la gouvernance en Chine. Dans chaque bureau gouvernemental, chaque grande entreprise ou autre organisation, il y a une structure du PCC qui y est rattachée, s’assurant que les activités servent les intérêts du Parti. Dans la pratique, cela signifie qu’il y a une position de secrétaire du Parti derrière pratiquement tout poste important, que ce soit celui d’un PDG, d’un maire ou d’un président d’université. Parfois, le fonctionnaire gouvernemental est aussi le responsable du Parti, comme c’est le cas dans les plus hauts échelons. L’actuel dirigeant, Xi Jinping, est à la tête de l’État en tant que président et le chef du PCC en tant que secrétaire général. On retrouve le même modèle dans les entreprises étatiques comme CNOOC, alors que Wang Yilin préside le conseil d’administration et qu’il est aussi secrétaire du Parti chez CNOOC. Certains récipiendaires du financement de l’ACDI reconnaissent le contrôle que le PCC exerce sur les tribunaux, mais ils font exception dans les rapports publiés. L’International Centre for Criminal Law Reform (ICCLR) de l’Université de Colombie-Britannique a reçu des fonds de l’ACDI pour travailler avec le Parquet populaire suprême chinois, qui pourrait se comparer à la Cour suprême du Canada, excepté qu’il est contrôlé par le PCC. Dans son rapport de 2008 sur ce projet, l’ICCLR vante les réformes du système judiciaire chinois, mais il n’aborde pas le contrôle des tribunaux par le Parti. Cependant, dans une collection d’articles de 2002 sur le programme Chine de l’organisation, D r Vincent Yang souligne : «Une différence fondamentale entre le système de parquet chinois et son homologue occidental réside dans le fait qu’il est sujet au leadership d’un parti politique, soit le Parti communiste chinois.» Dans une admission obtuse de l’absence d’un système judiciaire indépendant, D r Yang écrit que la loi chinoise protège les tribunaux de l’interférence des «organes administratifs, des associations sociales et des individus», mais que cette provision ne s’applique pas au PCC. Le PCC est l’éléphant dans la pièce en ce qui a trait aux efforts pour améliorer la gouvernance, puisque bien qu’il soit la source suprême d’autorité, il est intouchable et souvent ignoré. Ainsi les efforts de l’ACDI pour réformer la Chine sont sapés à la racine. Liens avec le Canada Ce dernier point est mis en lumière par des procédures se déroulant dans un tribunal de Toronto. Dans les prochaines semaines, la plaignante Jin Rong va tenter de faire avancer sa poursuite contre Bo Xilai, l’exmembre disgracié du Politburo reconnu comme un des alliés les plus sanguinaires de l’ex-dirigeant Jiang Zemin. Bo avait été désigné par Jiang pour finalement diriger le Parti et il était un des plus jeunes acolytes de Jiang ayant participé à la persécution de la méditation Falun Gong lancée en 1999. En s’assurant qu’un de ses alliés allait diriger le PCC, Jiang espérait ainsi que les crimes qu’il a commis n’allaient pas être utilisés contre lui par ses adversaires politiques. La seule chose qui permet à Bo de ne pas perdre ce procès est la All China Lawyers Association (ACLA), un groupe qui se présente comme l’équivalent de l’Association du barreau canadien (ABC). L’ACLA affirme que Bo possède l’immunité étatique pour son rôle dans l’emprisonnement de Jin Rong parce qu’elle pratique le Falun Gong. Du coup, l’ACLA est un bénéficiaire direct de l’argent de l’ACDI, ayant demandé à l’ABC de demander des fonds à l’ACDI pour l’aider à améliorer les compétences de ses avocats en droit criminel. Argent contre argent Mais tandis que l’ABC est un regroupement administratif indépendant d’avocats, l’ACLA est un outil par lequel le PCC contrôle les avocats en Chine. Yu Ning est le président de l’ACLA et un membre du PCC, alors que Deng Jiaming est son secrétaire général. Ils ont ensemble œuvré à réprimer les avocats qui questionnent le Parti en procédant, entre autres, à la révocation des licences. Des affidavits déposés auprès de la Cour supérieure de l’Ontario, qui a reçu la poursuite de Jin Rong, expliquent le rôle de l’ACLA dans la répression de la primauté du droit en Chine. L’ACLA est contrôlée par le ministère de la Justice et est entièrement sous les ordres du Parti. L’ACLA détermine comment ses branches doivent traiter certains cas, notamment la poursuite des dissidents. Un des affidavits a été écrit par Han Guangsheng, qui a fait défection au Canada en 2001. Il a été auparavant le chef adjoint du Bureau de la sécurité publique de Shenyang (1982-1996) et il a occupé des postes importants jusqu’à 2001, comme chef du Bureau judiciaire de Shenyang, président honoraire de l’Association des avocats de Shenyang, secrétaire général du Comité du Parti communiste chinois du Bureau judiciaire de Shenyang, etc. M. Han a déclaré que l’ACLA constituait le sixième doigt de la dictature du PCC, accompagné du poing formé par cinq départements principaux, soit le Bureau de la sécurité publique, le parquet, les tribunaux, le ministère de la Justice et le ministère de la Sécurité de l’État. M. Han a fourni une perspective de l’interne sur la façon dont l’ACLA dirige les avocats à mener le genre de répression que l’ABC tente d’enrayer avec son projet financé par l’ACDI. Bombes constitutionnelles Tandis que les millions de dollars du Canada ne peuvent aller bien loin en Chine, une nouvelle génération de dirigeants semble contempler les réformes judiciaires afin de contrer ses adversaires politiques. La Chine possède une constitution, mais très rarement s’y réfère-t-on. Clive Ansley affirme que la totalité du système judiciaire chinois représente essentiellement un effort visant à apaiser les investisseurs étrangers qui voulaient un moyen de se protéger contre les fonctionnaires corrompus et les partenaires d’affaires louches. Les lois sur papier permettent également au régime de repousser les critiques de la communauté internationale. Mais, récemment, le nouveau dirigeant Xi Jinping et ses alliés ont prononcé un gros mot – constitution – d’une telle manière que certains analystes se demandent si la dissolution du contrôle du Parti pourrait survenir plus tôt qu’on ne le pense. Le nouveau premier ministre, Li Keqiang, a déclaré le 17 mars en conférence de presse : «Nous allons être loyaux à la Constitution.» Cette phrase anodine est à des milles du serment habituel : «Nous allons être loyaux envers le peuple.» Contrairement à ce «peuple» nébuleux et ses intérêts divergents, la Constitution chinoise peut servir de référence. Bien qu’elle soit largement ignorée, outre l’aspect qui donne au PCC l’autorité suprême, certains espèrent quand même du changement. Xi Jinping a aussi fait référence à la Constitution dans ses discours. Cependant, en guise de signe potentiel de la difficulté d’apporter un changement, ses remarques ont été retirées de l’Internet chinois, semble-t-il par l’allié de Jiang Zemin, Liu Yunshan, qui contrôle le ministère de la Propagande. Si ces paroles au sujet de la Constitution sont plus qu’un éloge stérile, il est possible qu’une faction au sein du PCC commence à considérer que la primauté du droit pourrait aider la Chine à régler certains de ses problèmes colossaux. Des analystes d’Époque Times estiment que la faction de Xi Jinping pourrait voir dans les réformes légales une manière de damer le pion à la faction conservatrice de Jiang Zemin. Époque Times a demandé à l’ACDI, à l’ABC et à l’ICCLR de commenter ce reportage. L’ACDI a répondu en fournissant certains chiffres sur le financement, mais aucune organisation n’a voulu discuter des défis inhérents à la réforme judiciaire en Chine.
ÉpoqueTimes 1 er au 14 avril 2013 International 5 Mais qui a tué Ben Laden? Confusion alors que différents récits s’entrechoquent Dans la poudrière du Cachemire Venus Upadhayaya Époque Times Le Cachemire, un territoire revendiqué par l’Inde et le Pakistan, n’est certainement pas étranger à l’agitation. Les attaques terroristes, les patrouilles militaires et les manifestations sont courantes dans cette région contestée. Les blâmes ne cessent de fuser de toutes parts et les traces de violence sont aussi visibles que les hautes chaînes de montagnes qui encerclent la région, que l’on appelle communément «la vallée». La ville de Srinagar, dans le Cachemire indien, avait joui d’une paix relative ces trois dernières années. Cette paix a été rompue le 13 mars dernier par un attentat-suicide contre la Réserve de la force de police de l’Inde centrale (CRPF). Les terroristes, transportant des sacs de cricket, sont entrés dans un camp de la CRPF et ont marché jusque sur un grand champ où des officiers hors service et des enfants jouaient au cricket. Ils ont tiré à découvert et ont lancé des grenades vers les officiers. Bilan : cinq soldats morts, huit soldats et quatre civils blessés. La police indienne a déclaré que l’organisation terroriste islamiste Lashkar-e-Taiba (LeT) était responsable. LeT est basée au Pakistan, bien qu’elle ait vu le jour en Afghanistan en 1990. Après Al-Qaïda, il s’agirait du groupe terroriste le plus dangereux en Asie du Sud. L’Inde et le Cachemire sont les zones d’opération principales du groupe. Le jour de l’attaque, des soldats de la CRPF revenaient d’un hôpital où ils avaient donné du sang pour les soldats blessés. Des manifestants auraient alors lancé des pierres sur leurs véhicules. Les soldats ont répondu en tirant sur les manifestants, tuant Altaf Ahmed Wani. Les habitants contestent la déclaration selon laquelle la CRPF aurait été ciblée. Ils affirment qu’il n’y a pas eu de manifestation où Wani a été tué. Un couvre-feu a été maintenu en vigueur à Srinagar jusqu’au 17 mars pour prévenir d’autres altercations. «Je n’ai qu’une seule peur», a indiqué à Époque Times un travailleur social de l’ONG Symbiosis Educational Society basée à Srinagar. «Contrairement aux générations précédentes qui n’avaient rien vu, la génération d’aujourd’hui au Cachemire a traversé beaucoup de troubles et est devenue immunisée face à la situation. Ils sont fin prêts et c’est dangereux», précise le travailleur social désirant conserver l’anonymat. «Ils sont braves, contrairement aux générations précédentes. Sont-ils braves d’une manière positive ou négative, Strdel/AFP/Getty Images Des policiers indiens transportent un collègue blessé après une attaque le 13 mars 2013 à Srinagar, Cachemire. Les troubles ont créé une génération qui n’a pas froid aux yeux difficile à dire.» La vallée du Cachemire en général a joui d’une paix relative en 2012. Les tensions ont toutefois refait surface en février dernier avec l’exécution d’Afzal Guru. Guru, de la ville de Sopore près de Srinagar, a été pendu pour le rôle qu’il a joué dans l’attaque contre le Parlement indien en 2001, qui avait fait 13 morts. Lorsque le gouvernement indien a refusé de retourner sa dépouille à sa famille, l’enterrant plutôt à la prison de Tihar à New Delhi, des manifestations ont éclaté dans toute la vallée. «Personnellement, je pense qu’Afzal Guru n’aurait pas dû être pendu. Il n’y avait pas de preuve circonstancielle contre lui. Après 13 ans en prison, il a été exécuté. C’est la pression politique de divers groupes et l’approche d’une élection qui ont poussé le gouvernement à agir de la sorte», affirme Kodur Venkatesh, analyste en affaires stratégiques et ex-chef de police avec la CRPF. Selon Venkatesh, on aurait pu préserver la stabilité si Guru avait plutôt été emprisonné à vie. Après la pendaison de Guru, des forces armées et des unités de police additionnelles ont été déployées afin de maintenir l’ordre au Cachemire. De nombreux policiers et manifestants ont été blessés et certains ont été tués durant les affrontements. Un couvre-feu a été imposé durant plusieurs jours. Pendant que Srinagar était sous le couvre-feu dernièrement, la bataille diplomatique entre l’Inde et le Pakistan se poursuivait. Le 14 mars, le Parlement pakistanais a officiellement dénoncé la pendaison de Guru. Le 15 mars, la Chambre basse du Parlement indien a adopté à l’unanimité une résolution contre la dénonciation du Pakistan. «Entre l’Inde et le Pakistan, le Cachemire s’en tire», explique le travailleur social. «Personne ne souhaite des troubles et personne ne veut rester chez soi en raison d’un couvre-feu.» La violence et les couvre-feux affectent la vie quotidienne au Cachemire, y compris l’horaire scolaire et le tourisme. La région a perdu 60 % de ses réservations touristiques, selon le quotidien local Kashmir Times. Les agents de voyage au Cachemire rapportent qu’ils ne reçoivent plus de nouvelles demandes. Selon Venkatesh, il est difficile pour le Cachemire de se sortir du cycle de la violence : «Chaque acte de violence est associé à un acte similaire dans l’histoire. Les choses se compliquent parce que les réponses ne sont pas concrètes ni sincères.» Jack Phillips Époque Times Mais qui a vraiment tué l’ex-dirigeant d’Al-Qaïda? La controverse règne après la publication d’un article dans le magazine Esquire qui trace le profil de l’homme qui aurait tué Osama Ben Laden. Esquire a publié son article intitulé The Man Who Killed Osama bin Laden... Is Screwed (L’homme qui a tué Osama Ben Laden... est foutu) en février dernier. Dans l’article, Esquire donne la parole à un membre des Navy SEAL, identifié comme «le Tireur», et raconte comment l’équipe des forces d’opérations spéciales a donné l’assaut à la résidence de Ben Laden en mai 2011 à Abbottabad, Pakistan, avant de l’abattre alors qu’il tentait d’agripper un fusil. Le Tireur a affirmé au magazine qu’il était tombé face à face avec Ben Laden avant de l’atteindre de deux projectiles dans la tête. Le réseau CNN a rapporté qu’un autre membre de SEAL Team 6 (ST6), non identifié également, a déclaré que le compte rendu d’Esquire n’était «que de la foutaise». Le membre a ajouté que son équipe était «complètement confinée» et qu’ils ne parleraient du raid avec «personne». Le membre a aussi indiqué que d’autres membres de l’équipe n’ont pas apprécié l’article d’Esquire et le fait qu’il ait été si bien reçu sans que d’autres SEAL puissent faire valoir leur point de vue. Le blogue des forces d’opérations spéciales américaines, sofrep.com, a pour sa part répondu en disant qu’Esquire avait été «dupé» par un faux tireur de Ben Laden. «Pour mettre les choses au clair, il n’est pas l’homme de pointe qui a mis les balles bien placées dans la tête d’OBL [Osama Ben Laden] qui ont mis fin à la vie du dirigeant terroriste. Oui, il était présent et mérite une reconnaissance, mais ce n’est pas lui qui a tiré sur OBL et mis fin à ses jours», indique le blogue. Le SEAL qui s’est entretenu avec CNN affirme qu’en réalité, le vrai tueur de Ben Laden a monté les marches à toute vitesse lorsqu’il a vu Ben Laden pointer sa tête hors de sa chambre. Ensuite, deux autres SEAL sont entrés dans la chambre et ont vu Ben Laden blessé grièvement et l’ont tiré dans la poitrine. Le récit du Tireur est inexact parce qu’il n’y avait pas d’arme à feu à la portée de Ben Laden et ce n’est qu’après une fouille complète de sa chambre qu’on a trouvé des armes, explique le membre de ST6. Ce dernier a également mentionné que le Tireur avait été retiré de l’Escadron rouge de ST6 parce qu’il se vantait de ses exploits dans les bars de Virginia Beach. «On dirait que c’est Esquire... qui est plutôt foutu, pas leur interviewé [le Tireur]; nos sources nous disent qu’il encaisse maintenant des gros chèques provenant de donateurs qui ont avalé l’article d’Esquire», écrit sopref.com. L’article en question raconte comment le Tireur a été supposément quasiment abandonné par les forces armées américaines, en dépit de son rôle dans la mort de Ben Laden. Le blogue ajoute : «Le vrai tireur du Naval Special Warfare Development Group (NSW DEVGRU ou SEAL Team 6) continue de conserver son intégrité professionnelle et n’a pas discuté publiquement de l’affaire, et très probablement ne le fera jamais.» Aamir Qureshi/AFP/Getty Images À travers les arbres, la résidence d’Osama Ben Laden à Abbottabad, Pakistan Tauseef Mustafa/AFP/Getty Images Des femmes cachemiriennes pleurent la mort d’Altaf Ahmed Wani, qui aurait été tué par la police indienne le 13 mars 2013. Extrait des Neuf commentaires Depuis la publication des Neuf commentaires sur le Parti communiste en novembre 2004 par le Dajiyuan (édition chinoise d’Époque Times), plus de 135 600 000 personnes ont démissionné du Parti communiste chinois (PCC) et de ses organisations. Nous republions donc ces commentaires ayant déjà une portée historique. Leur intégralité est disponible sur le site [www.epoquetimes.com]. Huitième commentaire EN QUOI LE PARTI COMMUNISTE CHINOIS EST UNE SECTE PERVERSE I. Les caractéristiques sectaires du PCC (suite) 2. Promotion du culte du chef et suprématie des points de vue De Marx à Jiang Zemin, les portraits des dirigeants du Parti communiste sont exposés de manière évidente pour y être vénérés. L’autorité absolue des dirigeants du Parti communiste interdit toute remise en question. Mao Zedong était considéré comme le «soleil rouge» et le «grand libérateur». Le Parti a parlé de façon scandaleuse de ses écrits, prétendant «qu’une phrase équivalait à 10 000 phrases ordinaires». En tant que «membre ordinaire du Parti», Deng Xiaoping a autrefois dominé la politique chinoise comme un suzerain. La théorie des «trois représentations» de Jiang Zemin ne fait guère plus de 40 caractères en y incluant la ponctuation, mais la 4e session plénière du PCC l’a vantée comme «apportant une réponse créative à des questions comme : qu’est-ce que le socialisme? Comment se construit le socialisme? Quel genre de Parti bâtissons-nous et comment ériger le Parti?» Le Parti a aussi outrageusement parlé de la pensée des «trois représentations», bien que dans ce cas il s’en moquait réellement, en disant que c’était une continuation et un développement du marxismeléninisme, de la pensée de Mao Zedong et de la théorie de Deng Xiaoping. Les massacres gratuits d’innocents par Staline, la catastrophe de la «Grande Révolution culturelle» menée par Mao, les ordres donnés par Deng Xiaoping pour le massacre de la place Tiananmen et la persécution du Falun Gong par Jiang Zemin qui se poursuit encore aujourd’hui sont les conséquences dramatiques de la dictature hérétique du Parti communiste. D’un côté, le PCC stipule dans sa Constitution que «tout le pouvoir en République populaire de Chine appartient au peuple», que «les organes par lesquels le peuple exerce son pouvoir étatique sont l’Assemblée nationale populaire et les assemblées populaires locales à différents niveaux». «Aucune organisation ou aucun individu ne peut jouir du privilège d’être au-dessus de la Constitution et de la loi» 1 . Mais d’un autre côté, la charte du PCC stipule que le PCC est le noyau dirigeant de la cause chinoise socialiste, se plaçant ainsi à la fois au-dessus du pays et du peuple. Le président du comité permanent de l’Assemblée nationale populaire a tenu des «discours importants» dans tout le pays, prétendant que l’Assemblée nationale populaire – l’organe le plus élevé de l’État – devait faire acte d’allégeance au leadership du PCC. Selon les principes du «centralisme démocratique» du PCC, le Parti entier doit obéir au Comité central du Parti. Dépouillée de sa raison d’être, ce que l’Assemblée nationale populaire exige est la direction dictatoriale du secrétaire général, qui est à son tour protégé par la législation. 1. La Constitution de la République populaire de Chine (traduction officielle 1999).



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