Époque Times Montréal n°353 1er avr 2013
Époque Times Montréal n°353 1er avr 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°353 de 1er avr 2013

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : le vernis vert du greenwashing.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 Voyage 1 er au 14 avril 2013 ÉpoqueTimes 1 re partie Montpellier, championne de l’écotourisme urbain Le Payrou, place royale, belvédère largement ouvert à tous les horizons Charles Mahaux Christiane Goor Époque Times Entre garrigue et mer, Montpellier, huitième ville de France, mais sans aucun doute la plus inventive pour offrir à ses habitants un espace urbain durable, au service des usagers. Haut lieu historique piétonnier, capitale du design architectural, nature au cœur de la cité, un savant cocktail d’écotourisme urbain à découvrir le temps d’un week-end ou plus… Aujourd’hui, le discours écologique n’est plus le reflet d’une mode, il s’inscrit davantage comme un art de vivre responsable, soucieux de l’avenir de la planète. La démarche prend tout son sens à l’heure de choisir une destination de vacances. Comment conjuguer plaisir, détente et découvertes tout en restant fidèle à ses convictions écologiques? À ce titre, Montpellier, qui a déjà gagné en 2011 le titre envié de capitale européenne de la biodiversité, s’inscrit résolument dans un mouvement dynamique qui veille à réconcilier nature et développement urbain, favorisant ainsi une rare qualité de vie pour ses habitants. Royaume des piétons Rien de tel que le TGV pour se rendre à Montpellier, rapide, aisé et confortable. De la gare Saint-Roch, dix minutes à pied suffisent pour joindre la place de la Comédie qui ouvre le centre historique. Elle mérite joliment son nom avec le spectacle quotidien qu’elle offre à ceux qui sont attablés aux terrasses des grands cafés et à ceux qui vont et viennent. Saltimbanques de toutes sortes, artistes et musiciens de rue y assurent une animation joyeuse qui transforme la place en un cirque improvisé pour le plus grand plaisir des badauds. C’est ici encore, autour de l’élégante fontaine des Trois Grâces que tous se donnent rendez-vous, tant il est vrai que la place est aujourd’hui le centre névralgique et incontournable de Montpellier. Rendue aux piétons en 1985 à l’occasion des festivités du millénaire de la ville, elle est devenue la plus grande place piétonne d’Europe, 240 m sur 24, prolongée de surcroît par la majestueuse esplanade Charles de Gaulle qui se fond dans le jardin du Champ de Mars. Elle affiche un petit air de Paris avec son théâtre inspiré par l’Opéra de Garnier, ses terrasses de cafés et ses façades haussmanniennes surchargées de tourelles, de guirlandes et de balcons en fer forgé. En quittant la place vers le centre historique, on se perd dans un réseau de ruelles entrelacées que traversent des placettes arborées, garnies de petits restaurants et de terrasses allongées à l’ombre d’une église. La place Sainte-Anne, joliment pavée et livrée aux artisans, la place du Petit Scel et sa fontaine moussue, la place Saint-Ravy blottie entre de hauts murs et baignée de soleil, la place de la Canourgue si intime qu’on vient y lire et s’y reposer… L’ensemble du quartier a été baptisé l’Écusson en souvenir de la forme de son ancien mur d’enceinte. Ici aussi, les véhicules ont été repoussés vers l’extérieur transformant la vieille ville en un petit paradis pour les piétons qui arpentent les lieux en toute quiétude, le nez en l’air pour admirer les belles façades des anciens hôtels particuliers avec leurs délicates ferronneries, leurs escaliers suspendus monumentaux, leurs voûtes gothiques et leurs paisibles cours intérieures. La place de la Comédie accueille également le Polygone, un centre commercial très animé qui assure la liaison entre le centre historique et l’étonnant quartier Antigone dessiné par l’architecte catalan Ricardo Bofill dans les années 1980. Le style néoclassique monumental de ce vaste ensemble qui abrite autant de logements sociaux que de bureaux et de commerces lui donne des allures de décor de cinéma. Les bâtiments rehaussés de frontons, de pilastres et de corniches saillantes en béton compact encadrent des places piétonnes où se dressent des représentations des dieux de l’Olympe qui semblent présider aux activités des habitants. Dans un premier temps, ce savant mélange de lyrisme et d’équilibre mathématique déconcerte le visiteur qui se laisse ensuite séduire par cette étonnante perspective créée par une longue suite de squares jalonnés de statues et de fontaines rafraîchissantes. S’il en a dérouté plus d’un au départ, le quartier Antigone est aujourd’hui complètement apprivoisé par les Montpelliérains qui aiment s’y retrouver pour une balade. Il faut dire que la promenade s’étire sur un axe de 1800 mètres, soit la longueur exacte des Champs Élysées, jusqu’à la grandiose esplanade de l’Europe délimitée par un croissant d’immeubles qui s’ouvre sur le Lez, la rivière aménagée ici en un joli bassin pour le plus grand plaisir des rêveurs qui profitent de ses abords pour se reposer. À portée de la mer Le projet Antigone a permis à la ville de se tourner à nouveau vers le Lez, son fleuve qui se jette dans la mer à une dizaine de kilomètres. Cette embellie urbaine a aussi prouvé à qui mieux mieux que le classicisme pouvait tutoyer avec bonheur l’urbanisme moderne. Délivrée dès lors des codes de l’architecture traditionnelle méridionale, Montpellier a résolument choisi de s’étendre toujours davantage vers la Méditerranée en osant la mixité architecturale. Dans le prolongement d’Antigone, sur les rives du Lez, d’autres quartiers surgissent de terre, confiés à de fameux créateurs sur la scène internationale. Le quartier de Port Marianne a le regard tourné vers le large avec en son sein la mairie signée Jean Nouvel. Avec sa silhouette cubique haute de 40 mètres posée sur un plan d’eau, elle a les allures d’un phare. Ailleurs c’est Zaha Hadid, la célèbre architecte anglo-irakienne, qui a imaginé une vague blanche de béton et de verre pour accueillir les archives départementales et une immense médiathèque. La marche vers la mer se poursuit inexorablement avec le développement aux confins de la ville d’un gigantesque espace ludique et commercial. Odysseum aligne non seulement des boutiques de marque et des hypermarchés à ciel ouvert, mais encore les lycées Pierre Mendès-France et Georges-Frêche qui voisinent une patinoire, un planétarium, un cinéma, une salle de quilles, un karting et un superbe aquarium, le Mare Nostrum, un des plus grands modèles du genre, véritable balcon sur la mer toute proche. Il faut savoir que la population de Montpellier a doublé en cinq décennies depuis l’arrivée massive de rapatriés d’Algérie en 1962. L’implantation du siège européen du géant informatique IBM a été perçue comme un premier accélérateur économique, d’autres pôles d’activités se sont créés attirant de nombreux immigrés, de France et d’ailleurs. Enfin, son université réputée pour ses facultés de médecine et de droit, mais aussi pour ses centres de recherche accueille quelque 70 000 étudiants séduits par la vitalité de cette ville baignée par un soleil généreux. Une démographie croissante qui justifie cette urbanisation galopante qui peu à peu ramène Montpellier à la mer. Véritable monde de loisirs et de sensations à Montpellier, aux portes de la Méditerranée, Odysseum est un complexe unique et novateur qui se veut une référence à la mythologie grecque et à l’Odyssée de l’espace. Charles Mahaux Charles Mahaux Oeuvre d’Étienne d’Antoine, la fontaine des Trois Grâces représente la volupté de la vie de la cité.



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