Époque Times Montréal n°351 4 mar 2013
Époque Times Montréal n°351 4 mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°351 de 4 mar 2013

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : gratuité scolaire à quel prix.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 Immobilier 4 au 17 mars 2013 ÉpoqueTimes DevMcGill : une croissance de 600 % en trois ans Nathalie Dieul Époque Times Quinze ans d’expérience ainsi qu’un goût prononcé pour le design et l’innovation caractérisent le promoteur immobilier DevMcGill. L’entreprise a commencé ses activités avant que les condominiums ne deviennent populaires. Elle a connu dans les dernières années une croissance extraordinaire de 600 %. Les débuts DevMcGill a été fondée par Stéphane Côté, un passionné de design, toujours président de l’entreprise, avec deux associés qui ne sont maintenant plus impliqués dans les opérations de la compagnie. Le fondateur se souvient qu’il était encore étudiant à l’époque : «J’ai commencé à acheter dans l’immobilier quand j’avais 24 ans.» À cette époque, en 1992, le Québec sortait tout juste de la récession et l’économie n’était pas très bonne. «Nous avons commencé à acheter des immeubles endommagés, à les réparer pour les louer. Et puis nous avons eu une aubaine en 1996 : un associé et moi-même étions propriétaires de six appartements sur le Plateau Mont-Royal. Cinq des six locataires s’en allaient en même temps. Nous avons cru que nous nous en allions vers la faillite et que ce serait la fin de notre aventure. Mais non, nous avons été capables de convertir ces appartements en condominiums. C’était notre premier projet de condos!», se rappelle l’entrepreneur. Quelques années plus tard, la Ville a mis des restrictions pour empêcher de convertir des appartements en condominiums. Il a donc fallu que M. Côté et ses associés trouvent un autre créneau. «J’ai commencé à regarder dans le Vieux- Montréal, où il y avait quelques propriétés abandonnées. Il s’agissait principalement de propriétés commerciales.» Il n’y avait pas de loi interdisant de convertir ces immeubles en condos, explique-t-il. «Nous avons donc commencé juste ici, sur McGill, en 1998. C’est de là que vient le nom Développement McGill. C’est maintenant devenu DevMcGill parce que c’est plus court.» «Et puis nous avons commencé à chercher un autre bâtiment, puis un autre et encore un autre […] et vous ne le réalisez pas, mais vous êtes en train de créer une entreprise. C’est ainsi que nous avons réalisé un projet par an pendant environ 10 à 12 années», témoigne le diplômé d’un bac en économie et d’une mineure en marketing. L’entreprise était relativement stable, construisant de 35 à 50 condos par an, apprenant de chaque projet et s’améliorant chaque fois. Début d’une nouvelle aventure Puis, tout s’est accéléré dans les quatre dernières années : une croissance exceptionnelle, des projets de plus en plus gros et de plus en plus nombreux. «Actuellement, nous avons quatre projets en construction, certains d’entre eux ont plusieurs phases.» Que s’est-il donc passé dans l’histoire de l’entreprise pour en arriver là? En 2009, un autre personnage est revenu vivre au Québec et s’est joint à l’aventure : Louis Conrad Migneault. «Il est d’abord venu comme consultant, puis le courant est bien passé entre nous, alors nous avons dit : travaillons ensemble et essayons de créer une plus grosse entreprise. Et cela nous a été vraiment bénéfique à tous les deux. Aujourd’hui, tout va vraiment très bien pour nous», explique Stéphane Côté. En effet, l’entreprise a connu une croissance de 600 % dans les trois dernières années. M. Migneault travaille dans l’immobilier depuis l’âge de 21 ans. «J’ai appris en essayant toutes sortes de choses. J’ai Nathalie Dieul/Époque Times Stéphane Côté (gauche), président de DevMcGill, et Louis Conrad Migneault (droite), vice-président aux opérations, sont très complémentaires. La mise en commun de leurs expériences a permis à l’entreprise, qui était déjà une compagnie solide, de se positionner comme une des plus importantes dans le domaine du condo à Montréal. appris l’immobilier à l’école et j’ai appris encore plus en voyageant, en faisant des condos à Toronto, en Pologne, au Texas, en Floride. Le fait d’être jeune est plaisant, mais dans le milieu des affaires, ce n’est pas si bon. Dans mon cas, c’est bien mieux d’avoir plus de 45 ans.» Le passionné de statistiques a développé au fil des ans tout un système pour prédire quand une ville était prête à entrer dans l’ère du condo. C’est ce qu’il a prédit pour Montréal en 2009, à l’aide de ses statistiques, disant à M. Côté : «Tu ne vois pas Montréal comme une ville de condos. Tu es assis sur ta planche de surf « La plupart des constructeurs ou des promoteurs immobiliers font toujours la même chose [...] Donc, il nous faut toujours avoir une longueur d’avance, innover et voir ce qui s’en vient, les meilleures pratiques à travers le monde. » dans l’océan : pour l’instant l’océan est calme, mais il y a une immense vague de condos qui arrive et qui va durer des années!» Au lieu de démarrer sa propre entreprise, il s’est donc associé à Stéphane Côté, devenant le vice-président aux opérations de DevMcGill en janvier 2010. Les deux hommes sont très complémentaires : Stéphane, le charismatique avec son côté artistique, et Louis Conrad, le passionné de chiffres. L’union fait la force : «Je sais qu’il faut être gros en immobilier, il faut être solide», constate M. Migneault. Son plan était de passer à 200 condos par an. Finalement, ils ont travaillé tellement fort pour être prêt que lorsque la grande vague du condo est arrivée à Montréal, ils n’en ont pas bâti 200, mais 300! La vague était un peu plus forte que celle prédite. «C’est un peu comme si vous vous préparez pour une course quand vous êtes un coureur de marathon. Mais vous vous préparez tellement bien que, finalement, vous gagnez avec une avance d’un mille parce que vous vous êtes trop préparé», s’exclame le vice-président de la compagnie. La croissance de DevMcGill continue maintenant de façon intelligente. Il ne s’agit pas de réaliser trop de projets, mais de choisir le bon nombre de projets en fonction du marché et de sélectionner les meilleurs projets parmi tous ceux qui sont proposés aux deux associés. Alors qu’ils n’en choisissent que cinq par an, ils reçoivent en moyenne quatre propositions par semaine. «Nous avons de bons partenaires financiers qui nous suivent depuis 10 ou 12 ans, nous n’avons donc jamais raté un projet par manque de financement», explique le président. En effet, toute l’expérience accumulée leur permet d’analyser chaque projet de manière à en assurer son succès, fait bien connu de ces partenaires financiers. Stéphane Côté reconnaît que l’entreprise connaît les défis d’une entreprise en pleine croissance, «mais c’est vraiment plaisant et motivant». La différence Stéphane Côté a depuis toujours été habité par un goût du design qui différencie les réalisations de DevMcGill de celles de ses concurrents : «Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours pu distinguer ce qui était beau versus ce qui était “ordinaire”. J’ai toujours eu un goût pour la mode, le design et les belles choses.» Cet intérêt pour le stylisme se reflète dans tous les projets de l’entreprise aussi bien que dans les bureaux de son siège social. M. Côté continue à le nourrir en visitant les grands salons du design tels que celui de Toronto ou celui de Milan (Italie) pour être toujours informé des nouvelles tendances avant qu’elles n’arrivent à Montréal. «La plupart des constructeurs ou des promoteurs immobiliers font toujours la même chose, mais lorsque ça ne fonctionne plus, ils commencent à copier et ils le font beaucoup. Donc, il nous faut toujours avoir une longueur d’avance, innover et voir ce qui s’en vient, les meilleures pratiques à travers le monde», remarque M. Côté. L’entreprise se fait en effet sans arrêt copier : par exemple elle a été la première à lancer la mode du mini-condo, et le design orange et vert de M9 a également été reproduit par d’autres entreprises. «Nous avons aussi été parmi les premiers à utiliser le Web. En 1998, nous avions déjà un site Web, alors que la plupart des promoteurs et des constructeurs n’en avaient pas. Nous avions déjà des rendus 3D.» C’est ainsi que DevMcGill se doit toujours d’innover pour garder l’exclusivité de ce qui est devenu en quelque sorte la marque de commerce de l’entreprise visionnaire. DevMcGill a, en plus de deux employés travaillant à temps plein sur le marketing, un comité d’innovation. Chacun met ce qu’il trouve intéressant dans la boîte d’innovation et, chaque mois, le comité examine en détail les nouvelles idées qui en sortent. Cela permet à l’entreprise de donner beaucoup de directives aux designers qu’elle emploie. Ceux-ci doivent être assez humbles pour travailler en équipe avec DevMcGill qui veut vraiment faire entièrement partie du projet et ne pas être un simple investisseur financier. Toutes ces caractéristiques ont valu à DevMcGill de gagner de nombreux prix et reconnaissances à travers les années. L’aventure continue maintenant avec Univers, un projet de deux tours résidentielles, qui sera probablement dévoilé l’été prochain. Le complexe multiphase sera relié directement au Montréal souterrain et il a déjà suscité l’intérêt d’acheteurs potentiels. Pour plus d’informations : www.devmcgill.com Le Castelnau, projet de DevMcGill, situé près du parc Jarry DevMcGill
ÉpoqueTimes 4 au 17 mars 2013 Art et culture 7 La légende de Sarila Simple mais envoûtant Mathieu Côté- Desjardins Époque Times Possédant de la magie à souhait et un aspect mystique rarement utilisé au Québec (exception faite des œuvres littéraires de Fred Pellerin transposées au cinéma), le film La légende de Sarila est le premier long métrage d’animation réalisé par Nancy Florence Savard et aura pris dix ans avant de voir le jour. Produit par CarpeDiem Film & TV et Productions 10e ave (deux boîtes établies au Québec), il s’agit également du premier film d’animation en 3D stéréoscopique entièrement canadien. La grande aventure de trois Inuits commence alors qu’une famine éclate au village. La situation est si critique qu’ils devront songer à croire à la légende de Sarila, un endroit où la nature foisonne de gibier et de végétation. Ce sera aussi un parcours initiatique pour le jeune Markussi (voix de Guillaume Perreault), sur la voie de devenir un grand shaman. La légende de Sarila est à l’évidence un film familial, mais non pas automatiquement un film destiné à tout public, comme pourraient l’être, par exemple, les films d’animation japonais du Studio Ghibli (Arrietty, Le petit monde des chapardeurs, Ponyo sur la falaise, Princesse Mononoké) ou encore les nombreux films des studios hollywoodiens Dream- Works, 20th Century Fox Animation et Pixar. Le scénario, les péripéties et leurs dénouements sont relativement simplistes, ce qui peut être un avantage ou un inconvénient selon celui ou celle devant le grand écran. Le film canadien n’a pas non plus utilisé tout son potentiel de profondeur et de puissance émotionnelle si on le compare aux longs métrages de réalisateurs comme Jacques-Rémy Girerd (La Prophétie des grenouilles, Mia et le Migou). Malgré cela, la beauté omniprésente, le côté aérien et les couleurs éclatantes sur fond blanc d’hiver deviennent rapidement l’intérêt principal. La notion de cœur pur et de droiture morale est un rafraîchissement appréciable, encore plus dans le cas d’un film pour enfants. La principale force visuelle du film est dans les textures et la matière volatile : les fourrures des animaux, les peaux qui composent les vêtements des héros, l’eau, les chutes de neige, les aurores boréales, la glace et bien d’autres. On retrouve une animation par ordinateur qui rappelle la carrure et la rondeur des traits que l’on retrouve dans l’art inuit. La photographie et l’enchaînement des séquences sont aussi des qualités à souligner. Même si La légende de Sarila possède une bonne distribution au niveau des voix, aucune ne se distingue particulièrement, sauf peut-être celle de Mario St-Amand qui porte le personnage de Croolik, un shaman amer et obsédé par un désir de vengeance. La chanson thème interprétée par la chanteuse Elisapie Isaac (interprétant sa voix aussi à la déesse Sedna) introduit avec sa voix envoûtante l’esprit du film dès les premières minutes. Il faut dire qu’après l’avoir entendu, les attentes s’élèvent. Idéal pour la relâche ou pour replonger dans un univers doux et paisible. On y retrouve notamment les voix de Mariloup Wolfe, Guillaume Perreault, Maxime Le Flaguais, Mario St-Amand, Dorothée Berryman, Rémy Girard, Sarah-Jeanne Labrosse, Elisapie Isaac, Marina Orsini, Florent Vollant, Paul Ahmarani. Dans la version anglaise, il s’agit de : Christopher Plummer, Rachelle Lefevre, Geneviève Bujold, Dustin Milligan, Natar Ungalaaq. Idéal pour la relâche ou pour replonger dans un univers doux et paisible. Alliance Vivafilm Markussi (Guillaume Perreault) et Apik (voix de Mariloup Wolfe) apprendront à mieux se connaître à travers leur quête des vivres pour leur peuple qui meurt de faim. La déesse Sedna (voix d’Elisapie Isaac) et le futur shaman malgré lui, Markussi (Guillaume Perreault), lors de leur première rencontre dans des eaux glacées Alliance Vivafilm Alliance Vivafilm Markussi (Guillaume Perreault, gauche), Poutoulik (Maxime Le Flaguais, droite haut) et Apik (Mariloup Wolfe, droite bas) dans le film d’animation La légende de Sarila Un moyen plus rapide pour vous permettre de passer plus de temps en famille. LE SUPER VISA POUR PARENTS ET GRANDS-PARENTS. POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS, VISITEZ : immigration.gc.ca



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