Époque Times Montréal n°349 4 fév 2013
Époque Times Montréal n°349 4 fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°349 de 4 fév 2013

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 5,0 Mo

  • Dans ce numéro : la bataille hivernale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 International 4 au 17 février 2013 ÉpoqueTimes Soulagement après la reconquête des villes au Mali IRIN News BAMAKO/DAKAR – Les habitants de Gao et Tombouctou, situées au nord du Mali, ont fait part de leur soulagement après la reconquête par les forces françaises et maliennes des villes contrôlées par les milices islamistes ; ils ont indiqué qu’ils allaient désormais s’atteler à la lourde tâche de reconstruire leurs villes. Les forces armées ont repris Tombouctou le 28 janvier, trois jours après la reconquête de Gao, ville située à l’est de Tombouctou. À Tombouctou, les forces maliennes indiquent qu’elles n’ont rencontré aucune résistance de la part des groupes islamistes, qui ont, pour la plupart, fui la ville avant leur arrivée. Tombouctou était contrôlée par Ansar Dine, qui avait détruit des mausolées et des objets anciens classés au patrimoine de l’UNESCO. « On était comme prisonniers dans notre ville. Tombouctou a toujours été une ville islamique, personne ne peut nous dicter de préceptes religieux. Je me suis toujours demandé au nom de quelle religion ces gens intervenaient », a indiqué le maire de Tombouctou, Ousmane Hallé Maïga, avant de remercier les troupes françaises et maliennes d’avoir libéré sa ville. « Imposer la charia à des citoyens paisibles, des croyants, des musulmans pieux – comment cela a-t-il pu arriver ? », a-t-il ajouté. « On peut enfin respirer », a dit Aboubacar Maïga, président du Conseil des jeunes de Tombouctou. « On peut fumer dans les rues si on en a envie, les femmes peuvent s’habiller comme elles veulent. On espère que nos parents, qui ont fui et sont maintenant des réfugiés, vont revenir aussi vite que possible pour reprendre leur vie et reconstruire cette ville magnifique. » Les groupes islamistes avaient strictement imposé la charia (ou loi islamique) dans les régions placées sous leur contrôle ; ils ont amputé ou flagellé les personnes accusées de bafouer les règles. Reconstruire L’année dernière, un nombre important de bâtiments publics de la ville ont été détruits, y compris des écoles, des cliniques de santé, des monuments anciens, des hôtels et des restaurants. « Il faudra des années pour tout reconstruire », a dit Mouna Cissé, qui travaille au marché de Tombouctou. « Autrefois, Tombouctou était une ville moderne – une ville ouverte au monde », a-t-il dit à IRIN. « Aujourd’hui, nous pouvons sortir dans les rues sans être arrêtés par les La plupart des membres des groupes islamistes présents dans le Nord auraient fui les villes de Gao et de Tombouctou. Brahima Ouedraogo/IRIN (Archives) djihadistes. » Les militants islamistes ont coupé l’eau et l’électricité il y a plusieurs jours, et certains ont brûlé des manuscrits anciens dans les bibliothèques avant de prendre la fuite. « Beaucoup à faire » À Gao, une ville qui avait été coupée du monde pendant une semaine après la destruction du réseau téléphonique, une foule nombreuse a salué l’arrivée de l’armée malienne. Le maire de Gao, Sadou Diallo, qui s’était réfugié à Bamako, a dit aux journalistes : « Je suis un homme heureux. Je suis très heureux de voir la terre de mes ancêtres. J’appelle la population à rester vigilante, à dénoncer les islamistes qui se cachent encore dans notre ville. » « Nous avons beaucoup à faire », a dit Oumar Touré, un ancien respecté de Gao. « Le gouvernorat a été détruit, les locaux de la police et de la police militaire ont été bombardés. Nous allons devoir reconstruire les infrastructures de A à Z pour que l’économie reparte », a-t-il dit. « La priorité est de réparer les écoles détruites pour que les enfants soient instruits et de rétablir les centres de soins de santé endommagés ainsi que l’hôpital », a-t-il dit à IRIN par téléphone depuis Gao. Des jeunes hommes ont dit aux journalistes d’IRIN qu’ils avaient d’autres priorités : « Bientôt on rouvrira les bars où l’on peut boire de la bière et danser », a dit à IRIN Modibo Ongoinba, un jeune de Gao. Une situation humanitaire fragile Dans le Nord, les conditions humanitaires sont fragiles, ont prévenu les agences d’aide. Oxfama indiqué que l’accès des habitants aux produits alimentaires s’était considérablement dégradé et que la population avait du mal à s’en sortir, car les axes de ravitaillement ont été coupés et les marchés fermés, les fonds disponibles sont bloqués, les prix des produits alimentaires ont enregistré une augmentation et les stocks s’amenuisent. L’offensive militaire a perturbé un peu plus l’approvisionnement en produits alimentaires de Gao, qui avait déjà été touché par des pénuries lors de la crise alimentaire de 2011-2012. Les principaux commerçants auraient fui la ville et les prix des produits alimentaires sont en hausse, a indiqué l’organisme humanitaire Oxfamdans une déclaration. « Les prix des produits alimentaires ont augmenté de près de 20% depuis le début de l’intervention militaire au mois de janvier. Avant l’intervention, un sac de 50 kg de riz coûtait 34 dollars. En seulement deux semaines, le prix est passé à 41 dollars et le riz est une denrée de plus en plus rare », a dit Oxfam. Comme d’autres organismes, l’organisation humanitaire Action contre la faim (ACF) avait continué à travailler dans le Nord, mais avait restreint ses programmes d’aide aux villes principales, comme Ansongo, Bourem, Gao et Ménaka, selon une déclaration en date du 25 janvier. Environ 15% des enfants de Gao souffrent de malnutrition aiguë. Le colonel Didier Dacko, chef des opérations de l’armée malienne, a indiqué que l’armée organisait un pont aérien pour transporter des médicaments destinés à l’hôpital et du carburant pour faire fonctionner les générateurs de la ville de Gao. Les forces maliennes continueront à traquer et à déloger tous les militants encore présents dans la ville, a-t-il dit. Source : www.irinnews.org Le journalisme d’enquête est très efficace mais sous-financé Gary Feuerberg Époque Times WASHINGTON – Le journalisme d’enquête a démontré qu’il est indispensable en matière de transparence et de responsabilité et a pris de l’ampleur partout dans le monde au cours de la dernière décennie. Certains gouvernements le financent, notamment Washington à travers USAID et le département d’État, tout comme certaines ONG, qui y voient un moyen de lutter contre la corruption et de faire la promotion de la démocratie et de la primauté du droit. Néanmoins, le journalisme d’enquête ne reçoit que 2% des fonds destinés au développement des médias autour du globe. La plupart des fonds sont utilisés à la formation de base et aux opérations, et non pas pour fournir les habiletés et les ressources pour vraiment aller en profondeur et découvrir des informations importantes. « Le journalisme d’enquête est extrêmement difficile », a expliqué Drew Sullivan le 16 janvier dernier lors d’un forum sur le soutien au journalisme d’enquête à travers le monde à Washington, D.C. « Il faut des décennies à quelqu’un avant de devenir un bon journaliste d’enquête », estime-t-il, ajoutant qu’il est impossible de maîtriser les trucs du métier avec une formation de trois jours. M. Sullivan est un journaliste d’expérience et un spécialiste du développement des médias, ayant mis sur pied et dirigé le Center for Investigative Reporting (CIN) en Bosnie-Herzégovine, une organisation médiatique régionale indépendante. David Kaplan, un autre journaliste d’enquête d’expérience ayant également participé au forum, décrit le journalisme d’enquête comme étant « méthodique, en profondeur », utilisant normalement des « sources de première main », de la « recherche originale » et une « vérification rigoureuse des faits ». Il implique souvent la révélation de secrets et l’utilisation poussée des données. Il y a aussi une « longue tradition de se concentrer sur la justice sociale et la transparence », affirme-t-il. M. Kaplan est actuellement le directeur du Global Investigative Journalism Network (GIJN), une association de plus de 70 organisations dans 35 pays qui soutiennent le journalisme d’enquête. Les ONG augmentent leur soutien Les organisations de journalisme d’enquête à but non lucratif ont joué un rôle crucial dans le développement de ce type de journalisme partout dans le monde. En 2007, le GIJN a identifié 39 de ces organisations – des centres médiatiques, des instituts de formation, des associations professionnelles, des groupes offrant des subventions et des réseaux en ligne – dans 26 pays. En 2012, le nombre est passé à 106 dans 47 pays. La plus importante de ces organisations aux États-Unis est ProPublica, qui avait un budget de plus de 10 millions de dollars en 2011. Le Center for Investigative Reporting et le Center for Public Integrity ont des budgets d’un peu plus de 5 millions de dollars. Dans les années 1970, il y avait peutêtre trois organisations à but non lucratif (OBNL) de ce genre. La première, le Fund for Investigative Journalism, a vu le jour en 1969 et elle finançait les journalistes locaux. Son premier récipiendaire fut Seymour Hersh, qui a enquêté sur le massacre de My Lai au Vietnam et qui a remporté un prix Pulitzer pour son reportage. Ceux qui préfèrent le silence Selon M. Sullivan, les OBNL qui tentent de faciliter le journalisme d’enquête au niveau local doivent faire face aux propriétaires de journaux qui ont leurs propres intérêts politiques. « Un nombre élevé de publications dans le monde ont des liens directs avec des organisations politiques ou criminelles, alors il y a peu de motivation [à aborder certains sujets]. » M. Kaplan a écrit dans le rapport Empowering Independent Media que des enquêtes ont permis de découvrir que « la moitié des propriétaires de médias à Bucarest, Roumanie, ont fait l’objet d’une enquête pour racket ou blanchiment d’argent ». M. Sullivan lui a indiqué dans une entrevue que son centre en Bosnie avait documenté quelque chose de similaire. « Il est peu probable que de tels propriétaires seraient disposés à commanditer des formations sur la manière d’enquêter sur le crime et la corruption ou de permettre à leurs rédacteurs de publier des articles percutants sur les abus de pouvoir au niveau local », écrit M. Kaplan. Les journalistes d’enquête doivent également faire attention à leur sécurité et composer avec des questions légales. « Nous avons des journalistes qui ont été menacés [et suivis]. Parfois, nous avons dû faire sortir un journaliste d’un pays très rapidement », explique Drew Sullivan. Les organisations œuvrant dans le développement des médias doivent « comprendre le risque légal de publier quelque chose sur Internet et d’assumer la responsabilité légale envers 220 pays à travers le monde », mentionne M. Sullivan. Sheila Coronel, directrice du Stabile Center for Investigative Journalism à l’Université Columbia, a cofondé le Philippine Center for Investigative Journalism (PCIJ) en 1989 avec quelques centaines de dollars et une machine à écrire, selon David Kaplan. Sous la direction de M me Coronel, le PCIJ est devenu « la norme à atteindre pour le journalisme d’enquête en Asie », écrit M. Kaplan. Le PCIJ est surtout connu pour sa série de reportages sur la fortune cachée du président Joseph Estrada, qui a été écarté du pouvoir en raison de ses détournements de fonds. « Les instructeurs [du PCIJ] ont pratiquement, à eux seuls, formé une génération de journalistes d’enquête aux Philippines et ont diffusé leur savoir-faire à travers l’Asie », écrit M. Kaplan. M me Coronel a tenté d’expliquer, lors du forum, certaines des raisons expliquant les succès du PCIJ. « Pendant plus d’un an, nous n’avions pas de financement, mais nous avions du contenu et nous devions démontrer que ce contenu était efficace. » Elle a dit à M. Kaplan que le journalisme devait atteindre des normes très élevées en matière d’exactitude. « Les articles passaient à travers plusieurs niveaux de révision. Nous avons attendu des mois juste pour obtenir l’autre version des faits, dont celle d’Estrada. » M. Kaplan a cité une étude réalisée par Transparency International en 2011 pour démontrer le degré de confiance mondiale envers le journalisme d’enquête pour lutter contre la corruption. Dans 30 différents pays, 3000 gens d’affaires ont été sondés. Près de la moitié (49%) ont affirmé qu’il était efficace pour lutter contre la corruption dans le domaine privé. Pratiquement tous les pays ont exprimé une plus grande confiance envers le journalisme d’enquête qu’envers les lois anticorruption. Fonds de développement des médias Le journalisme d’enquête ne constitue qu’une seule forme de développement des médias. En général, le développement des médias cherche davantage à renforcer les médias dans certains pays en les aidant à devenir plus indépendants et professionnels. Le Center for International Media Assistance (CIMA) estime que les subventions privées et publiques pour le développement des médias venant des États-Unis ont atteint 222 millions de dollars en 2010. Il s’agit d’une augmentation de 56% depuis 2006. Cette augmentation est surtout attribuée au financement du gouvernement américain offert à des médias en Irak et en Afghanistan. CIMA affirme que USAID (63 millions $) et le département d’État (44 millions $) sont les plus importants donateurs gouvernementaux. L’Open Society Foundations de New York est de loin le donateur privé le plus important (45–50 millions $). À l’échelle mondiale, près d’un demimilliard de dollars (487 millions $) ont été dépensés en aide internationale aux médias en 2010, dont 84% proviennent d’agences gouvernementales aux États- Unis et de l’Union européenne. Environ 12 millions de dollars, soit 2% du total, sont allés au développement du journalisme d’enquête, selon M. Kaplan. Toutefois, indique M. Sullivan, « Les donateurs s’intéressent probablement plus que jamais au journalisme d’enquête. » Ils recherchent le meilleur retour sur leurs investissements et « le journalisme d’enquête est souvent le genre de journalisme qui peut générer des changements dans une culture ».
ÉpoqueTimes 4 au 17 février 2013 Immobilier 7 Les Verrières sur le Fleuve Les secrets d’une copropriété bien gérée Nathalie Dieul Époque Times Comment gérer sainement une copropriété ? Il y a de nombreuses histoires d’horreur sur le sujet, souvent médiatisées. Pourtant, il existe aussi de belles histoires de copropriétés harmonieuses, qui font souvent moins parler d’elles, alors qu’elles sont bien gérées par des gens passionnés. Les Verrières sur le Fleuve à l’Île-des-Sœurs est une des premières copropriétés construites au Québec, dans les années 1980, par la Corporation Proment. Cette copropriété est un exemple de bonne gestion qui peut être inspirant pour de nombreux gestionnaires et administrateurs. Époque Times s’est entretenue avec Jan Towarnicki qui est depuis plus de 20 ans le directeur général de l’Autogestion Verrières I.II.III.IV.V, organisme responsable de la gestion de cinq des six tours de condos bien connues dans le paysage de l’Île-des-Sœurs. Les Verrières I à V forment un total de 660 appartements de luxe, construits à une époque où, au Québec, la copropriété était une habitation prestigieuse, avant qu’elle ne se démocratise et devienne populaire dans les années 2000. Le site choisi est enchanteur et rare : face au fleuve Saint-Laurent, de vastes jardins allant jusqu’à l’eau, avec tous les services à quelques minutes de marche, le centre-ville de Montréal à 10 minutes de voiture et un bon service d’autobus. Un ensemble de 660 condos, cela signifie un grand nombre de copropriétaires. Et pourtant, selon M. Towarnicki, les frictions sont rares parmi les copropriétaires : « On fait en sorte d’éviter les conflits le plus possible. » Quels sont donc les secrets de l’équipe de gestion pour obtenir un tel résultat ? Gestion indépendante du CA Le premier élément dans cette gestion saine est que celle-ci est indépendante du conseil d’administration. « Les administrateurs administrent, acheminent les directives à la gestion. Et, nous, on applique les décisions du conseil. Le fait qu’il y ait une administration autonome, qui est distincte des copropriétaires, qui n’est pas faite par les copropriétaires eux-mêmes, fait en sorte qu’il y a un tampon entre le conseil et les copropriétaires », explique le directeur général. Par exemple, si un copropriétaire fait trop de bruit, ce n’est pas un autre copropriétaire administrateur qui ira le rencontrer ou lui écrire, c’est le rôle de l’organisme Autogestion. Cela évite les tensions entre copropriétaires, qui peuvent ainsi continuer à se croiser dans l’ascenseur et autres parties communes sans problème. « Ça demeure dans le domaine du civilisé et de la courtoisie », soutient M. Towarnicki. Le conseil d’administration des Verrières est constitué de bénévoles. Dans certaines copropriétés, le fait que le conseil d’administration soit rémunéré parce qu’il fait le travail (réservé ici à l’organisme d’Autogestion) est souvent une source de conflits, puisque le conseil porte deux chapeaux. Beaucoup de communications La communication est le deuxième élément, très important pour l’Autogestion. « On a un site Internet, on diffuse l’information. Il y a peut-être 150 communiqués par année qui sont affichés. Les gens savent ce qui se passe dans leur copropriété, qu’ils soient résidents ou non », assure le directeur de l’organisme de gestion. Comme dans l’ensemble du marché de la copropriété, un bon nombre de copropriétaires des Verrières sont des investisseurs non résidents qui louent leur appartement, alors qu’ils habitent eux-mêmes parfois à l’étranger. Souvent, Les Verrières sur le Fleuve sont un ensemble de six bâtiments entourés de vastes jardins au bord du fleuve et de piscines extérieure et intérieure. Il s’agit d’une des premières copropriétés du Québec, construites à une époque où la copropriété était essentiellement une habitation de luxe. les copropriétaires étrangers constatent qu’ils sont mieux informés de ce qui se passe aux Verrières que là où ils habitent. Les communications se font dans deux langues, en français et en anglais. Cependant, l’équipe de l’Autogestion ne veut pas s’arrêter là : comptant déjà des employés capables de s’exprimer en espagnol et en arabe, elle vient d’embaucher une dame d’origine chinoise à la comptabilité, toujours dans le but d’améliorer la communication avec les copropriétaires. M. Towarnicki indique : « Ça nous permet, dans des cas plus complexes, de communiquer dans la langue du copropriétaire et aussi de nous mettre au fait des us et coutumes. » En effet, l’équipe essaie de prendre en compte des éléments tels que les dates des fêtes qui ne Nathalie Dieul/Époque Times Une vue incroyable dans une copropriété bien gérée à 10 minutes du centre-ville de Montréal : les copropriétaires des Verrières sur le Fleuve ont fait un excellent investissement qui prend de la valeur en permanence. Autogestion Verrières sont pas les mêmes selon l’origine des résidents lorsqu’elle planifie des travaux par exemple. La transparence De manière à éviter la suspicion par rapport au conseil d’administration, l’Autogestion met tous les procès-verbaux à la disposition des copropriétaires sur le site Web. Des rapports très détaillés rendent compte de la gestion dans les assemblées annuelles, et des documents volumineux sont émis quand il y a des dossiers complexes. « Avec les années, on a développé de la crédibilité face aux gens, parce qu’ils savent que ce qu’on annonce, on l’exécute d’une façon sérieuse. C’est dans l’intérêt de tous, parce que ce sont eux qui paient à la fin, c’est leur immeuble », souligne le gestionnaire. Évidemment, une saine gestion comprend une bonne utilisation de l’argent des copropriétaires et une bonne prévision des travaux à venir. Le fonds de prévoyance est bien constitué et l’argent est toujours au rendez-vous quand il y a des travaux à faire. Cela évite de demander des cotisations spéciales aux copropriétaires. Chaque année, un plan quinquennal de travaux et d’investissements leur est remis. Créer un sentiment d’appartenance Deux semaines avant de s’entretenir avec Époque Times, M. Towarnicki a Nathalie Dieul/Époque Times Les bâtiments des Verrières sur le Fleuve sont bien entretenus par un organisme de gestion. Qui pourrait croire que ces immeubles ont été construits dans les années 1980 ? constaté en lisant le journal de l’Île-des- Sœurs qu’il y avait 14 appartements à vendre aux Verrières, alors que 52 condos à vendre étaient annoncés aux Sommets, principal compétiteur avec des composantes socio-économiques très similaires. Pourquoi ? Aux Verrières, au fil des années, toutes sortes d’activités ont été mises en place par l’intermédiaire d’un comité de qualité de vie ; 70 bénévoles y sont actifs pour proposer, par exemple, taï-chi, aquaforme, entraînement sportif, club de billard, bridge, etc. Un comité de bienvenue accueille les nouveaux arrivants. Certaines activités sont entièrement gratuites, pour d’autres, il y a des frais pour payer le professeur qui se déplace. « Ça fait en sorte que les gens utilisent les espaces communs pour lesquels ils paient de toute façon », remarque le directeur de l’Autogestion. Copropriétaires aux Verrières V depuis la construction de l’édifice, Jacques Bellemare et sa femme Élisabeth Hone peuvent confirmer que ce sentiment d’appartenance existe et qu’il est bien plaisant d’y vivre. Il leur arrive même de recevoir des lettres de courtiers immobiliers qui leur offrent leurs services s’ils décident de vendre leur condo. Inutile de préciser qu’ils n’ont pas l’intention de le vendre de sitôt ! Pour en savoir davantage : www.verrieres.org Emprunter pour devenir propriétaire Nathalie Dieul Époque Times Devenir propriétaire est un rêve que caressent beaucoup de gens. Toutefois, pour que le rêve puisse devenir réalité, la plupart d’entre vous devront emprunter une partie de la somme nécessaire à l’achat de la maison ou du condo convoité, probablement le plus gros achat de votre vie. Calculez votre capacité à emprunter Avant même de penser à devenir propriétaire, la première question à se poser est : est-ce que j’ai les moyens d’accéder à la propriété ? Pour cela, le mieux est de commencer par évaluer sa capacité à emprunter, à moins, bien sûr, d’avoir l’argent comptant ! Pour avoir une idée du montant maximal que vous pouvez emprunter, vous n’avez pas besoin d’aller tout de suite voir un courtier hypothécaire. Vous pouvez commencer par vous référer à un calculateur hypothécaire, un simulateur disponible sur le site Web de la plupart des institutions financières. Vous devez entrer vos données dans le simulateur, vos revenus ainsi que vos dépenses actuelles et à prévoir (les frais de condo, les frais de chauffage, les taxes de votre future propriété, votre carte de crédit, vos emprunts, etc.). Vous pourrez faire plusieurs calculs en fonction du type de financement choisi, la durée de l’emprunt et la mise de fonds dont vous disposez. Il faut savoir que la principale donnée qui influe le résultat est votre ratio d’endettement : les coûts relatifs à l’habitation par rapport à vos revenus bruts mensuels. Chaque prêteur a ses propres normes de ratio d’endettement, mais celui-ci ne doit généralement pas excéder 33% pour avoir le droit d’emprunter. En règle générale, l’âge du demandeur n’est pas un facteur pour le montant du prêt. Ce qui influence le prêt accordé est principalement le revenu, la situation de crédit et la stabilité financière. Généralement, les gens qui ont une profession et un travail arrivent facilement à emprunter. La plupart des promoteurs immobiliers ont des ententes avec des institutions financières qui offrent des taux plus intéressants aux clients des promoteurs qu’à ceux qui achètent une propriété par l’intermédiaire d’un agent immobilier. Par exemple, « Samcon fait affaire avec les plus grandes institutions financières qui ont négocié des offres qui sont plus avantageuses pour vous », relate Dany Giroux, courtier hypothécaire Desjardins, une institution qui a des ententes avec le développeur Samcon. La mise de fonds L’idéal est d’avoir la mise de fonds la plus importante possible. Pour pouvoir emprunter, la mise de fonds doit être au minimum de 5% du prix d’achat. Cet argent peut provenir de l’épargne de la personne, du don d’un membre de la famille ou d’un proche. Il peut encore provenir de son REER, puisque vous pouvez retirer 25 000 $ par personne (soit 50 000 $ si vous êtes un couple) lors d’un premier achat. Si votre mise de fonds est de moins de 20%, vous devez obtenir les services d’un assureur hypothécaire (SCHL ou Genworth), ce qui vous coûtera en moyenne 2,75% du prix d’achat (par exemple 6000 $ sur un prêt de 200 000 $). Si votre mise de fonds est supérieure à 20%, vous pouvez accéder directement à un prêt traditionnel. Enfin, si la propriété que vous voulez acheter est une résidence secondaire qui sera occupée soit par vous, soit par un membre de votre famille (preuve à l’appui), une mise de fonds de seulement 5% est demandée à l’acheteur. Le conseiller hypothécaire Au lieu de faire ses premiers calculs sur Internet, ou après les avoir faits, vous pouvez prendre rendez-vous avec votre conseiller hypothécaire. Il s’agit de toute façon de l’étape suivante. Vous pouvez en rencontrer dans plusieurs institutions financières et comparer les offres qu’ils vous font. Lors de la rencontre, n’oubliez pas d’apporter les papiers qui permettront au courtier hypothécaire de faire les calculs : la confirmation de vos revenus (talons de paie, cotisations, T4, déclarations fiscales, revenus locatifs, etc.) et la confirmation de vos actifs (REER, placements, relevés de comptes, etc.). Une fois vos revenus et actifs confirmés par le conseiller hypothécaire, vous obtiendrez par la suite une confirmation qui s’appelle la « pré-approbation ». Ce document spécifie le montant maximum que vous pouvez emprunter. Cependant, attention : le montant maximum que vous pouvez emprunter ne signifie pas que vous devez absolument emprunter cette somme. C’est à vous de déterminer la somme que vous voulez emprunter, celle-ci devant être inférieure ou égale au montant maximum que vous pouvez emprunter. Une fois la pré-approbation en poche, vous êtes prêt à devenir propriétaire et à passer chez le notaire si vous avez déjà trouvé la propriété de vos rêves ! Un exemple de calculateur hypothécaire, celui de la Banque Nationale : http://tinyurl.com/calculateur



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