Époque Times Montréal n°349 4 fév 2013
Époque Times Montréal n°349 4 fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°349 de 4 fév 2013

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 5,0 Mo

  • Dans ce numéro : la bataille hivernale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 Voyage 4 au 17 février 2013 ÉpoqueTimes PRAGUE, LA BELLE DE L’EST 1 re partie Indissociable de l’image de Prague, le pont Charles, construit dès le XIV e siècle, fait figure de symbole de la ville. Charles Mahaux Christiane Goor Époque Times Mystique et troublante, au carrefour de diverses cultures européennes, paradis pour les amoureux, les artistes et les esthètes, Prague est sans aucun doute l’une des plus belles capitales d’Europe où la modernité côtoie sans complexe les vestiges du passé. Quand le visiteur découvre Prague pour la première fois, il se laisse d’emblée prendre au piège de son ambiance ouatée, empreinte d’une mystérieuse alchimie qui diffuse sur la ville aux cent clochers un souffle romantique qui ensorcelle. Cité des pas perdus Dans le lacis des ruelles pavées de la vieille ville, mille ans d’histoire se révèlent, à qui veut bien voir, au gré des façades qui conjuguent harmonieusement tous les styles. Un même quartier respire tour à tour le gothique, le baroque, l’art nouveau et le cubisme sans qu’aucun mouvement ne prenne le pas sur un autre, et le ravissement reste entier. On saisit mieux alors ces mots de l’écrivain Rainer Maria Rilke qui disait de Prague qu’elle était un gigantesque poème épique de l’architecture. Le cœur de la cité n’est qu’un dédale magique qui révèle la ville dans la ville : venelles ombreuses, passages couverts sous des voûtes médiévales ou des verreries art nouveau, entrées inattendues vers des cours secrètes, issues dérobées qui débouchent sur des ruelles désertes… L’ensemble exhale un mystère dont Kafka semble s’être nourri. Savoir où mènent les pas ne sert à rien. Le chemin aboutit toujours sur la grande place, véritable décor de théâtre pour musiciens d’un jour, saltimbanques et cochers juchés sur leurs calèches. L’effervescence est incessante, les terrasses sont bondées de badauds ; il suffit de tendre l’oreille pour entendre le monde parler, tant les langues qui s’y mêlent sont diverses. Les notes musicales de l’horloge astronomique et les automates qui entament heure après heure leur étrange ballet attirent la foule, figée d’admiration ébahie au pied de la tour. La légende veut que le maître horloger qui en construisit le mécanisme ait eu les yeux crevés pour l’empêcher de produire une horloge semblable. Toujours dans la vieille ville, le quartier juif abrite le plus vieux cimetière juif d’Europe, hanté aujourd’hui par les touristes. Les innombrables pierres tombales, près de 12 000, s’enchevêtrent dans cette étrange nécropole, comme si elles se disputaient quelques pieds de terre. Cependant, de l’ancien ghetto, il ne reste rien d’autre depuis qu’il a été détruit au début du siècle dernier pour cause d’insalubrité, laissant place à un superbe quartier Sécession (version tchèque et autrichienne de l’art nouveau) où s’imposent des maisons et des hôtels qui illustrent la vitalité architecturale de la capitale tchèque. Pour retrouver l’atmosphère de jadis, il faut s’enfoncer dans les bazars, les marchés aux puces, les brocantes où s’entassent pêle-mêle des poupées russes et du cristal de Bohême, des caméras d’espion et des cannes à pommeau d’argent. Véritable bric-à-brac d’où surgissent les souvenirs brisés d’une ancienne capitale d’Empire. Suite dans la prochaine édition



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