Époque Times Montréal n°348 21 jan 2013
Époque Times Montréal n°348 21 jan 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°348 de 21 jan 2013

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : la Birmanie serait maintenant plus libre que la Chine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 International 21 janvier au 3 février 2013 ÉpoqueTimes Intervention française au Mali : fallait-il y aller ? PLANÈTE QUESTION ET RÉPONSES Q ET R Le phénomène Facebook est-il positif ou négatif ? Affaires-stratégiques.info Réponses de Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) Jusqu’à présent la France semblait éviter de s’engager directement dans le conflit : qu’est-ce qui a changé aujourd’hui ? Est-ce un aveu d’échec de la CEDEAO et de l’Union africaine ? Effectivement la France est intervenue dans des conditions qui n’étaient pas prévues, mais ce qui a changé ce sont les évènements. La poussée des forces jihadistes sur la ville de Konna mettait Bamako en danger. On imagine aisément les répercussions stratégiques de la chute de la capitale malienne et l’ampleur du triomphe des jihadistes s’ils avaient fait chuter une capitale. Il fallait donc intervenir immédiatement. La France en avait la capacité à partir du moment où l’on prenait la décision. Les forces africaines arriveront peu après et viendront renforcer le dispositif mis en place. Le Mujao [Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest] a annoncé que le mouvement allait « frapper le cœur de la France », est-ce une menace crédible ? Le mouvement a-til les moyens de mettre ses menaces à exécution ? Quels intérêts français sont menacés dans la région ? Il n’y a jamais de risque zéro en matière terroriste. Le Mujao ne semble pas en mesure d’entreprendre des actions sur le territoire français, mais il est toujours possible de trouver des personnes prêtes à commettre un attentat. Le terrorisme ne doit pas inhiber la réflexion (ce qui se produit trop souvent) ni l’action. On ne peut pas ne rien faire sous l’effet de la peur au nom d’une menace terroriste, même s’il ne faut pas faire n’importe quoi au nom de cette même menace. Certains qualifient cette intervention de néocoloniale. Qu’en est-il ? Il ne s’agit pas d’une intervention néocoloniale. Il faut bien sûr être prudent dans l’utilisation de l’outil militaire. Certes, dans le passé, des interventions dites « humanitaires » ont mal caché des politiques de puissance, mais on ne peut pas mettre toutes les opérations militaires dans le même sac. Les interventions au nom de la supériorité des valeurs occidentales sont détestables. L’inaction face à un pays, un peuple en danger, l’est tout autant. Aujourd’hui, c’est le gouvernement du Mali qui a demandé l’intervention, et la population nationale l’approuve en grande majorité. L’intervention française est doublement légale puisqu’elle se fait sur la demande du gouvernement malien et en vertu d’une résolution du Conseil de sécurité. Les pays de la région la soutiennent. L’Algérie également puisque le pays a même permis le survol de son espace aérien. La Russie a voté la résolution en décembre au nom du maintien de l’intégrité territoriale du Mali. Qualifier cette intervention de néocoloniale tient plus du réflexe que de l’analyse. Facebook a des bons et des mauvais côtés. Ça peut être un excellent outil de communication, mais certains l’utilisent aussi pour intimider. C’est ce qu’ont appris les journalistes d’Époque Times de la Colombie à la Suède lorsqu’ils ont demandé aux habitants : le phénomène Facebook est-il positif ou négatif ? MEDELLIN, COLOMBIE ADRIANA MARIA ZAPATA BETANCUR, 30 ANS, ENSEIGNANTE Facebook est un outil de communication. Il est important puisque l’on peut créer des groupes d’étude et de recherche, mais en faisant du réseautage on peut aussi trouver beaucoup de gens malicieux. Il est donc préférable de ne pas afficher d’informations personnelles que d’autres peuvent utiliser pour causer des ennuis. CALIFORNIE, ÉTATS-UNIS KELLY MCMEANS, 29 ANS, ADMINISTRATION Parmi les choses positives avec Facebook il y a la facilité de reprendre contact avec des gens de notre passé peu importe à quelle distance ils se trouvent, alors ça c’est très bien. Cependant, un aspect négatif c’est que les gens peuvent être vraiment méchants entre eux, et ça peut être utilisé pour encourager l’intimidation. DUBAÏ, ÉMIRATS ARABES UNISMAYSSA HLAIHEL, 32 SABIHA NUZHAT, 22 ANS, ÉTUDIANTE Pour entrer en contact avec des amis, pour partager des récits de vie et des évènements, ou pour obtenir les dernières nouvelles sur ce qui se passe partout dans le monde, Facebook a démontré son succès. Chaque personne qui lit ceci est une preuve vivante que Facebook est un phénomène positif dans ce siècle. Personnellement, je le trouve très informatif et à jour sur ce qui se passe aux quatre coins du monde. Mark a certainement fait du bon boulot ! SAO MATEUS, MARANHAO, BRÉSIL FRANCISCO BRAS, 53 ANS, COIFFEUR Facebook m’aide à communiquer avec mes clients, je peux y organiser des rendez-vous. Ça m’aide aussi à rencontrer de nouvelles personnes. Le côté négatif, c’est que ma vie privée est exposée à beaucoup de gens. KAGEBO, SUÈDE IRENE FLEMSTROM, 72 ANS, RETRAITÉE Il y a du bon et du mauvais avec Facebook, et ça peut être amusant parfois. Le désavantage est que n’importe qui peut connaître votre vie privée. Personnellement, je ne l’utilise pas souvent, mais je constate que mes enfants et mes petits-enfants l’utilisent assez souvent et on peut y connaître toutes leurs vies personnelles. Ils parlent de ce qu’ils font et affichent beaucoup de photos. GRÈCE, ATHÈNES GIANNIS MILIOS, 43 ANS, ARTISTE Facebook est un outil comme les autres. Si on l’utilise de la bonne façon, les résultats sont positifs. Si on l’utilise de la mauvaise façon, les effets sont négatifs. Ça dépend comment on utilise la chose. Eric Feferberg/AFP/Getty Images Troupes françaises faisant leur arrivée dans une base militaire près de Bamako, Mali, le 15 janvier 2013. Extrait des Neuf commentaires Depuis la publication des Neuf commentaires sur le Parti communiste en novembre 2004 par le Dajiyuan (édition chinoise d’Époque Times), plus de 131 700 000 personnes ont démissionné du Parti communiste chinois (PCC) et de ses organisations. Nous republions donc ces commentaires ayant déjà une portée historique. Leur intégralité est disponible sur le site [www.epoquetimes.com]. Septième commentaire L’HISTOIRE DES TUERIES DU PARTI COMMUNISTE CHINOIS Conclusion À cause du blocus de l’information par le PCC, nous n’avons aucun moyen de savoir exactement combien de gens ont été tués lors des différents mouvements de persécution qui ont eu lieu sous son règne. Plus de 60 millions de personnes sont mortes dans les mouvements cités plus haut. De plus, le PCC a aussi tué des minorités ethniques dans le Xinjiang, le Tibet, en Mongolie intérieure, au Yunnan et dans d’autres régions ; il est difficile de connaître la vérité sur ces tueries. Le Washington Post a estimé que le nombre de personnes persécutées à mort par le Parti s’élevait à 80 millions. Outre ceux qui sont morts, nous n’avons aucun moyen de savoir combien de personnes ont été rendues infirmes, mentalement perturbées, enragées, déprimées ou paranoïaques à la suite des persécutions subies. Chaque mort en soi est une tragédie qui laisse de profondes cicatrices chez les membres de la famille des victimes. Comme l’a rapporté le Yomiuri News basé au Japon, l’enquête du gouvernement chinois central sur les 29 provinces et villes directement administrées par le régime montrait qu’environ 600 millions de personnes avaient été directement affectées par la Révolution culturelle, ce qui équivaut à la moitié de la population chinoise. Staline disait : « Une personne morte, c’est une tragédie. Un million de personnes mortes, ce sont des statistiques. » Lorsque Li Jingquan, ancien secrétaire du Parti communiste de la province de Sichuan, a été informé du nombre de morts causées par la famine dans la province de Sichuan, il a fait remarquer : « Quelle dynastie n’a pas vu des gens mourir ? » Mao Zedong a dit que « les accidents sont inévitables dans toute lutte. Il y a souvent des morts ». C’est le point de vue athée des communistes sur la vie. C’est pour cela que 20 millions de personnes sont mortes sous la persécution du régime de Staline, ce qui équivaut à 10% de la population de l’ex-URSS. Le PCC a tué au moins 80 millions de personnes dans diverses persécutions, également environ 10% de la population nationale. Les Khmers rouges ont tué deux millions de personnes, soit un quart de la population du Cambodge de l’époque. En Corée du Nord, le nombre de morts attribuable à la famine dépasse le million. Ce sont des dettes de sang à la charge des partis communistes. Les sectes sacrifient les gens et versent leur sang pour vénérer des spectres pervers. Depuis ses débuts, le Parti communiste n’a pas cessé de tuer – lorsqu’il ne pouvait pas tuer ceux qui étaient en dehors du Parti, il tuait même ses propres membres pour commémorer la « lutte des classes », « les luttes internes au Parti » et autres faux raisonnements. Il a même offert sur l’autel du sacrifice de son culte pervers son propre secrétaire général, ses généraux, ses ministres et bien d’autres. Nombreux sont ceux qui pensent que nous devrions donner au PCC le temps de se réformer, invoquant qu’il est aujourd’hui plus mesuré dans ses meurtres. Mais tuer une seule personne fait toujours de soi un meurtrier. Vu d’une perspective plus large, parce que tuer est la méthode numéro un du PCC pour diriger son régime basé sur la terreur, il tue peu ou beaucoup selon ses besoins pour rester au pouvoir. Les actions du PCC sont imprévisibles. Lorsque les gens n’ont pas un fort sentiment de peur, le PCC tue davantage pour accroître la terreur générale ; lorsque les gens ont déjà peur, en tuer quelques-uns suffit à maintenir la terreur ; lorsque les gens ne peuvent pas contrôler leur peur, il suffit au PCC d’annoncer son intention de tuer, sans avoir besoin de passer à l’acte. Après avoir expérimenté d’innombrables mouvements politiques meurtriers, les gens ont formé des réflexes conditionnés en réponse au PCC et il n’y a même plus besoin de mentionner le fait de tuer. Même l’utilisation de la critique de masse par la machine de propagande suffit à raviver la terreur dans la mémoire des gens.
ÉpoqueTimes 21 janvier au 3 février 2013 International 5 Les festivals traditionnels indiens sont bousculés par la modernité Le kolam de Deepalakshmi a remporté le premier prix dans son quartier de Puducherry, en Inde. Venus Upadhayaya/Époque Times Venus Upadhayaya Époque Times PUDUCHERRY, Inde – Lorsqu’elle était enfant dans son village natal de l’État de Tamil Nadu, en Inde, Gomathi attendait impatiemment la fête des moissons de Pongal à l’approche du Nouvel An. Vingt ans plus tard et habitant désormais dans la capitale de l’État, Chennai, elle s’ennuie des festivités et trouve que sa vie est coupée de la culture et de la tradition qui lui tiennent tant à cœur. « Nous étions chanceux que notre propriétaire à Chennai avait un manguier. Nous pouvions cueillir des feuilles et les suspendre sur notre porte », se rappelle Gomathi. Selon la tradition, les Indiens du Sud célèbrent Pongal en décorant leurs portes avec des feuilles de manguier et en dessinant des kolams (motifs dessinés à l’entrée des maisons avec de la poudre colorée). « Durant mon enfance, ma mère et toutes les femmes de mon quartier avaient l’habitude de se lever très tôt pour dessiner des kolams. [Ma mère] avait l’habitude de dire « Le soleil devrait se lever pour voir nos kolams. » Aujourd’hui, quand je me suis levée et que je suis sortie de notre maison à Chennai, il n’y avait personne dans les rues. Personne ne s’est joint à moi et j’étais seule à dessiner. Plus tard, les gens ont vu mon kolam comme s’il s’agissait d’une exposition ! » La célébration du Pongal – se lever tôt pour remercier le soleil, la nature et les vaches pendant quatre jours consécutifs – cadre mal avec le style de vie urbain dans les métropoles du Tamil Nadu, particulièrement à Chennai où beaucoup de gens vivent dans des appartements. Selon Gomathi, pour beaucoup de citadins, célébrer Pongal signifie regarder beaucoup de films. Toutefois, dans les zones résidentielles moins urbaines de l’État de Puducherry, les festivités traditionnelles étaient beaucoup plus visibles. Le premier jour du festival, les gens ont brûlé leurs vieilles possessions, comme les vieux lits de paille, les calendriers et les vieux vêtements. Le premier jour est un jour pour se libérer des vieilles choses et pour accueillir les nouvelles. Le deuxième jour du festival est célébré en faisant bouillir du riz avec du lait frais et du jaggery (un sucre non raffiné) dans de nouveaux pots en argile. Ce mets s’appelle le « pongal », et de là vient le nom du festival. La cuisson s’effectue à l’extérieur, dans la rue ou la cour audessus du kolam. Beaucoup de femmes peignent les pots en argile avec des couleurs vives. Avant Une femme participe à un concours de kolam sur la Promenade à Puducherry, en Inde. la cuisson, elles attachent des feuilles de manguier et de palmier autour du pot. Le riz cuit est offert au soleil à son lever en guise de gratitude pour la moisson. Tandis qu’on pouvait apercevoir les femmes de Puducherry dessiner des kolams dans maintenant les gens des villes ne cuisent que pour eux-mêmes. « La culture de partage n’existe plus. » Le troisième jour du festival, appelé « Muttu Pongal », était traditionnellement célébré pour remercier les vaches, La célébration du Pongal – se lever tôt pour remercier le soleil, la nature et les vaches pendant quatre jours consécutifs – cadre mal avec le style de vie urbain dans les métropoles du Tamil Nadu. la rue, aucune n’a été vue faire la cuisson à ciel ouvert. « Dans les villages, les gens cuisent encore [le pongal] avec un four en glaise, mais à Chennai j’ai dû le cuire sur mon four à induction. Dans les villes, on se sent mal à l’aise de le faire à l’extérieur où la rue est le seul endroit à ciel ouvert », explique Gomathi. Selon elle, autrefois, la cuisson servait tous les habitants du voisinage, mais qui jouent un rôle important dans la vie des agriculteurs. Tandis que les citadins de Chennai n’ont aucune raison de remercier le bétail, à Puducherry, les gens ont exprimé leur reconnaissance en dessinant des vaches comme kolams. Dans plusieurs zones de Puducherry, les kolams dans les rues étaient numérotés et certains étaient identifiés comme ayant remporté un prix. La jeune femme Deepalakshmi était très heureuse que Venus Upadhayaya/Époque Times son kolam ait remporté le premier prix parmi des centaines d’autres maisons de son quartier. Pendant que des ustensiles de cuisson séchaient au soleil, son frère était assis devant l’ordinateur dans leur petite maison avec une seule fenêtre. Deepalakshmi en est sortie et, se tenant près de son kolam, a dit : « Je me suis levée à 4 heures du matin pour le dessiner. Mes sœurs et moi avons pris deux heures et demie pour le terminer. » Traditionnellement, les kolams étaient dessinés avec de la poudre de riz et des poudres naturelles. Maintenant, on utilise plutôt de la poudre de craie ou de chaux, des couleurs synthétiques ou des cristaux de sel colorés, des produits très accessibles dans les régions côtières. Le kolam de Deepalakshmi a été confectionné avec des cristaux de sel colorés. Le premier jour de Pongal, avant le lever du soleil, environ 200 femmes ont participé au concours de kolam sur la Promenade organisé par le bureau de tourisme de Puducherry. Les concours sont une des manières par lesquelles les gens sont encouragés à conserver leurs traditions au cœur de la vie urbaine. Venus Upadhayaya/Époque Times Deux hommes tissent des guirlandes dans le marché de fleurs de Puducherry, en Inde. Ces guirlandes sont utilisées durant la fête des moissons pour décorer les maisons et aussi en guise d’offrandes dans les temples. Venus Upadhayaya/Époque Times Une potière époussette un pot d’argile dans un marché à ciel ouvert à l’occasion du festival de Pongal en Inde.



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