Époque Times Montréal n°347 7 jan 2013
Époque Times Montréal n°347 7 jan 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°347 de 7 jan 2013

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : les chefs d'Etat affluent sur Twitter.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 Voyage 7 au 20 janvier 2013 ÉpoqueTimes Las Ramblas, le cœur magnétique de Barcelone 1 re partie Christiane Goor Époque Times Las Ramblas, le cœur magnétique de Barcelone. Ville de Miró et de Gaudí, Barcelone est d’abord un grand port de la Méditerranée. Vue du large, elle ressemble à un éventail encaissé qui s’ouvre au fur et à mesure qu’on la pénètre. Son centre de gravité tient en son plus vieux quartier, le « casco antiguo », celui où tout voyageur se glisse avec la sensation d’une étrange intimité qu’il partage avec tous ceux qui, comme lui, se laissent emporter par la foule qui envahit chaque jour la promenade de las Ramblas. Les ailes largement déployées, un ange noir, tacheté d’étoiles dorées, est assis sur un banc, également noir et pailleté d’étoiles. D’une main, il tient une partition ouverte ; l’autre main est posée sur le dossier du banc, comme si l’archange attendait que quelqu’un ose s’asseoir à ses côtés. Il ne bouge pas, pétrifié dans un mouvement qui semble s’être figé sur une note perdue. Le temps s’écoule et l’ange noir reste impassible, indifférent aux passants pressés qui interrompent pourtant leur course pour lui jeter un regard surpris. Soudain, une jeune femme s’aventure et vient s’asseoir sur le banc. L’ange sort alors de sa quiétude et dans un gracieux mouvement d’ailes, il se met à siffler une joyeuse farandole qu’il termine par un léger baise-main. Rougissante, la jeune femme le quitte sous les applaudissements de la foule, plusieurs pièces viennent tinter au creux d’une sébile déposée au pied du banc. L’ange noir a repris sa place, muré une fois de plus dans son silence, dans l’attente d’une nouvelle visite. Le pouls de la ville L’avenue populaire de las Ramblas est, dit-on, la promenade qui réunit le plus grand nombre de statues vivantes au monde. On y rencontre, entre autres, Che Guevara, Charlie Chaplin, Sitting Bull, autant de gens du spectacle qui gagnent leur vie en se déguisant des pieds à la tête. Ainsi maquillés, ils s’installent sur une estrade et restent là, immobiles, des heures durant, jusqu’à ce que quelqu’un les félicite pour leur prestation. Quand ils entendent tomber une pièce de monnaie sur l’assiette, ils secouent leur apparente apathie et font un mouvement pour remercier la générosité de celui qui leur a offert une pièce d’argent. Ce ballet de saltimbanques et de musiciens de rue transforme l’avenue en un cirque improvisé pour le plus grand plaisir du public. Lieu incontournable de rendez-vous, las Ramblas est devenu la carte postale de la ville. Pour comprendre l’importance culturelle du site, il faut se souvenir du sens et de la tradition que recouvre le mot paseo : promenade en fin d’après-midi où autrefois les hommes et les femmes se croisaient, échangeaient des œillades et même certains lançaient des piropos, ces compliments joliment tournés pour accrocher l’attention des jeunes filles timides. Aujourd’hui, les jeunes gens se rencontrent sur les bancs d’école et dans les discothèques, mais la tradition de la promenade demeure, le long de las Ramblas. Le célèbre boulevard doit son nom à une petite rivière qui coulait jadis à cet endroit et que les Arabes, qui occupèrent un temps la ville, appelèrent ramia. Bordé de palais élégants et de demeures excentriques, il change de nom et de décor tous les cinq cents mètres. Rambla dels Estudis : des perroquets, des perruches, des tourterelles, des canaris et même des tortues. Rambla Sant Josep : des œillets et des roses, des hortensias et des frésias, de jolis bouquets ronds au parfum capiteux. Rambla de Canaletes : des piles de journaux, des guides de voyage, des livres anciens, des cartes postales et des calendriers. Assis à l’ombre des platanes, de vieux couples se rassemblent pour commenter toute cette foule qui défile, portée par le désir de voir mais aussi d’être vue, avant de s’abîmer, tout au bout de la promenade, dans la contemplation de la mer pointée du doigt par Christophe Colomb, dont la haute statue signale la fin du parcours de las Ramblas. Charles Mahaux Las Ramblas se prolonge par le Maremagnum, un vaste centre commercial et de loisirs qui offre une vue incontournable sur le vieux port et sa marina. Magie fascinante des spectacles offerts par les saltimbanques sur las Ramblas. Charles Mahaux Charles Mahaux La prestigieuse casa Figueras de 1906 abrite la 4 e génération de pâtisserie catalane et Christian Estribá est reconnu pour être le pâtissier baroque de Barcelone. Quelle que soit la saison, Las Ramblas attire chaque jour la même foule. Charles Mahaux



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