Époque Times Montréal n°347 7 jan 2013
Époque Times Montréal n°347 7 jan 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°347 de 7 jan 2013

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : les chefs d'Etat affluent sur Twitter.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 International 7 au 20 janvier 2013 ÉpoqueTimes L’ombre de la corruption dans la vie quotidienne en Inde Venus Upadhayaya Époque Times PUDUCHERRY, Inde – Les lumières se sont éteintes dans une école pour enfants défavorisés à Puducherry, une ville côtière dans le sud-est de l’Inde. L’enseignante n’avait pas versé le pot-de-vin pour l’électricité. L’enseignante intransigeante sur le plan moral, qui désire conserver l’anonymat et que nous appellerons « Archana », a refusé de graisser la patte des fonctionnaires du département local qui gère l’approvisionnement en électricité. L’électricité éclaire les résidences adjacentes à l’école, alors que la majorité des résidents ont versé des pots-de-vin. En Inde, c’est comme ça : pas de pot-devin, pas d’électricité. Le mouvement anticorruption en Inde a pris de l’ampleur en 2012, générant de grandes manifestations. Alors que le mouvement, lancé par la militante Anna Hazare, a réussi à provoquer un débat sérieux sur les lois et les politiques, rien n’a changé au jour le jour pour les Indiens qui continuent de succomber aux pressions d’un système corrompu. « Nous utilisons un générateur », mentionne Archana. « Je me demande pendant combien de temps je pourrai respecter mes principes. Puisque je construis un nouvel édifice pour l’école, je recherche des sources d’énergie alternatives afin de ne pas avoir à verser de pots-de-vin au département de l’électricité. » En dépit d’un budget extrêmement serré, l’organisation caritative d’Archana se bute à des fonctionnaires corrompus à chaque coin de rue. Lorsqu’elle a voulu faire une demande pour obtenir des fonds du gouvernement fédéral pour l’école, des responsables lui ont demandé une part de 10% du montant qu’elle obtiendrait. « Cela veut dire que si je demande Plus d’une centaine de dirigeants mondiaux sont sur Twitter Joshua PhilippÉpoque Times Présidents, premiers ministres et dictateurs sans scrupules s’enthousiasment pour l’idée d’utiliser la plateforme à140 caractères Twitter. L’institut de recherche Digital Policy Council (DPC) indique dans un nouveau rapport qu’en date de décembre 2012, 75% des chefs d’État ont maintenant un compte Twitter. Le DPC a commencé à recueillir des données au début 2010 et a observé le changement dans la façon dont les gouvernements communiquent avec le public. Le rapport mentionne qu’alors que le militantisme cybernétique augmente, un phénomène considéré par certains gouvernements comme une menace, plusieurs chefs d’État reconnaissent la valeur de communiquer par les médias sociaux. « N’importe qui peut envoyer un message @ à un dirigeant mondial et bien qu’il ne lira probablement pas le gazouillis, ce dernier pourrait attirer l’attention de son personnel », indique le rapport. « De plus, avec l’aide de Twitter, un message du gouvernement peut se répandre comme une traînée de poudre et atteindre une audience planétaire. » L’utilisation de Twitter est plus Des partisans du militant anticorruption Anna Hazare participent à un rassemblement le 29 juillet 2012 à New Delhi. courante dans les pays démocratiques, selon le rapport. Plusieurs pays victimes d’instabilité politique « continuent de voir les médias sociaux comme une menace ». Toutefois, Omar Hijazi, de Digital Day, a estimé que « Twitter deviendra un outil de communication pour pratiquement tous les chefs d’État en 2013 », selon un communiqué de presse. « Avec une société plus enhardie et connectée, les dirigeants mondiaux reconnaissent, maintenant plus que jamais, que les options pour communiquer avec leur électorat ont été redéfinies à jamais », affirme M. Hijazi. Le président américain, Barack Obama, est actuellement le plus populaire avec 24 millions d’abonnés. Le suivant de près, on trouve le président vénézuélien, Hugo Chavez, avec 20 millions d’abonnés. À ce jour, 123 dirigeants sur 164 pays recensés sont sur Twitter et utilisent soit leurs propres noms ou celui d’un bureau officiel. Certains y ont mis du temps. Selon un communiqué de presse, le premier ministre britannique, David Cameron, était plutôt réticent au départ, mais a joint les autres chefs d’État sur Twitter en octobre 2012. « Il faut s’adapter, j’imagine », a-t-il commenté. Sajjad Hussain/AFP/Getty Images 600 000 roupies (environ 10 000 dollars), je dois payer 60 000 roupies (1000 dollars) en pots-de-vin », explique-t-elle. « C’est une question d’attitude du public en Inde », estime Archana. « La corruption existe parce que nous ne nous comportons pas comme des citoyens normaux. Nous ne voulons pas faire la queue et attendre notre tour dans les bureaux du gouvernement et des services publics. Nous voulons nous faciliter la vie en soudoyant les fonctionnaires corrompus et ainsi nous rendons le système encore plus corrompu. » Archana n’est pas seule dans son combat. Pratiquement chaque personne en Inde a une histoire à partager dans laquelle elle a été forcée de soudoyer, a soudoyé volontairement pour contourner certaines règles ou a résisté à la corruption. Sampad, un spécialiste du sanskrit dans l’État oriental d’Orissa ne voulant pas révéler son nom complet, raconte comment les enseignants dans son village sont tourmentés par la corruption des responsables du ministère de l’Éducation. « Depuis plusieurs années, ces professeurs employés dans les écoles publiques sont très frustrés parce qu’ils sont obligés de verser une partie substantielle de leur salaire en pots-de-vin aux fonctionnaires du ministère de l’Éducation », explique Sampad. Si un enseignant refuse de payer, alors les fonctionnaires émettent un état indiquant que l’enseignant a déjà été payé, mais sans avoir déposé le salaire. « Ainsi, on se plie à la volonté des responsables corrompus. » Bien que la corruption soit répandue, elle est tout de même dissimulée et on n’en fait certainement pas l’étalage. Gopika Mahesh, une étudiante en ingénierie à Bangalore, raconte un incident survenu à son université qui a été étouffé pour protéger la réputation de l’établissement. « Mon ami n’avait pas bien étudié pour les examens de mathématiques », explique-t-elle. « Il a donné 2000 roupies au professeur et a obtenu les questions d’examen. Il a tout de même échoué, puisque les questions ont changé à la dernière minute. Il a ensuite donné 10 000 roupies au même professeur pour passer l’examen. Il y avait 68 étudiants à l’université qui avaient fait la même chose. » Elle indique que le professeur a été renvoyé et que les étudiants ont dû refaire l’examen, mais la nouvelle de l’incident n’a pas été divulguée au public. M me Mahesh a demandé que le nom de l’université ne soit pas publié pour qu’elle ne s’attire pas des ennuis. Un haut responsable de l’université souhaitant conserver l’anonymat a confirmé l’affaire. Beaucoup d’Indiens sont maintenant habitués de soudoyer, l’attitude prédominante est que graisser la patte n’est pas grave, aussi longtemps que les gens peuvent obtenir ce qu’ils désirent. Swati Ramanathan, cofondateur du Janaagraha Center for Citizenship and Democracy, estime que la « corruption provoque la corrosion de l’éthique et des valeurs de toute la société et affecte tous les aspects de nos vies quotidiennes ». Ramanathan affirme qu’il ne suffit pas de dénoncer la corruption dans les hautes sphères du pouvoir politique et qu’il est temps d’admettre que beaucoup d’Indiens ont jeté de l’huile sur le feu et ils portent une part du blâme. Le centre Janaagraha œuvre à responsabiliser les Indiens en créant un réseau pour se confesser, partager, résister et ultimement changer le système. Le centre a mis sur pied un nombre d’initiatives, dont la mise en ligne du site IpaidABribe.com (j’ai versé un pot-de-vin). Tandis que plusieurs militants et analystes en Inde parlent de réformer le système et que la corruption devrait être un enjeu majeur de la campagne électorale fédérale cette année, Swati Ramanathan et Archana estiment que le changement surviendra quand les Indiens vont refuser la corruption dans leurs vies de tous les jours. Sunaina Valecha, à Bangalore, a contribué à cet article. Un accès de colère aurait eu raison de Kim Jong-il Alex Johnston Époque Times L’ex-dictateur nord-coréen Kim Jong-il est décédé le 17 décembre 2011 dans un accès de colère après avoir pris connaissance de problèmes de construction à un barrage hydroélectrique, a indiqué une source à un quotidien sud-coréen. La centrale, qui devait fournir la moitié de l’électricité à la capitale Pyongyang, avait une grave brèche, rapporte le Chosun Ilbo. Quand Kim Jong-il a appris la nouvelle, il a perdu son calme et est ensuite décédé, selon la source. « Après avoir été informé de la brèche, Kim Jong-il a fustigé les responsables et leur a ordonné de la colmater », ajoute la source anonyme. « Il s’est empressé d’aller effectuer une inspection de la centrale, a été incapable de contenir sa rage et est décédé soudainement. » L’hydroélectricité est une source d’énergie extrêmement importante pour le pays communiste isolé, à un tel point qu’un barrage hydroélectrique se trouve au centre des armoiries nord-coréennes. Les médias officiels nord-coréens avaient affirmé deux jours après la mort du dictateur qu’il avait été victime d’une crise cardiaque alors qu’il voyageait dans son train privé. La centrale de Huichon était un des projets personnels de Kim Jong-il et elle était cruciale pour faire sortir de la noirceur l’économie staliniste de la Corée du Nord pour en faire un « pays puissant et prospère », selon le Chosun Ilbo. Selon The Independent, Kim Jong-il aurait visité le site de la centrale au moins huit fois. Lorsque le dictateur a entendu parler de la brèche dans le barrage, d’autres graves problèmes affectaient déjà d’autres projets, notamment une aciérie et des usines de textile qui devaient donner un coup de pouce à l’économie. La construction de la centrale de Huichon semble avoir été accélérée après la première pelletée de terre en 2009. Au départ, la centrale devait être construite en dix ans, mais elle a été achevée en avril 2012, soit sept ans plus tôt que prévu, à la suite de « pressions incessantes » de Kim Jong-il et de son fils et actuel dirigeant Kim Jong-un, selon le Chosun Ilbo. En conséquence, le barrage a plusieurs problèmes, notamment d’immenses fissures. « On ne parle pas que d’une simple fissure. La sécurité de tout le barrage est remise en question », a indiqué la source au quotidien. Actuellement, Pyongyang fait l’éloge de la centrale comme étant un des « grands accomplissements » de Kim Jong-il, selon The Independent. Wikipedia L’hydroélectricité est tellement importante pour la Corée du Nord qu’elle figure sur les armoiries du pays. ÉpoqueTimes ISSN#1712-8099 1099, rue Clark, bureau 2 Montréal QC H2Z 1K3 www.epoquetimes.com Téléphone : 514 931-0151 Télécopieur : 514 868-0843 Directeur Olivier Chartrand [olivier.chartrand@epochtimes.com] Rédaction Mathieu Côté-Desjardins [mathieu.cote-desjardins@epochtimes.com] Ventes Kathia Myriam Guay [kathia.myriam@epochtimes.com] Distribution John Halas Tirage : 10 000 exemplaires distribués gratuitement, en main et en présentoir, deux fois par mois au coeur de la ville de Montréal Publié par : La Grande Époque Inc. ÉpoqueTimes fait partie du réseau d’information le plus largement distribué au monde. Toute reproduction des annonces ou informations, en tout ou en partie, est interdite sans la permission écrite de l’éditeur. 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ÉpoqueTimes 7 au 20 janvier 2013 Appel à l’aide trouvé dans un produit du travail forcé en Chine International 3 La difficulté de transmettre un message hors d’un camp de travail forcé chinois Matthew Robertson Époque Times On ne connaîtra probablement jamais les détails derrière cet appel à l’aide des plus particuliers. La lettre de détresse d’un individu incarcéré dans un camp de travail forcé en Chine s’est rendue jusqu’au domicile d’une famille de l’Oregon, dans l’Ouest américain. Cette nouvelle a déclenché une discussion aux États-Unis sur les violations des droits de la personne en Chine et sur le côté obscur de la relation commerciale entre Washington et Pékin. En octobre dernier, Julie Keith, 42 ans, de Portland (Oregon) a sorti du placard une nouvelle boîte de décorations d’Halloween (Halloween Graveyard Kit) quelle avait mise de côté et y a trouvé un message provenant d’un camp de travail forcé chinois. « Lorsque j’ai retiré les blocs en polystyrène, une lettre est tombée. Je l’ai ouverte et elle provenait d’une personne d’un camp de travail en Chine appelant à l’aide. Je ne savais pas vraiment quoi faire avec ça », raconte-t-elle. Le contenu de la lettre rend perplexe. « Si vous achetez ce produit à l’occasion, veuillez s’il vous plaît transférer cette lettre à la World Human Right Organization », indique les premières lignes dans un anglais un peu écorché. « Les milliers de personnes qui sont ici persécutées par le gouvernement du Parti communiste chinois [PCC] vont vous remercier et se souvenir de vous à jamais. » Selon la lettre, les décorations d’Halloween ont été produites dans le tristement célèbre camp de travail forcé de Masanjia, à Shenyang, dans la province du Liaoning au nord-est de la Chine. « Les gens qui travaillent ici souffrent d’un châtiment durant en moyenne d’un à trois ans, mais sans avoir été condamnés par un tribunal. Beaucoup d’entre eux sont des pratiquants de Falun Gong, ils sont entièrement innocents [et sont ici] seulement parce qu’ils ont une croyance différente du PCC. Ils sont punis plus sévèrement que les autres », mentionne la lettre. Les détenus doivent travailler 15 heures par jour, sept jours sur sept, sinon ils subissent la torture et les passages à tabac et ils ne reçoivent que 10 yuans (environ 1,60 $) par mois, selon la lettre. Julie Keith a pris une photo de la lettre et l’a affichée sur sa page Facebook. Ses amis ont été bouleversés. Elle a été référée à Amnesty International, ensuite au quotidien The Oregonian qui l’a publiée le 23 décembre. La nouvelle a maintenant fait le tour du monde. Dans une entrevue avec New Tang Dynasty Television (NTD), M me Keith explique qu’elle a « effectué une recherche Google sur le camp de travail et j’ai été horrifiée par les histoires qui en sortent ». Les témoignages de survivants du camp de travail forcé de Masanjia font état de conditions extrêmement dures. Les gardes ciblent particulièrement les pratiquants de Falun Gong, comme mentionné dans la lettre, avec des méthodes de torture inimaginables. Zhao Suhuan, maintenant une militante des droits de la personne à New York, est une pratiquante de Falun Gong qui a été incarcérée à Masanjia. Dans une entrevue accordée au New Epoch Weekly, elle a décrit comment l’intérieur de ses cuisses a été attaqué par les gardes durant trois jours (en utilisant principalement leurs ongles). Les gardes ont ensuite botté et écrasé ses jambes meurtries et l’ont empêchée de dormir. Julie Keith de l’Oregon a trouvé cette note dans une boîte de décorations d’Halloween. Elle aurait été écrite par un détenu dans le camp de travail forcé de Masanjia, en Chine. Par la suite, elle a été ligotée et frappée derrière la tête. À une occasion, elle a été attaquée par des gardes armés de matraques électriques pendant cinq jours. Elle s’est fait battre si sauvagement qu’elle est devenue méconnaissable. Ces méthodes avaient pour objectif de lui faire renoncer à sa pratique du Falun Gong, mais elle n’a pas craqué. Elle habite maintenant aux États-Unis. Il existe beaucoup d’autres cas documentés impliquant le camp Masanjia, où les pratiquants de Falun Gong pourraient constituer la plus grande population. Pan Qi, par exemple, une autre pratiquante de Falun Gong habitant maintenant à New York, reconnaît les conditions dans lesquelles la lettre reçue par Julie Keith a été écrite. « Je sais comment on se sent parce que j’ai effectué le même travail forcé à Masanjia. Tous ces ornements et ces décorations, j’en ai fabriqué également et c’est très douloureux. Les heures de travail sont interminables », témoigne-telle. Les montres des détenus ayant été confisquées, Pan Qi ne pouvait déterminer quelle heure il était. En entrevue avec NTD, elle dit avoir calculé que les heures de travail s’étendaient de tôt le matin à environ 21 ou 22 heures. « S’il y a du temps supplémentaire, alors vous travaillez durant la nuit. Il n’y a pratiquement pas de repos, le jour suivant il faut encore travailler. Je ne savais pas qu’on pouvait forcer les gens à travailler de la sorte. Plusieurs personnes ont été poussées à la folie. Certaines ne pouvaient atteindre les quotas alors elles étaient enfermées dans une petite pièce. » Selon Levi Browde, directeur exécutif du Falun Dafa Information Center, Masanjia est particulièrement brutal avec la torture qu’on y pratique et les conditions extrêmes. « Contrairement à la plupart des camps de travail où les responsables incitent les détenus à torturer d’autres détenus, à Masanjia ce sont les responsables qui torturent et ils le font de manière systématique, selon d’ex-détenus », écrit M. Browde dans un courriel. Cette affaire a attiré l’attention de la section des enquêtes de l’agence de contrôle de l’immigration et des douanes américaines (Immigration and Customs Enforcement – ICE). « C’est une circonstance exceptionnelle », commente Andrew Munoz, agent de relations publiques du ICE à Seattle. « Normalement, nous ne pouvons confirmer ou nier l’existence d’une enquête mais, puisque l’information provient d’un média, ce n’est plus un secret maintenant, alors nous pouvons mentionner que nous avons commencé une Témoignage Guo Jufeng Guo Jufeng est un ingénieur de la ville de Dalian, province du Liaoning, qui a fui en Allemagne en 2008 après avoir été persécuté pour sa pratique du Falun Gong. Avant de quitter la Chine, il avait été arrêté à quatre reprises, envoyé dans trois camps de travail forcé et persécuté par 30 différentes méthodes de torture physique et mentale. Douze pratiquants de Falun Gong qu’il connaît personnellement ont été torturés à mort : sept d’entre eux étaient de Dalian, dont cinq avaient des enfants âgés de moins de dix-huit ans. Dernièrement, j’ai été étonné en lisant les informations au sujet de la lettre, appelant à l’aide, dissimulée dans une boîte de décorations d’Halloween expédiée de la Chine vers les États- Unis. Je me suis autrefois trouvé dans la même situation que la personne qui a écrit la lettre ! Cinq amis et moi avons réussi à dissimuler une lettre au sujet de la persécution du Falun Gong en Chine et à la transmettre au site Internet Minghui.org. Tout comme la personne dont l’appel à l’aide a fait la manchette partout dans le monde, je me trouvais également dans la province du Liaoning, en Chine. Il y a douze ans, j’ai été emprisonné pendant deux ans et demi dans le camp de travail forcé de la ville de Huludao en raison de ma pratique de la méditation Falun Gong. Mon compagnon Cao Yuqiang, qui a finalement été torturé à mort, et moi étions surveillés 24 heures sur 24 par deux criminels dans le but de nous empêcher d’échanger des informations sur la persécution. Un jour, j’ai eu l’idée d’essayer de trouver une manière pour communiquer avec le monde extérieur afin d’exposer la persécution. Le premier obstacle auquel nous faisions face était de ne pas avoir de papier ni de plume. Ainsi, alors que nous recueillions de plus en plus d’informations, ça devenait un défi de tout mémoriser. Afin d’aiguiser ma mémoire, je me répétais à moi-même l’information chaque jour, car je ne pouvais communiquer régulièrement avec Cao Yuqiang. Un jour, hors de nulle part, Cao m’a dit qu’il avait trouvé une recharge d’un stylo à bille. J’avais l’impression qu’il avait dû faire des pieds et des mains pour l’obtenir, mais je n’ai jamais eu l’occasion de lui demander comment il l’avait obtenue. Maintenant j’avais quelque chose pour écrire, mais rien sur quoi écrire. J’ai finalement réalisé que la seule option était le papier de toilette et que, pour éviter d’être surpris, j’allais devoir écrire le message après minuit. Je devais continuellement renforcer mon esprit pour vaincre la peur et l’anxiété, car toute pensée négative pouvait m’inciter à abandonner. Les questions et les doutes perturbaient mon esprit : enquête préliminaire. » Le ICE ne peut révéler plus de détails sur le cas « tant que nous n’aurons pas une manière d’appliquer la loi », ajoute M. Munoz. Dans cette affaire, il est difficile de déterminer si le ICE pourra faire quoi que ce soit. Le ICE dépend des autorités locales (dans ce cas, chinoises) pour « Est-ce que ça va fonctionner ? Comment allons-nous passer l’information à l’extérieur ? Pourrai-je endurer la torture si on me découvre ? Est-ce que d’autres prisonniers sont au courant de mon plan ? Attendent-ils pour me prendre sur le fait ? » J’étais certain que si mon plan était découvert, on allait me torturer sans merci avec des matraques électriques. Tout était très calme après minuit. Allongé dans mon lit, j’ai doucement sorti la recharge du stylo et le papier de toilette. Lorsque le prisonnier qui me surveillait se tournait, j’ajustais légèrement ma position pour créer le plus petit espace possible sous ma couverture de lit. Chaque fois que le prisonnier se tournait vers moi, je devais cesser immédiatement et ne plus bouger. Si ma mission était compromise, j’allais devoir avaler mes notes et dissimuler la recharge du stylo. Finalement, mon article détaillant la persécution a été complété, il comptait 2800 mots. Je le conservais sur moi avec précaution, mais je devais maintenant trouver une manière de le passer à l’extérieur. Quelques jours plus tard, un prisonnier m’a demandé : « Est-ce que je pourrais t’aider d’une quelconque manière ? » J’étais à la fois surpris et méfiant. Essayait-il de me tromper pour remettre mon article aux gardes ? Pouvais-je faire confiance aux paroles d’un prisonnier ? » J’ai réfléchi pendant quelques instants, puis j’ai dit : « Je dois aller aux toilettes. » En marchant dans le long corridor, je me demandais ce que j’allais faire. Il était difficile de prendre une décision, mais je devais me décider. Aux toilettes, j’ai rassemblé tout mon courage. J’ai ensuite demandé au prisonnier s’il pouvait me donner sa boîte de cigarettes. Il me l’a remise, j’ai pris ma lettre, je l’ai mise à l’intérieur et lui ai dit : « Je t’en prie, envoie-la à l’adresse à l’intérieur. Je t’en prie. » Durant les jours suivants, j’ai été extrêmement nerveux, ne sachant pas ce qu’il était advenu de la lettre. Je me demandais sans cesse ce que j’allais faire si les gardes entraient dans ma pièce avec des matraques électriques. Cette pensée me hantait, me submergeait comme l’océan, un sentiment très profond et suffocant. Le Ciel soit loué, cette lettre a finalement retrouvé un ami et il l’a immédiatement acheminée au site Internet Minghui. Avec ce rapport détaillant comment plusieurs pratiquants de Falun Gong étaient persécutés, la justice a été défendue. Je sais que j’ai été extrêmement chanceux. Sans intervention divine, j’imagine que personne n’aurait entendu parler de mon histoire ou de celle des autres pratiquants de Falun Gong. Malheureusement, quatre des vingt personnes impliquées dans cette histoire ont été torturées à mort. Maintenant, je ne peux être qu’encouragé : face à l’adversité, j’ai eu le courage et la conscience de vaincre le mal. Cette expérience m’a également fait réaliser de ne jamais perdre espoir quelle que soit la situation où je me trouve. l’aider dans ses enquêtes, avec l’objectif d’empêcher l’entrée aux États-Unis de produits du travail forcé. Cependant, le camp de travail de Masanjia est un instrument de l’appareil de sécurité du régime communiste alors, dans ce cas, les autorités locales sont impliquées dans les activités faisant l’objet de l’enquête. Idéal pour vos voyages d’affaires ou de plaisir Your best choice for business or holidays GRAPHISSIMO. IMO CA À partir de/From Duplessis 1 800 463-5255 Henri IV 1 866 520-2022 84 95 $ www.chateaurepotel.com



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