Époque Times Montréal n°345 26 nov 2012
Époque Times Montréal n°345 26 nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°345 de 26 nov 2012

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 14

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : intimité et élégance dans le Vieux-Montréal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 International PLANÈTE QUESTION ET RÉPONSES Q ET R Que pensez-vous du résultat de la présidentielle américaine ? Des gens de par le monde apprécient la réélection de Barack Obama à la présidence des États-Unis et espèrent qu’il pourra réaliser ses projets durant son deuxième mandat. C’est ce que les journalistes d’Époque Times de l’Australie à la Grèce ont appris lorsqu’ils ont demandé aux habitants : Que pensez-vous du résultat de la présidentielle américaine ? 26 novembre au 9 décembre 2012 ÉpoqueTimes Les médias sud-coréens préoccupés par les nouveaux dirigeants chinois Wen Long Époque Times Les résultats du 18 e Congrès du Parti communiste chinois sont de mauvais augure non seulement pour les Chinois, mais pour la Corée du Sud également, selon des médias sud-coréens. Le nouvel équilibre du pouvoir au sein du Comité permanent du Politburo semble favoriser la faction conservatrice de l’ex-dirigeant Jiang Zemin. Les médias sud-coréens craignent que cela vienne renforcer le régime tyrannique de Pyongyang et par le fait même nuire à Séoul. La faction de Jiang Zemin entretient des liens serrés avec ses camarades communistes nord-coréens. Deux nouveaux membres du Comité permanent, Zhang Dejiang et Zhang Gaoli, sont appelés « les deux Zhang » dans les médias sud-coréens. Tous les deux ont des liens avec la Corée du Nord et tous les deux ont été personnellement choisis par Jiang Zemin. Le Kim Il-sung de la Chine communiste Zhang Dejiang a étudié à l’Université Kim Il-sung en Corée du Nord pendant deux ans. Selon le quotidien sud-coréen Joongang Daily, Zhang Dejiang a développé une grande affinité avec la Corée du Nord, mais n’a visité qu’une seule fois la Corée du Sud. Lorsque Zhang Dejiang est entré en fonction dans la province du Guangdong, ses mesures répressives contre le quotidien chinois le plus libéral, le Southern Newspaper, lui ont valu le surnom de « Kim Il-sung de la Chine communiste ». Kim Il-sung est le fondateur du régime staliniste en Corée du Nord et grand-père de l’actuel dirigeant, Kim Jong-un. Zhang Dejiang s’est lié d’amitié avec Extrait des Neuf commentaires Jiang Zemin lorsque ce dernier a visité la Corée du Nord en mars 1990. Zhang avait alors voyagé avec Jiang, lui servant d’interprète. On rapporte que Jiang se tournait toujours vers Zhang pour obtenir conseil ou en cas d’urgence, selon le Joongang Daily. Le lèche-bottes Zhang Gaoli, l’autre Zhang, a gravi les échelons avec l’aide de Zeng Qinghong, ex-chef de la bande de Shanghai et proche associé de Jiang Zemin. Zhang Gaoli, tout comme Zeng Qinghong, serait passé maître dans l’art de la flatterie. Tous deux ont travaillé dans l’industrie pétrolière et sont appelés la « bande du pétrole » par les médias sudcoréens. Zeng Qinghong, agissant en véritable intermédiaire, a établi les liens entre Zhang Gaoli et Jiang Zemin. En 2000, Jiang Zemin a présenté son concept politique des « Trois représentations » dans la ville de Maoming, province du Guangdong, considérée comme le territoire de Zhang Gaoli à l’époque. Ceci a démontré la confiance de Jiang envers Zhang. De plus, lorsque Zhang Gaoli a dirigé le Guangdong de 1997 à 2001, il a souvent visité et apporté des soins au père de Xi Jinping, Xi Zhongxun, qui était allé au Guangdong pour récupérer. De cette manière, Zhang a développé une relation avec Xi Jinping, le nouveau secrétaire général du Parti communiste. Zhang Gaoli, tout comme Zhang Dejiang, serait brièvement allé à l’Université Kim Il-sung. Néanmoins, cette brève expérience d’études à l’étranger ne figure pas dans son curriculum vitae. Les médias sud-coréens estiment que les nouveaux membres conservateurs du Comité permanent du Politburo vont probablement continuer à collaborer avec la Corée du Nord avec une mentalité de guerre froide. Lintao Zhang/Getty Image Les nouveaux membres du Comité permanent du Politburo du Parti communiste chinois. De gauche à droite : Zhang Gaoli, Liu Yunshan, Zhang Dejiang, Xi Jinping, Li Keqiang, Yu Zhengsheng et Wang Qishan. Depuis la publication des Neuf commentaires sur le Parti communiste en novembre 2004 par le Dajiyuan (édition chinoise d’Époque Times), plus de 128 000 000 personnes ont démissionné du Parti communiste chinois (PCC) et de ses organisations. Nous republions donc ces commentaires ayant déjà une portée historique. Leur intégralité est disponible sur le site [www.epoquetimes.com]. VI. LES SCHÉMAS DES MEURTRES ET LEURS CONSÉQUENCES 1. L’idéologie meurtrière du PCC 3. Tiananmen Le PCC a ouvert le feu sur des étudiants sur la place Tiananmen le 4 juin 1989, en réponse aux revendications démocratiques qui ont suivi la Révolution culturelle. C’était la première fois que l’armée du PCC tuait publiquement des civils qui protestaient contre les fraudes, la corruption et la complicité entre les fonctionnaires gouvernementaux et les hommes d’affaires, et qui demandaient la liberté de presse, d’expression et de rassemblement. Pendant le massacre de la place de Tiananmen, le PCC est allé jusqu’à mettre MOOLOOLABA, AUSTRALIE EARL TAYLOR, 58 ANS, INSTRUCTEUR EN COMMUNICATION ET EN LEADERSHIP Je suis très content que Barack Obama ait été réélu à la présidence des États-Unis. Je crois que lorsqu’il est arrivé au pouvoir, ce fut symbolique pour le reste du monde pour de nombreuses raisons. Bien sûr, il est Afro-américain, c’est un grand pas en avant. Cependant, je crois aussi que ses politiques de justice sociale sont braves et différentes, même si elles sont difficiles à faire adopter. C’est ce qui nous différencie des autres pays dans le monde [...] Il est admirable. NEW YORK, ÉTATS-UNIS DERRICK CONNER, 38 ANS, GARDE DE SÉCURITÉ Obama fait du bon travail. Il n’a eu que quatre ans. Il faut lui donner une chance. Il faut lui donner un autre quatre ans pour voir s’il peut régler les problèmes auxquels font face les États-Unis. Romney ne se soucie que des riches, alors je suis content qu’Obama soit président pour un autre mandat. LIMA, PÉROU MARTIN RIOS, 50 ANS, PÉDIATRE En ce qui concerne le résultat de l’élection américaine, une victoire d’Obama semble très bonne car, selon ce que je sais, il va appuyer le libre-échange avec les pays d’Amérique latine, dont le Pérou. Quand à l’autre candidat, il ne semblait pas pencher en ce sens. Obama se soucie davantage de la communauté latine, qui l’a appuyé en votant pour lui. DUBAÏ, ÉMIRATS ARABES UNIS MAHA SIDAHMED, 27 ANS, MAÎTRE DE CONFÉRENCE Je suis contente du résultat. Obama était le choix le plus sensé et je suis contente que l’Amérique ait pris la bonne décision. Avec un deuxième mandat, j’espère qu’Obama pourra remplir un grand nombre de ses promesses et mettre en place ses politiques. Plus important encore, j’espère qu’il continuera à maintenir de bonnes relations avec le Moyen-Orient. ANGLETERRE CALLUM BUTLER, 19 ANS, GESTION Je suis très content qu’Obama soit demeuré au pouvoir. C’est mieux que Mitt Romney - je ne suis pas vraiment un partisan des républicains. Je ne suis pas d’accord avec leurs idéaux, tandis que Barack Obama a été très bon pour les soins de santé et le contrôle des armes à feu. Tenter de faire de l’Amérique un endroit sûr, un endroit où c’est plus facile d’habiter, un endroit plus heureux qu’il ne l’est actuellement. ATHÈNES, GRÈCE GRIGORIS GIANNOPOULOS, 24 ANS, PROPRIÉTAIRE DE BOULANGERIE Je suis content du résultat ! Ça me donne de l’espoir et c’est ce à quoi je m’attendais. Barack Obama va aider la Grèce plus que Mitt Romney. Septième commentaire L’HISTOIRE DES TUERIES DU PARTI COMMUNISTE CHINOIS en scène des gens brûlant des véhicules militaires et tuant des soldats dans le but de provoquer la haine entre l’armée et les civils. C’est d’ailleurs ce qui a provoqué la tragédie dans laquelle l’armée populaire a massacré son peuple. 4. Tuer les gens de croyances différentes Il est vital pour le PCC d’étouffer les croyances spirituelles. Pour que son hérésie trompe mieux les gens, dès son arrivée au pouvoir, le PCC a commencé par tenter d’éradiquer toutes les religions et les systèmes de croyances. Lorsqu’une croyance ancestrale a récemment resurgi – le Falun Gong – le PCC a brandi une fois de plus son couteau de boucher. La stratégie du PCC est de tirer avantage des principes du Falun Gong : « Authenticité-Bienveillance-Tolérance », et du fait que ceux qui le pratiquent ne mentent pas, ne commettent pas d’actes de violence et ne présentent aucune menace à la stabilité sociale. Par l’expérience acquise en persécutant le Falun Gong, le PCC est devenu plus performant pour éliminer les groupes ayant d’autres croyances. Cette fois-ci, Jiang Zemin et le PCC sont venus sur le devant de la scène pour tuer de leurs propres mains au lieu d’utiliser d’autres personnes ou d’autres groupes pour le faire. 5. Tuer les gens pour dissimuler la vérité Le droit pour les gens de connaître la vérité est un autre point faible du PCC ; il tue aussi les gens pour bloquer la circulation de l’information. Dans le passé, « écouter les émissions de radio ennemies » était passible de prison. Récemment, en réponse à des incidents multiples d’interception de canaux télévisés d’État pour clarifier les faits sur la persécution du Falun Gong, Jiang Zemin a émis l’ordre secret de « tuer sur le champ et sans merci ». Le PCC a mobilisé le Bureau 610 (une organisation similaire à la Gestapo nazie mise en place spécialement pour persécuter le Falun Gong), la police, les parquets, les tribunaux et une police Internet impressionnante pour espionner les gens jusque dans leurs moindres faits et gestes. 6. Priver les gens de leur droit de survie pour servir ses propres intérêts La théorie de révolution continue du PCC signifie en réalité qu’il n’abandonnera jamais son pouvoir. Actuellement, la fraude et la corruption à l’intérieur du PCC ont pris une telle ampleur que le pouvoir absolu est devenu incompatible avec le droit à la vie de la population. Lorsque des personnes s’organisent pour protéger leurs droits légalement, le PCC a recours à la violence, brandissant son couteau de boucher en direction des soi-disant « meneurs » de ces mouvements. Le PCC a déjà préparé plus d’un million de policiers armés pour atteindre ce but. Il est aujourd’hui beaucoup mieux préparé à tuer qu’il ne l’était lors du massacre de Tiananmen le 4 juin 1989, lorsqu’il a dû temporairement mobiliser sa force militaire. Toutefois, en forçant sa population dans une impasse, il s’y est lui-même engagé. Le PCC en est à un point tel de vulnérabilité que, comme dit le dicton chinois, « lorsque le vent souffle, il prend les arbres et l’herbe pour des ennemis ». D’après ce qui précède, nous pouvons voir que le PCC est un spectre pervers par nature. Quels que soient les changements dont il est capable – suivant l’endroit ou le moment – pour maintenir son pouvoir absolu, le PCC ne changera pas son histoire meurtrière : il a tué, il tue et tuera encore.
ÉpoqueTimes 26 novembre au 9 décembre 2012 Changement climatique JOHANNESBOURG – Un nouveau rapport publié quelques jours avant le début de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui doit se tenir à Doha, au Qatar, brosse un tableau déconcertant de ce à quoi ressemblerait la planète si un réchauffement de 4 °C se produisait d’ici la fin du siècle. Selon le rapport, intitulé Turn Down the Heat, Why A Four Degree Celsius Warmer World Must Be Avoided (Baissez le chauffage : Pourquoi un monde plus chaud de 4 °C devrait être évité), nous pourrions connaître une « nouvelle catégorie de vagues de chaleur », d’une ampleur jamais connue auparavant. D’ici quelques dizaines d’années, les vagues de chaleur qui sévissent actuellement en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient, avec des températures qui dépassent régulièrement les 40 °C, seront un souvenir agréable. Une hausse des températures de 4 °C d’ici la fin du siècle pourrait entraîner une diminution des réserves alimentaires mondiales et une élévation du niveau des mers et affecter du même coup des centaines de millions de personnes. Il n’y a par ailleurs aucune certitude que la planète peut s’adapter à un tel scénario, indique le rapport, une synthèse des plus récentes connaissances en matière de climat préparée par l’Institut de recherche sur l’impact du changement climatique de Potsdam (PIK) et l’organisation non gouvernementale (ONG) allemande Climate Analytics pour la Banque mondiale. L’adoption de mesures destinées à contrôler les températures mondiales en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES) est l’une des principales questions à l’ordre du jour de la Conférence de Doha. Signes de réchauffement Les signes de réchauffement de la planète sont de plus en plus apparents, selon le rapport. « La surface terrestre affectée par la sécheresse a probablement augmenté considérablement au cours des 50 dernières années, un peu plus rapidement que ne le prévoyaient les modèles climatiques. » La sécheresse qui a frappé les États- Unis en 2012 a affecté environ 80% des terres agricoles, ce qui en fait la plus grave sécheresse depuis les années 1950. Selon le rapport, les températures qui ont été enregistrées sont sans précédent. Depuis plusieurs années, des scientifiques tentent de convaincre les États de l’importance de contenir le réchauffement de la planète à moins de 2 °C d’ici la fin du siècle, sans quoi nous risquons une hausse de 4 °C. Or, même une augmentation de 2 °C des températures mondiales d’ici 2100 – inévitable selon plusieurs – aurait des effets catastrophiques, notamment l’aggravation du stress hydrique dans les pays arides et semiarides, l’augmentation de la fréquence des inondations dans les zones côtières de faible altitude, l’érosion côtière dans les petits États insulaires et la disparition de jusqu’à 30% des espèces animales et végétales. Prévisions du GIEC Les prévisions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’autorité mondiale en matière de changements climatiques, montrent qu’une hausse de 2,2 °C pourrait survenir d’ici 2050 si les émissions mondiales de GES demeurent inchangées. « D’après les données scientifiques disponibles, on peut chiffrer le risque d’un réchauffement climatique supérieur à 4 °C d’ici 2100 à environ 20%, et celui que ce seuil soit dépassé dès les années 2070 à 10%, et ce, même si les États respectent leurs promesses et leurs engagements actuels », indique le rapport de International Un monde plus chaud de quatre degrés Celsius IRIN News « Il apparaît que les réactions du système terrestre au changement climatique ne sont pas linéaires. Si nous dépassons le seuil du 2 °C pour nous approcher de celui du 4 °C, le risque de franchir le point de nonretour s’aggrave sérieusement. Le seul moyen d’éviter ce piège est de modifier nos modes actuels de production et de consommation. » Une nouvelle loi relative au statut des organisations non gouvernementales (ONG) russes est entrée en vigueur le 21 novembre. Cette loi stipule que toute ONG recevant des financements issus de pays étrangers sera désormais considérée comme un « agent de l’étranger ». Les ONG russes dénoncent une tentative de mainmise sur leurs activités par le pouvoir en place et un recul préjudiciable de la liberté d’expression. Ce projet de loi sur les ONG « agents de l’étranger » a été mis d’urgence à l’ordre du jour de la Douma, le Parlement russe, en réaction aux nombreuses manifestations ayant eu lieu à la suite des élections législatives de décembre 2011 ayant vu la victoire contestée du parti de Vladimir Poutine, Russie unie, et aux actes de violence lors de la marche de l’opposition du 6 mai 2012, à la veille de la nouvelle investiture de M. Poutine comme président de la Fédération. Le gouvernement russe a très vite soupçonné les gouvernements étrangers d’avoir soutenu, voire organisé ces manifestations. Ainsi, la loi sur les ONG « agents de l’étranger » a été adoptée par la Douma au tout début de l’été. Cette loi s’applique à toutes les ONG recevant une aide financière non russe et menant une activité politique. Celles-ci doivent s’enregistrer auprès du ministère de la Justice et préciser lors de toute activité publique, dans tout communiqué de presse ou rapport, leur statut d’« agents de l’étranger », sous peine Siegfried Modola/IRIN Une nouvelle catégorie de vagues de chaleur à l’origine de sécheresses plus intenses pourrait devenir la norme. PIK/Climate Analytics. « Le réchauffement ne s’arrêterait pas là », indique par ailleurs le rapport. « Vu la lenteur de la réponse du système climatique, les émissions et les concentrations de GES qui provoqueraient un réchauffement de 4 °C d’ici 2100 entraîneraient une hausse beaucoup plus importante des températures mondiales à long terme, soit 6 °C ou plus. Ce réchauffement donnerait lieu à une élévation de plusieurs mètres du niveau des mers. » « Il apparaît que les réactions du système terrestre au changement climatique ne sont pas linéaires. Si nous dépassons le seuil du 2 °C pour nous approcher de celui du 4 °C, le risque de franchir le point de non-retour s’aggrave sérieusement. Le seul moyen d’éviter ce piège est de modifier nos modes actuels de production et de consommation », a dit John Schellnhuber, le directeur du PIK, dans une déclaration. Russie : des ONG « agents de l’étranger » Affaires-stratégiques.info d’être condamnées à une peine de prison allant jusqu’à deux ans ferme et à une amende pouvant atteindre un montant de 9600 dollars. Cette nouvelle loi a suscité des réactions très vives au sein des ONG de défense des droits de l’homme. Le principal point de discorde concerne la définition précise de la notion d’activité politique. Lioudmila Alexeeva, du groupe Helsinki de Moscou explique ainsi : « Les auteurs de cette loi ont précisé que la politique c’est le fait d’influencer l’opinion publique. Mais que pouvonsnous faire d’autre ? Lorsque nous écrivons dans nos rapports que les droits de l’homme en Russie sont bafoués, nous exerçons une influence sur l’opinion publique, donc, nous nous occupons de politique. Ça signifie donc que l’on devrait s’enregistrer en tant qu’agents de l’étranger. » Lilia Chibanova, de l’association Golos (qui signifie « Voix »), quant à elle, estime que l’on ne peut associer les ONG à l’activité politique, et qu’« aucune organisation ne rentre dans cette catégorisation ». Si cette loi qualifiant ces ONG d’« agents de l’étranger » effraie, c’est plus la combinaison de celle-ci avec une autre loi sur les notions de haute trahison, d’espionnage et de secret d’État entrée en vigueur le 13 novembre, qui suscite une grande inquiétude au sein des ONG. D’après le texte de loi, sera également qualifié de haute trahison le fait de fournir « une aide financière, technique, consultative ou autre à un État étranger, une organisation étrangère ou internationale et à leurs représentants dont l’activité est dirigée contre la sécurité de la Russie ». C’est la première fois que les organisations internationales sont mentionnées dans une telle loi, ce qui fait craindre aux ONG qui seront désormais estampillées « agents de l’étranger » que cette étiquette constitue une circonstance aggravante en cas d’enquête et de condamnation éventuelle. De nombreuses ONG russes ont l’intention de boycotter cette nouvelle loi, avec les risques que cela comporte. 5 « Graves perturbations » Le rapport a pour objectif de « nous pousser à agir », écrit Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale, dans la préface. « Dans un monde plus chaud de 4 °C, les communautés, les villes et les pays risquent d’être confrontés à de graves perturbations, dommages et bouleversements, et ces risques seront probablement répartis inégalement. On peut supposer que les pauvres souffriront davantage et que la communauté mondiale sera encore plus divisée et inégalitaire qu’elle ne l’est aujourd’hui. » La vie telle que nous la connaissons actuellement pourrait subir des changements considérables. Au cours des 30 à 90 prochaines années, le sud de l’Afrique, les États-Unis, le sud de l’Europe, le Brésil et l’Asie du Sud-Est pourraient être affectés par des sécheresses plus fréquentes et plus intenses, indique le rapport, citant de nouvelles études. D’ici la fin du siècle, 43 à 50% de la population mondiale vivra dans des pays qui souffrent de pénuries d’eau, contre 28% aujourd’hui. Dans les pays tropicaux d’Amérique du Sud, en Afrique centrale et dans toutes les îles tropicales du Pacifique, « les températures extrêmes deviendront la norme pendant toute l’année », indique le rapport. En fait, les mois qui sont actuellement les plus frais dans ces pays pourraient devenir encore plus torrides que les mois les plus chauds d’ici 2100. D’après les projections établies pour 31 pays en développement, les deux tiers des risques d’inondations extrêmes concernent 10 villes seulement. Voici les principales conclusions du rapport : • Les vagues de chaleur extrême, qui, dans un monde sans réchauffement climatique, ne devraient survenir qu’une fois toutes les quelques centaines d’années, séviront presque tous les étés dans de nombreuses régions. Leurs incidences ne seront pas réparties uniformément. Les hausses de température les plus importantes devraient survenir dans les zones terrestres et varier de 4 à 10 °C. On devrait s’attendre à des hausses de 6 °C ou plus des températures mensuelles estivales moyennes dans la région méditerranéenne, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et dans certaines parties des États-Unis.• On observera vraisemblablement une élévation de 0,5 à 1 mètre du niveau moyen des mers d’ici 2100, et des niveaux plus élevés sont également possibles. Certaines des villes les plus vulnérables à ce phénomène sont situées au Mozambique, à Madagascar, au Mexique, au Venezuela, en Inde, au Bangladesh, en Indonésie, aux Philippines et au Vietnam.• Les régions les plus vulnérables se trouvent en zones tropicales, subtropicales et polaires, où de multiples impacts risquent de s’additionner.• L’agriculture, les ressources en eau, la santé humaine, la biodiversité et les services écosystémiques seront vraisemblablement gravement touchés. Ces répercussions pourraient engendrer de vastes déplacements de populations, réduire la sécurité et perturber les systèmes économiques et le commerce.• De nombreux petits États insulaires risquent d’être incapables d’assurer la survie de leur population. La Banque mondiale a exhorté les pays à entreprendre un virage vers une économie plus verte, à réduire leur consommation de combustibles fossiles et à investir dans des infrastructures capables de supporter des températures extrêmes et d’autres chocs climatiques. Source : www.irinnews.org Mais, selon elles, l’entrée en vigueur de la loi ne suffit pas à pouvoir faire intervenir un organisme étranger sur la question. Ainsi, elles estiment qu’en cas de sanctions par le gouvernement russe, elles disposeront d’assez d’éléments tangibles pour saisir la Cour européenne des droits de l’homme et éventuellement obtenir une décision de justice en leur faveur. Sources : RFI, Ria Novosti, RTBF Alexei Nikolsky/AFP/Getty Images Le président russe, Vladimir Poutine, est fidèle à lui-même en renforçant l’autoritarisme en Russie.



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