Époque Times Montréal n°345 26 nov 2012
Époque Times Montréal n°345 26 nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°345 de 26 nov 2012

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 14

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : intimité et élégance dans le Vieux-Montréal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 Science Les chiens ayant vécu la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi, provoquée par l’énorme séisme de magnitude 9,0 au Japon l’année dernière, ont tendance à avoir des symptômes semblables au syndrome de stress post-traumatique (SSPT) selon une étude récente. Selon un article publié le 11 octobre dernier dans Nature’s Scientific Reports, de nombreux chiens avaient été abandonnés dans la préfecture de Fukushima après la fusion de l’usine causée par un tsunami le 11 mars 2011. De nombreux chiens étaient livrés à eux-mêmes et certains vivaient dans un état semi-sauvage dans la zone d’exclusion de 20 km autour de la centrale de Fukushima. En raison de l’évacuation forcée des personnes habitant dans la zone où les niveaux de radiation émis par la centrale sinistrée étaient élevés, des milliers de personnes ont dû se séparer de leur chien. Des chercheurs de l’Université d’Azabu au Japon ont comparé des chiens de Kanagawa – une autre région du Japon – qui ont été abandonnés en 2009 et en 2010, avec 17 chiens de Fukushima qui ont été livrés à eux-mêmes après la catastrophe. Les chiens ont tous été pris en charge par un programme spécial d’aide, leur donnant un dressage et des soins afin qu’ils puissent être envoyés dans des familles adoptives. Après plusieurs semaines, les chercheurs ont constaté que les niveaux de cortisol chez les chiens de Fukushima étaient plus élevés que chez les autres chiens. « Les chiens de Fukushima ont montré d’une manière significative une plus faible agressivité envers des personnes non familières, leurs capacités d’entraînement ainsi que leur attachement à leurs gardiens étaient réduits. De plus, les niveaux de cortisol urinaire chez les chiens de Fukushima étaient de 5 à 10 fois supérieurs à ceux des chiens abandonnés dans une autre région du Japon », ont-ils noté dans leur étude. « Ces résultats suggèrent que les chiens de Fukushima ont subi une crise extrêmement stressante. » Bien que les personnes touchées par la catastrophe se rétablissent et peuvent revenir lentement à une vie normale, l’impact psychosomatique sur leurs chiens de compagnie semble irrévocable. 26 novembre au 9 décembre 2012 ÉpoqueTimes Après Fukushima, les chiens aussi souffrent de symptômes semblables au syndrome de stress post-traumatique Alex Johnston Époque Times Le changement climatique affecte la biodiversité et met en péril les abeilles sauvages des hautes montagnes. Les chercheurs de l’université allemande de Würzburg, des biologistes ainsi que les professeurs Bernhard Hoiss, Jochen Krauss et Ingolf Steffan-Dewenter ont étudié les abeilles dans un espace naturel du parc national de Berchtesgaden. Le parc national de Berchtesgaden est situé dans le sud-est de l’Allemagne, en Bavière, il s’étend sur 210 km 2. C’est le seul paysage alpin d’Allemagne et il a été reconnu réserve de la biosphère par l’UNESCO en 1990. Selon le professeur Bernhard Hoiss, « le parc de Berchtesgaden est idéal pour cette étude, car il possède plusieurs échelons d’altitude ainsi que plusieurs niveaux de climat ». En effet, le réchauffement climatique est visible dans les hautes montagnes, il affecte la biodiversité. Les plantes, les animaux et les abeilles souffrent aussi de ce bouleversement. Le devenir des abeilles sauvages du parc national Les glaciers fondent, les terres dégèlent, les plantes endémiques disparaissent, car elles souffrent du réchauffement climatique ; les abeilles sauvages se terrent dans les sous-sols, à la recherche d’un peu de fraîcheur. Les montagnes du parc national de Berchtesgaden s’élèvent de 600 à 2000 mètres d’altitude. Les explorateurs de l’université de Würzburg ont répertorié 87 espèces d’abeilles sauvages dans le parc national. Parmi celles-ci, 19 sont des bourdons. Les colonies d’abeilles vivant à basse « Il est normal, considérant l’impact psychologique de la catastrophe, que les humains et les animaux de compagnie Les trous noirs supermassifs dévorent l’équivalent de plusieurs centaines de soleils par an Héloïse Roc Époque Times Des scientifiques de l’Université de Cambridge ont utilisé un nouveau système d’infrarouge pour scruter le ciel. Ce moyen détecte l’invisible caché derrière d’épaisses couches de poussière. Ainsi, les chercheurs ont pu découvrir d’énormes trous noirs au centre d’une lointaine galaxie. Les résultats de ces recherches ont été publiés dans la revue mensuelle de la Société royale d’astronomie. Un trou noir est une région de l’espace où l’attraction de la gravité est si forte que rien ne peut s’échapper, pas même la lumière. Les chercheurs ont analysé pour la première fois l’origine des jets de matière et de radiation émis par certains trous noirs. En effet, les jets sont si puissants qu’ils peuvent exclure l’expansion des galaxies. Par l’observation, les chercheurs pensent qu’ils ont vu l’Univers primordial et un certain nombre de trous noirs géants. Ils ont observé 400 trous noirs dans la partie de l’Univers visible faite au moyen d’appareils d’observation sophistiqués. Un trou noir super géant situé dans la constellation de la Vierge Cependant, le plus extrême dans l’étude est un trou noir supermassif appelé « ULASJ1234 0907 » qui est situé en direction de la constellation de la Vierge, il est éloigné de la terre de 11 milliards d’années-lumière. « Il apparaît tel quel dans l’Univers primitif », disent les chercheurs. Ce trou noir monstrueux est gigantesque, il dépasse le soleil de 10 milliards de fois sa masse et surpasse notre Voie lactée de 10 000 fois sa masse. Ce trou noir massif n’a jamais été observé à ce jour. Docteur Banerji Manda, auteur principal de l’article, altitude sont plus importantes, car les prés situés en hauteur se sont réchauffés. Les colonies s’entassent en communautés, elles s’organisent et créent des nids souterrains, à la recherche d’un peu de fraîcheur. Les abeilles qui s’établissent dans les hauteurs alpines ont un espace de pollinisation réduit, elles ne disposent que d’une faible zone de distribution et d’alimentation. En effet, les fleurs sont désormais utilisées par les autres abeilles pour se nourrir. Ainsi, Bernhard Hoiss commente : « La réduction de la concurrence pourrait contraindre les abeilles sauvages [espèces endémiques], adaptées à la montagne, à disparaître ; par contre, celles des plaines qui aiment la chaleur deviendraient dominantes dans les espaces alpins. » Ainsi, la survie des abeilles sauvages spécialisées dans les hauteurs alpines serait en péril. Pour les pays situés à des latitudes élevées, l’effet est le même, par exemple le nord de la Scandinavie. Les répercussions sur la flore La perte programmée des abeilles sauvages aura une incidence sur la pollinisation, car les espèces végétales endémiques sont riches et rares dans ces régions, elles pourraient bien disparaître. Nous savons en effet que la pollinisation faite par les insectes, tels que les abeilles, contribue à la croissance de 66% des cultures mondiales utilisées pour la production à l’intention des hommes. La pollinisation contribue à la vie de la plupart des espèces végétales sauvages, soutiennent les chercheurs de l’université de Würzburg, en Allemagne. « Enfin, les pollinisateurs sauvages constituent une contribution inestimable pour maintenir la diversité des plantes sauvages », explique le professeur Ingolf Steffan-Dewenter. « Plus important encore, la pollinisation requiert une vaste gamme de pollinisateurs ayant des soient l’objet de soins de longue durée et d’attention particulière », ont conclu les scientifiques. Les abeilles sauvages des hautes montagnes menacées Héloïse Roc Époque Times Les cultures maraîchères et fruitières dépendent largement des pollinisateurs. déclare : « Ces résultats pourraient avoir un impact significatif sur l’étude des trous noirs supermassifs. Les trous noirs n’ont jamais été vus jusqu’à présent, ils étaient cachés par la matière. Actuellement, les astronomes sont capables de voir et d’observer le rayonnement de ces systèmes ». Il ajoute : « Bien qu’ils soient étudiés depuis longtemps, les nouveaux résultats montrent des matières massives cachées de notre vue. » Les trous noirs nouvellement découverts sont très voraces, ils dévorent l’équivalent de plusieurs centaines de soleils par an, c’est très impressionnant. Les chercheurs veulent comprendre les processus physiques qui régissent la croissance des trous noirs supermassifs. Getty Images Photo de l’Agence spatiale européenne, montrant un trou noir supermassif. Avec ce type d’imagerie, les scientifiques ont vu l’énergie extraite d’un trou noir. Vijay Cavale/Wikimedia Commons Athit Perawongmetha/Getty Images Un chien sans maître errant à 6 km environ de la centrale nucléaire de Fukushima. Les collisions créent des étoiles et nourrissent les trous noirs Les trous noirs supermassifs sont désormais connus, ils résident au centre de toutes les galaxies. Dans les immenses galaxies de l’Univers, les trous noirs pourraient croître grâce aux violentes collisions qu’ils ont avec d’autres galaxies. Cependant, ces collisions provoquent la formation d’étoiles et fournissent bien entendu de la nourriture aux trous noirs. Ces collisions produisent de la poussière dans les galaxies. Cette poussière est méprisée par le trou noir pendant une courte durée car il est rassasié. L’exemple le plus spectaculaire des poussières près d’un trou noir se situe dans la galaxie Markarian 231, elle est située à 600 millions d’années-lumière de la Terre. Des études précises avec le télescope spatial Hubble ont mis en évidence que la galaxie Markarian 231 a subi un choc violent avec une autre galaxie dans un passé récent. ULASJ1234 0907 est une version extrême de cette galaxie voisine, elle indique que les conditions de vie dans l’Univers primordial étaient autrefois instables et inhospitalières. Lors de cette étude, l’équipe de Cambridge a utilisé le télescope infrarouge du Royaume-Uni pour mener ses recherches. Ce télescope a permis d’aller au-delà des poussières cosmiques et ainsi de localiser pour la première fois les trous noirs géants. Le professeur Richard McMahon, coauteur de l’étude, a déclaré : « Ces résultats sont particulièrement excitants, car ils révèlent de vrais résultats et ces images par infrarouge sont superbes. » Les chercheurs vont affiner leurs observations avec le nouveau télescope cosmologique d’Atacama qui est situé dans le désert d’Atacama au nord du Chili. Ce télescope scrutera le ciel en microondes et en haute résolution. préférences différentes pour les fleurs ainsi qu’une activité quotidienne et saisonnière différente. Il est trop risqué de s’en remettre uniquement aux populations gérées d’abeilles, lesquelles sont également en déclin. Aussi est-il absolument vital de conserver les habitats des pollinisateurs et de mettre en œuvre des pratiques agro-environnementales pour renforcer les ressources en plantes sauvages et les sites de nidification pour les abeilles dans les paysages agricoles. » L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de consommer au minimum 400 grammes de fruits et de légumes par personne et par jour. Cependant, des études ont montré que plus de 50% des foyers européens sont bien en dessous de cette quantité. Si le problème de la pollinisation n’est pas résolu, ce chiffre risque alors de croître. Les chercheurs précisent que si les fruits et les légumes viennent à disparaître de l’assiette du consommateur, des problèmes de santé publique feront leur apparition dans le monde. Henri Clément, président de l’Union nationale des apiculteurs français (UNAF) affirme que « tous les pollinisateurs sauvages sont en déclin ». Selon lui, 35% des ressources alimentaires dépendent de la pollinisation assurée par les insectes. Selon le portail Gouv.fr, il est estimé que le labeur des abeilles équivaut à 153 milliards d’euros par an, s’il fallait le remplacer par du travail humain. Ce qui, selon Henri Clément, se fait déjà dans le Sichuan, en Chine, où l’on assure la pollinisation à la main, faute d’abeilles. En effet, les producteurs sont réduits à fertiliser les fleurs de poiriers à la main, les pollinisateurs et les plantes à pollen de la région ayant été détruits par une utilisation abusive de produits chimiques. Les cultures maraîchères et fruitières dépendent largement des pollinisateurs.
ÉpoqueTimes 26 novembre au 9 décembre 2012 Emplacements des présentoirs• Café Dépôt, 150 Ste-Catherine Ouest, complexe Desjardins• Palais de justice• La tour Radio-Canada• Galerie du Parc, 3575 Parc• Métro McGill, sortie 20/20• Marché Tau, 4238 Saint-Denis• Édifi ce Balfour, 3575 St-Laurent• Centre de commerce mondial• Édifi ce Berman, 4040 St-Laurent• Le Commensal, 1204 McGill College• Jean Coutu, Mont-Royal coin Berri• Omer De Serres, 334 St-Catherine est• Second Cup et Café Dépôt, Place Dupuis• Guy-Favreau Y Centre, 200 boul. René-Lévèsque ouest• Terra verde, 159 Saint Antoine ouest, Palais des Congres• Pâtisserie St-Louis de France, 3575 Berri Métro Sherbrooke• Café étudiant de L’Institut d’Hôtellerie, Métro Sherbrooke• Second Cup, au coin des rues McGill et Président-Kennedy Nouvelle session de cours personnalisés de Ballet contemporain et de Santé pour le dos Me Daniel Caisse AVOCATS -LAWYEARS Depuis 1983 Tél.:514-288-2250 Courrielinfo@danielcaisseavocats.ca 4, rue Notre-Dame Est,suite 601, Montréal, QC H2Y 1B8 11• Café Suprême, Place Bonaventure, 800 rue de la Gauchetière• Café Panfi ore, 1080 Beaver Hall, coin Belmont, Métro Square-Victoria• Vieux Duluth express, 800 rue de la Gauchetière, Métro Bonaventure• Jardin du Plateau, 933 Mont-Royal est• Boulangerie Premiere Moisson 860 Mont-Royal est• Bibliothèque Mont-Royal, 465 Mont-Royal est• Bibliotheque Mile End, 5434 av.du Parc• Banque Laurentienne, 1100 Mont-Royal est• YMCA, 5550 av. du Parc• YMCA, 1440 rue Stanley 5 e étage• Caisse populaire, 1145 Bernard ouest• Bibliothèque publique d’Outremont, 41 St-Just Ave.• Banque Laurentienne, 1447 av. Van Horne• Clinique Medical Plateau Mont-Royal, 1374 Mont-Royal est, suite 103• Société de développement de Montréal, 330 rue Champs de Mars



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