Époque Times Montréal n°345 26 nov 2012
Époque Times Montréal n°345 26 nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°345 de 26 nov 2012

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 14

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : intimité et élégance dans le Vieux-Montréal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 International ÉpoqueTimes ISSN#1712-8099 26 novembre au 9 décembre 2012 ÉpoqueTimes Les perdants du Congrès du Parti communiste Les luttes politiques intenses ont causé quelques surprises Matthew Robertson Époque Times Derrière chaque sombre personnage ayant réussi à atteindre le Comité permanent du Politburo du Parti communiste chinois lors du dernier Congrès, on retrouve une histoire d’intrigues et de négociations corsées. Les guerres politiques au sein du Parti font aussi leur lot de victimes, et chaque échec est particulier. Les compromis entre les différentes factions ont écrasé ou, dans certains cas seulement, bloqué les ambitions d’un certain nombre de responsables communistes sur la pente ascendante. Il y a eu des victimes de tous les côtés : la faction associée à l’ex-dirigeant Jiang Zemin a vu un de ses hommes de confiance rater une promotion importante ; la faction associée aux « petits princes », soit les enfants des figures de la révolution, a échoué dans l’obtention de deux postes militaires puissants ; et deux responsables, axés davantage sur les réformes, et associés au camp de Hu Jintao – le dirigeant sortant – ont été exclus du Comité permanent en faveur d’acolytes de Jiang Zemin. Maître-espion marginalisé Les observateurs du système politique chinois n’ont pas été vraiment surpris lorsque Du Qinglin, l’ex-directeur du Département du Front uni qui – en plus d’être en charge de forger des alliances avec les groupes non communistes dirige aussi un réseau d’espions à l’étranger – n’a pas réussi à se faire nommer au Politburo. Des informations avaient été divulguées aux médias chinois internationaux indiquant que Du Qinglin pourrait devenir vice-premier ministre et obtenir un siège dans le Politburo, le comité de 25 1099, rue Clark, bureau 2 Montréal QC H2Z 1K3 www.epoquetimes.com Téléphone : 514 931-0151 Télécopieur : 514 868-0843 membres juste en dessous de l’organe suprême, le Comité permanent. Les problèmes de Du sont probablement intimement liés à sa relation d’amitié avec Bo Xilai, le politicien disgracié, et au rôle qu’il aurait joué dans le coup d’État allégué que Bo préparait avec l’ex-chef de la sécurité, Zhou Yongkang. Depuis les années 1990, presque tous les anciens directeurs du Département du Front uni sont devenus membres du Politburo à un moment ou un autre. Du Qinglin est devenu chef du département en 2007, mais il a été mis de côté dans une manœuvre surprise en septembre. Ling Jihua, un confident de Hu Jintao, a quitté le Secrétariat pour diriger le département, remplaçant Du. « Petits princes » militaires stoppés Deux membres importants de l’aristocratie rouge s’apprêtaient à jouer un rôle important dans l’établissement de la politique militaire du PCC, mais à leur grand désarroi ils n’ont pas été en mesure d’accéder à la Commission centrale militaire, l’organe du Parti qui contrôle les forces armées. Liu Yuan, le fils de Liu Shaoqi – autrefois un acolyte de Mao Zedong – et Zhang Haiyang, fils du général à la retraite Zhang Zhen de l’Armée populaire de libération, avaient exprimé clairement leur intention de mettre au défi les dirigeants actuels. « Le conseiller de Liu Yuan a ouvertement accusé les dirigeants d’être trop faibles et de ne pouvoir résoudre aucun problème, étant incapables et non qualifiés », mentionne Cheng Xiaonong, un ancien assistant de Zhao Ziyang, secrétaire du Parti exclu après les troubles de Tiananmen. Cheng habite maintenant aux États-Unis. Leur message était « en d’autres mots, Directeur Olivier Chartrand [olivier.chartrand@epochtimes.com] Rédaction Mathieu Côté-Desjardins [mathieu.cote-desjardins@epochtimes.com] Ventes Kathia Myriam Guay [kathia.myriam@epochtimes.com] Distribution John Halas c’est notre tour ». En tant que fils des révolutionnaires qui ont vu le PCC conquérir la Chine, ces hommes considèrent la direction du Parti comme un droit inné. « Les petits princes ont lancé les hostilités », explique M. Cheng. Liu et Zhang faisaient partie d’une cabale qui a été essentiellement démantelée avec la destruction politique de Bo Xilai. « Bo était un challenger qui représentait de nombreux petits princes, la deuxième génération rouge », indique M. Cheng. Au lieu de suivre le protocole et de permettre au nouveau Politburo de choisir les nouveaux membres de la commission militaire, Hu Jintao a agi tôt en nommant deux généraux, Xu Qiliang et Fang Changlong, vice-présidents (la présidence est occupée par le dirigeant suprême, Xi Jinping). Ce geste a été perçu comme inhabituel. « C’était un signal envoyé à tous les délégués du Congrès du Parti que les nouveaux vice-présidents appartiennent aux nouveaux dirigeants, et que ça n’a rien à voir avec Liu Yuan et Zhang Haiyang », ajoute M. Cheng. Le fait qu’ils n’ont pas été promus « reflète un effort de consolidation des officiers militaires qui sont loyaux au Parti et qui ne se sont pas engagés dans la politique chinoise interne », a affirmé lors d’un forum Jonathan Pollock de la Brookings Institution de Washington. Toutefois, la mise de côté de membres de l’aristocratie rouge ne signifie pas que le Parti communiste chinois a choisi la voie des réformes et de la modernisation. Deux responsables ayant la réputation d’être plutôt en faveur des réformes n’ont pas réussi à accéder au Comité permanent. « Réformistes » laissés de côté Wang Yang et Li Yuanchao étaient Dans les semaines qui ont précédé le 18 e Congrès du Parti communiste (PCC), Xi Jinping, le nouveau dirigeant chinois, a déclaré que les réformes politiques devaient s’accélérer. Maintenant que Xi Jinping a accédé au plus haut poste, certains analystes estiment qu’il n’est pas aussi visionnaire que prévu. He Qinglian, auteure et économiste chinoise éminente, a commenté sur son blogue au sujet du silence de Xi Jinping en ce qui a trait aux réformes politiques aussitôt qu’il est devenu le nouveau dirigeant. « En me basant sur différentes sources d’informations publiques, je crois que la plus grande différence entre Xi Jinping et Hu Jintao se trouve dans leur style et non dans leur direction », a écrit He Qinglian. M me He résume son opinion sur le discours de Xi (après sa prise du pouvoir) en trois points : Premièrement, Xi a promis plus de « pain », mais sans prendre d’engagement envers la démocratie. Bien que M me He estime que le premier discours de Xi Jinping en tant que nouveau chef du Parti était plus sincère que celui de Hu Jintao, elle croit que Xi a échoué en ne parlant pas du tout de réformes politiques. Elle a qualifié son discours, intitulé L’espoir des gens pour une vie meilleure est notre objectif, de « contrat de pain » qui comprend l’éducation, l’emploi, le revenu, l’assistance sociale, la santé et les conditions de vie. Toutefois, Xi Jinping n’a pas prononcé un seul mot concernant les réformes politiques, fait remarquer M me He. L’économiste réalise que la plupart des Chinois sont satisfaits avec le « contrat de pain ». « [Xi Jinping] comprend la nature humaine des citoyens. Pour 90% des Chinois, leur promettre du « pain » est nettement suffisant. » Deuxièmement, Xi Jinping n’a jamais eu l’intention de retourner le pouvoir au peuple. He Qinglian a souligné que rien n’indique que Xi Jinping est d’avis qu’il existe un grave problème de violations des droits de la personne en Chine. « En comparaison avec les troisième et quatrième générations de hauts dirigeants chinois, Xi Jinping se soucie encore moins des critiques de la communauté internationale concernant le dossier des droits de l’homme de la Chine […] Le style de Xi Jinping est différent de celui de Jiang [Zemin] et de Hu [Jintao] ; il va résister avec encore plus de force. » M me He a fourni des exemples de la mentalité procommuniste de Xi Jinping démontrée tout au long de sa carrière : Xi et Zhou Yongkang (ex-chef de la sécurité) avaient orchestré une répression massive à Pékin lorsqu’ils étaient en charge des préparations avant les Jeux olympiques de 2008, mettant en place une surveillance des dissidents 24 heures sur 24. Les médias étrangers avaient dénoncé ces mesures de sécurité. Xi Jinping avait alors déclaré : « Ça nous est égal si les autres apprécient ou non. Dans un monde si vaste, il y a une myriade de choses merveilleuses. Si nous retirons les oiseaux qui se disputent férocement dans la cage, il n’y aura plus autant de bruit et d’excitation dans la cage. » Lors de sa visite au Mexique en 2009, Xi Jinping avait ébranlé la scène avec des commentaires au vitriol sur les observateurs de la Chine. « Certains étrangers avec le ventre plein ne trouvent rien d’autre à faire que de pointer le doigt vers nous. Premièrement, la Chine n’exporte pas la révolution ; deuxièmement, elle n’exporte pas la famine ni la pauvreté ; et, troisièmement, elle n’interfère pas dans vos affaires. Que reste-t-il à dire ? » He Qinglian prédit que les vieux réflexes de Xi Jinping vont influencer Tirage : 10 000 exemplaires distribués gratuitement, en main et en présentoir, deux fois par mois au coeur de la ville de Montréal Publié par : La Grande Époque Inc. associés au camp de Hu Jintao, mais ils n’ont pas été nommés au Comité permanent. L’influence de l’ex-dirigeant Jiang Zemin est probablement en cause, lui qui s’est assuré que certains de ses protégés accèdent au Comité. « Tout le monde se demande : pourquoi Li Yuanchao et Wang Yang n’ont pas accédé au Comité permanent ? », a commenté à la BBC Li Cheng, un spécialiste de la politique chinoise à la Brookings Institution. « Li Yuanchao représentait un grand nombre de forces sociales, dont les intellectuels libéraux, les forces appelant à la réforme, les étudiants revenant après leurs études à l’étranger ou les étudiants des universités devenant fonctionnaires dans les villages », mentionne-t-il. « Cela va générer beaucoup de critiques des intellectuels. » La plupart des hommes qui ont accédé au Comité permanent ont polutôt des dossiers conservateurs peu inspirants, et il est improbable qu’ils choisiront des politiques qui pourraient altérer le statu quo. Wang Yang avait mis de l’avant un certain nombre de politiques à saveur réformiste dans la province du Guangdong. Il avait prononcé des discours mentionnant que le rôle du Parti ne devrait pas occuper une place aussi grande dans la vie des gens ordinaires et il s’était attaqué aux fonctionnaires corrompus. Ainsi, selon le quotidien hongkongais Apple Daily, Wang Yang n’était plus un véritable concurrent pour accéder au Comité permanent depuis un certain temps, en raison de ses politiques qui effrayaient certains groupes au sein du régime. Quant à Li Yuanchao, il aurait été sacrifié pour s’assurer que les petits princes Liu Yuan et Zhang Haiyang n’accèdent pas à la Commission centrale militaire. Pas de signe de réformes dans les premiers pas du dirigeant chinois Ariel Tian Époque Times Feng Li/Getty Images Le nouveau chef du Parti communiste chinois, Xi Jinping, participant au 18 e Congrès du Parti le 8 novembre à Pékin. la diplomatie chinoise. « Maintenant que Xi Jinping est le chef du PCC, ses trois déclarations [mentionnées ci-haut] vont probablement guider les politiques diplomatiques à l’avenir. » Troisièmement, Xi Jinping parle sans détour et il ne craint pas de dire « non ». En tant qu’analyste de la Chine, M me He estime qu’il est de son devoir d’informer le public au sujet des différences entre les faits et les promesses creuses. Elle reconnaît que Xi Jinping dit les choses comme elles sont. Selon les sources publiées, He Qinglian conclut que Xi prononce rarement des paroles embellies qui n’ont aucun sens pratique. Lorsqu’il était responsable de district, Xi a déjà déclaré : « N’arrivez pas avec trop de nouveaux commentaires et d’innovations. Ce qui compte c’est d’agir. » Dans un autre exemple, M me He souligne que Xi Jinping refuse de faire ce qu’il n’entend pas faire. Lorsqu’il a rencontré le président américain en mars 2012, Barack Obama a proposé que les deux pays entament un dialogue militaire solennel, à quoi Xi a répondu brusquement : « Non ». Sur cette note, M me He résume ses trois points brièvement : « Je crois que si Xi Jinping n’a pas mentionné les réformes politiques, les gens ne devraient pas espérer qu’il en planifie, et il n’a jamais eu l’intention de retourner le pouvoir au peuple. Xi veut s’attaquer à la corruption, et je crois qu’il est sincère. Cependant, il ne pourra réussir, puisque le système au complet est corrompu. Si le système ne change pas, la corruption ne pourra être éliminée. » ÉpoqueTimes fait partie du réseau d’information le plus largement distribué au monde. Toute reproduction des annonces ou informations, en tout ou en partie, est interdite sans la permission écrite de l’éditeur. ÉpoqueTimes ne se tient pas responsable financièrement des erreurs typographiques ; textes, dates ou autres pouvant survenir dans les textes publicitaires, mais elle s’engage à reproduire la partie du texte où se trouve l’erreur dans une édition subséquente. Le journal se réserve le droit de refuser toute publicité ne convenant pas à sa politique.
ÉpoqueTimes 26 novembre au 9 décembre 2012 International Les minorités birmanes ne peuvent témoigner des progrès du pays Crise humanitaire dans des régions comme le Kachin Shar Adams Époque Times WASHINGTON – Une crise humanitaire émerge au nord de la Birmanie pour la minorité ethnique Kachin. Des milliers de personnes fuient les combats entre l’armée birmane et l’Armée indépendantiste kachin. Brianna Oliver, la porte-parole de la U.S. Campaign for Burma, affirme que des combats intenses, des violations des droits de l’homme et des bombardements ont poussé des communautés entières kachin à quitter leurs maisons. Environ 100 000 réfugiés ont désespérément besoin de nourriture et de trouver un abri actuellement. « L’Armée indépendantiste kachin et l’armée birmane ont posé des mines et s’affrontent autour des communautés », a-t-elle spécifié en entrevue. « Un grand nombre de civils ont été blessés. » Selon Human Rights Watch (HRW), il y a plus de 85 camps pour personnes déplacées à l’intérieur dans l’État de Kachin. Une quantité limitée d’aide internationale a obtenu la permission d’être acheminée ; dans certaines régions, il y a une grave pénurie d’aide humanitaire et de nourriture, selon HRW. « Le président Thein Sein doit accepter au plus vite de laisser les organismes humanitaires joindre ceux qui ont besoin d’aide », a déclaré dans un communiqué Bill Frelick, directeur du programme des réfugiés de HRW. Après 50 ans de régime militaire oppressif, le dirigeant birman, l’ex-général Thein Sein, a effectué des progrès en matière de réformes démocratiques. Cependant, les minorités ethniques continuent à souffrir. Incapable de contrôler une armée corrompue, qui demeure constitutionnellement indépendante du pouvoir exécutif, Thein Sein a refusé l’apport de l’aide internationale aux régions frappées par Alex Johnston Époque Times Les rebelles qui se sont récemment emparés d’une des plus grandes villes dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), Goma, se sont fait dire de quitter les lieux par les Nations Unies, les États-Unis et les gouvernements régionaux. Toutefois, les rebelles parlent plutôt d’avancer en direction de la capitale, Kinshasa. La majorité des combattants dans le groupe rebelle M23, tristement célèbre pour ses violations des droits de la personne, sont des soldats congolais ayant fait défection et ayant commencé à lutter contre l’armée en avril 2012. L’ONU estime que le groupe rebelle est soutenu par le gouvernement rwandais. Les rebelles du M23 ont tenu un rassemblement le 21 novembre pour célébrer leur victoire après avoir pris Goma, ville d’environ 500 000 habitants. La ville aurait été conquise sans tirer une seule balle contre les soldats congolais ou les Casques bleus onusiens, eux qui avaient reçu l’ordre de se retirer. Le M23 semble bien équipé, avec des lunettes de vision nocturne, des mortiers, des uniformes et une grande quantité d’armes et de munitions. « Ils démontrent plusieurs caractéristiques d’une force militaire puissante, disciplinée et établie avec des tactiques et des opérations sophistiquées, dont des opérations nocturnes », a indiqué dans un communiqué Roger Meece, chef de la force de maintien de paix de l’ONU au Congo. Bien que son équipe n’ait pu enquêter Bosco Ntaganda, le chef du groupe rebelle M23 sur les allégations, M. Meece affirme que de telles caractéristiques suggèrent l’implication d’un acteur étranger. Le 21 novembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé au M23, dirigé par le criminel de guerre allégué Bosco « Terminator » Ntaganda, de quitter la ville. Il devrait y avoir une « cessation de toutes avancées par le M23 », selon le Conseil, ajoutant que « ses membres [doivent] immédiatement, et de manière permanente, se dissoudre et déposer leurs armes ». Le Conseil a cité les « violations des droits de la personne, y compris des exécutions sommaires, des violences à caractère sexuel et le recrutement à grande échelle d’enfants soldats » commis par le groupe rebelle. Ce dernier aurait aussi déplacé 60 000 personnes dans la région, selon l’ONU. Le lieutenant-colonel Vianney Kazarama du M23 s’est adressé à la foule dans le stade des Volcans à Goma le 21 novembre, incitant une marche sur la capitale. « Voulez-vous que nous marchions sur Kinshasa ? », a-t-il demandé. La foule a répondu « Oui ! », selon la BBC. « La quête pour libérer le Congo a maintenant commencé », a-t-il ajouté. Il a annoncé les grandes lignes de son plan d’action : le M23 va d’abord avancer sur Bukavu, une ville dans l’est avec une population d’environ 800 000 habitants, avant de mettre le cap sur Kinshasa. Mark Toner, porte-parole du département d’État américain, a déclaré le 21 novembre que les présidents du Rwanda, de la RDC et de l’Ouganda devaient « poursuivre leur dialogue » pour freiner l’avance du M23. Walter Astrada/AFP/Getty Images Bodenham/AFP/Getty Images Des enfants de l’ethnie Kachin dans un camp pour personnes déplacées à l’interne en Birmanie. des troubles, comme celles où se trouvent les Kachin et les Rohingya de l’État de Rakhine, dans l’Ouest. Certains membres du Congrès américain affirment que la crise humanitaire au Kachin a été négligée par la communauté internationale et ils accusent l’armée birmane de possibles crimes de guerre. Un groupe bipartite a envoyé une lettre au président Barack Obama à la veille de son voyage historique en Birmanie, l’invitant à appeler au retrait des troupes et à plus de progrès dans les pourparlers de paix. « Le sort des Kachin est souvent négligé par la communauté internationale et les conditions humanitaires se détériorent gravement dans l’État de Kachin et les camps de réfugiés kachin », explique la lettre. Le 19 novembre, le président Obama a souligné la situation difficile des Kachin dans un discours à l’Université de Rangoon, en Birmanie. « C’est maintenant que vous avez l’occasion remarquable de transformer les cessez-le-feu en quelque chose de durable et de rechercher la paix où des conflits persistent, notamment dans l’État de Kachin », a déclaré Obama. Toutefois, même pendant qu’il prononçait son discours, les combats continuaient au Kachin. Les troupes gouvernementales ont tiré chaque demi-heure, selon des médias birmans. L’année dernière, l’armée birmane a rompu 17 ans de trêve et, malgré des négociations de paix en cours (la dernière en octobre), aucun accord n’a été conclu. En grande partie chrétiens, les Kachins sont l’une des huit grandes minorités ethniques qui luttent pour leur autonomie en Birmanie. Richesses de l’État de Kachin Brianna Oliver explique que les enjeux 3 sont élevés pour toutes les parties. Les Kachin, tout comme d’autres minorités, plaident en faveur de l’autonomie sur la base d’un accord conclu en 1947 sous le dirigeant d’alors, Aung San, le père du Prix Nobel de la paix et aujourd’hui chef de l’opposition, Aung San Suu Kyi. Les militaires birmans ont cependant tout intérêt à conserver le contrôle de l’État de Kachin. Il ne s’agit pas seulement d’une région géopolitiquement stratégique, partageant des frontières avec l’Inde et la Chine, elle est aussi riche en ressources. Selon Brianna Oliver, grâce à la levée des sanctions américaines contre plusieurs entreprises birmanes, les occasions d’affaires sont désormais nombreuses. « Cela incite beaucoup l’armée birmane à poursuivre les combats », ajoute-t-elle. Collaboration chinoise avec junte militaire La question est d’autant plus compliquée par la proximité de l’État de Kachin avec la Chine. Les autorités chinoises ont récemment renvoyé des réfugiés fuyant les violences, et les forces militaires birmanes et chinoises entretiennent des liens étroits. Selon le magazine The Irrawaddy, tandis que Thein Sein accueillait Obama à Rangoon, deux délégations militaires birmanes de haut niveau rendaient une visite officielle à leurs homologues en Chine. Michael Green, un analyste en sécurité du Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington, affirme que l’argent chinois encourage des officiers militaires corrompus à s’emparer des terres et des ressources au Kachin. Parvenir à un compromis soutenu par l’armée sera un défi pour Thein Sein. « La séparation des forces, c’est une chose », a déclaré Green lors d’une conférence du CSIS. « En fait, la solution politique durable à cette question va vraiment mettre à l’épreuve [...] l’influence de Thein Sein sur ces puissants individus. » Des rebelles congolais menacent de marcher sur la capitale Le porte-parole du groupe rebelle M23, lieutenant-colonel Vianney Kazarama, s’adresse à la foule le 21 novembre 2012 dans le stade des Volcans à Goma, République démocratique du Congo. Découverte qu’une île du Pacifique n’existe pas Jack Phillips Époque Times Phil Moore/AFP/Getty Images Capture d’écran de Google Maps le 22 novembre 2012 indiquant l’emplacement de l’île Sandy, qui en fait n’existe pas. Des chercheurs australiens ont récemment découvert qu’une île du Pacifique Sud n’existe pas. L’île Sandy était bien documentée sur Google Maps, Times Atlas of the World et des cartes nautiques, mais lorsque des scientifiques ont tenté de s’y rendre, ils n’ont trouvé que la mer. Des chercheurs de l’Université de Sydney se sont rendus à l’endroit où devait se trouver l’île (entre l’Australie et la Nouvelle-Calédonie) pour identifier des parties de la croûte continentale australienne submergées sous la mer de Corail. « Elle apparaît sur Google Earth et d’autres cartes, alors nous y sommes allés et il n’y avait pas d’île. Nous n’arrivons pas à comprendre. C’est assez bizarre », a commenté la géologue Maria Seton à l’Australia Broadcasting Corporation (ABC). Non seulement il n’y avait pas d’île, mais la profondeur de l’océan atteint 1,4 km à cet endroit. C’est « très profond », a indiqué M me Seton à l’AFP. Elle compte désormais enquêter pour déterminer comment l’île Sandy a apparu sur des cartes. « D’une façon quelconque, cette erreur s’est propagée dans les bases de données sur les zones côtières du monde avec lesquelles beaucoup de cartes sont produites », a expliqué M me Seton au Sydney Morning Herald (SMH). Selon la géologue, des cartes en sa possession indiquent l’existence de l’île et cette dernière est mentionnée dans des publications scientifiques depuis 2000. L’île non existante est située dans les eaux territoriales françaises, étant donné sa proximité avec la Nouvelle-Calédonie. Les cartes du gouvernement français ne montrent pas d’île à cet endroit, selon le SMH. « Même à bord du navire, les cartes météorologiques du capitaine indiquaient une île à cet endroit », a affirmé M me Seton au quotidien. Steven Micklethwaite, de l’Université Western Australia, a dit au SMH : « Nous avons tous bien rien pensant à Google lorsque nous sommes passés à travers l’île, ensuite nous avons commencé à recueillir des informations sur le fond marin pour les envoyer aux autorités compétentes afin de changer la carte du monde. » Mark Price, des Services hydrographiques de l’Australie qui produisent les cartes nautiques du pays, indique que la base de données sur la zone côtière est parfois tirée de rapports qui contiennent des erreurs. « Nous prenons ce qui se trouve dans cette base de données avec un grain de sel », a-t-il dit au SMH. Un porte-parole de Google a déclaré à l’ABC que l’entreprise web cherchait toujours à améliorer ses cartes. « Nous travaillons avec une grande variété de sources de données publiques et commerciales faisant autorité pour fournir à nos utilisateurs les cartes les plus riches et actuelles que possible. »



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