Époque Times Montréal n°326 5 mar 2012
Époque Times Montréal n°326 5 mar 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°326 de 5 mar 2012

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : les Clinton pèsent dans le dossier de l'oléoduc Keystone XL.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 Santé Fumer, ses effets sur le cerveau Frédérique Privat Époque Times Le tabagisme chronique favoriserait le déclin mental chez les hommes. C’est le résultat d’une étude menée par la chercheuse Séverine Sabia et ses collègues de l’University College London et publiée dans la très sérieuse revue Archives of General Psychiatry. On connaissait déjà les effets du tabagisme sur les poumons et les voies respiratoires, le cœur et ses artères, on peut maintenant y ajouter le cerveau, ses fonctions cognitives et la mémoire. Cette étude a été menée sur des fonctionnaires britanniques, 5099 hommes et 2137 femmes. L’âge médian des participants au moment de la première évaluation des capacités mentales était 56 ans, avec une période de suivi étalée sur 25 ans. Les recherches ont été menées afin d’établir un lien entre le nombre d’années de tabagisme et le déclin mental dans la période de transition chez ces personnes d’âge moyen jusqu’à la vieillesse. Dans cette optique, six critères ont été utilisés afin de déterminer le degré de tabagisme sur 25 ans et trois mesures des capacités mentales ont été pratiquées pendant plus de dix ans. La batterie de tests cognitifs portait notamment sur la mémoire, le vocabulaire et les fonctions exécutives. Quatre conclusions clés en sont ressorties, la première étant que le tabagisme accélère le déclin des facultés cognitives chez les hommes, mais pas chez les femmes. Conclusion encore mystérieuse dans le cas des femmes et qui laisse les chercheurs supposer que ce résultat serait causé par le fait que les hommes fument davantage que les femmes, et que leur étude aurait porté sur plus d’hommes que de femmes. La durée de tabagisme semble déterminer un élément essentiel, car il a été établi que les hommes ayant fumé et continuant encore à fumer durant la période de suivi présentaient une dégradation des facultés cognitives avec de mauvais résultats à tous les tests. Les hommes ayant fumé dans les dix années précédant le suivi (ex-fumeurs récents) présentaient, eux aussi, des résultats négatifs, notamment dans les tests requérant l’utilisation de fonctions complexes La leptine et la perte de poids D r John Briffa À cette période de l’année, on voit un grand nombre de gens tenter de perdre un excès de poids. Bien que certains y arrivent avec succès, beaucoup reprendront pourtant leur poids de départ. Alors, pourquoi ? Une grande partie de la réponse tient au fait que lorsqu’on perd du poids, le corps met en jeu des mécanismes qui aident l’organisme à préserver ce poids. L’un d’eux correspond à un ralentissement du métabolisme. Voici comment les auteurs d’un article publié en ligne le 11 janvier 2012 dans l’American Journal of Clinical Nutrition le décrivent : « Après la perte de poids, il y a une baisse de la dépense énergétique qui reflète à la fois la perte de tissu métaboliquement actif, plus un supplément de 300 à 400 kilocalories par jour, ce qui peut être qualifié de « thermogenèse adaptative ». » En d’autres termes, le métabolisme réduit, dans une plus grande mesure, ce qui est uniquement prévu pour la perte de poids. Par exemple, alors que le poids du corps diminue de 10%, le métabolisme peut diminuer de 15% ou plus. Les auteurs ont ajouté : « La diminution de la dépense énergétique, après la perte de poids, aurait peu de conséquence s’il était facile de maintenir une réduction correspondante de consommation d’énergie pour maintenir un poids corporel réduit. Comme peut en témoigner toute personne qui a tenté de maintenir sa perte de poids, ce n’est pas le cas. » Fumer pourrait gravement nuire au cerveau. afin d’arriver à un but. Les hommes ayant arrêté de fumer depuis longtemps étaient les seuls à présenter seulement un peu de recul dans leurs capacités cognitives. Selon D r Marc Gordon, chef du service de neurologie à l’hôpital Zucker Hillside Hospital (État de New York), qui n’a pas participé à la recherche, « le tabagisme à un âge moyen est un risque évitable qui correspond grosso modo à un vieillissement Certains des mécanismes comprennent une activité réduite du système nerveux et des modifications hormonales (la thyroxine et la leptine) qui affectent le métabolisme. La leptine est sécrétée par les cellules adipeuses, elle agit sur l’hypothalamus pour accélérer le métabolisme et supprimer l’appétit. J’ai ainsi pris conscience de l’importance de cette hormone en lisant le blogue de Stephan Guyenet, Whole- HealthSource.blogspot.com. Plus il y a prise de poids et accumulation de graisse, plus la leptine agit afin d’aider à garder les mécanismes sous contrôle. Lorsque nous perdons du poids, les niveaux de leptine tombent, ce qui peut étouffer le métabolisme. De plus, la faim nous tiraille davantage. Ainsi, pour une quantité donnée et un type de nourriture, les gens ont tendance à se sentir moins satisfaits une fois qu’ils ont perdu du poids, avec pour corollaire le risque de manger davantage. L’article, publié le 11 janvier 2012, met en vedette une expérience destinée à évaluer les effets de la leptine sur les personnes qui avaient perdu du poids. Dix personnes obèses ont été nourries avec un régime liquide de 800 calories par jour jusqu’à ce qu’elles aient perdu environ 10% de leur poids, ceci pendant 36 à 62 jours. Le métabolisme a été mesuré avant et après la perte de poids. En outre, les individus ont été testés en fonction de leur comportement par rapport à la nourriture, y compris le degré de satisfaction ressenti après le repas. Après la perte de poids, à des occasions distinctes, les individus ont subi une injection de placebo ou de leptine (cinq semaines chacune). Le résultat a été le suivant : les calories dépensées ont chuté d’environ 700 calories par jour, en raison de la perte de poids, Catherine Keller Époque Times 5 au 18 mars 2012 ÉpoqueTimes Piotr Marcinski (prématuré) de dix ans sur l’échelle du déclin intellectuel ». Enfin, il n’y a plus besoin de se rappeler la présence des composants accompagnant le tabac dans la cigarette, qui ne pourrait elle-même exister sans le mélange de quelque 2500 produits chimiques. Citons-en quelques-uns : acétone, arsenic, polonium, cadmium, acide cyanhydrique, c’est certainement plus facile de comprendre ses effets à long terme sur le corps et le cerveau. Photos.com Assurez-vous que votre leptine fonctionne correctement. lorsque les individus ont eu une injection de placebo. Cependant, avec la leptine, la réduction a été bien moindre, environ 400 calories par jour. Le métabolisme de masse maigre (muscle) a également diminué à la suite de la perte de poids, mais ce n’était pas le cas lorsque la leptine a été administrée. En bref, la leptine permet, comme on pouvait s’y attendre, de maintenir le métabolisme après une perte de poids. De plus, les personnes se trouvant sous leptine ont tiré plus de satisfaction pour une quantité d’aliments donnée. Il y a donc plus de chance de ne pas reprendre du poids si le fonctionnement de la leptine est meilleur. Cependant, des problèmes de fonctionnement de la leptine existent, connus sous le nom de résistance à la leptine. L’inflammation de l’hypothalamus semble être une des causes de résistance à la leptine. Il faut alors éviter l’absorption de certains aliments provoquant cette inflammation. Les pics de sucre dans le sang favorisent aussi l’inflammation, c’est donc une raison supplémentaire pour ne pas suivre un régime alimentaire basé sur des glucides perturbateurs du taux de sucre dans le sang et comprenant des féculents. D r John Briffa est un médecin spécialisé dans la nutrition et la médecine naturelle. Installé à Londres, il est également auteur de plusieurs articles. www.drbriffa.com La maltraitance infantile modifie la régulation des gènes Selon une étude récente menée par la Faculté de médecine de l’Université de Genève et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), les enfants maltraités ou abusés souffrent d’une dérégulation du gène récepteur des glucocorticoïdes (NR3C1). Cela peut déclencher diverses psychopathologies. On sait depuis longtemps que la maltraitance infantile peut entraîner des troubles psychiques à l’âge adulte. L’équipe genevoise du professeur Alain Malafosse a démontré que ces troubles sont provoqués par une modification des mécanismes de régulation des gènes (ou modification épigénétique) impliqués dans la gestion du stress, à la suite de situations de maltraitance. Cent un sujets adultes souffrant d’un trouble de la personnalité borderline, ou état limite, ont participé à l’étude. L’observation révèle un pourcentage sensiblement plus élevé de modifications épigénétiques sur l’ADN prélevé à partir de cellules sanguines, chez les sujets qui ont été maltraités dans leur enfance (mauvais traitements physiques, sexuels et émotionnels, carences affectives), par rapport à ceux n’ayant pas subi de maltraitance. Cette modification génétique induite par le stress susmentionné agit sur l’axe hypothalamique-pituitaire-adrénal. C’est à l’âge adulte que peuvent se développer des troubles psychiques tels que le trouble de la personnalité borderline. En cas de maltraitances répétées dans l’enfance, les mécanismes de régulation du stress cérébral peuvent être perturbés de manière durable. « Nous avons par ailleurs relevé que plus la sévérité du mauvais traitement était importante, plus la méthylation du gène était considérable », précise Ariane Giacobino, du Département de médecine génétique et de développement de l’UNIGE. « Si notre étude était centrée sur le lien entre la maltraitance infantile et certaines psychopathologies, il est important de noter que la causalité d’autres traumatismes violents, tels que l’expérience d’une catastrophe naturelle ou d’un écrasement aérien, pourrait être étudiée et mener à des conclusions similaires. En outre, le résultat de ces recherches met en avant l’utilité de l’étude du génome pour mieux comprendre et soigner les troubles psychiatriques », explique Nader Perroud, chef de clinique scientifique au Département de psychiatrie de l’UNIGE et premier auteur de l’étude. Cette étude permet de mieux comprendre les mécanismes physiques qui amènent une personne à avoir des troubles psychiatriques. Néanmoins, beaucoup d’enfants ayant subi des traumatismes et de la maltraitance auront la capacité de gérer cet état de fait. Une thérapie préventive, ou tout au moins un travail sur soi, permettra à la personne d’évacuer les émotions destructrices comme la culpabilité ou la violence pour vivre sereinement avec elle-même et les autres.
ÉpoqueTimes 5 au 18 mars 2012 Emplacements des présentoirs• Café Dépôt, 150 Ste-Catherine Ouest, complexe Desjardins• Palais de justice• La tour Radio-Canada • Galerie du Parc, 3575 Parc• Métro McGill, sortie 20/20• Marché Tau, 4238 Saint-Denis• Édifi ce Balfour, 3575 St-Laurent• Centre de commerce mondial• Édifi ce Berman, 4040 St-Laurent• Le Commensal, 1204 McGill College• Jean Coutu, Mont-Royal coin Berri• Omer De Serres, 334 St-Catherine est• Second Cup et Café Dépôt, Place Dupuis• Guy-Favreau Y Centre, 200 boul. René-Lévèsque ouest• Terra verde, 159 Saint Antoine ouest, Palais des Congres• Pâtisserie St-Louis de France, 3575 Berri Métro Sherbrooke• Café étudiant de L’Institut d’Hôtellerie, Métro Sherbrooke• Second Cup, au coin des rues McGill et Président-Kennedy Max-Immobilier Agence 11 Courtier Immobilier Belle propriété semi-commerciale dans Rosemont, 3 étages. RDC de 3000 p.c. + 8 logements... Rev. ann. 102,000.00 $ Prix : 1,060,000.00 $• Café Suprême, Place Bonaventure, 800 rue de la Gauchetière• Café Panfi ore, 1080 Beaver Hall, coin Belmont, Métro Square-Victoria• Vieux Duluth express, 800 rue de la Gauchetière, Métro Bonaventure• Jardin du Plateau, 933 Mont-Royal est• Boulangerie Premiere Moisson 860 Mont-Royal est• Bibliothèque Mont-Royal, 465 Mont-Royal est• Bibliotheque Mile End, 5434 av.du Parc• Banque Laurentienne, 1100 Mont-Royal est• YMCA, 5550 av. du Parc• YMCA, 1440 rue Stanley 5 e étage• Caisse populaire, 1145 Bernard ouest• Bibliothèque publique d’Outremont, 41 St-Just Ave.• Banque Laurentienne, 1447 av. Van Horne• Clinique Medical Plateau Mont-Royal, 1374 Mont-Royal est, suite 103• Société de développement de Montréal, 330 rue Champs de Mars

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