Époque Times Montréal n°314 12 sep 2011
Époque Times Montréal n°314 12 sep 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°314 de 12 sep 2011

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'altruisme comme remède aux traumatismes du 11 septembre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
4 International PLANÈTE 12 au 25 septembre 2011 ÉpoqueTimes Q R QUESTION ET RÉPONSE Quel est votre souvenir du moment où vous avez pris connaissance des attaques du 11-septembre ? Choc, tristesse, incrédulité et rumeurs de guerre ont été éveillés par les attaques du 11-septembre. C’est ce qu’ont appris des journalistes d’Époque Times de Dubaï à la Suède lorsqu’ils ont demandé aux habitants : « Quel est votre souvenir du moment où vous avez pris connaissance des attaques du 11-septembre ? » SOFIA, BULGARIE MIHAIL MARKOVSKI, 35 ANS, GESTIONNAIRE DE COMPTE C’était l’après-midi lorsque les écrasements d’avion ont été brièvement annoncés aux nouvelles bulgares. Il n’y avait pas beaucoup d’informations sur ce qui s’était passé exactement - les sites web des agences de presse internationales étaient inaccessibles en raison de l’achalandage élevé. Il y avait des rumeurs disant qu’une guerre avait débuté contre les États-Unis, que c’était des actes criminels et fi nalement il a été révélé qu’il s’agissait d’actes terroristes. Je me rappelle de l’incertitude initiale et de la crainte qu’une guerre puisse éclater. DUBAÏ, ÉMIRATS ARABES UNIS IWONA, 31 ANS, MEMBRE D’ÉQUIPAGE POLONAISE Eh bien, c’était assez incroyable de voir ça, car on avait l’impression que les deux tours étaient là depuis presque toujours. En voyant les avions s’écraser dans les tours, mes premières pensées ont été pour les gens qui s’y trouvaient, car ils n’allaient probablement pas s’en sortir. Par la suite, je me suis demandé pourquoi et par qui ? NEW YORK, ÉTATS-UNIS LIZ VIGIL, 59 ANS, INDUSTRIE ALIMENTAIRE SAO PAULO, BRÉSIL BRUNA SANTOS, 24 ANS, ÉTUDIANTE J’habitais sur la 22e rue. [Je me suis dit] « C’est trop bruyant et c’est trop bas » lorsque j’ai entendu les avions voler au-dessus. Je me suis demandé s’il y aurait un impact. J’étais agente de bord à l’époque. Ce fut ma réaction immédiate. Je me souviens du 11-septembre différemment des autres personnes parce que c’est le jour de mon anniversaire. Après le bouleversement de voir toute cette destruction à la télévision et de ressentir cette tristesse face à la méchanceté de l’homme, et ce mépris total pour la vie humaine, j’ai dû encore endurer les blagues de mauvais goût de mes amis quant au mauvais « choix » du jour de ma naissance. Mais je crois qu’aucun de nous, qui avons seulement été témoins de l’évènement de loin et qui n’avions aucun proche impliqué dans la tragédie, ne peut imaginer à quel point cette journée était horrible. ANEBY, SUÈDE MARIA VON MALMBORG, 30 ANS, TRAVAILLEUSE SOCIALE J’étais à l’université à ce moment-là et, même si notre pays est très loin, je me rappelle que tous les cours ont été interrompus et que nous avons discuté de ce qui venait de survenir. Nous regardions les nouvelles en nous demandant si une guerre mondiale venait d’être déclenchée. Extrait des Neuf commentaires Photos par Époque Times Depuis la publication des Neuf commentaires sur le Parti communiste en novembre 2004 par le Dajiyuan (édition chinoise d’Époque Times), plus de 102 100 000 personnes ont démissionné du Parti communiste chinois (PCC) et de ses organisations. Nous republions donc ces commentaires ayant déjà une portée historique. Leur intégralité est disponible sur le site [www.epoquetimes.com]. II. LE PARTI COMMUNISTE CHINOIS DÉTRUIT LA CULTURE TRADITIONNELLE (SUITE) 6. Réformer les intellectuels (suite) Fin février 1957, prétendant « laisser fleurir cent fleurs et concourir cent écoles de pensée », le PCC a appelé les intellectuels à faire part de leurs suggestions et de leurs critiques au Parti, promettant de ne pas se venger. Les intellectuels, depuis longtemps mécontents du PCC pour sa manière de gouverner chaque domaine, alors même qu’il n’y connaissait rien, et pour ses massacres de gens innocents lors du mouvement « réprimer les contre-révolutionnaires » entre 1950 et 1953 et « éliminer les contre-révolutionnaires » de 1955 à 1957, ont pensé que le Suite de la une Drague « S’il y avait la suggestion crédible d’une proximité inappropriée entre un responsable gouvernemental, qu’il soit bureaucrate ou politicien, et un associé ou un employé de Xinhua, ce serait une question qui nécessiterait une enquête énergique par nos autorités. » Sixième commentaire Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), affirme que « les grandes lignes de cette situation sont très dérangeantes et cela pourrait sembler familier aux spécialistes du renseignement ». « Nous savons que les personnalités politiques, industrielles et autres doivent être sur leurs gardes face à la méthode connue du gouvernement chinois d’utiliser des hommes et des femmes séduisants pour les compromettre, leur mettre de la pression et les manipuler », commente M. Harris. « S’il y avait la suggestion crédible d’une proximité inappropriée entre un responsable gouvernemental, qu’il soit bureaucrate ou politicien, et un associé ou un employé de Xinhua, ce serait une question qui nécessiterait une enquête énergique par nos autorités. » Xinhua, l’agence de presse officielle du régime chinois, joue un rôle de premier plan dans l’appareil de propagande et de censure mis en place par le Parti communiste chinois. Selon Stratfor, une firme de renseignements privée américaine, l’agence a historiquement servi de « couverture principale » pour les officiers et les agents du ministère de la Sécurité d’État chinois, responsable de l’espionnage. M. Harris affirme que Xinhua a « différentes fonctions de renseignement » pour le régime chinois, et on estime que certains de ses journalistes font la collecte de renseignements. « Effectivement, un des aspects de Xinhua est de servir de façade pour le renseignement chinois. » M. Harris ajoute que le besoin d’étudier cette question de sécurité cadre bien avec les « inquiétudes exprimées par le directeur du SCRS, Richard Fadden, concernant les tentatives de la Chine et de ses sous-fifres d’infiltrer, de pénétrer et de manipuler la politique canadienne et ses décideurs ». L’année dernière, M. Fadden a averti que certains politiciens canadiens sont suspectés d’être sous l’influence d’un régime étranger et a fait allusion à la Chine comme étant le pays le plus agressif, cherchant à gagner de l’influence. De nombreux députés ont demandé la démission de M. Fadden. Les courriels échangés entre Bob Dechert et Shi Rong ont été diffusés à un grand nombre de personnes, y compris des journalistes, le 8 septembre. « Ma compréhension est que ses courriels ont été piratés dans le cadre d’une dispute domestique », a déclaré M. Dechert. Il a insisté que bien que les courriels étaient « dragueurs », l’« amitié demeurait innocente et simplement une amitié ». Dans un des courriels cités par les médias, M. Dechert écrit à Shi depuis son compte courriel parlementaire : « Tu es tellement belle. J’aime beaucoup cette photo de toi près de l’eau avec tes joues gonflées. C’est tellement mignon. J’aime ça quand tu fais ça. Maintenant, tu me manques encore plus. » Dans un autre courriel, il écrit à Shi Rong que pendant qu’il conduisait vers Ottawa, « J’ai apprécié la conduite en pensant à toi ». Selon la biographie affichée sur son site Internet, Bob Dechert est un homme marié. Le Globe and Mail a rapporté que Shi Rong a déclaré que c’est son mari qui a piraté son compte et diffusé les courriels. Trompé par des agents chinois M. Fadden a déclaré l’année dernière que certains politiciens et fonctionnaires ont des relations de longue date avec des agents chinois et ne se rendent pas compte qu’ils sont utilisés pour faire avancer les intérêts du régime chinois. Dans une entrevue avec Époque Times l’année dernière, le député conservateur de Calgary-West, Rob Anders, a déclaré que l’influence du régime chinois va beaucoup plus loin que ce que M. Fadden avait laissé entendre. « J’affirmerais que j’ai vu des choses se produire au niveau fédéral de même qu’au sein de notre propre gouvernement. Donc, je pense qu’il y a beaucoup plus que ce qu’il a mentionné », avait-il indiqué. M. Anders a déclaré que la Chine utilise des jeunes femmes séduisantes et des occasions d’affaires en or pour tenter d’influencer les politiciens et le personnel ministériel. L’ex-diplomate chinois Chen Yonglin, qui a fait défection en Australie, a révélé que le régime chinois utilise les honeytraps (guet-apens à caractère sexuel dans le jargon de l’espionnage) pour piéger les politiciens occidentaux. Il a dit que cela avait fonctionné avec un responsable australien qui avait été, ainsi, forcé à défendre les intérêts de Pékin. Ian Clement, alors adjoint au maire de Londres, est tombé dans un honeytrap lorsqu’il s’est rendu aux Jeux de Pékin en 2008 bien qu’il avait été mis en garde avant son voyage par le service de renseignements britannique. Il a d’abord été séduit, puis on lui avait dérobé des informations importantes concernant les activités de la Ville de Londres. Un assistant au premier ministre britannique avait été victime d’un stratagème semblable une semaine auparavant. COMMENT LE PARTI COMMUNISTE CHINOIS A DÉTRUIT LA CULTURE TRADITIONNELLE PCC était finalement devenu ouvert et tolérant. Alors ils ont commencé à exprimer leurs véritables sentiments, et leurs critiques se sont faites de plus en plus intenses. Bien des années plus tard, beaucoup de gens croient encore que Mao Zedong n’a commencé à attaquer les intellectuels que lorsqu’il s’est impatienté de leurs critiques de plus en plus sévères. Mais, en fait, la vérité est toute autre. Le 15 mai 1957, Mao Zedong a écrit un article intitulé Les choses commencent à changer et l’a fait circuler parmi les anciens membres du Parti. L’article disait : « Récemment, les droitiers […] se sont montrés eux-mêmes plus déterminés et plus farouches […] Les droitiers, qui sont anticommunistes, essaient désespérément de réveiller un typhon de force 7 en Chine […] et veulent absolument détruire le Parti communiste » 1. Après quoi, ces fonctionnaires qui étaient restés indifférents à la campagne « laisser fleurir cent fleurs et concourir cent écoles de pensée », sont devenus soudain enthousiastes et « graves ». La fille de Zhang Bojun en a rendu compte dans ses mémoires Le passé ne disparaît pas comme de la fumée : « Li Weihan, ministre du Département du travail du Front unifié, a appelé Zhang Bojun en personne pour l’inviter à une rencontre de rectification pour donner son opinion à propos du PCC. On a fait asseoir Zhang dans un fauteuil au premier rang. Ne sachant pas que c’était un piège, Zhang a exprimé ses critiques. Tout au long de la rencontre, Li Weihan semblait détendu. Zhang a probablement pensé que Li était d’accord avec ce qu’il disait. Il ne savait pas que Li était content de voir sa proie tomber dans le piège. Après la réunion, Zhang a été qualifié de droitier numéro un en Chine. » On peut citer une série de dates en 1957 qui ont marqué des propositions ou des discours faits par des intellectuels offrant critiques et suggestions : le 21 mai, l’Institut du Design Politique de Zhang Bojun ; le 22 mai Points de vues antisoviétiques absurdes de Long Yun ; le 22 mai encore, le Comité de redressement de Luo Longji ; le 31 mai, Le Parti devrait cesser de diriger les Arts par Wu Zuguang ; et le 1er juin, Le Parti domine le monde par Chu Anping. Toutes ces propositions et tous ces discours avaient été sollicités et présentés après que Mao Zedong a eu déjà aiguisé son couteau de boucher. Comme il était prévisible, tous ces intellectuels ont, par la suite, été qualifiés de droitiers. Il y avait plus de 550 000 tels « droitiers » dans tout le pays. La tradition chinoise veut que les « érudits puissent être tués mais pas humiliés ». Le PCC a réussi à infliger l’humiliation suprême aux intellectuels en leur refusant le droit de survivre à moins d’accepter l’humiliation. Même leurs familles ont été affectées. De nombreux intellectuels se sont rendus et certains en ont dénoncé d’autres pour se préserver eux-mêmes. Ceux qui ne se sont pas soumis à l’humiliation ont été tués – ils ont servi d’exemples pour terroriser les autres intellectuels. La traditionnelle « classe des érudits », des modèles de vertu sociale, a ainsi été décimée. Mao Zedong a dit : « De quoi l’empereur Qin Shi Huang peut-il bien se vanter ? Il n’a tué que 460 érudits confucéens, nous avons tué 46 000 intellectuels. En réprimant les contre-révolutionnaires, est-ce que nous n’avons pas aussi tué des intellectuels contre-révolutionnaires ? Je me suis défendu devant les prodémocrates qui nous accusaient d’agir comme l’empereur Qin Shi Huang. Je leur ai dit qu’ils avaient tort. Nous l’avons surpassé cent fois » 2. En effet, Mao a fait plus que tuer les intellectuels. Il a détruit leur esprit et leur cœur. 1. Des Œuvres choisies de Mao Zeong (Vol. 5), Les choses commencent à changer (1957). 2. Qian Bocheng, Culture orientale, quatrième édition (2000).
ÉpoqueTimes 12 au 25 septembre 2011 International Comment l’ambassadeur américain a importé le « néocolonialisme » en Chine Transporter ses propres valises est apparemment un acte révolutionnaire à Pékin Heng He Époque Times Commentaire Lorsque l’ambassadeur américain en Chine, Gary Locke, est arrivé à Pékin, lui et tous les membres de sa famille ont transporté leurs propres valises dans l’aéroport. Le régime chinois a immédiatement « percé le stratagème » derrière ce geste sans histoire : il s’agissait d’une tentative tordue visant à saper la légitimité du Parti. Ainsi, le 16 août, le Guangming Daily – un organe du Parti communiste chinois (PCC) – a publié un article sur son site Internet intitulé Méfiez-vous du néocolonialisme américain véhiculé par Gary Locke. L’article débute en comparant le « vieux colonialisme » au « néocolonialisme ». Il décrit comment le capitalisme industriel et oligopole occidental a essayé de contrôler la politique et l’économie chinoises afin de s’accaparer les ressources premières de la Chine. L’article poursuit en expliquant comment les États-Unis ont remplacé le vieux colonialisme par le néocolonialisme durant l’ère de l’information, tout en conservant leur vieille mentalité coloniale. Ceux qui connaissent bien le PCC ne sont pas surpris par cette perspective propre à la guerre froide, mais son expression aussi directe peut surprendre. L’article se réfère à un autre ambassadeur américain en Chine, John Leighton Stuart, qui était en poste avant la conquête du pays par les communistes en 1949. Selon ces derniers, l’expulsion de Stuart aurait marqué l’échec du « vieux colonialisme ». En raison de l’article de Mao Zedong Adieu, Leighton Stuart !, qui est connu au moins de nom par pratiquement tous les Chinois, beaucoup ont considéré que le Suite de la une Instituts « C’est le prolongement de la persécution du Falun Gong au Canada à travers les Instituts Confucius, même dans les institutions et universités canadiennes, et c’est absolument inacceptable. » Clive Ansley, avocat en Colombie- Britannique impliqué dans des causes constitutionnelles ou des causes concernant les droits de la personne et ayant pratiqué le droit en Chine pendant plusieurs années, est d’avis que le règlement entre en conflit avec « tous les codes des droits de la personne au Canada ». « C’est une violation de plus de la souveraineté du Canada par le Parti communiste chinois », condamne-t-il. Selon M. Ansley, il était bien évident que le régime chinois chercherait à contrôler le programme et les politiques des instituts mais, dans ce cas, « c’est écrit noir sur blanc sur leur site web ». Barb Pollock, vice-présidente des relations externes à l’Université de Régina, qui a récemment décidé d’héberger un Institut Confucius, affirme ne pas être au courant du règlement selon lequel les pratiquants de Falun Gong ne peuvent y travailler. « Ça ne fait pas partie de l’entente. Les conditions de notre entente concernent uniquement la liberté académique », explique-t-elle. Néanmoins, M me Pollock admet que les embauches sont effectuées par l’Institut et que l’Université ne fait que réviser les propositions d’embauches soumises Au-delà de la performance départ de Stuart était une victoire pour le PCC. Néanmoins, pour les intellectuels chinois cela signifiait la fin d’une période de rapprochement avec les États-Unis. Le départ de Stuart était le symbole de la politique à long terme du PCC visant à faire des États-Unis l’ennemi n o 1. Cette politique n’a jamais changé. L’article du Guangming Daily rappelle aux lecteurs que le Le nouvel ambassadeur américain en Chine, Gary Locke, s’adressant aux médias le 14 août 2011 dans sa résidence à Pékin. nouvel ambassadeur est venu en Chine uniquement pour défendre les intérêts de Washington, et non pas les intérêts de l’humanité entière. Puisque Gary Locke est d’origine chinoise et que son visage peut être attrayant pour les Chinois du monde entier de même que pour les gens en Chine, l’article affirme que sa nomination au poste d’ambassadeur démontre que les États-Unis sont mal intentionnés. Puisque Locke est Chinois, les États- Unis cherchent à « gérer la Chine avec un Chinois » et à inciter des troubles politiques en Chine. Les Occidentaux sont excusés s’ils ne comprennent pas cela. Il est pratiquement impossible pour une personne normale et saine d’esprit d’associer le visage chinois de l’ambassadeur aux troubles politiques en Chine. Toutefois, faire un tel saut n’est pas rare dans la propagande du PCC. Le prochain paragraphe vient appuyer cette allégation : « Comme prévu à son arrivée, Gary Locke a donné une leçon aux responsables chinois. Chaque membre de sa famille a transporté ses propres valises. Sans assistants, sans gardes du corps, sans fleurs, sans applaudissements, sans par le siège social contrôlé par Pékin. « Si les compétences sont appropriées pour nos étudiants, ce serait Hunan (l’université chinoise qui collabore avec l’Université de Régina concernant l’Institut) qui enverrait qui leur plaît. Ce qu’ils enseignent est ce qui nous concerne », ajoute-t-elle. D’autres établissements canadiens ne semblaient également pas au courant de la politique d’embauche discriminatoire des Instituts Confucius, bien qu’elle soit affichée en anglais sur le site web du siège social. (www.chinese.cn/hanban_en/node_9806.htm) Sandy Forster, directrice des programmes auprès d’Edmonton Public Schools (EPS), lequel s’est associé avec l’Institut Confucius à Edmonton, affirme ne pas avoir entendu parler de la politique d’embauche et ne pas être en mesure de commenter. L’EPS reçoit à l’occasion des professeurs invités de l’Institut Confucius. David Matas, avocat spécialiste des droits de la personne basé à Winnipeg, estime que « les établissements ont la responsabilité de s’assurer que le processus d’embauche ne soit pas discriminatoire ». Étendre la puissance discrète Les Instituts Confucius, avec leur siège social à Pékin et plus de 300 branches dans le monde, sont présentés comme un moyen de promouvoir la langue et la culture chinoises tout en favorisant les échanges éducatifs et culturels avec la Chine. Toutefois, ils font aussi partie des efforts du régime chinois pour étendre sa puissance discrète à l’étranger, selon le Service canadien du renseignement de même une cérémonie de bienvenue, ils sont venus ici comme des civils ordinaires. De toute évidence, ce comportement peut faire bonne impression auprès de la population chinoise. » L’article a clarifié : l’objectif de Locke n’était pas de donner une leçon aux responsables chinois. Locke essayait plutôt de gagner la sympathie des Chinois et ainsi augmenter « l’obséquieuse servilité » de la population chinoise envers les étrangers. Locke va ainsi renforcer les forces proaméricaines en Chine afin qu’elles puissent transformer l’idéologie de la Chine. Cette idéologie n’est pas spécifiée, mais il s’agit sans aucun doute de l’idéologie du PCC. Il est difficile d’imaginer quel genre de personne peut lancer de telles accusations, mais il n’est pas difficile de s’imaginer qui s’est senti menacé. Plusieurs jours après l’arrivée de Gary Locke, les internautes chinois faisaient circuler à un rythme effréné les photos de la famille Locke à l’aéroport. Presque tous s’accordaient pour dire que n’importe quel chef de comté chinois serait arrivé à l’aéroport avec plus de pompe que cet ambassadeur du pays le plus riche et le plus puissant du monde. L’article du Guangming Daily a été écrit par Xiang Xiaodong, qui se décrit comme un « libre penseur ». Il n’est pas bien connu en Chine et peu de gens ont pris son article au sérieux. La plupart des commentaires publiés sous son article se moquaient de l’auteur ou dénonçaient ses opinions. Mais il se cache quelque chose derrière l’article ridicule de Xiang. Mark Ralston/AFP/Getty Images sécurité (SCRS). Le patron du SCRS, Richard Fadden, a affirmé que les Instituts sont contrôlés par les missions diplomatiques chinoises et sont liés à d’autres efforts du régime visant à influencer la politique du Canada envers la Chine. Lorsque les soldats chinois ont réprimé les Tibétains en 2008, une professeure de l’Institut Confucius à l’Université de Waterloo – une ex-journaliste de Xinhua, l’agence officielle du Parti communiste chinois (PCC) – a incité ses étudiants à condamner les reportages « anti-Chine » dans la presse occidentale, poussant une chaîne de télévision canadienne à offrir des excuses. Li Changchun, le tsar de la propagande du PCC et le cinquième membre le plus élevé du Politburo, a qualifié les Instituts de « partie importante de l’appareil de propagande de la Chine à l’étranger ». GlennAnthony May, professeur d’histoire à l’Université de l’Oregon, a écrit dans l’Asia Sentinel que les Instituts Confucius sont offerts aux établissements académiques « avec des conditions bien claires ». « Ne vous attendez pas à ce que les universités avec des Instituts organisent d’ici tôt une visite du dalaï-lama ou qu’elles préparent un symposium sur le massacre de la place Tiananmen de 1989 », écrit-il. Les efforts du régime chinois pour réprimer le Falun Gong ne datent pas d’hier. Les adeptes sont arrêtés arbitrairement, détenus, torturés et envoyés dans les camps de travail forcé sans la tenue d’un procès. De nombreux sont morts, selon des rapports d’organisations internationales. Cependant, M me Zhou est sidérée par Cours secondaire complet pour jeunes filles Profils : Éducation internationale et Vie et monde Partenaire académique de l’École supérieure de ballet du Québec Partenaire de l’École de musique Vincent-d’Indy Service de résidence scolaire À deux pas du métro Édouard-Montpetit 5 Le Guangming Daily n’est pas un quotidien ordinaire. Depuis 1982, la publication a été directement contrôlée et administrée par le Comité central du PCC (CCPCC). En 1994, il a été confirmé que le quotidien appartient au CCPCC et qu’il est géré par le Département de la Propagande du CCPCC. Seul un autre quotidien a le même statut : le Quotidien du peuple. La différence est que les intellectuels sont le public cible du Guangming Daily. Actuellement, le contrôle des médias en Chine est très sévère. Il y a très peu de chance qu’un article indésirable soit publié par erreur par un grand quotidien. Après sa publication, l’article a été retiré du gmw.cn, le portail du Guangming Daily. Il ne s’agit pas là de censure, car l’article paraît toujours sur les sites du Global Times et de Qiushi, deux autres organes principaux du PCC. Plutôt, les réactions des internautes sur le site du Guangming Daily étaient trop fortes. Le PCC est corrompu. Faisant face à d’énormes problèmes touchant sa propre légitimité, les troubles sociaux, les conflits internes, l’économie, les désastres environnementaux et plusieurs autres, l’arrivée du nouvel ambassadeur américain représente un défi. Les dirigeants du PCC n’ont ni l’intention ni la capacité de redresser le système corrompu et ses fonctionnaires corrompus. Ils préfèreraient que les responsables américains qui visitent la Chine se comportent comme les fonctionnaires chinois corrompus. Mais cela tombe à l’extérieur de leur pouvoir et juridiction. Il y a un seul moyen pour traiter le problème causé par Gary Locke qui transporte ses propres valises : en faire un complot impérialiste. Est-ce que le Parti a réussi ? Il n’y a qu’à lire les commentaires. La plupart disent : « Si c’est ça le néocolonialisme, je veux être colonisé. » le fait que les Instituts Confucius peuvent discriminer si ouvertement, alors que le Falun Gong est une croyance protégée par le Code des droits de la personne de l’Ontario, comme stipulé par la Commission ontarienne des droits de la personne. Selon elle, les établissements d’enseignement canadiens n’ont pas fait leurs devoirs. « Il ne devrait pas y avoir de discrimination contre des gens en raison de leur croyance », dit-elle. L’Université du Manitoba a récemment décidé de ne pas héberger d’Institut Confucius sur son campus, et un professeur a indiqué aux médias qu’il s’inquiéterait de l’autonomie académique de l’université si elle accueillait un Institut. L’Université de Colombie-Britannique a également refusé d’en accueillir un. Lorsque Angela Sheng, directrice de l’Institut Confucius à l’Université Mc- Master, a été jointe par téléphone, elle a indiqué qu’elle ne souhaitait pas discuter et elle a raccroché immédiatement. Le département des communications de l’université l’avait indiquée comme porte-parole de la question. Yan Li, un ex-journaliste de Xinhua et maintenant directeur de l’Institut Confucius à l’Université de Waterloo, n’a pas répondu aux demandes de commenter. Époque Times a aussi été incapable de joindre les points de contact dans d’autres établissements hébergeant un Institut Confucius : British Columbia Institute of Technology, Collège Dawson et le ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick. Mathieu Côté-Desjardins a contribué à ce reportage. Portes ouvertes Dimanche 2 octobre, de 13 h 30 à 16 h 30 Examens d’admission Samedi 15 et dimanche 16 octobre de 9 h à 12 h 628, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Outremont (Québec) H2V 2C5 www.psnm.qc.ca



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :