Époque Times Montréal n°313 15 aoû 2011
Époque Times Montréal n°313 15 aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°313 de 15 aoû 2011

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 5,2 Mo

  • Dans ce numéro : une nouvelle agence est créée pour renforcer la cybersécurité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 Immobilier Chauffage et climatisation par le sol Catherine Keller Époque Times Les anciens chauffages au sol asséchaient l’air, rendaient les jambes lourdes et la sensation de chaleur n’était pas présente, car la chaleur stagnait au plafond. La nouvelle technique de chauffage au sol avec de l’eau est économique et offre une chaleur diffuse très agréable et saine. En été, l’eau qui circule rafraîchira la maison. On peut parler de climatisation douce. La différence de température ne doit pas être trop grande pour éviter les risques de condensation au sol. Un plancher rafraîchissant offre une fraîcheur équivalente à l’inertie des anciennes maisons aux murs très épais. Il n’y a pas de bruit, pas d’entretien (pas de filtres à nettoyer), pas de poussière et on ne le voit pas. L’idéal est de le poser à la construction, car l’installation mesure entre sept et dix centimètres de hauteur, rehaussant d’autant le plancher. On peut néanmoins aussi le placer au moment d’une rénovation. Le revêtement idéal pour un chauffage au sol est le carrelage puisqu’il diffuse aussi bien la chaleur en hiver que la fraîcheur en été. Une moquette, un linoléum ou un stratifié conviennent aussi. Seul le bois demande des adaptations car c’est un VIVRE AU CŒUR DU VIEUX-PORT POUR AUSSI PEU QUE 280$ LE PIED CARRÉ BÂTIMENT PATRIMONIAL DE 6 ÉTAGES PLAFONDS DE PLUS DE 10 PIEDS ET DE 17 PIEDS (PENTHOUSE) 16 UNITÉS RÉSIDENTIELLES ET UNE UNITÉ COMMERCIALE MUR INTÉRIEUR EN BRIQUE ET FINITION LUXUEUSE PENTHOUSE : VUE PANORAMIQUE DU VIEUX-PORT À 2 PAS DU MÉTRO PLACE D'ARMES PLACE D'ARMES 31, SAINT-JACQUES, VIEUX-MONTRÉAL INCLUS : CUISINE LUXUEUSE AVEC ARMOIRES VITRÉES JUSQU'AU PLAFOND ! isolant. Si le plancher est mal posé, aucune chaleur ne parviendra chez vous. Pour qu’il soit compatible, votre plancher devra être fin et collé au sol, mais ce n’est pas la meilleure approche. Plus les tuyaux sont placés rapprochés, plus le chauffage sera efficace à basse température. L’interstice conseillé est de dix centimètres. L’eau qui y circule est d’une température de 24 °C en moyenne, ce qui permet d’utiliser une Installation d’un chauffage au sol. 15 août au 12 septembre 2011 ÉpoqueTimes Avec ce type de chauffage, vous bénéficiez d’une chaleur de rayonnement, c’est-à-dire qu’il chauffe seulement la matière. PHASE I chaudière à basse consommation, voire l’énergie solaire en complément ou une pompe à chaleur réversible. L’investissement, qui comprend l’installation des tuyaux et un système de régulation complexe, est important. Par contre, sa longévité (au moins 50 ans), les économies d’énergie et d’entretien ainsi que le confort qu’il procure en valent la peine. Le fait d’isoler l’extérieur de votre maison réduira considérablement le problème d’inertie. La régulation est très importante puisque le chauffage au sol a une forte inertie. Il met plusieurs heures pour chauffer une pièce, mais reste chaud bien après que les vannes soient fermées. Avec ce type de chauffage, vous bénéficiez d’une chaleur de rayonnement, c’est-à-dire qu’il chauffe seulement la matière. L’air de votre habitation conserve un taux d’humidité sain. Cela évite la circulation d’air qu’occasionne le chauffage traditionnel, permettant de vivre avec deux ou trois degrés de moins pour le même confort. VENDU À 100% RESTE SEULEMENT 2 UNITÉS ! CÔTE-VERTU www.espacerouge.com Merci d’avoir fait confiance à notre équipe www.terrasseelysee.com JEAN-TALON RESTE SEULEMENT 1 UNITÉ ! FUTUR PROJET PHASE II 140 CONDOS À VENIR À CÔTE-DES-NEIGES Wikimedia.org BUREAU CENTRAL : 460, RUE WRIGHT, VILLE SAINT-LAURENT, 514-750-6660 ÉQUIPE DES VENTES : KEVIN, 514-251-9000 www.groupeplkj.com
ÉpoqueTimes 15 août au 12 septembre 2011 Art et culture The Devil’s Double Ange et démon sous un même visage Mathieu Côté-Desjardins Époque Times Dominic Cooper joue Latif Yahia (gauche) et Uday Hussein (droite) dans The Devil’s Double. Sofie Van Mieghem Ludivine Sagnier et Dominic Cooper partagent l’écran dans The Devil’s Double. Après The Whistleblower, mettant en vedette Rachel Weisz, l’été 2011 vient d’accueillir un deuxième film majeur intitulé The Devil’s Double. Comme The Whistleblower, The Devil’s Double se veut un long métrage ayant ses racines enfoncées dans des faits réels poignants. Absorbant le cinéphile dans des milieux éminemment obscurs, ces deux films sont caractérisés par la même rigueur lorsqu’il s’agit de mettre à nu la vérité. The Devil’s Double va plus loin que The Whistleblower dans son portrait de l’étiolement des valeurs humaines et dans son traitement de la brutalité. Il est connu que certains hommes politiques puissants possèdent leur « double », leur sosie, essentiel dans bon nombre de situations lors des moments de crise. Les complications que traverse l’Irak sous la dictature de Saddam Hussein durant les années 1980 et 1990 atteignent leur paroxysme. Pendant que le fils de Saddam, Uday, vit à fond toutes les extravagances auxquelles il peut s’adonner, il se voit accorder le privilège d’avoir son propre double appelé « Latif », avec lequel il peut faire ce qu’il veut. Latif, malgré la torture qu’Uday lui fait subir, demeure incorruptible et résolu à se sauver de cet enfer. Dominic Cooper incarne à la fois Uday Hussein, le fils suprêmement dérangé de Saddam Hussein, et Latif Yahia, double malgré lui. Cet acteur, plus présent sur grand écran depuis le début 2000, tient d’ailleurs le rôle d’Howard Stark dans Captain America : The First Avenger. Son The Whistleblower Une terrible et incontournable vérité Mathieu Côté-Desjardins Époque Times Tourné à Bucarest, en Roumanie, en passant par Sarajevo, Kyiv et Toronto, The Whistleblower inaugure la carrière de la réalisatrice canadienne d’origine ukrainienne Larysa Kondracki. Avec un sens du devoir, Kondracki a créé un drame vif, fortifié par une distribution internationale notoire (Rachel Weisz, lauréate d’un Oscar, Monica Bellucci, David Strathairn, sélectionné pour un Academy Award et Vanessa Redgrave, lauréate d’un Oscar). D’abord conduit par une histoire vraie des plus pétrifiantes, The Whistleblower stimule la réflexion sur la moralité humaine. Kathy Bolkovac (Rachel Weisz) est une policière du Nebraska qui s’est vu offrir un emploi comme agente de la paix pour les Nations Unies après la guerre de Bosnie (1999). Ses idéaux de contribuer à reconstruire un pays complètement fragmenté tombent en ruine alors qu’elle devient témoin d’une réalité à glacer le sang : corruption, trafic sexuel, torture, meurtre, et ce, à travers ses collègues des Nations Unies, des diplomates et par d’autres personnes ayant accès au pouvoir. Rachel Weisz a une nouvelle fois bien tiré l’épingle de son jeu dans The Whistleblower. Son rôle de Kathy Bolkovac confirme son talent. « Quand Rachel Weisz a lu le scénario du film et s’y est engagée, c’était la pièce finale dont nous avions besoin. […] Ce n’est pas seulement sa performance interprétation du personnage d’Uday Hussein est à couper le souffle alors que son interprétation du sosie, Latif Yahia, retarde le moment où l’on peut reprendre ce même souffle. La qualité de son interprétation est suffisante La policière Bolkovac (Rachel Weisz) en service comme agente de la paix aux Nations Unies. à couper le souffle qui anime le film, mais c’est qu’elle a aussi été une collaboratrice qui a embrassé le défi de faire ce film, ce qui lui a demandé ultimement beaucoup d’efforts et une incroyable dévotion », confie Larysa Kondracki en entrevue. Que dire de la présence de Redgrave, Bellucci et de Strathairn qui contribue à l’achèvement de ce film canadien-allemand. Il honore ces grands acteurs par son histoire essentielle. L’inverse est aussi vrai : ces légendes du cinéma servent une grande cause, celle de dénoncer l’inhumanité tout en jouant dans un film indépendant. « C’est à cause de l’histoire qu’ils sont montés à bord du projet. Assurément pas à cause du salaire. Ça a été un projet passionnant pour chacun d’entre eux. […] Comme première réalisation [...], j’ai été plus que chanceuse, j’ai été bénie de travailler avec Rachel, Vanessa, David et Monica », ajoute Kondracki. The Whistleblower évoque l’intensité du film La constance du jardinier, dans lequel Rachel Weisz Séville Pictures apparaissait aux côtés de Ralph Fiennes. À d’autres moments, il rappelle The Insider, avec Al Pacino et Russell Crowe remonte dans les souvenirs, tout comme 8mm, réalisé par Joel Schumacher. Le traitement de The Whistleblower est nettement plus droit et moins cavalier que 8mm, en revanche. Kondracki a réussi à rendre en images l’inextirpable mal humain à travers l’histoire de l’intrépide Kathy Bolkovac. La grande intelligence émanant du film va jusqu’à la moelle des os, mais aussi porte à ébullition la dignité humaine. La musique travaille également en ce sens, tout comme les scènes-chocs franchissant de temps à autre la limite du tolérable. « Ces organisations complexes et ces crimes complexes proviennent des êtres humains. Et comme humains, nous pouvons les arrêter. Il n’y a aucune excuse de ne pas le faire », c’est ce que la réalisatrice espère que les gens puissent retenir après le visionnement de The Whistleblower. Présenté en version originale anglaise. pour entrer dans la course aux Oscars. La force du jeu de Cooper rappelle celle de John Travolta et de Nicolas Cage dans le film Face/Off (1997) avec leurs personnalités fortes et opposées qu’ils jouent chacun leur tour. Le réalisateur Lee Tamahori (Die Another Day, XXX : State of the Union) a pu assurer le déploiement d’action qu’exigeait une telle histoire tirée de l’adaptation du roman autobiographique que Latif Yahia a appelé The Devil’s Double. Le scénariste Michael Thomas (Backseat, Scandal) n’a pas eu à tricoter davantage autour de l’histoire de Latif pour écrire le scénario de The Devil’s Double puisqu’elle était déjà truffée d’éléments parfaits pour sa vision du film. La frénésie des faits vécus est allée au-delà de son travail très appliqué. Thomas regrettait de ne pas pouvoir inclure certains aspects de la vie de Latif qui n’auraient pas été acceptés dans le film. « Il y a tellement plus à raconter, et des choses encore plus effrayantes que ce que j’ai pu aborder dans le scénario », explique-t-il en entrevue. Les lieux, les décors et la trame sonore rendent palpitante d’émotion une histoire douloureusement vraie qui ne peut que mettre l’esprit sens dessus dessous. Cette méga-production parvient à 7 Sofie Van Mieghem maintenir infailliblement la tension psychologique des deux personnages centraux, autant fascinante qu’apeurante. The Devil’s Double a parfois les traits du film Traffic (2000) de Steven Soderbergh. The Devil’s Double entre dans la catégorie des fictions nécessaires, pouvant s’inscrire dans une démarche active d’éducation au sens large. Non seulement le film remue plusieurs émotions, mais il amène à s’interroger sur la place de chacune d’entre elles et de leur portée incendiaire quand elles sont hors contrôle. The Devil’s Double est présenté en version originale anglaise.



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