Époque Times Montréal n°313 15 aoû 2011
Époque Times Montréal n°313 15 aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°313 de 15 aoû 2011

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (279 x 559) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 5,2 Mo

  • Dans ce numéro : une nouvelle agence est créée pour renforcer la cybersécurité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 International ÉpoqueTimes ISSN#1712-8099 15 août au 12 septembre 2011 ÉpoqueTimes La Suède et la Finlande vont-elles un jour joindre l’OTAN ? Aron Lamm Époque Times Le débat latent sur l’adhésion à l’OTAN dans les pays supposément neutres de la Finlande et de la Suède a ressurgi dernièrement. En Suède, une évaluation des forces armées suédoises conduites par l’OTAN a soulevé des questions quant à savoir si l’actuel gouvernement conservateur cherchait à faire entrer sournoisement le pays dans l’alliance. Dans la Finlande voisine, le ministre de la Défense a déclaré dernièrement que son pays devrait considérer se rallier à l’OTAN pour des raisons financières. De manière officielle, aucun des deux pays ne planifie joindre l’OTAN, mais tous deux sont membres du Partenariat pour la paix, un « programme de coopération pratique entre l’OTAN et des pays partenaires pris individuellement », selon le site de l’organisation. Les deux pays participent également aux opérations de l’OTAN au Kosovo et en Afghanistan, et la Suède participe aussi à l’opération en Libye. De temps à autre, des voix s’élèvent dans les deux pays pour réclamer une adhésion complète à l’alliance. Alors que cela permettrait aux pays scandinaves d’influencer les opérations auxquelles ils participent, tout en garantissant une protection dans l’éventualité d’une guerre, cela mettrait fin à leur statut de pays neutres et médiateurs sur la scène internationale. Certains affirment que ce statut est déjà remis en question en raison de leur étroite collaboration actuelle avec l’OTAN. Le ministère de la Défense suédois a récemment annoncé que ses forces armées avaient été évaluées par le Processus de planification et d’examen de l’alliance. Dans un article publié dans le quotidien suédois Dagens Nyheter, l’ex-ministre de la Défense, Thage G. Peterson, et un ex-ambassadeur suédois aux Nations Unies, Anders Ferm, ont accusé le gouvernement d’essayer de faire entrer subrepticement la Suède dans l’OTAN. « La Suède est dans une zone grise où nous ne pouvons pas récolter les pleins bénéfices d’une adhésion complète à l’OTAN ni clamer être non alignés. Le reste du monde considère la Suède Suite de la une Cybersécurité « À ce moment, le gouvernement a réalisé « nous sommes vraiment dans une situation fâcheuse » », explique-t-il. « L’attaque est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et elle a forcé le gouvernement à réaliser qu’il avait de sérieuses lacunes. » M. Juneau-Katsuya affirme que certains systèmes du gouvernement sont des « générations en arrière ». La ministre des Travaux publics, Rona Ambrose, et le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, ont annoncé dernièrement que la nouvelle agence, Services partagés Canada, allait prendre le contrôle de plusieurs tâches informatiques qui sont à l’heure actuelle effectuées par différents départements des technologies de l’information (TI) dans 1099, rue Clark, bureau 2 Montréal QC H2Z 1K3 www.epoquetimes.com Téléphone : 514 931-0151 Télécopieur : 514 868-0843 Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, en conférence de presse à Bruxelles le 6 juillet 2011 comme un appendice de l’OTAN – mais seulement un Suédois sur cinq est pour une adhésion », plaide l’article. Dans une réponse directe, l’ex-commandant en chef des forces armées suédoises a mentionné qu’en réalité la Suède est un membre silencieux de l’OTAN depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Entre-temps, le ministre de la Défense finlandais, Stefan Wallin, a indiqué au quotidien Salon Seudun Sanomat la semaine dernière que les récentes coupures dans les dépenses militaires soulevaient la question si la Finlande serait en mesure de se défendre si elle était 44 ministères et agences. Tandis que les ministères et agences vont conserver leur personnel et leurs systèmes de TI spécialisés, la nouvelle agence va prendre contrôle des systèmes de courrier électronique, réduira le nombre de centres de données et rationalisera les réseaux électroniques. Il y aura donc un seul système de courrier électronique pour le gouvernement, plutôt qu’une mosaïque de plus de 100 systèmes actuellement en fonction. Stratégie de cybersécurité Quelques mois avant les attaques de janvier, Sécurité publique Canada a dévoilé sa Stratégie nationale de cybersécurité. La stratégie indique : « Les services militaires et du renseignement étrangers sont à l’origine des cybermenaces les plus évoluées. Dans la plupart des cas, ces attaquants sont patients et persistants, et ils ont d’importantes ressources à leur disposition. Leur but est d’obtenir des avantages politiques, éco- Rédaction Distribution Olivier Chartrand [olivier.chartrand@epochtimes.com] John Halas Ventes Publié par Kathia Myriam Guay [kathia.myriam@epochtimes.com] La Grande Époque Inc. attaquée ou si une adhésion à l’OTAN serait plus prudente. Son collègue dans le cabinet, le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja, a toutefois rapidement rejeté l’idée. Il a déclaré à la chaîne YLE qu’une adhésion à l’OTAN « n’était pas sur la table sous l’administration actuelle ». La position officielle en Suède est similaire, alors que seulement un parti dans le Parlement et moins d’un Suédois sur cinq souhaitent l’adhésion, selon un sondage de 2010 réalisé par SOM, une agence affiliée à l’Université de Göteborg. nomiques, commerciaux ou militaires. » Le document offre une description contextuelle de la menace et promet que le gouvernement « mettra en place les structures, les outils et le personnel nécessaires pour satisfaire ses obligations en matière de cybersécurité », notamment en limitant les passerelles donnant accès aux systèmes informatiques gouvernementaux. Un porte-parole de Sécurité publique a toutefois refusé d’indiquer quel rôle son ministère avait joué dans la création de Services partagés Canada. À ce jour, peu de détails ont filtré quant à savoir comment allait se déployer la nouvelle agence, mais des sources au gouvernement ont indiqué que d’ici deux mois, elle aura rapatrié 7000 employés actuels des autres ministères et agences. Ces personnes vont conserver leurs bureaux actuels et feront essentiellement le même travail, mais ce sera sous l’égide de Services partagés Canada. Économies et sécurité Tandis que le gouvernement vante les économies qui seront réalisées avec la nouvelle agence, en notant l’exemple d’un exercice de consolidation similaire en Ontario qui fait économiser à la province 100 millions de dollars annuellement, Rona Ambrose a mentionné que les priorités avaient été établies selon les besoins en matière de sécurité. « Nous allons débuter avec la consolidation et la normalisation des courriels, des réseaux et des centres de données parce qu’il s’agit de nos atouts les plus à risque en matière de bris de sécurité. Utiliser un seul système de courriel, moins de plateformes et moins de centres de données laisse moins de points d’entrée et, bien entendu, diminue le risque de cyberattaques. » M me Ambrose affirme que la nouvelle agence va renforcer la sécurité des données du gouvernement et mieux protéger les Canadiens. Une source bien placée au gouvernement affirme qu’avoir moins de points d’entrée renforce la sécurité du système, un détail essentiel de la stratégie dévoilée en 2010. « La réalité est qu’avec un environnement plus simple, il est plus facile de détecter [les intrusions] et avec un plus petit nombre de points d’entrée, il est plus facile pour nous de défendre ; donc la combinaison des deux améliore certainement notre position », explique la source. Georges Gobet/AFP/Getty Images Néanmoins, la porte de l’OTAN sera grande ouverte le jour où les Suédois changeront d’avis. Le secrétaire général de l’alliance, Anders Fogh Rasmussen, a mentionné lors d’une visite au Swedish Institute of International Affairs que la Suède remplissait déjà tous les critères pour une adhésion complète. Rasmussen a dit : « Notre porte demeure ouverte à toutes les démocraties d’Europe qui remplissent les critères », une catégorie qui inclut certainement aussi la Finlande, mais il a ajouté qu’il ne voulait pas s’ingérer dans les affaires internes des pays. La stratégie de 2010 prescrit aussi que le gouvernement doit sensibiliser son personnel à la cybersécurité, parce que « même les systèmes de sécurité les plus complexes peuvent être ébranlés par de simples erreurs humaines ». Michel Juneau-Katsuya fait remarquer que les attaques de janvier ont profité d’erreurs humaines et ont utilisé l’ingénierie sociale. Les pirates informatiques se sont fait passer pour des gestionnaires et ont demandé aux employés de partager leurs mots de passe ou d’ouvrir des fichiers infectés qui avaient l’air de notes de service. « Si les gens ouvrent des courriels infectés, si les gens s’exposent toujours, vous aurez encore exactement le même problème. » L’éléphant dans la pièce La cybersécurité est devenue une préoccupation majeure ces dernières années alors que des vagues de cyberattaques ciblent les gouvernements et les grandes entreprises partout dans le monde. Et, tandis que la majorité de ces attaques est orchestrée depuis la Chine, les gouvernements n’osent pas l’admettre ou feignent l’ignorance. Les États-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni et d’autres pays ont tous été victimes d’attaques sophistiquées lancées depuis la Chine. Au Royaume-Uni, alors que le gouvernement affirmait ne pas être certain de la provenance des attaques, des sources haut placées dans le gouvernement désirant garder l’anonymat ont déclaré au Times qu’elles venaient de Chine. Pareillement en Australie, alors que le gouvernement affirmait ne pas être certain de la provenance des attaques, des sources haut placées au gouvernement, désirant conserver l’anonymat, ont déclaré à The Australian qu’elles venaient de Chine. Au Canada, le gouvernement a dit la même chose, mais des sources haut placées ont dit à la CBC qu’elles avaient été retracées en Chine. Alors que Pékin dément régulièrement les allégations, le régime communiste est accusé de cyberespionnage plus souvent qu’à son tour. Lorsque l’entreprise de cybersécurité McAfee a découvert Operation Shady Rat ce mois-ci – une opération de piratage massive établie en 2006 et ciblant 72 organisations, dont des fournisseurs militaires et le Comité international olympique – le régime chinois a été nommé comme le suspect principal étant donné l’étendue de l’opération et la nature de ses cibles. Tirage : 60 000 exemplaires distribués gratuitement, en main, en présentoir et de porte-à-porte deux fois par mois au coeur de la ville de Montréal ÉpoqueTimes fait partie du réseau d’information le plus largement distribué au monde. Toute reproduction des annonces ou informations, en tout ou en partie, est interdite sans la permission écrite de l’éditeur. ÉpoqueTimes ne se tient pas responsable financièrement des erreurs typographiques ; textes, dates ou autres pouvant survenir dans les textes publicitaires, mais elle s’engage à reproduire la partie du texte où se trouve l’erreur dans une édition subséquente. 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ÉpoqueTimes 15 août au 12 septembre 2011 Yan Zhijun est le portrait type d’une militante Tuidang. Cette dame chinoise de 62 ans avec un grand sourire désarmant a commencé à promouvoir Tuidang au début de 2005, lors d’un voyage des États-Unis vers la Chine. Son travail a débuté auprès d’un petit cercle de membres de sa famille. Elle leur rappelait les horreurs du communisme, passées et présentes, et leur demandait simplement : « Voulez-vous faire partie de cela ? » Après son retour de Chine, ses activités Tuidang ont pris de l’ampleur. Des membres de sa famille à ses amis, elle a étendu son cercle aux amis des amis, à ses anciens camarades de classe et professeurs et ensuite aux étrangers (elle dit maintenant que chaque personne qu’elle rencontre est comme un « frère ou une sœur » et, si elle est chinoise, elle lui parle de Tuidang). Les gens qui n’avaient pas eu de ses nouvelles depuis quatre décennies ont été surpris de recevoir son coup de fil depuis les États-Unis, leur expliquant pourquoi ils devaient rompre leurs liens avec le Parti communiste chinois. Elle dit avoir aidé 1800 personnes à démissionner. Couper les liens L’idée de couper les liens avec une organisation dont on n’est pas nécessairement un membre officiel peut paraître étrange, mais le PCC n’est pas une organisation normale. Depuis sa prise de pouvoir en 1949, il a forcé la population à lui jurer allégeance, il a dominé ou tenté de contrôler toutes les facettes de la vie en Chine et a impliqué une grande partie de la population dans ses méfaits. Dans les mots des Neuf commentaires sur le Parti communiste, une série éditoriale publiée par Époque Times à l’automne 2004 qui a donné vie à Tuidang, sous le règne du PCC : « Les croyances et les valeurs traditionnelles ont été violemment détruites. Les concepts éthiques et les structures sociales originels ont été désagrégés de force. L’empathie, l’amour et l’harmonie entre les gens ont été transformés en lutte et en haine. » Le résultat était prévisible : «... un effondrement total des systèmes social, moral et écologique de la société et une crise profonde pour le peuple chinois [...] suite aux manœuvres, à l’organisation et au contrôle délibérés du PCC. » Les Chinois comprennent. L’expérience de vivre sous le PCC est le dénominateur commun pour chaque personne ayant grandi en Chine continentale et, selon les militants Tuidang, il est temps pour les Chinois de choisir leur propre destinée. L’essentiel n’est pas nécessairement de couper les liens physiques ou professionnels avec le PCC. On peut utiliser un pseudonyme pour démissionner du Parti et même continuer à être un fonctionnaire, aussi longtemps que la rupture s’est effectuée au niveau psychologique. « Les divinités regardent le cœur de l’homme », répètent souvent les militants Tuidang. Ceux qui prennent part à Tuidang affirment que le mouvement dissout le PCC, une démission à la fois. Tuidang offre également la chance aux participants de se séparer des crimes et de la corruption du PCC. Caylan Ford, diplômée de l’Université George Washington, écrit dans son mémoire de maîtrise sur Tuidang que le mouvement offre aux Chinois un chemin vers « la consolation, la rédemption morale et la liberté brisant leurs liens psychiques et symboliques avec le Parti communiste ». Tranquillité d’esprit Étant donné la violence extrême du Parti envers le peuple chinois au fil des Suite de la une Démissions décennies, certaines des déclarations de démission du Parti sont aussi extrêmes. L’une d’elles provient d’un ex-soldat s’appelant « Chen Xiaoyu ». Il décrit avoir été forcé, avec sa compagnie, à ouvrir le feu sur un village de l’ethnie Hui en Chine. « Je n’oublierai jamais cette cruauté extrême et cette scène tragique, qui ne peut être exprimée par des mots », écrit-il. Les prochaines lignes vont au cœur de l’expérience Tuidang pour les Chinois : « J’ai été élevé comme une personne honnête et gentille et j’aurais pu vivre une vie heureuse, paisible et normale, mais le démon m’a dérobé ce bonheur que j’aurais dû avoir […] Si les dieux entendent mon repentir, s’il vous plaît accordez-moi la tranquillité d’esprit afin que je ne sois plus terrifié par ce cauchemar récurrent. Aujourd’hui, je déclare solennellement que je démissionne du PCC et de toutes ses organisations affiliées. » Un policier, utilisant un pseudonyme (puisque s’il se faisait prendre il pourrait être congédié et/ou être torturé), a écrit qu’il était rempli de remords après des années de « répression du peuple ». « Puisque j’ai perdu espoir dans tout ce que le PCC a accompli et que j’ai été un accessoire de ses crimes durant les 30 dernières années, ma conscience n’est plus en mesure de tenir sous cette immense pression. Avec l’aide des pratiquants de Falun Gong, je publie ma démission du PCC et de ses organisations affiliées », écrit-il. Des références aux dieux ou aux forces supérieures qui veillent sur l’humanité sont courantes dans les déclarations plus longues. De telles croyances étaient une partie fondamentale de la culture chinoise jusqu’en 1949, moment où le Parti communiste a réprimé avec force toutes les religions, qualifiées de « superstitions ». Et la référence au Falun Gong est à propos, puisque la plupart des gens qui diffusent Tuidang sont des pratiquants de la discipline spirituelle, persécutée depuis 1999 en Chine. Une nouvelle Chine Tuidang n’incite pas seulement les Chinois à faire face aux dilemmes moraux amenés par la dictature du PCC, mais il présente aussi une vision d’une autre Chine qui est ancrée dans les traditions chinoises authentiques, plutôt que dans les théories de Marx et Lénine. « Lorsque je rencontre les gens, je leur demande s’ils ont déjà entendu parler de santui », raconte Yan Zhijun. Santui signifie les « trois démissions », se référant aux Jeunes pionniers communistes, à la Ligue des jeunesses communistes et au Parti comme tel. « Je leur parle en termes simples : « Pourquoi voulez-vous lutter contre le ciel et la terre ? » », comme le veut la théorie communiste du PCC. « Ce n’est pas ce que l’Empereur jaune nous a enseigné », poursuit-elle, se référant au fondateur mythique de la civilisation chinoise. Yan Zhijun parsème son discours d’expressions chinoises antiques et de références historiques. « La Chine existe depuis des milliers d’années, mais aucune dynastie n’a jamais tenté de forcer les gens à être de mauvaises personnes. Les Chinois ont toujours accordé de l’importance à la vérité, mais avez-vous ce sentiment aujourd’hui ? » Peu de personnes trouvent que oui, souligne-t-elle. Tuidang se présente comme une solution de rechange à la culture créée par le Parti communiste : il s’agit de la Chine ancienne, la Chine qui existait longtemps avant l’arrivée des communistes. Il s’agit de comprendre la loi du karma, International Maintenant ouvert ! Découvrez Le 2100 Le nouveau pied-à-terre contemporain au centre-ville de Montréal dans le village Shaughnessy 1 ½, 2 ½, 3 ½ et penthouse Appartements neufs et rénovés à louer Sur rendez-vous : 514 388-5666 appartements 2100, boul. de Maisonneuve Ouest H3H 1K6 | Le2100.com | 514.388.5666 3 Edward Dai/Époque Times Manifestation en juillet à Washington pour souligner les 100 millions de démissions du Parti communiste chinois et de ses organisations affiliées. de chérir la vertu et de vivre dans l’honnêteté. Ce message trouve des oreilles réceptives. Lors d’une récente fin de semaine d’été, Yan Zhijun a obtenu une démission en 30 secondes. Un homme s’est approché pour obtenir des dépliants qu’elle et sa collègue distribuaient. Elle lui a demandé s’il était membre du Parti communiste. Il a répondu par la négative. Avait-il été membre des Jeunes pionniers ? Non. Mais qu’en est-il de lorsqu’il était jeune, n’avait-il pas porté un foulard rouge ? Comme la plupart des Chinois, c’était le cas. Lorsqu’il était encore un enfant, il avait également prêté serment « d’obéir résolument au Parti communiste chinois ». Maintenant qu’il s’était rendu compte que le PCC était néfaste, ne devrait-il pas faire table rase ? Yan Zhijun lui a donné le pseudonyme de Xia Ming (un jeu de mots voulant dire « c’est l’été, je comprends la vérité ») et il a accepté. Elle a par la suite inscrit ce nom sur le site dajiyuan. tuidang.com. Le nom de Xia Ming est enregistré quelque part dans le raz-de-marée des 55 000 nouvelles déclarations qui apparaissent sur le site chaque jour. Le nombre de démissions s’élève actuellement à plus de 100 300 000. Dans le monde, partout où il y a des Chinois – et particulièrement en Chine – des gens comme Yan Zhijun parlent avec amis, proches, anciens camarades de classe et touristes, leur rappelant les horreurs du Parti communiste et leur mentionnant qu’ils ont le choix – quelque chose que le Parti a tenté sans relâche d’enlever à ses citoyens. « Ne devriez-vous pas faire table rase ? », demandent les militants. Plus de 100 millions de personnes ont répondu « oui ».



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