Époque Times Montréal n°306 26 avr 2011
Époque Times Montréal n°306 26 avr 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°306 de 26 avr 2011

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (320 x 540) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : des guerres tribales liées à l'eau menacent l'Afrique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 Environnement Couche d’ozone Diminution de près de 40% au-dessus de l’Arctique Héloïse Roc Époque Times Dans un communiqué, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) annonce la destruction de la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique. La couche d’ozone est indispensable pour protéger les organismes vivants des effets nocifs du rayonnement ultraviolet et ce gaz protecteur vient de chuter au-dessus de l’Arctique. Les spécialistes du PNUE pensent que la raison principale serait la persistance dans l’atmosphère de substances destructrices de ce gaz. À cet effet, l’Organisation météorologique mondiale (l’OMM) précise que : « Les observations effectuées à partir du sol et par ballon-sonde au-dessus de l’Arctique ainsi que par satellite révèlent que la colonne d’ozone a accusé une déperdition d’environ 40% dans cette région entre le début de l’hiver et la fin du mois de mars. » Mais, d’après le CNRS, « ce phénomène s’explique par un hiver stratosphérique très froid et persistant qui a conduit à une destruction importante d’ozone, laquelle s’est prolongée de façon inhabituelle jusqu’au printemps ». Dans l’intervalle de six mois des résultats diamétralement opposés En septembre 2010, le PNUE se félicitait du succès de la préservation de la couche d’ozone et rapportait : « Les efforts internationaux pour protéger la couche d’ozone sont un succès. Ils ont permis d’empêcher de nouvelles pertes d’ozone et ont contribué à limiter l’effet de serre. » À ce jour, les efforts internationaux contre la diminution de la couche d’ozone semblent être un fait de pure perte. « Cette déperdition record s’est produite en dépit d’un accord international ayant permis de réduire considérablement la production et la consommation de substances destructrices du gaz d’ozone », rapporte l’ONU. La couche d’ozone est une sorte d’enveloppe gazeuse qui protège la vie sur terre Cordis Nouvelles Une substance naturelle visqueuse, appelée « rouille verte », serait excellente pour capter les déchets radioactifs en les empêchant de se propager dans l’environnement, indique une nouvelle recherche. Les résultats, publiés dans la revue Geochimica et Cosmochimica Acta, pourraient enrichir la conception de systèmes de stockage pour les déchets radioactifs qui ont besoin de rester intacts pendant des centaines de milliers d’années. Une variété de substances radioactives Le combustible nucléaire dépensé contient une variété de substances radioactives dont un grand nombre d’entre elles restent dangereuses pendant des millénaires. Actuellement, ces déchets sont éliminés lors d’un profond enfouissement sous terre. En Scandinavie, par exemple, les déchets radioactifs sont enfermés dans des boîtes en cuivre et en fonte placées à 500 mètres sous la surface de la Terre. L’environnement peut des rayonnements nocifs. Les concentrations en ozone et son contenu total sont contrôlés en permanence et sont sous la protection du Protocole de Montréal signé en 1987 qui réglemente la production des halocarbures. Les halocarbures regroupent toutes les substances appauvrissant la couche d’ozone, divers composés chimiques qui contiennent du chlore et du brome et d’autres substances qui appauvrissent la couche d’ozone dans la stratosphère. Objectifs du Millénaire pour le développement Le pire pourrait être à venir, puisque la diminution de l’ozone a une grande influence sur la température de l’atmosphère, sur le régime des pluies de certaines régions du globe, sur les courants marins et les rendements des cultures agricoles. Comme les halocarbures persistent dans l’atmosphère durant plusieurs dizaines d’années, il faudra encore plusieurs décennies avant que leur concentration ne retrouve leur niveau d’avant 1980. Cependant, des recherches scientifiques en Antarctique à la fin des Du nouveau sur la latéralité cérébrale La base antarctique Dumont d’Urville est une base scientifique française où se poursuivent des travaux de portée internationale. être protégé des déchets en les entourant de bentonite, une sorte d’argile qui gonfle lorsqu’elle entre en contact avec les eaux souterraines. Une substance particulièrement inquiétante, pour ceux qui conçoivent ces dépôts de déchets, est le neptunium. Bien qu’il représente à peine 0,05% des combustibles nucléaires dépensés, sa très longue demi-vie signifie qu’il demeure dangereux très longtemps et pourrait représenter une menace pour la santé humaine s’il se propageait dans l’environnement même 5 millions d’années après son dépôt. Kenzo Tribouillard/AFP PHOTO Un bénévole de l’Association prend un échantillon d’eau de mer pour mesurer le niveau de radioactivité, un jour après le survol du nuage en France de la centrale nucléaire de Fukushima. La rouille verte est capable de bloquer et de conserver le neptunium Dans cette étude, les chercheurs se sont penchés sur la capacité de la rouille verte à freiner le neptunium à sa source. La rouille verte, une sorte d’argile, se compose de fer partiellement rouillé ; n’ayant pas été totalement rouillé, on constate un déficit d’électron qui le fait réagir très vite aux autres polluants. Cette « sorte de substance visqueuse verte » (que les chercheurs ont appelé « rouille verte ») apparaît naturellement dans l’eau pauvre en oxygène. Étant tellement réactive, elle se transforme rapidement en rouille rouge ordinaire au contact de l’oxygène. La rouille verte est très facile à fabriquer, étant donné qu’elle se forme lorsque du sulfate de fer et de l’hydroxyde de sodium sont ajoutés à l’eau. Selon les chercheurs, les tests montrent que la rouille verte est capable de bloquer rapidement et de conserver le neptunium. L’équipe espère que ces années 1970 ont mis en évidence une diminution périodique de l’ozone dans cette région polaire. C’est ce que l’on a appelé le « trou de la couche d’ozone ». Il se forme au printemps dans l’Antarctique (à la fin de la nuit polaire) et s’agrandit pendant plusieurs mois avant de se réduire. Le directeur du PNUE, Achim Steiner, avait déclaré en septembre 2010, dans un excès d’optimisme, « la couche d’ozone offre de multiples avantages pour les économies, y compris celles destinées à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. Elle offre d’autres bénéfices, ceux du Protocole de Montréal qui devaient permettre l’élimination des substances destructrices de la couche d’ozone, ce qui favorisera de lutter contre le changement climatique et la santé publique ». Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait affirmé en septembre 2009 que la suppression des chlorofluorocarbones (CFC) avait ralenti la progression du changement climatique de 12 ans. Il avait ajouté que, grâce à la coopération internationale sur ces substances dangereuses, il était possible de minimiser les risques pour la planète et « construire un monde plus sûr pour les générations futures ». Selon le PNUE, grâce au traité qui a empêché des émissions de gaz à effet de serre représentant plus de 135 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, ce sont aussi, en termes de santé publique, 20 millions de nouveaux cas de cancers de la peau et 130 millions de cas de cataractes qui ont été évités. résultats seront appliqués à la conception des systèmes de stockage radioactifs. La nature réactive de la rouille verte : un puissant dépolluant « Notre étude montre que même le blocage le plus sûr des déchets radioactifs pourrait être plus sécurisé si les boîtes de déchets radioactifs sont enterrées dans des sites où se formera de la rouille verte », commentait D r Bo Christiansen. 26 avril au 9 mai 2011 ÉpoqueTimes Grobe Hannes/Wikipedia Station allemande de recherche sur un navire en Antarctique La destruction de l’ozone, une compréhension D’après le CNRS, la destruction de l’ozone stratosphérique se produit dans les régions polaires lorsque les températures descendent en dessous de - 80 °C. À basse température, les nuages se forment dans la basse stratosphère et des réactions chimiques transforment des composés issus des halocarbures en composés actifs. Ce processus conduit à une destruction rapide de l’ozone et au retour de la lumière solaire au-dessus du pôle. En Antarctique, le trou d’ozone est un phénomène répétitif en raison des températures extrêmement basses dans la stratosphère chaque hiver. En Arctique, en revanche, les températures hivernales sont un peu plus élevées qu’au pôle Sud et les conditions météorologiques sont variables d’une année à l’autre. Cette année, les conditions météorologiques extrêmes sont responsables de l’évènement record observé. Cependant, l’OMM souligne que « le degré de destruction de la couche d’ozone en 2011 au-dessus de l’Arctique est sans précédent, mais que l’on pouvait s’y attendre ». Elle passe en revue les substances qui appauvrissent la couche d’ozone, comme les chlorofluorocarbones (CFC) et les halons, utilisés autrefois dans les réfrigérateurs, les propulseurs d’aérosols et les extincteurs. Elle estime également, conformément aux dispositions du Protocole de Montréal de 1987, que ces substances ont été progressivement éliminées et, à l’exception des régions polaires, la couche d’ozone devrait revenir à son niveau d’avant 1980 aux alentours de 2030-2040 d’après l’évaluation scientifique de l’OMM et du Programme des Nations Unies Dans l’optique future, les chercheurs font remarquer : « Le processus exact de la réaction d’incorporation et le comportement à long terme du neptunium immobilisé ne sont, toutefois, pas encore clarifiés et devraient être plus recherchés dans le détail. » Pendant de nombreuses années, la rouille verte a été considérée comme un problème, et les chercheurs ont dépensé une bonne part d’énergie pour comprendre comment bloquer sa formation pour l’environnement. Ce phénomène serait donc normal. Avec une pointe d’optimisme, l’agence de l’ONU souligne que « si le Protocole de Montréal n’avait pas existé, la déperdition d’ozone cette année aurait été très probablement plus importante, et la reconstitution de la couche d’ozone beaucoup plus lente ». Il ne faut donc pas se fier aux apparences ! Des chercheurs sur le terrain Actuellement, des équipes françaises et européennes sont mobilisées sur le terrain audelà du cercle polaire (Kiruna, Suède) pour échantillonner finement ces conditions exceptionnelles à l’aide d’instruments embarqués sous ballons stratosphériques réalisés par le CNES, le Centre national d’études spatiales. Quant aux instruments de la station d’observation de Haute-Provence, ils permettront de détecter l’impact de cet évènement sur les plus basses latitudes lorsqu’à la suite du réchauffement de la stratosphère polaire au printemps, les masses d’air appauvries en ozone se déplaceront vers ces régions. dans le béton armé. Toutefois, de récentes études ont montré que sa nature réactive fait d’elle un outil puissant dans le « nettoyage » de nombreuses formes de pollution. Résultat surprenant de l’étude : la nature peut se nettoyer elle-même « Le neptunium est un problème relativement exotique. Peu de personnes ont besoin de sauvegarder un dépôt de déchets radioactifs. Toutefois, la rouille verte semble être efficace contre presque toute sorte de pollution », affirmait D r Christiansen. « Il y a quelque temps, nous avons montré comment la rouille verte peut réagir avec le chrome carcinogène et le convertir en chrome. Non seulement le chrome est non toxique, mais il est également un des oligoéléments dont a besoin le corps humain. » Cependant, D r Christiansen met en garde, car la rouille verte ne représente pas une solution miracle contre la pollution. « La rouille verte n’est pas une solution miracle pour « nettoyer » la pollution, affirme-t-il, mais nos expériences ont montré le résultat surprenant que la nature peut se « nettoyer » elle-même, même lorsque la pollution est accompagnée d’une substance aussi nuisible que le neptunium. » Communautés européennes, 1990-2011 Source : Cordis Nouvelles cordis.europa.eu Samuel Blanc/Wikipédia
ÉpoqueTimes 26 avril au 9 mai 2011 FAITES VOTRE MARQUE ! TRANSFORMEZ VOTRE POTENTIEL COMMUNICATEUR EN UNE FORCE BIEN ANCRÉE ! Améliorez votre confiance en vous, votre influence personnelle et votre vie professionnelle. Carole Meyer, formatrice agréée vous guide dans une pratique conviviale et chaleureuse. Prochains ateliers, appelez-nous ! OFFREZ-VOUS UN CADEAU INOUBLIABLE ! ESSAI GRATUIT ! Programmes sur mesure 514 356-2232 Organisations publiques, privées, ONG, OBNL, particuliers ACHETONS cmformation.com Depuis 15 ans DIAMANTS DIAMANTS ET 329-CASH 514 329-2274 11 ESTIMATION GRATUITE LES MEILLEURS PRIX EN VILLE JUSQU’À 5849 Henri-Bourassa Est, Montréal Nord Voisin CLSC (514) 329-CASH Heures d’ouveretureL.M.M. 10h30 à 18h00 J.V. 10h30 à 20h00 3600892

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