Époque Times Montréal n°305 19 avril 2011
Époque Times Montréal n°305 19 avril 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°305 de 19 avril 2011

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (320 x 540) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : un long chemin à parcourir avant la stabilité en Lubye.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 International ÉpoqueTimes ISSN#1712-8099 1099, rue Clark, bureau 2 Montréal QC H2Z 1K3 www.epoquetimes.com Téléphone : (514) 931-0151 Télécopieur : (514) 868-0843 courrier@lagrandeepoque.com Rédaction Distribution Olivier Chartrand [olivier.chartrand@epochtimes.com] John Halas Ventes Publié par Kathia Myriam Guay [kathia.myriam@epochtimes.com] La Grande Époque Inc. 19 au 25 avril 2011 ÉpoqueTimes Présidentielle au Pérou : Humala et Keiko Fujimori passent au second tour Le vote des exclus de la croissance secoue la classe politique Latin Reporters LIMA – Les Péruviens exclus de la croissance, soit les 34% de la population qui vit encore dans la pauvreté, ont donné un rude coup à la classe politique en décidant le 10 avril par leur vote que la présidence du pays se jouera lors d’un second tour, le 5 juin, entre le nationaliste de gauche Ollanta Humala, vainqueur du premier round, et la populiste de droite Keiko Fujimori. L’establishment se retrouve hors course après l’élimination au premier tour de ses trois candidats de centre droit, l’exprésident AlejandroToledo, l’ex-premier ministre PedroPablo Kuczynski, qui a aussi tenu le portefeuille de l’Économie, et Luis Castañeda, maire de Lima jusqu’en octobre dernier. Vaincu au second tour il y a cinq ans, le lieutenant-colonel retraité Ollanta Humala, 48 ans, vient de remporter comme en 2006 le premier round de la présidentielle, cette fois avec environ 31% des suffrages. Malgré son virage proclamé vers le modèle brésilien, les adversaires d’Humala persistent à le situer dans le sillage du président vénézuélien Suite de la une Afghanistan Jere Van Dyk a vécu auprès des moudjahidines dans les années 1980 et il demeure à ce jour en contact avec des hauts responsables afghans. En 2008, il a tenté de se fondre dans la culture pachtoune et d’infiltrer les talibans, mais il s’est fait capturer. Il a raconté son expérience dans son livre Captive, My Time As a Prisoner of the Taliban. Les Pachtounes représentent l’ethnie principale en Afghanistan, soit environ 42% de la population. Outre les forces de la coalition, il y a trois acteurs importants dans le conflit afghan : les Tadjiks du nord de l’Afghanistan, les Pundjabis au Pakistan et les Pachtounes, dont la région tribale se trouve en grande partie dans le sud et s’étend ensuite une centaine de kilomètres au Pakistan. Alors que la quasi-majorité des insurgés talibans sont de l’ethnie pachtoune, les officiers de l’armée afghane sont principalement de l’ethnie tadjik, tandis que près de 80% Emplacements des présentoirs Hugo Chavez, chef de file de la gauche radicale en Amérique latine. Derrière Humala, la deuxième place revient, avec 23,16% des voix, à la députée Keiko Fujimori. Keiko, 35 ans, est la fille de l’ancien président Alberto Fujimori. Elle rappelle dans les rassemblements les bienfaits, dans les années 1990, de la gestion paternelle contre l’hyperinflation et les guérillas d’extrême gauche. Papa Fujimori n’en purge pas moins actuellement à Lima 25 ans de prison pour crimes contre l’humanité. de l’armée pakistanaise est pundjabi. « De bien des façons il s’agit d’une guerre ethnique entre les Pundjabis, qui contrôlent la bureaucratie et l’armée au Pakistan, et les Pachtounes des régions tribales », estime M. Van Dyk. « Si vous parlez à n’importe quel Pachtoune le long de la ceinture tribale des deux côtés de la frontière, il vous dira que le Pakistan tente d’instiguer le chaos, ou au moins l’impression du chaos, afin de soutirer des fonds aux États-Unis », Choisir « entre le sida et le cancer » « Humala est le plus à gauche, Keiko la plus à droite, les deux représentent des modèles autoritaires », commente à l’AFP Luis Benavente, du Groupe d’opinion de l’Université catholique de Lima. Reconnaissant sa défaite, AlejandroToledo croit que les urnes ont exprimé « la colère » née de la répartition insuffisante des fruits de la croissance, dont le Pérou est devenu le champion latino-américain (8,8% en 2010). Toutefois, il estime que les électeurs auront pour triste alternative, le 5 juin, ou bien le « passé sombre » attaché au nom Fujimori ou bien le « saut dans le vide » qu’incarnerait Ollanta Humala. L’écrivain hispano-péruvien Mario Vargas Llosa, Prix Nobel de littérature 2010, s’est aventuré, lui, à parler de choix « entre sida et cancer en phase terminale ». Vargas Llosa fut vaincu par Alberto Fujimori à la présidentielle de 1990. S’adressant à Lima à ses partisans, en fête au soir du scrutin, Ollanta Humala a appelé à la formation d’une « majorité sociale » pour entamer « la grande transformation » Majid Saeedi/Getty Images Des garçons afghans s’amusent sur une carcasse de véhicule blindé soviétique près de Kaboul. Cris Bouroncle/Martan Bernetti/AFP/Getty Images Ollanta Humala et Keiko Fujimori s’affronteront au second tour de l’élection présidentielle péruvienne le 5 juin 2011. poursuit M. Van Dyk. Les Tadjiks s’étaient alignés avec l’Alliance du Nord – une coalition souple de groupes principalement non pachtounes – et les États-Unis, afin de mettre en déroute les talibans au début du conflit, explique M. Van Dyk. Les États-Unis commettent également une erreur en donnant à leurs opérations dans le sud afghan des noms en langue tadjik, soit le dialecte perse dari. « C’est comme dire à tous les Pachtounes que les États- Unis se sont alliés avec les Tadjiks », ajoute M. Van Dyk. Le cercle de la vengeance Dans la culture pachtoune, la revanche n’est pas simplement motivée par les émotions. La revanche, ou badal, est plutôt une responsabilité prescrite par le code d’honneur, pachtounewali. Ce concept est une des forces principales alimentant l’insurrection afghane. « L’insurrection, qui implique presque exclusivement des membres de l’ethnie pachtoune, est plus vigoureuse dans les régions pachtounes du sud et du sud-est du pays », indique un rapport de l’International Institute for Strategic Studies (IISS). « De nombreux « fantassins » talibans sont de jeunes hommes qui combattent à temps partiel. Ils sont peut-être davantage motivés par le désir de venger des amis et des proches tués dans les combats que par l’idéologie », indique le rapport de l’IISS. Jere Van Dyk affirme avoir pu constater cela de ses propres yeux. « Selon mes expériences, on m’a dit et j’ai vu que plusieurs jeunes hommes avaient rejoint les talibans pas pour l’argent, mais parce que du Pérou et assurer surtout la « grande redistribution » de la richesse issue de la croissance. Parmi ses priorités, il a cité aussi la lutte contre la corruption et le narcotrafic. Il est vrai que le Pérou est sur le point de ravir à la Colombie la palme de premier producteur mondial de feuilles de coca. Réfutant l’épithète d’« antisystème » qui le vise régulièrement, Humala s’est voulu rassurant en envisageant un changement « sans soubresauts ». Sa coalition de gauche Gana Perú (le Pérou gagne) serait prête à faire des « concessions au nom de l’unité nationale » et à s’asseoir autour « d’une table de gouvernement avec toutes les forces politiques et sociales voulant travailler avec nous ». Keiko Fujimori a tenu à ses sympathisants un discours similaire à celui d’Ollanta Humala, insistant sur la nécessité de répartir la richesse, thème vedette de la campagne électorale. Comme son adversaire, elle a annoncé son intention de dialoguer avec les autres forces politiques avant le second tour de la présidentielle. Pour le second tour, il faut négocier des ralliements En quête d’une obligatoire majorité absolue des électeurs, les deux candidats dépendent désormais, pour bénéficier de ralliements, de leur pouvoir de conviction auprès des candidats de l’establishment qu’ils ont éliminés au premier tour. D’autant que les législatives, couplées le 10 avril à la présidentielle, n’ont à nouveau pas de réel vainqueur. Au mieux, Ollanta Humala disposera-t-il d’une quarantaine de députés sur les 130 du Congrès de la République. L’ancien militaire multipliera-t-il ses récents pieds de nez au radicalisme autoritaire d’Hugo Chavez, dont le soutien lui coûta sans doute la victoire en 2006 ? Peut-être quelque chose était arrivé à leur famille, et que c’était une question de badal : « J’ai une obligation en raison de ce que vous m’avez fait. » » Afin de contrer l’insurrection en Afghanistan, les forces de la coalition ont adopté un programme visant à conquérir les « cœurs et les esprits ». Cette stratégie vise à instaurer la sécurité en chassant les insurgés d’un endroit, conserver le terrain, développer l’infrastructure et établir la gouvernance. Cependant, la gouvernance à l’occidental cadre mal avec la loi pachtoune. D’un point de vue occidental, les régions pachtounes sont anarchiques, mais cela ne tient pas compte du code d’honneur enraciné dans une culture vieille de milliers d’années. Dans une culture où l’honneur d’un homme détermine sa place dans la société, respecter le code d’honneur est d’une importance primordiale. Ainsi, le besoin d’appliquer le badal a entraîné les Pachtounes dans des cycles de conflits récurrents à travers l’histoire. Les Pachtounes sont divisés en plusieurs tribus et clans, et le gouvernement adopte la forme des jirgas, les conseils tribaux lui faudra-t-il aussi polir son Programme de gouvernement 2011-2016, intitulé La grande transformation et dont certaines pages feraient les délices des bolivariens de Caracas. À titre d’exemple, le paragraphe 2.9.b., page 57, propose « l’élaboration d’une loi de la communication audiovisuelle établissant une répartition équitable et pluraliste des médias entre diverses formes de propriétés (privée, publique et sociale) ». L’un des objectifs de cette loi serait de « récupérer le caractère de service public des moyens de communication de masse ». À lire aussi le point 4.1., intitulé sans détour « Nationalisation des activités stratégiques ». Ou encore, page 126, découvrir pourquoi il faudrait « renégocier les traités de libre-échange ». Sur des points aussi sensibles aux yeux des pouvoirs de fait, Keiko Fujimori ne semble pas prisonnière de l’idéologie. Formée à la gestion d’entreprise à l’Université américaine de Columbia et mariée à un citoyen des États-Unis, Keiko offrirait-elle, pour le meilleur ou pour le pire, une cohabitation moins rugueuse que celle acceptable par Humala ? Après tout, papa Fujimori était néolibéral... Bref, comme en 2006, des soucis et du pain sur la planche pour Ollanta. Source : www.latinreporters.com qui requièrent le consensus afin de prendre une décision. Toutefois, l’absence de consensus dans les jirgas peut entraîner une guerre tribale pratiquement perpétuelle en raison du badal et de l’honneur, selon un rapport du Tribal Analysis Center. « Afin qu’il y ait un gagnant, il doit y avoir des perdants, et ces individus et leurs loyaux sujets vont normalement prendre les armes afin de restaurer leur honneur », indique le rapport. Puisque de nombreux combattants talibans ont pris les armes au nom du badal, le retrait prévu des troupes américaines en 2014 pourrait atténuer l’insurrection, selon Jere Van Dyk. Cependant, ce que les forces de la coalition laissent derrière, soit un gouvernement pseudo-démocratique centralisé et corrompu, devrait demeurer une cible des insurgés. Sous le régime islamique des talibans majoritairement pachtounes, il n’y avait pas de séparation entre la religion et le gouvernement, ce qui peut indiquer comment les pachtounes perçoivent l’importation de la démocratie. « Les talibans qualifient la démocratie de religion occidentale », souligne M. Van Dyk. Le droit de gouverner Les Pachtounes sont d’avis qu’il leur revient de gouverner le pays. Ils « se voient comme l’Afghanistan », ajoute M. Van Dyk. Leur concept de « droit de gouverner » découle de leur majorité en Afghanistan et d’avoir gouverné le pays depuis sa fondation, sauf à quelques exceptions, selon un récent rapport du Congressional Research Service (CRS). Cette dynamique se reflète dans l’actuel gouvernement afghan, dirigé par le président Hamid Karzaï. « Karzaï est un pachtoune durrani, et son Cabinet et son proche entourage sont de plus en plus dominés par des Pachtounes », indique le rapport. Toutefois, même les groupes pachtounes rivaux luttent pour le pouvoir, chacun d’eux voulant diriger le pays, explique M. Van Dyk. Selon lui, un retrait du pays, en ce moment, des troupes de la coalition plongerait le pays dans une guerre civile. Tirage : 60 000 exemplaires distribués gratuitement, en main, en présentoir et de porte-à-porte une fois par mois au coeur de la ville de Montréal et 10 000 exemplaires trois fois par mois. ÉpoqueTimes fait partie du réseau d’information le plus largement distribué au monde. Toute reproduction des annonces ou informations, en tout ou en partie, est interdite sans la permission écrite de l’éditeur. ÉpoqueTimes ne se tient pas responsable financièrement des erreurs typographiques ; textes, dates ou autres pouvant survenir dans les textes publicitaires, mais elle s’engage à reproduire la partie du texte où se trouve l’erreur dans une édition subséquente. Le journal se réserve le droit de refuser toute publicité ne convenant pas à sa politique.
ÉpoqueTimes 19 au 25 avril 2011 Tchad : lorsque la pauvreté pousse les enfants à s’enrôler IRIN News NAIROBI – « Mon père est âgé. À la maison, nous n’avions pas assez pour tous, donc j’ai voulu améliorer notre situation en m’enrôlant dans l’armée pour aider ma famille et ma mère [...] Au bout d’un an dans les rangs du FSR [Front pour le salut de la République], j’ai pris le commandement d’un groupe de 50 combattants. Peut-être m’ont-ils confié ce poste parce que je sais lire et écrire. J’ai dû ensuite rejoindre les forces gouvernementales lorsque notre commandant [...] a décidé de s’allier aux autorités tchadiennes. » Mahamane, 13 ans, est l’un des dizaines de mineurs interrogés par Amnesty International dans le cadre de la rédaction d’un nouveau rapport et qui ont rejoint l’armée tchadienne ou les groupes d’opposition dans l’est du pays. Le rapport révèle que 80% des 7000 à 10 000 enfants soldats recrutés au Tchad sont associés à des groupes armés et que les 20% restants font partie de l’armée tchadienne. Les estimations des Nations Unies indiquent par ailleurs qu’ils sont parfois utilisés comme combattants. L’âge minimum légal pour le recrutement volontaire est fixé à 18 ans, et celui de la conscription obligatoire, à 20 ans. « Certains ont été enlevés et recrutés de force. D’autres se sont enrôlés pour venger la mort de membres de leur famille ou le pillage du bétail, ou plus simplement pour échapper à la pauvreté et à l’absence de perspectives en matière d’éducation et d’emploi », indique le rapport. Selon Amnesty, les enfants seraient payés entre 10 000 et 250 000 francs CFA (entre 20 et 500 dollars) en une seule fois. Dans les camps de réfugiés et de personnes déplacées, les adolescents sans emploi qui viennent de terminer leurs études primaires sont les plus à risque. Dans les villages, ce sont les enfants issus de milieux pauvres ou qui ont des proches dans l’armée ou dans des groupes armés qui risquent le plus d’être recrutés. Dans certains cas, les recruteurs envoient dans les camps des enfants qui sont déjà dans leurs rangs avec des cigarettes, de l’argent ou de beaux vêtements pour persuader les autres enfants de s’enrôler. BANGKOK – Selon les estimations du Thailand Burma Border Consortium (TBBC), un groupe d’organisations non gouvernementales internationales (ONGI) opérant le long de la frontière, qui s’étend sur 1800 kilomètres, environ 142 000 réfugiés birmans vivent dans neuf camps gérés par le gouvernement. « Prévoir de fermer ces camps maintenant serait prématuré », a dit à IRIN Jack Dunford, directeur exécutif du TBBC, qui fournit des vivres et des abris aux réfugiés dans les camps. « Nous voulons tous que les camps ferment et que les réfugiés retournent chez eux, mais cela ne pourra arriver que lorsque la situation aura changé en Birmanie, ce qui permettra aux Les principales raisons qui poussent les enfants à s’enrôler sont la pauvreté et l’absence de perspectives en matière d’éducation. Selon le rapport, l’est du Tchad est l’une des régions les plus pauvres du pays, « ce qui s’explique en grande partie par un environnement hostile, par des décennies d’indifférence de la part du gouvernement et, aujourd’hui, par le climat d’insécurité ». La loi tchadienne prévoit la gratuité de l’éducation primaire et secondaire pour tous les enfants (et la scolarisation obligatoire jusqu’à l’âge de 14 ans), mais la rareté des écoles et des enseignants dans la région offre très peu de perspectives à la majorité d’entre eux. L’enrôlement constitue également un moyen pour les enfants d’échapper aux attaques des milices armées sur leurs villages. Selon certaines informations récoltées par Amnesty, des commandants de l’armée auraient appelé les Dadjo, qui vivent dans la région tchadienne du Dar Sila, à envoyer leurs enfants à l’armée afin de protéger leur communauté. Christian Mukosa, chercheur pour le programme Afrique d’Amnesty International, a dit à IRIN que le recrutement des enfants n’était pas nouveau, mais qu’il n’y avait pas eu beaucoup de progrès au cours des dernières années. « En 2007, l’UNICEF a évalué qu’entre 7000 et 10 000 enfants étaient associés avec des groupes armés. En 2010, moins de 900 avaient été démobilisés, ce qui laisse supposer que des milliers d’enfants sont toujours entre les mains de leurs recruteurs. Les Nations Unies ont par ailleurs rapporté que 13% des enfants qui avaient été démobilisés en 2007 et 2008 faisaient partie de l’Armée nationale tchadienne [ANT]. » Il est fort possible que la situation politique extrêmement instable dans l’est du pays, près de la frontière avec le Soudan, et le récent retrait des forces des Nations Unies demandé par le gouvernement tchadien en 2010 aient exacerbé le problème. Non application des lois En octobre 2007, le gouvernement tchadien a adopté un Programme national de retrait, prise en charge transitoire et réinsertion des enfants associés aux forces et La fermeture prévue des camps de réfugiés en Thaïlande inquiète IRIN News réfugiés de rentrer dans leur pays en sécurité et avec dignité. » Un avis partagé par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), qui a officiellement inscrit sur ses registres environ 100 000 réfugiés birmans en Thaïlande. « Les camps fermeront à l’avenir, c’est logique ; mais, pour cela, les conditions doivent être réunies de l’autre côté », a estimé Kitty McKinsey, porte-parole de l’organisme. Leurs commentaires faisaient suite à l’annonce, dans les médias le 10 avril, que Bangkok entendait fermer les camps après le transfert de pouvoir récent au nouveau gouvernement birman. « Ils [les réfugiés birmans] sont en Thaïlande depuis plus de 20 ans et ils sont devenus un fardeau pour nous, Pornchai Kittiwongsakul/AFP/Getty Images Des milliers de Birmans sont réfugiés dans des camps en Thaïlande pour fuir les combats et les exactions. groupes armés, mais les efforts déployés pour le mettre en œuvre ont été confrontés à des difficultés. Le pays fait également partie d’accords internationaux, notamment à la Charte africaine sur les droits et le bien-être de l’enfant et à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, qui stipule que les pays signataires doivent prendre des mesures pour s’assurer que les enfants de moins de 15 ans ne prennent pas part aux hostilités. D’après le rapport d’Amnesty, « le manque de volonté des autorités politiques et militaires » constitue l’un des principaux obstacles à la mise en œuvre de ces engagements. Aucune poursuite n’a été engagée pour punir le recrutement d’enfants. Le rapport indique plutôt que « nombre des personnes soupçonnées d’avoir enrôlé des enfants se sont vu proposer des postes gouvernementaux importants, ce qui perpétue l’impunité au plus haut niveau de l’État ». En 2006, le gouvernement a signé avec le FUC (Front uni pour le changement démocratique) un accord de paix garantissant une amnistie générale à tous ses combattants et prévoyant la nomination de certains de ses membres au gouvernement. Selon Rotta Dingamadji Carlos, directeur des études, de la législation et du contentieux au sein du Ministère des droits de l’homme et de la promotion des libertés, « l’amnistie accordée aux ex-rebelles est le prix que nous devons payer pour la réconciliation, et elle est nécessaire pour ramener la paix et la stabilité ». Il a ajouté que le pays était devenu le théâtre d’une guerre civile et d’agressions externes tout de suite après son indépendance, et que les conflits se poursuivaient jusqu’à ce jour. Depuis 2003, l’est du Tchad est impliqué dans le conflit soudanais au Darfour et des milices soudanaises associées aux forces rebelles de l’est organisent des attaques contre les populations civiles du côté tchadien. Pendant cinq ans, le Tchad et le Soudan se sont fait la guerre par factions interposées. Si celleci s’est officiellement terminée en janvier 2010 avec la signature d’un accord de rapprochement, le gouvernement tchadien continue de se heurter aux forces rebelles dans l’est du pays. car nous sommes obligés de nous occuper d’eux », aurait déclaré Tawin Pleansri, chef du Conseil de sécurité national. « Je ne peux pas dire quand nous fermerons les camps, mais nous comptons le faire », a-t-il dit à la suite d’une réunion du Conseil de sécurité, présidée par le premier ministre Abhisit Vejjajiva. « Le dialogue est en cours avec le gouvernement birman », a-t-il expliqué. Selon les estimations du HCR, la Thaïlande compte environ 100 000 réfugiés inscrits sur les registres, et quelque 9000 demandeurs d’asile. La plupart des réfugiés sont issus de minorités ethniques birmanes, essentiellement des ethnies des Karen et des Karenni. Dans les camps, la majeure partie de l’aide reçue par les réfugiés est assurée par les ONG, tandis que le HCR s’efforce de mener des activités et des programmes de protection afin d’assurer leur sécurité. L’organisme recommande également d’accorder une plus grande liberté de circulation aux réfugiés pour leur permettre de sortir des camps, en particulier pour travailler, dans une économie thaïlandaise qui manque de main-d’œuvre. Depuis le lancement, en 2005, du programme de réinstallation dans un pays tiers, plus de 58 000 réfugiés birmans ont été réinstallés hors des camps, principalement aux États- Unis, au Canada et en Australie. La réinstallation est un des principaux volets du plan stratégique défini par le HCR en vue d’aider les Birmans réfugiés en Thaïlande. Source : www.irinnews.org International Ayant constaté qu’un nombre croissant de lecteurs appréciaient le journal Époque Times, nous sommes heureux de vous informer qu’il passera de 90 000 exemplaires à 120 000 par mois ! D’octobre 2010 à avril 2011, nous avons effectué une période d’essai au cours de laquelle nous avons imprimé chaque mois trois semaines à 10 000 exemplaires et une à 60 000. Depuis lors, ayant constaté la réponse positive des lecteurs issus des 50 000 nouveaux foyers recevant le journal, il est devenu clair que nous devions conserver le nombre de 60 000 exemplaires à chaque numéro. Ainsi, à partir du mois de mai 2011, Époque Times sera distribué deux fois par mois, mais avec un tirage de 60 000 exemplaires chaque fois. Nous désirons rassurer les lecteurs qui, depuis 2005, nous lisent chaque semaine, nous sommes confiants que, très prochainement, nous reviendrons à une fréquence de distribution hebdomadaire, mais cette fois-ci avec 60 000 exemplaires par semaine faisant passer le tirage à 240 000 exemplaires par mois. Bon printemps à tous ! La direction Augmentation M. Dingamadji Carlos est convaincu que l’insécurité chronique qui règne dans l’est du pays n’entravera pas les efforts du gouvernement pour respecter ses engagements. « Nous devons attendre jusqu’au mois de juin pour que la nouvelle loi soit votée et que le code de protection des enfants soit de nouveau appliqué. Le gouvernement a déjà soumis le projet de loi à la Cour suprême pour qu’elle vérifie sa constitutionnalité. » Il a ajouté que le gouvernement était en train d’élaborer un plan d’action en collaboration avec les Nations Unies afin de contribuer à réintégrer les enfants qui ont été démobilisés des rangs des groupes armés et d’offrir un meilleur accès à l’éducation. « Dans le cadre de sa politique sur l’éducation, le gouvernement a lancé un programme ambitieux de formation pour les enseignants de Suite de la une Syrie Selon la BBC, certains ont commencé à appeler ouvertement au départ du président, lui qui avait hérité du pouvoir lors de la mort de son père, Hafez Al-Assad, en 2000. Il reste à savoir si les concessions du président pourront satisfaire les gens et faire oublier les martyrs, ou si cela aura plutôt un effet galvanisant. Ailleurs qu’à Damas, des milliers de manifestants ont aussi défilé à Deraa, Lattaquiée, Banias et plusieurs autres villes. Dans des allocutions télévisées et des communiqués, Al-Assad a prétendu que des forces étrangères étaient responsables des troubles. En guise de « concessions », qualifiées de cosmétiques par ses détracteurs, Al-Assad a remanié son cabinet et nommé un nouveau premier ministre. du tirage 3 l’éducation élémentaire. Vingt pour cent du budget a été alloué à l’éducation », a-t-il ajouté. Jusqu’à présent, les enfants démobilisés sont demeurés vulnérables à un nouvel enrôlement même après leur retour à la maison. Si des efforts à long terme tels que l’amélioration de la stabilité dans l’est du pays et la mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant sont essentiels, M. Mukosa, d’Amnesty estime que des ressources devraient également être allouées à l’adoption de mesures à court terme. « Il y a certaines choses que le gouvernement peut faire à court terme, comme construire des écoles, nommer des enseignants et créer des centres de formation et des centres pour les jeunes », a-t-il indiqué. Source : www.irinnews.org Mais jusqu’à ce jour, le bâton a vu plus d’action que la carotte, alors que les forces de l’ordre ont enlevé plusieurs vies, par l’entremise de tireurs embusqués selon certains témoignages. Les manifestants le 15 avril ont brandi des cartons jaunes, comme au soccer, pour servir un avertissement au président. « C’est notre premier avertissement. La prochaine fois, nous viendrons avec des cartons rouges », a déclaré un participant à l’Associated Press. Des experts en droits civils de l’ONU ont appelé, le 15 avril, le régime baathiste d’Al-Assad à mettre fin à la répression contre les manifestants, les journalistes et les militants des droits de l’homme. « Des balles réelles sont utilisées à l’extérieur des limites prescrites et en violation claire du droit international. Les armes à feu ne peuvent être utilisées que pour se défendre ou défendre autrui », a déclaré Christof Heyns, le rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires. AFP/Getty Images Des manifestants défilent le 1er avril 2011 dans la ville de Qamishli, en Syrie. L’AFP a obtenu cette photo d’une source secondaire et ne peut confirmer l’exactitude du contexte et de l’image.



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