Époque Times Montréal n°304 12 avr 2011
Époque Times Montréal n°304 12 avr 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°304 de 12 avr 2011

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (320 x 540) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'artiste chinois répité Ai Weiwei arrêté.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 International La CPI affirme que Kadhafi planifiait tuer des civils Jack Phillips Époque Times La Cour pénale internationale (CPI) a indiqué la semaine dernière qu’il y avait suffisamment de preuves contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi concernant son intention alléguée de tuer des civils avant le début du soulèvement. « Nous avons des preuves qu’avant les évènements en Tunisie et en Égypte en janvier dernier, des gens du régime planifiaient comment contrôler les manifestations en Libye », a indiqué le procureur Luis Moreno-Ocampo, selon Reuters. M. Moreno-Ocampo a affirmé que Kadhafi et son entourage cherchaient à dissimuler le massacre prévu en Suite de la une Tchernobyl La seule chose surprenante, dit-il, c’étaient les habitants de la ville périphérique de Pripyat qui continuaient de se comporter comme si de rien n’était après l’arrivée dans la ville des chars d’assaut et des gens en combinaisons spéciales pour mesurer les taux de radioactivité. L’accident était survenu dans la nuit, juste avant 1 h 30 du matin. Au cours d’une vérification des systèmes il y a eu une surtension et tout a dérapé, causant une série d’explosions dans le réacteur n o 4. Les explosions ont provoqué un incendie, générant un panache de fumée hautement radioactive. La quantité de radioactivité émise a été 400 fois plus élevée que la bombe atomique d’Hiroshima, selon l’AIEA. « Les mesures de sécurité n’ont pas été prises en considération, le carburant d’uranium dans le réacteur a surchauffé et a fait fondre les barrières protectrices », selon l’AIEA. Peu après la radioactivité mesurée à Pripyat, et 36 heures après l’accident, les autorités soviétiques ont commencé à évacuer la ville d’environ 50 000 personnes. Pripyat était située à moins de 3 km de Tchernobyl et avait été fondée en 1970 pour héberger les ouvriers lorsque la construction de la centrale a débuté. Dans les semaines et les mois qui ont suivi, environ 200 000 personnes ont été relocalisées en permanence en raison de l’accident. Emplacements des présentoirs ÉpoqueTimes ISSN#1712-8099 1099, rue Clark, bureau 2 Montréal QC H2Z 1K3 www.epoquetimes.com Téléphone : (514) 931-0151 Télécopieur : (514) 868-0843 courrier@lagrandeepoque.com prétendant qu’il s’agissait uniquement de contrôle de foule. « Le plan était d’utiliser au début les gaz lacrymogènes et [si ça ne fonctionnait pas...] de tirer. » Il y a environ un mois, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne en Libye, et des frappes contre l’appareil militaire de Kadhafi ont suivi. La CPI a indiqué qu’il souhaitait interroger l’ex-ministre des Affaires étrangères libyen, Moussa Koussa, qui a fait défection au Royaume-Uni dernièrement. Le gouvernement britannique a déclaré que Koussa, autrefois une personnalité importante du régime Kadhafi, était coopératif et qu’il répondait aux questions des autorités. « Le fait que Moussa Koussa a fait défection est très intéressant parce que c’est une option disponible. Si vous n’avez pas le pouvoir de mettre fin aux crimes qui sont commis, vous pouvez faire défection pour démontrer que vous n’êtes pas responsable », a expliqué M. Moreno-Ocampo à Reuters. Le département du Trésor américain a annoncé la levée des sanctions contre Moussa Koussa et le dégel de ses avoirs. « Un des objectifs des sanctions contre les hauts responsables du gouvernement libyen est de motiver les individus au sein du régime de prendre la bonne décision et de se dissocier de [Kadhafi] et de son gouvernement », a indiqué le Trésor. L’administration Obama avait adopté des sanctions contre Koussa et d’autres Nikolai Vsisovich et d’autres employés de la centrale se sont fait demander de rester sur place, car personne d’autre ne connaissait l’installation aussi bien qu’eux. « Même les dirigeants du pays nous ont demandé de rester, bien que nous aurions dû être évacués, car nous avions déjà reçu le maximum d’exposition », explique-t-il. Les employés de la centrale travaillaient de pair avec les soldats, eux qui avaient la tâche la plus dangereuse de dégager le toit explosé du réacteur. « Pour ce travail, les soldats ont été retirés de l’armée et ont reçu une prime de 1000 roubles, ils ont pu quitter le service militaire pour de bon. Je ne sais pas, ils sont probablement morts quelques années après l’explosion », ajoute-t-il. M. Vsisivich raconte que les soldats ont été utilisés comme des « robots vivants » pour dégager le toit, puisque les robots mécaniques sont rapidement devenus inefficaces en raison du taux élevé de radiation. M. Vsisivich, qui avait 31 ans à l’époque, a fait des allers-retours sur une distance d’environ 150 mètres du réacteur explosé, portant un uniforme normal et un masque. Durant les premiers jours du nettoyage, plusieurs employés ont éprouvé des symptômes étranges qui les empêchaient de dormir. « Nous avions un tel sentiment d’euphorie qu’il était impossible de dormir – nous étions dans un état d’excitation. » Toutefois, il a alors appris que la température de son corps avait chuté à 35 degrés. « Je me sentais comme une langouste bouillie », se rappelle-t-il, ajoutant que lorsqu’il est retourné chez lui pour des vacances après un mois de travail, il a dormi pendant environ 20 jours sans sortir du lit. Nikolai Vsisivich, maintenant âgé de 56 ans, décrit la litanie de maladies chroniques dont il souffre, une vingtaine en tout. La plupart de ses collègues ont souffert de problèmes de cœur ou du cancer – certains sont morts subitement des années après la catastrophe. « Je suis le seul survivant de mon équipe de 18 personnes », dit-il. Selon M. Vsisivich, les ouvriers de la centrale Fukushima vont aussi souffrir de problèmes de santé : « Il n’y a aucun doute. » Le désastre de Tchernobyl et la crise au Japon ont changé son opinion au sujet de la sûreté de l’énergie nucléaire. Selon lui, les risques sont trop élevés et il favorise plutôt le développement d’énergies alternatives. Rédaction Distribution Olivier Chartrand [olivier.chartrand@epochtimes.com] John Halas membres de l’entourage de Kadhafi il y a trois semaines, tout en jouant un rôle clé dans l’opération militaire maintenant sous commandement de l’OTAN. Les États-Unis et l’OTAN espèrent causer des dissensions internes et la dissolution du régime Kadhafi de l’intérieur sans avoir à utiliser trop de force. « Les sanctions sont un outil puissant que nous avons à notre disposition pour appliquer de la pression sur des individus afin d’influencer leur processus décisionnel », a ajouté le Trésor. Le ministère des Affaires étrangères britannique a mentionné que Koussa ne bénéficiait pas d’un traitement spécial ou de l’immunité diplomatique pendant qu’il était dans le pays. Andrey Volkov/Époque Times Nikolai Vsisovich a travaillé comme liquidateur dans la centrale nucléaire de Tchernobyl après l’explosion du réacteur n o 4 il y a 25 ans. Il est le seul survivant de son équipe de 18 membres. Nikolai Vsisivich n’est pas d’accord de faire de la centrale de Tchernobyl et de la ville fantôme de Pripyat des destinations touristiques. Il estime que les niveaux de radioactivité sont encore trop élevés et que le sarcophage sous le quatrième réacteur est faible, fragile et plein de poussière hautement radioactive. Les visites guidées de Tchernobyl ont débuté en février. Le site web indique qu’il n’y a pas de danger, si vous suivez les directives du guide et que vous « n’entrez pas en contact avec des objets qui absorbent facilement les radiations ». On suggère aussi aux visiteurs de porter des souliers fermés et des vêtements qui couvrent entièrement le corps. Dans les années 1990, M. Vsisivich a commencé à aider les victimes de Tchernobyl en organisant des collectes de fonds et en œuvrant à créer un fonds international au cas où surviendrait un autre Tchernobyl, ou un autre Fukushima. Ventes Publié par Kathia Myriam Guay [kathia.myriam@epochtimes.com] La Grande Époque Inc. 12 au 18 avril 2011 ÉpoqueTimes Procès reporté pour deux Vietnamiens accusés d’avoir radiodiffusé en Chine Stephen Gregory Époque Times En août 2009, à Chengdu, capitale de la province du Sichuan, Ai avait été battu par la police locale dans sa chambre d’hôtel. Quatre semaines plus tard, en Allemagne, il avait dû être transporté à l’hôpital pour une hémorragie cérébrale causée par le passage à tabac. Dans le Sichuan, Ai avait travaillé sur une compilation des noms de chaque enfant mort dans le séisme de mai 2008. Les enfants avaient été pris au piège dans des écoles mal construites, des édifices appelés « bâtiments en tofu » par les Chinois, qui s’étaient effondrées dès que le séisme avait frappé. Il a été largement estimé que les fonds pour la construction avaient été détournés, ce qui avait entraîné la mort d’un nombre très important d’élèves. L’organisation AW Asia à New York doit présenter une Suite de la une Ai Weiwei Dans un revirement de situation surprenant, le procès de deux Vietnamiens – arrêtés pour avoir diffusé du contenu en Chine avec une radio à ondes courtes – a été remis à plus tard. Vu Duc Trung et son beaufrère, Le Van Thanh, sont des pratiquants de la méthode de méditation Falun Gong. Ils ont été arrêtés en juin 2010 pour avoir utilisé des radios à ondes courtes – installées dans une ferme près de Hanoï – pour diffuser des émissions en Chine au sujet du Falun Gong et de sa persécution en Chine. Ils sont gardés en détention sans possibilité de mise en liberté sous caution et leurs familles, à qui on a indiqué qu’il s’agissait d’un cas « politique », n’ont pas été autorisées à les visiter. Le Vietnam, en engageant des procédures à l’encontre des deux hommes, se retrouve coincé entre les demandes du régime chinois – qui cherche depuis 12 ans à éradiquer le Falun Gong – et des voix internationales qui voient une atteinte à la liberté des médias et de la conscience. L’acte d’accusation officiel, obtenu par Époque Times, indique que les deux hommes ont été arrêtés suite aux pressions du régime chinois. La semaine dernière, le cas de MM. Trung et Thanh a capté l’attention de Reporters sans frontières, qui a publié un article sur le sujet. « Reporters sans frontières s’inquiète de la récurrence de ces méthodes qui démontrent l’influence effective du gouvernement chinois sur ses voisins asiatiques. L’organisation appelle le gouvernement vietnamien à ne pas céder aux pressions chinoises et à mener un procès équitable lors du jugement de Vu Duc Trung et Le Van Thanh ». Leur avocat, Tran Dien Trien, a plaidé au ministère de la Sécurité publique dans une lettre d’octobre 2010 que les accusations criminelles contre ses deux clients n’avaient aucun fondement. Trien a appelé à la libération immédiate de Trung et Thanh et demandé qu’ils soient passés à l’amende pour avoir diffusé sans permis. La firme de Tran Dien Trien a confirmé, le 7 avril, que le procès avait été reporté, mais il ne savait pas quel allait être le prochain geste du gouvernement vietnamien. exposition de Ai Weiwei en mai. « Nous sommes profondément préoccupés par sa sécurité. Nous sommes tous indignés par ce comportement honteux », a écrit par courriel Larry Warsh, fondateur de l’organisation. L’exposition aura lieu comme prévu, a déclaré M. Warsh. « Il est très tragique que le régime chinois ne comprenne pas que Ai Weiwei est l’un de leurs plus grands trésors. » La galerie d’art contemporain Tate Modern, à Londres, a écrit en gros sur son immeuble « Libérez Ai Weiwei » le 9 avril. L’artiste y avait exposé une œuvre en 2010. L’arrestation de Ai Weiwei est survenue quelques jours avant la publication du rapport du département d’État américain sur les droits de la personne. Le responsable des droits de l’homme au département d’État, Michael Posner, a indiqué que la répression s’accentuait en Chine depuis l’attribution du Nobel de la paix à Liu Xiaobo et aussi suite aux soulèvements dans le monde arabe. « Depuis février, des dizaines de personnes, dont des avocats, des écrivains, des artistes, des intellectuels et des militants ont été détenus et arrêtés arbitrairement », a pour sa part déclaré la secrétaire d’État, Hillary Clinton, selon NPR. « Parmi eux, tout récemment, le célèbre artiste Ai Weiwei. » Pékin a critiqué sévèrement le rapport et indiqué que l’artiste faisait l’objet d’une enquête pour irrégularités économiques. « Ils ont dit : « Oh, ce n’est pas une affaire de droits de la personne ; ça n’a rien à voir avec les droits de la personne ». Ce n’est pas le cas. C’est un individu, un dissident pacifique, qui critique le gouvernement. C’est un artiste de premier plan qui est renommé non seulement en Chine mais de par le monde », a commenté M. Posner. Tirage : 60 000 exemplaires distribués gratuitement, en main, en présentoir et de porte-à-porte une fois par mois au coeur de la ville de Montréal et 10 000 exemplaires trois fois par mois. ÉpoqueTimes fait partie du réseau d’information le plus largement distribué au monde. Toute reproduction des annonces ou informations, en tout ou en partie, est interdite sans la permission écrite de l’éditeur. ÉpoqueTimes ne se tient pas responsable financièrement des erreurs typographiques ; textes, dates ou autres pouvant survenir dans les textes publicitaires, mais elle s’engage à reproduire la partie du texte où se trouve l’erreur dans une édition subséquente. Le journal se réserve le droit de refuser toute publicité ne convenant pas à sa politique.
ÉpoqueTimes 12 au 18 avril 2011 International Kazakhstan : un score soviétique reconfirme l’actuel président Affaires-stratégiques.info Le président kazakh Noursoultan Nazarbaiev a remporté près de 95% des voix aux élections présidentielles anticipées. Un score soviétique dans le pays le plus prospère d’Asie centrale, qui vient de finir un mandat plutôt réussi à la tête de l’OSCE. René Cagnat, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), spécialiste de l’Asie centrale, nous éclaire sur la situation politique de ce pays, courtisé à l’Est comme à l’Ouest et qui s’affirme comme un acteur incontournable de la région. Entretien. Q : Comment s’est passée la campagne électorale ? Que pensezvous des résultats ? À mon sens, les résultats provisoires portant sur 90% des votants ainsi que ceux de l’abstention ne sont pas plausibles. Noursoultan Nazarbaiev est très populaire et peut facilement obtenir 80% des votants. Mais s’il obtient beaucoup plus, cela voudra dire que l’on a triché quelque part. Or, il aurait obtenu près de 95% des voix. Je pense que dans les campagnes où les vieilles habitudes soviétiques perdurent, on a fait voter les abstentionnistes. Preuve en est la différence de résultats selon que l’on se situe en zone rurale ou dans l’une des deux capitales (la nouvelle Astana et la traditionnelle Almaty). La participation totale à ces élections s’élève à 89,9%, tandis qu’en zone rurale, elle peut aller jusqu’à 97%. Ce taux n’est pas plausible, puisqu’il y a toujours des gens absents, ne serait-ce que les travailleurs kazakhs en Russie. En revanche, dans les capitales, et notamment à Astana, la ville construite par Nazarbaiev, la participation s’élève à seulement à 69,1% (Almaty 68,5%). Ces chiffres me paraissent déjà beaucoup plus vraisemblables. Selon moi, dans les campagnes, le taux ne devrait pas être à plus de 80%. Il y a donc eu une falsification du scrutin pour au moins 10% des voix, même si, de façon régulière, Nazarbaiev pouvait recueillir aux alentours de 80% des voix. On dit aussi que pour lutter contre le boycott des pressions ont été exercées. On a dit par exemple aux étudiants : « Si on ne vous voit pas voter, plus de bourses pour l’an prochain ! » Q : Quelle a été la place de l’opposition ? Au cours de la campagne électorale, les principaux partis d’opposition s’étaient retirés de la compétition et avaient prôné le boycott. L’opposition participante était constituée de trois candidats, mais ils n’étaient pas représentatifs, s’agissant de petits partis. Nazarbaiev vieillit et a tendance à dériver vers le pouvoir personnel. C’est dommage, car c’est un homme fin et intelligent. Il a prouvé qu’il était un véritable homme d’État exerçant une grande influence sur son peuple mais aussi à l’extérieur. Il est très populaire en Kirghizie par exemple. C’est le seul personnage issu de l’ère soviétique qui ait dominé le lot. Il a inspiré confiance à tout le monde, et notamment aux pays occidentaux, ce qui lui a ouvert les portes d’un développement économique remarquable. Le pays a un potentiel qui a été bien mis en valeur. Q : Peut-on considérer que Noursoultan Nazarbaiev passe en force après le rejet du projet de referendum sur un éventuel mandat à vie ? Pourquoi avoir organisé ces élections anticipées ? Viktor Drachev/AFP/Getty Images Le président kazakh Noursoultan Nazarbaiev a remporté un score soviétique aux élections présidentielles anticipées. Je ne pense pas que l’on puisse parler de passage en force. Le référendum ne pouvait pas avoir lieu sur un plan purement juridique, et le président a recouru à la solution de l’élection présidentielle, qui est une solution démocratique. Selon moi, si Nazarbaiev a organisé ces élections plus tôt que prévu, c’est pour avoir les mains libres pour une période 2012-2014 où il y aura des remous en Asie centrale, ne serait-ce que parce que le président ouzbek, Islam Karimov, atteint un âge avancé et devra peut-être passer la main. Mais la cause la plus importante est interne : le président a senti que l’opposition commençait à s’organiser et il a voulu tout simplement lui couper l’herbe sous les pieds. Q : La présidence kazakhe de l’OSCE a-t-elle eu des conséquences bénéfiques sur le plan intérieur, comme l’espéraient certains pays occidentaux ? La présidence kazakhe de l’OSCE s’est bien passée. C’est certainement le pays qui a fait le plus au cours de sa 3 présidence pour l’Organisation. Les résultats intérieurs sont en revanche peu probants. Il y en a certainement eu malgré tout car, durant son mandat, le Kazakhstan n’était pas tout à fait libre aux entournures concernant sa conception de la démocratie. Il a dû accepter beaucoup de choses de la part de l’OSCE : des commissions de contrôle, des visites d’autorités, parfois même de petites protestations. Cette présidence a donc obligé les Kazakhs à rentrer encore davantage dans le moule de l’Organisation. Mais sur le plan purement intérieur, je ne vois pas beaucoup de résultats. J’attends justement avec impatience l’avis des commissions de contrôle de l’OSCE qui ont supervisé ces élections. Q : Une révolte comme celles que l’on observe dans le monde arabe est-elle possible au Kazakhstan ? Une révolte comme on en voit dans le monde arabe pourrait peut-être se concevoir en Kirghizie. Ces évènements pourraient avoir une influence en Ouzbékistan, au Tadjikistan, voire au Xinjiang, mais je ne pense vraiment pas qu’un tel soulèvement puisse intervenir au Kazakhstan. L’Asie centrale (sauf le Tadjikistan qui participe du monde iranien) appartient au monde turc, et non au monde arabe, même si elle partage, parfois de très loin, la foi musulmane sunnite de ce monde arabe. Le Kazakhstan est, en outre, le seul pays d’Asie centrale où il y a eu une relative redistribution des richesses. Bien sûr, beaucoup d’argent a disparu au plus haut niveau mais, cependant, la manne pétrolière et celle des métaux rares sont également tombées dans la poche des Kazakhs. Un petit peu, mais suffisamment pour permettre l’émergence d’une classe moyenne. Peut-être que d’ici quelques mois, quelques années, le mécontentement gagnera cette classe moyenne ainsi que les pauvres et les délaissés mais, dans l’immédiat, les Kazakhs sont beaucoup trop heureux de leur condition pour que ce qui se passe dans le monde arabe puisse avoir une influence importante au Kazakhstan.



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