Époque Times Montréal n°302 29 mar 2011
Époque Times Montréal n°302 29 mar 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°302 de 29 mar 2011

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : La Grande Époque Inc.

  • Format : (320 x 540) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : la vague de soulèvements frappe finalement la Syrie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 International Le couple présidentiel guatémaltèque divorce pour tenter de rester au pouvoir Latin Reporters CIUDAD DE GUATEMA- LA – Ce serait « immoral », répliquait systématiquement le président du Guatemala, le socialiste modéré Alvaro Colom, lorsqu’on lui demandait s’il divorcerait de sa femme, Sandra Torres de Colom, afin qu’elle puisse être candidate à l’élection présidentielle du 11 septembre prochain sans subir l’interdit qui frappe les parents proches du président en exercice. Leur divorce est néanmoins en cours révélait le 21 mars le porte-parole de la Cour suprême de justice, Edwin Escobar. Le 8 mars dernier, affirmant répondre à « la clameur populaire », Sandra Torres annonçait son entrée dans la course à la présidence en se présentant comme la candidate des pauvres sous la bannière du parti présidentiel, l’Union nationale de l’espoir, l’UNE. Cette annonce souleva un tollé politique et médiatique. Car outre l’interdiction de toute réélection présidentielle, qui frappe donc le président Colom, la Constitution guatémaltèque prohibe aussi la candidature présidentielle des « parents » du président et du vice-président en exercice, « jusqu’au quatrième degré de consanguinité et deuxième degré d’affinité » (article 186 c). Or, par mariage, Sandra Torres se situe au premier degré d’affinité. Face au tollé, le couple présidentiel et les avocats de l’UNE nièrent la portée de l’article 186 c de la Constitution, prétendirent qu’il entrait en contradiction avec des dispositions du code civil et citèrent en outre un autre article de la Charte suprême, le 136, qui reconnaît aux citoyens le droit « d’élire et d’être élu ». Ils en déduisirent que la candidature de Suite de la une Élections de trafic d’influence, Élections Canada a déposé des accusations contre le Parti conservateur au sujet de dépenses non autorisées durant les élections de 2006 et les ministres Bev Oda et Jason Kenney ont été dans l’eau ÉpoqueTimes ISSN#1712-8099 1099, rue Clark, bureau 2 Montréal QC H2Z 1K3 www.epoquetimes.com Téléphone : (514) 931-0151 Télécopieur : (514) 868-0843 courrier@lagrandeepoque.com Yuri Cortez/AFP/Getty Images Le couple présidentiel guatémaltèque, Alvaro Colom et Sandra Torres, ont entrepris des procédures de divorce afin que Torres puisse succéder à son mari à la présidence et ainsi contourner la Constitution. Sandra Torres était légale et que le couple présidentiel n’avait donc nul besoin de recourir à un divorce qu’il n’envisageait même pas. Néanmoins, le 11 mars, trois jours à peine après l’annonce de la candidature présidentielle de Sandra Torres, un tribunal de Ciudad de Guatemala, la capitale, était saisi d’une demande de divorce par consentement mutuel du couple présidentiel. La révélation de cette procédure par le porte-parole de la Cour suprême de justice n’a pas fait retomber, bien au contraire, l’indignation soulevée par l’ambition de Sandra Torres. En Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner avait succédé légalement à son mari Nestor Kirchner en 2007 à la présidence. Ce cas ne peut être invoqué ni comme précédent ni comme argument par Sandra Torres, car l’interdit constitutionnel qui frappe l’épouse du président n’existe pas en Argentine et les Kirchner n’ont jamais divorcé (Nestor est « Tentative grossière de légaliser une action visant à inaugurer une dynastie au Guatemala. » chaude en raison de pratiques non éthiques. La bataille principale opposera à nouveau les conservateurs aux libéraux, qui tenteront non seulement de former le prochain gouvernement mais de remporter une majorité de sièges. Le gouvernement minoritaire conservateur était au pouvoir depuis octobre 2008. Les gouvernements minoritaires ont rarement une durée de vie de plus de deux ans puisque les gouvernements de coalition ne font pas partie de la tradition politique canadienne. La campagne s’annonce âpre. Les libéraux vont accuser les conservateurs d’être autocratiques et d’agir dans le secret, tandis que les conservateurs vont soutenir que les libéraux manigancent pour former une coalition et qu’ils vont mal gérer l’économie. Rédaction Distribution Olivier Chartrand [olivier.chartrand@epochtimes.com] John Halas mort inopinément le 27 octobre 2010). En réaction au divorce en cours, des avocats, des professeurs de droit, des prélats, des éditorialistes et de simples citoyens sur les réseaux sociaux d’Internet dénoncent « l’immoralité » du président Alvaro Colom et de sa femme. Des constitutionnalistes et l’opposition avertissent en outre qu’un divorce visiblement conçu dans le seul but de permettre à Sandra Torres de briguer la présidence risque d’être sanctionné par la justice en tant que fraude de loi, commise donc pour détourner l’ordre juridique en vigueur. Ce serait un motif d’annulation de la candidature de la première dame. Sous le titre Ce divorce se moque de la Constitution, l’éditorialiste de Prensa Libre, quotidien guatémaltèque de référence, qualifiait le 22 mars le polémique divorce présidentiel en cours de « fait sans précédent dans l’histoire politique de l’Amérique latine », de « tentative grossière de légaliser une action [la candidature présidentielle] visant à inaugurer une dynastie au Guatemala », de conduite « honteuse » du président Colom et de « manque de respect à l’intelligence des citoyens ». Les candidatures à l’élection présidentielle du 11 septembre seront clôturées deux mois avant le scrutin, soit le 11 juillet. On saura alors si Sandra Torres persiste dans son ambition contestée, qui fait redouter une campagne électorale violente, et si la justice s’y oppose ou non. Les sondages actuels prédisent la victoire de l’opposition de droite, incarnée par l’ancien général Otto Pérez Molina, candidat du Parti Patriote. Source : www.latinreporters.com Le NPD va dépeindre les deux principaux partis comme étant déconnectés des besoins des Canadiens, tandis que le Bloc québécois va marteler qu’il est le seul à pouvoir représenter les intérêts des Québécois à Ottawa. Le Parti vert, quant à lui, a déjà lancé sa campagne publicitaire qui dénonce tous les autres partis pour leur manque de respect les uns envers les autres. Ventes Publié par Kathia Myriam Guay [kathia.myriam@epochtimes.com] La Grande Époque Inc. 29 mars au 4 avril 2011 ÉpoqueTimes Raveendran/AFP/Getty Images L’actuel premier ministre tibétain, Samdhong Rinpoche, sera remplacé prochainement par un nouveau venu qui héritera des responsabilités politiques du dalaï-lama, qui se retire de la vie politique. Suite de la une Tibet Le dalaï-lama préparait les Tibétains et le gouvernement en exil pour l’autonomie démocratique depuis les années 1960. En fait, il œuvrait déjà à réformer le gouvernement féodal tibétain avant l’invasion chinoise de 1949. Après s’être enfui en 1959, le dalaï-lama a établi l’ACT au pied de l’Himalaya à Dharamsala. En plus de militer pour l’autonomie du Tibet, l’ACT s’occupe de la diaspora et travaille pour préserver l’héritage culturel tibétain. Elle aide aussi les réfugiés qui ont fui le Tibet à débuter leur nouvelle vie. Ce sont les responsabilités principales qui incombent au prochain kalon tripa. En tant que chef du gouvernement, le kalon tripa nomme sept membres du cabinet pour superviser les départements de la Religion et de la Culture, de l’Intérieur, des Finances, de l’Éducation, de la Sécurité, de l’Information et des Relations internationales, et de la Santé. L’ACT comprend également un Parlement de 43 membres et une Commission de justice suprême qui protège la primauté du droit. Des 6 millions de Tibétains, 150 000 vivent en exil. De ce nombre, les deux tiers habitent en Inde. Il y a des communautés importantes au Népal et au Bhoutan, et les autres vivent principalement en Europe et aux États-Unis. Les Tibétains au Tibet et de la diaspora considèrent le gouvernement en exil comme le prolongement du gouvernement qui administrait le Tibet jusqu’à l’invasion chinoise. Le gouvernement supervise 21 fermes agricoles et 4 coopératives de tissage de tapis en Inde ainsi que 20 colonies au Népal et au Bhoutan. Il supervise également 30 000 nonnes et moines tibétains dans 223 monastères en Inde, au Népal et au Bhoutan. En coopération avec le gouvernement indien, le département d’Éducation de l’ACT supervise 77 écoles tibétaines dans la région, fréquentées par 28 000 étudiants. Le nouveau kalon tripa sera le second à être élu directement par le peuple tibétain. Le dernier a été élu à deux reprises, en 2001 et 2006. Auparavant, le responsable était nommé par le dalaï-lama. Trois candidats ont franchi le premier tour en octobre dernier. Deux habitent aux États-Unis et un en Europe. Le candidat en tête est le plus jeune des trois, Lobsang Sangay, un boursier Fulbright et chargé de recherches à la faculté de droit de Harvard. Il a effectué des recherches poussées sur l’histoire de la démocratie tibétaine et a travaillé avec le gouvernement en exil. Tenzin Namgyal Tethong, membre distingué de la chaire Tibetan Studies Initiative de l’Université Stanford, a travaillé pour l’ACT dans de nombreux postes, notamment comme chef des départements des Finances, de l’Intérieur, de l’Information et des Relations internationales. Tashi Wangdi, anciennement au Bureau du Tibet à Bruxelles, a travaillé pour l’ACT depuis 1966 en occupant différents postes élevés, dont celui de kalon. Bien qu’il ne s’agisse pas de la première élection, Dolma Yangzom mentionne que les Tibétains sont maintenant plus impliqués, faisant campagne et exprimant leurs opinions. « Les gens s’impliquent vraiment dans l’élection du kalon tripa, qui est tellement historique. Ça n’a jamais été comme ça auparavant à travers l’histoire tibétaine […] Ils affirment : « Nous voulons ceci mais pas cela. » Et ils font campagne pour des personnes comme ils le font avec d’autres gouvernements. Nous n’avons jamais fait ça avant dans notre vie, alors c’est vraiment intéressant », explique Yangzom. Les Tibétains âgés de plus de 18 ans qui sont enregistrés auprès du gouvernement en exil ont le droit de voter aux élections. Le Comité électoral régional nord-américain de l’ACT a mis sur pied 34 bureaux de scrutin aux États-Unis et au Canada. Le comité électoral va annoncer les résultats de l’élection le 27 avril à Dharamsala. Tirage : 60 000 exemplaires distribués gratuitement, en main, en présentoir et de porte-à-porte une fois par mois au coeur de la ville de Montréal et 10 000 exemplaires trois fois par mois. ÉpoqueTimes fait partie du réseau d’information le plus largement distribué au monde. Toute reproduction des annonces ou informations, en tout ou en partie, est interdite sans la permission écrite de l’éditeur. ÉpoqueTimes ne se tient pas responsable financièrement des erreurs typographiques ; textes, dates ou autres pouvant survenir dans les textes publicitaires, mais elle s’engage à reproduire la partie du texte où se trouve l’erreur dans une édition subséquente. Le journal se réserve le droit de refuser toute publicité ne convenant pas à sa politique.
ÉpoqueTimes 29 mars au 4 avril 2011 International Yémen : la vague de défections au gouvernement réduit les perspectives de dialogue IRIN News SANAA – Selon des observateurs, l’usage de la force, employée par les autorités contre les manifestants antigouvernementaux réclamant le départ du président yéménite, Ali Abdullah Saleh, entrave les efforts de médiation et le dialogue, alors que se multiplient les annonces des défections de responsables militaires très hauts gradés. Plus de 80 personnes auraient été tuées et des centaines blessées au cours des manifestations qui ont eu lieu dans tout le pays depuis la première semaine de février. Le 21 mars, une déclaration par les deux groupes d’opposition dénonçant l’état d’urgence décrété par M. Saleh indiquait que le « massacre du vendredi » 18 mars à l’Université de Sanaa avait fait 52 morts parmi les manifestants et en avait blessé plus de 250. La chaîne Al-Jazeera a annoncé le 21 mars que le responsable de la zone militaire du nord-ouest du Yémen, le général de division Ali Mohsen Saleh – qui, dit-on, serait le demi-frère du Président – avait déclaré son « soutien pacifique » aux manifestants et était en train de déployer ses forces pour les protéger à Sanaa, la capitale. Le commandant de la division orientale de l’armée aurait également laissé tomber le gouvernement. Le pays est divisé en quatre zones militaires régionales contrôlées par un commandant. À l’origine, de jeunes manifestants, soutenus par une coalition d’opposition de six partis importants, connue sous le nom de « Rencontre commune » (Joint Meeting Parties ou JMP), demandaient à M. Saleh de retirer les membres de sa famille des postes clés de l’armée et de la sécurité, avant d’entamer tout dialogue avec le gouvernement, a dit Abdullah al- Faqih, expert en sciences politiques à l’Université de Sanaa. Cependant, tout a changé après le 18 mars, quand ceux qu’on appelle les « tireurs embusqués progouvernementaux » ont tiré sur les manifestants du haut des toits de Sanaa. « Désormais, les manifestants refusent tout dialogue avec les autorités après ce massacre. Ils réclament la démission et la mise en accusation de M. Saleh, de son régime et de sa famille », a dit à IRIN M. al-Faqih. Trois heures après l’attaque, M. Saleh a donné l’ordre de mettre en place une commission d’enquête dont les ministres de la Justice et des Droits humains, le Procureur et l’avocat de l’État, et trois membres supplémentaires qui seraient désignés par le JMP. « Malheureusement, les évènements ont fait échoué la médiation prévue par l’Arabie saoudite et d’autres États du golfe. Après l’enquête, les coupables seront envoyés devant la justice pour être jugés », a dit M. Saleh au cours d’une conférence de presse tenue quelques heures seulement après l’attaque. En réaction à ce qu’il a appelé « les violences incessantes contre les manifestants », MohammedAbu Luhum, un des hauts dirigeants du parti au pouvoir – le Congrès général du peuple – a démissionné de son poste et retiré l’offre qu’il avait faite le 17 mars de servir de médiateur entre le parti au pouvoir et les manifestants soutenus par le JMP. M. Abu Luhum avait suggéré qu’en échange d’une suspension des manifestations, M. Saleh retire les membres de sa famille des postes clés dans les services de sécurité et dans l’armée, demande au parlement d’établir une nouvelle constitution dans un délai de 40 jours, organise des élections présidentielles avant la fin de 2011, et cède le pouvoir à son successeur au cours du premier trimestre 2012. « Il n’y a pas de dialogue possible Ahmad Gharabli/AFP/Getty Images Un soldat yéménite ayant fait défection reçoit l’appui de la foule lors d’une manifestation contre le président, Ali Abdullah Saleh, le 25 mars 2011 à Sanaa. avec un régime qui opprime et a recours à des excès de violence contre des manifestants pacifiques », a dit Abu Luhum. Échanges d’accusations Tandis que le JMP accuse le gouvernement d’utiliser des agents de la sécurité, des policiers en civil et des voyous payés pour tuer les manifestants, ce dernier accuse le JMP de faire passer des armes aux manifestants et de les encourager à attaquer les maisons du voisinage. Selon Mohammedal-Sabri, porteparole du JMP, « cela fait partie d’un plan criminel destiné à tuer les manifestants ; et le président et sa famille sont responsables du bain de sang qu’a connu le Yémen ces derniers jours ». Le ministre de l’Intérieur, toutefois, a dit avoir appris que des membres du JMP fournissaient des armes à feu aux manifestants pour qu’ils s’attaquent aux habitants et aux commerçants locaux qui ne leur permettaient pas d’installer leurs tentes près de chez eux. « Les victimes récurrentes devant l’Université de Sanaa sont le résultat d’affrontements sporadiques entre les manifestants et les habitants de ce quartier, qui pour la plupart ont des armes légères telles que des fusils AK-47 et des pistolets », a dit à IRIN le ministre de l’Intérieur Mutahar Rashad al-Masri. Il a indiqué que les manifestants attaquaient les maisons du voisinage, faisaient peur aux femmes et aux enfants et volaient par exemple des couvertures, des rideaux et des matelas. Une situation « instable » On assiste à toute une série de démissions des membres du gouvernement et du parti au pouvoir en signe de protestation contre les violences commises contre les manifestants : c’est le cas par exemple de Huda al-Ban, le ministre des Droits humains, de Nabil al-Faqih, ministre du Tourisme et Hamoud al-Hitar, ministre des Affaires religieuses. Le 20 mars, M. Saleh a alors limogé son gouvernement, mais a demandé aux ministres de rester en place jusqu’à ce qu’un nouveau cabinet soit nommé. Cette initiative a été décrite par les observateurs comme une tactique destinée à empêcher de nouvelles démissions. La plupart de ceux qui démissionnent du gouvernement ou du parti au pouvoir déclarent aussitôt leur soutien à ce qu’ils appellent la « Révolution de la jeunesse » et retournent dans leur propre zone tribale pour convaincre leurs partisans de se joindre aux manifestations. De son côté, M. Saleh rencontre quotidiennement les cheikhs tribaux qui lui sont « fidèles », a dit Omar al- Asbahi, un analyste politique. « La situation est instable. Cela peut mener le pays à la guerre civile étant donné la nature tribale du Yémen et la large disponibilité des armes légères et des armes de taille moyenne. On estime que le pays dispose de 60 millions d’armes pour une population de 23 millions de personnes », a-t-il dit à IRIN. 3 Les chefs tribaux essayaient auparavant d’aider à résoudre la crise politique, mais ce n’est plus le cas. Certains, sous l’inspiration des révoltes en Tunisie et en Égypte, ont envoyé leurs fils rejoindre le campement des manifestants à Sanaa. « Allez-y. N’ayez pas peur de ce qui est arrivé hier à vos frères [les manifestants tués ou blessés le 18 mars]. Nous ne partirons pas d’ici tant que Saleh et son régime ne seront pas devant les juges », a dit le Cheikh Amin al-Akaimi, chef de la fédération des Bakil, aux manifestants à l’Université de Sanaa le 19 mars. « Le Yémen va être le troisième pays à mettre fin à l’oppression et à jouir de la liberté, après la Tunisie et l’Égypte. » Une grande partie des tribus du nord du Yémen appartiennent à l’une des deux fédérations tribales, les Bakil et les Hashid. Les Bakil sont la fédération tribale yéménite la plus importante en nombre, mais ils ne sont pas, d’un point de vue historique, aussi bien organisés que la fédération Hashid, plus petite mais bien plus active politiquement. La tribu Sanhan du Président Saleh appartient à la fédération Hashid. Les Hashid sont traditionnellement sous la direction de la très influente famille des Al-Ahmar. Deux des fils du défunt Cheikh Abdullah Bin Hussein – Hamid et Hussein – sont actuellement les adversaires les plus solides du pouvoir de M. Saleh. Beaucoup de cheikhs Bakil importants, comme Amin al-Akaimi et Faris Manaa, soutiennent les deux fils contre M. Saleh. Les manifestants antigouvernementaux veulent l’arrêt de la corruption, la création d’emplois, une distribution plus équitable des richesses et la réforme d’un système gouvernemental qui règne sur les pires indices de développement du Moyen- Orient. Toutefois, compte-tenu de la nature tribale de la politique yéménite et du grand nombre d’armes à feu aux mains des particuliers, on entend souvent exprimer la crainte de voir, sous les pressions en faveur du changement, le pays s’enfoncer dans la guerre civile, alourdissant encore le fardeau humanitaire. Source : www.irinnews.org



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