Epoch Times Paris n°396 31 jan 2017
Epoch Times Paris n°396 31 jan 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°396 de 31 jan 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (290 x 380) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 4,1 Mo

  • Dans ce numéro : impunité des élites.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Votre Semaine 31 janvier - 6 février 2017 « FABRICE COFFRINI/AFP/Getty Images L’une des choses que nous avons en commun est la volonté de donner la priorité aux intérêts des travailleurs ordinaires. » Theresa May, Première ministre britannique, lors de sa conférence à Washington aux côtés de Donald Trump « PIERRE VERDY/AFP/Getty Images Une seconde société tente de s’imposer insidieusement dans notre République. [...] Le déni de réalité est un cancer. » Élisabeth Badinter, philosophe, dans la préface de l’ouvrage Une France soumise  : les voix du refus. « VERNA YU/AFP/Getty Images Nous, le peuple chinois, avons connu par le passé la nature terroriste du système communiste, et nous devons ainsi l’éliminer de notre territoire pour toujours. » Gao Zhisheng, avocat chinois des droits de l’homme, dans une tribune publiée dans Epoch Times. « Paul Drinkwater/NBCUniversal via Getty Images Il se pourrait que nous soyons la dernière génération humaine à ne pas être altérée par la technologie. » Gerd Leonhard, conférencier et PDG de The Futures Agency. 10 décrets ont été signés dès la première semaine de Donald Trump au pouvoir, dont le retrait des États-Unis du TTP, le gel d’allocations aux ONG étrangères pratiquant l’avortement, ou encore le gel du recrutement d’agents fédéraux. Le sumotori qui a « rendu son âme » au Japon Kisenosato, 30 ans, est le premier depuis 1998 à accéder au titre de yokozuna, rang le plus élevé du monde du sumo. Cette distinction a été attribuée par le conseil de la fédération, suite à la victoire du Japonais dans le grand tournoi du Nouvel An. Cette distinction est aussi rare que lourde en responsabilité  : Kisenosato devra mériter son titre et travailler encore plus dur pour être digne de l’esprit « samouraï ». « Si mon maître était encore en vie, il me dirait que c’est maintenant que le véritable combat commence. Je pense la même chose. [...] Mon comportement au ring d’entraînement et la manière dont je me tiens vont être scrutés », explique-t-il. La domination du monde du sumo par des étrangers avait, selon les observateurs, déçu le peuple japonais. La culture du sumotori prend racine dans la religion shintoïste, et ses rites portent des valeurs spirituelles importantes pour les Japonais. On comprend pourquoi, d’après les observateurs, le sumotori n’a ni plus ni moins « rendu son âme au Japon ». TORU YAMANAKA/AFP/Getty Images PHOTO DE LA SEMAINE Les Français achètent de plus en plus sur Internet 2 milliards d’euros on été levés par les start-up françaises en 2016, soit le double de 2015, ce qui propulse la France à la deuxième place européenne, derrière la Grande-Bretagne. « Le régime nord-coréen est sur le point de s’effondrer » Thae Yong ho, numéro deux de l'ambassade nord-coréenne, s’exprimait pour la première fois depuis sa défection du régime devant des reporters à Séoul. Le diplomate avait réussi à quitter la Corée du Nord avec sa femme et ses deux fils en été dernier. D’après lui, le régime de Kim Jong-hun serait sur le point de s’effondrer et les jours du dictateur seraient « comptés ». Cette prédiction a souvent été entendue ; le fait nouveau est que le développement des technologies a rompu l’emprise du régime, car les Nord-Coréens peuvent désormais facilement consulter des sites, des vidéos et des informations provenant de l’étranger. D’après lui, un soulèvement populaire n’est pas à exclure. Le haut diplomate a également affirmé que seul l’assassinat du dirigeant permettrait de mettre un terme à sa course à la bombe nucléaire. Nouvel An lunaire  : place au Coq ! Des employés municipaux plantent des fleurs autour d’un coq fait de plantes dans un parc à Hanoï, la capitale du Vietnam, le 25 janvier dernier. Les Français auront dépensé environ 72 milliards sur la toile en 2016. C’est ce que révèlent les statistiques de la Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance (Fevad). Une nette progression, de l’ordre de 15%, par rapport à 2015. Les événements promotionnels tels que le Black Friday et le Cyber Monday, en provenance des États-Unis, ont trouvé leur public. L’étude rend compte de la variété des biens commandés. Alors que les achats sur Internet étaient réservés à des secteurs comme l’informatique ou la culture, les Français commandent désormais des objets courants tels que des stylos à bille ou des couches. L’arrivée de nouveaux services comme Uber ou Deliveroo favorise également les achats peu onéreux et incite à passer plus de temps sur son smartphone. HOANG DINH NAM/AFP/Getty Images DENIS CHARLET/AFP/Getty Images 25% des Américains pleurent au travail Une étude menée par Adobe sur 1 500 salariés américains montre que 25% des hommes ont déjà pleuré sur leur lieu de travail, contre 18% pour les femmes. Une conclusion à rebours des précédentes études, dont celle de Anne Kreamer qui soutenait que 41% des femmes versaient des larmes au bureau contre 9% des hommes. La raison principale avancée par l’étude d’Adobe serait le faible bilan de leur labeur et le manque de performance. Le monde de l’entreprise s’avère un environnement particulièrement compétitif aux États-Unis, où l’on dénombre, par exemple, plus de cas de burnout qu’en Europe. Cela pourrait s'expliquer par la fusion toujours plus proche du monde professionnel et de la sphère privée ; nous serions ainsi de plus en plus censés nous investir émotionnellement dans notre travail mais toujours garder le contrôle. Les pleurs sont encore perçus comme un signe de faiblesse. En Australie, une célébration contestée ad L’été bat son plein en Australie. En ce 26 janvier, le thermomètre grimpait en même temps que les tensions. L’anniversaire marque l’arrivée des premiers vaisseaux des colons anglais qui, en 1788, allaient faire de ce pays leur possession. L’appropriation des terres répondait à l’impératif de la couronne britannique. Du côté des aborigènes, ce jour est surnommé « le jour de la survie » ou de l’« invasion », et ils sont de plus en plus nombreux à réclamer l’arrêt de cette célébration. Une décision qui pourrait être le premier pas d’une réconciliation pour l’instant impossible. De nombreux Australiens blancs rejoignent désormais le peuple aborigène, faisant écho à ceux qui revendiquent la reconnaissance d’un génocide. Une ville, Fremantle, a proposé de déplacer la célébration, mais la décision a été invalidée par un tribunal fédéral. L’heure du rapprochement n’a pas encore sonné.
Ils sont quelque 600 000 à entrer sur le marché du travail chaque année, soit 10% des actifs en France. Les jeunes de 15 à 24 ans ont pourtant la vie dure en matière d’intégration professionnelle. Un rapport remis le 24 janvier à Myriam El Khomri, ministre du Travail, par la Dares (service des statistiques du ministère du Travail) et France Stratégie (think tank lié au Premier ministre), révèle une situation préoccupante pour cette tranche d’âge qui peine à accéder au monde du travail. La France, mauvaise élève concernant le travail des jeunes Si la courbe annuelle du chômage en France semble enfin s’inverser pour la première fois depuis 2007, la tendance ne semble pas s’appliquer à la tranche des actifs les plus jeunes, de 15 à 24 ans. Le rapport de la Dares rappelle que le chômage des jeunes a été multiplié par 3,5 en 40 ans (7% en 1976), atteignant 24% en 2016 pour les moins de 25 ans. Comparée au reste de l’Europe, la France se positionne à une triste cinquième position concernant le chômage de ses jeunes, derrière la Grèce, l’Espagne, l’Italie et le Portugal mais loin devant l’Allemagne, le Royaume- Uni ou les Pays-Bas. Parallèlement, même s’il connaît une légère hausse, le taux d’activité de cette tranche d’âge demeure également faible, 15%, soit 4,5 points inférieur à la moyenne européenne en 2015. Il faut, toutefois, différencier dans cette tranche d’âge, les 15-19 ans, encore très scolarisés, des 20-24 ans, plus actifs. Afin de tenir compte du faible taux d’activité des jeunes dû aux études, le rapport de la Dares préconise de « raisonner en termes de part de jeunes au chômage que de taux de chômage car cela permet de mieux appréhender la spécificité des jeunes à l’égard de l’activité ». Parmi ces jeunes, on compte aussi les NEET (Neither in Employment, Education or Training), qui ont entre 15 et 29 ans et ne sont ni employés, ni en cours d’études, ni en formation. Concernant la part des NEET, la France se situe au-delà de la moyenne de l’Union européenne et de l’OCDE en la matière. Contrairement à d’autres pays de l’UE où il a connu une baisse depuis 2013, ce taux n’a pas encore reculé en France et reste élevé (17% en 2015 pour les 15-29 ans). Une inadéquation entre la formation des jeunes et les besoins des employeurs ? Face à de tels résultats qui semblent peu évoluer, il est intéressant de s’intéresser, en amont, au parcours de formation de ces jeunes ainsi qu’au type de demandes exprimées par les employeurs. S’il semble évident que le niveau de qualification joue un rôle déterminant dans l’insertion professionnelle, le rapport Dares y apporte encore quelques précisions  : le taux de chômage des peu diplômés est près de trois fois supérieur à celui des diplômés et ces moins diplômés connaîtront des trajectoires d’accès à l’emploi www.EpochTimes.fr plus instables et plus longues. Ils seront aussi les premiers à être touchés par la conjoncture du marché du travail. Cependant, à niveau égal de qualification, la filière choisie favorise une insertion plus ou moins rapide. Selon le rapport, « 86% des diplômés en bac+2 ou +3 santé social accèdent rapidement à l’emploi durable contre 51% des bac+2 hors santé social ». Le rapport révèle ainsi, que les jeunes générations sont en moyenne, davantage diplômées que les anciennes. Et pourtant, cela ne semble pas influer davantage sur la courbe du chômage des jeunes. Un autre facteur, essentiel, vient en effet se substituer au premier  : les attentes des employeurs et donc les problèmes d’appariement entre offre et demande de travail. Le rapport précise que certains diplômes ou spécialités de diplôme ne sont pas en phase avec les besoins des employeurs, lesquels sont de plus en plus en demande de compétences non cognitives alors même que celles-ci sont difficiles à signaler et à repérer. En effet, « les emplois de services qui valorisent les compétences non cognitives, autrement dit les traits de personnalité et les compétences relationnelles » devraient connaître une forte croissance dans la décennie à venir. On devrait enregistrer 31 JAN - 6 FÉV 2017 Des jeunes mal préparés au monde du travail ? Des étudiants en formation dans une école d’apprentissage pour les emplois de la branche aéronautique d’Airbus, à Toulouse. Les jeunes attirés par le travail indépendant Ce mercredi, le Palais des Congrès de Paris accueille le Salon des Entrepreneurs. Du 1er au 2 février, 68 000 visiteurs sont attendus à la Porte Maillot pour découvrir plus de 300 stands et 200 conférences et ateliers. Ouvert au grand public, « le plus grand rassemblement d’entrepreneurs en Europe » d’après les organisateurs, s’adresse aussi bien aux dirigeants, qu’aux futurs créateurs d’entreprise. Cette 24 e édition met un accent particulier sur les jeunes et leur volonté de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Et pour cause. Un sondage exclusif, réalisé FRANCE La France compte un taux de chômage des jeunes de près de 25%. Elle se place dans les derniers rangs au niveau européen. L’adéquation entre les formations proposées aux jeunes générations et les besoins réels des entreprises françaises est mise en cause. La formation reste néanmoins le premier facteur pour trouver un emploi en France. Pour une majorité de jeunes, le CDI reste une assurance pour une vie professionnelle réussie. PASCAL PAVANI/AFP/Getty Images « 6 jeunes sur 10 veulent se lancer dans la création d’entreprise. » Sondage d’OpinionWay par OpinionWay pour l’occasion, révèle un intérêt toujours croissant des jeunes de moins de 30 ans pour se lancer à leur propre compte. Sur plus de 1000 jeunes âgés de 18 à 29 ans interrogés en janvier dernier par l’agence, 60% d’entre eux ont envie de créer leur propre entreprise, soit le double de la moyenne nationale. De plus, 26% d’entre eux envisagent de sauter le pas d’ici à 2 ans. Il met également en lumière le déficit du système scolaire dans la préparation au lancement dans la vie professionnelle perçu par les moins de 30 ans. 79% des sondés pensent que le système éducatif prépare mal à la création d’entreprise, et 67% plus généralement à entrer sur le marché du travail. Cette tendance s’accompagne par un désintéressement des jeunes au contrat de travail indéterminé, le Graal de la vie active française. Alors qu’un quart des jeunes s’en désintéresse, celui-ci reste un objectif majeur pour 73% d’entre eux, même si 81% le trouvent difficile à obtenir. Pour les jeunes, le CDI représente la sécurité de l’emploi facilitant l’obtention d’un logement ou d’un crédit, les avantages au droit du travail et une bonne couverture sociale. Ils y redoutent surtout la monotonie, le désintéressement au projet qui n’est pas le leur et le système hiérarchique. Le travail indépendant, quant à lui, évoque la liberté de temps de travail, des méthodes de travail et surtout le fait d’être son propre patron. L’inconvénient majeur est le risque financier et le manque de couverture sociale. Ce qui n’est pas sans fondement. La particularité du marché du travail français est la plus saillante dans le marché immobilier. Contrairement au système anglosaxon où les hypothèques à taux variables sont omniprésentes, la France utilise majoritairement des prêts immobiliers à taux fixe. Alors que l’hypothèque est gagée par la valeur du bien immobilier existant ou futur, le prêt immobilier et sa valeur dépendent de l’avis d’imposition donc du revenu imposable du demandeur de prêt, où la possession du CDI est une garantie non négligeable « Certains diplômes ou spécialités de diplômes ne sont pas en phase avec les besoins des employeurs. » PASCAL PAVANI/AFP/Getty Images 3 Dares, ministère du Travail les mêmes augmentations pour les « métiers très qualifiés et peu qualifiés, notamment, dans les secteurs de la santé et de l’action sociale mais également de l’administration, de la finance et de la comptabilité », souligne le rapport de la Dares. Parallèlement à ce déséquilibre existant entre l’offre et la demande de travail, viennent se greffer des facteurs externes tels que l’acquisition des compétences de base (1 jeune sur 10 ne maîtrise pas les fondamentaux de compréhension orale et écrite, de la numération et du calcul) et des freins périphériques à l’emploi (capacité à la mobilité, état de santé, logement, adéquation entre vie familiale et professionnelle). Les élections présidentielles vont être une période propice pour proposer les solutions à une meilleure adéquation entre les formations et le marché du travail. Sarita Modmésaïb pour la banque. On peut retrouver cette particularité dans le système locatif, où les propriétaires réclament avec acharnement le justificatif d’un revenu fixe, c’està-dire d’un CDI. D’où le paradoxe qui ressort de l’étude. L’écrasante majorité des jeunes interrogés réclament des mesures de sécurité pour le travail indépendant. 81% sont en faveur d’une indemnisation en cas de perte d’activité et vers une convergence des protections sociales entre le monde salarial et celui des indépendants. Ils ne réalisent sans doute pas que la monotonie du travail va de pair avec une sécurité financière bien plus élevée et que la liberté d’entreprendre selon ses propres critères est indissociable d’une instabilité pécuniaire et d’une solitude face aux aléas de l’économie du marché. Ivo Paulovic



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