Epoch Times Paris n°395 24 jan 2017
Epoch Times Paris n°395 24 jan 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°395 de 24 jan 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (290 x 380) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec Cédric Villani, directeur de l'Institut Poincaré et Médaille Fields 2010.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Votre Semaine 24 - 30 janvier 2017 « Drew Angerer/Getty Images Je préférerais voir mon empire s’effondrer que de voir une guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. » Jack Ma, PDG d’Ali Baba, au Forum économique de Davos « Andrew Burton/Getty Images Il est temps pour nous de reconnaître nos failles et de réformer notre façon de travailler. [...] Il faut plus de réalisations et moins de processus. » Antonio Guterres, Secrétaire des Nations Unies, dans un article-plaidoyer publié sur Newsweek. « Stephen Jaffe/IMF via Getty Images Tous les ingrédients sont réunis pour voir apparaître une crise des classes moyennes dans les économies avancées. » Christine Lagarde, à propos de la montée des inégalités, au Forum économique de Davos. « Paul Drinkwater/NBCUniversal via Getty Images Le grand romantisme hollywoodien n’existe plus, c’est dommage. Les films actuels sont devenus trop cyniques, réalistes et au premier degré. » Damien Chazelle, scénariste et directeur exécutif de La La Land, dans une interview au quotidien Britannique Times. 689 millions d’euros ce sont les revenus déclarés cette semaine par le club de foot Manchester United, ce qui le glisse en haut du podium des clubs les plus rentables, devant le FC Barcelone et le Real Madrid, qui pèsent respectivement 620,2 et 620,1 millions d’euros. Malala Yousafai étudiera à Oxford À l’âge de 19 ans, Malala Yousafai a échappé à une tentative d’assassinat, a reçu un Prix Nobel de la Paix, a adressé un discours devant l’assemblée générale des Nations unies, et crée une association pour l’éducation des filles ayant déjà reçu 8,4 millions de dollars. À présent, la jeune femme se prépare à entrer à l’université d’Oxford, où elle désire apprendre la politique, l’économie et la philosophie, et a confié à Newsweek avoir eu « la peur de sa vie » lors de son entrevue d’admission avec ses professeurs. Encore incertaine sur son futur, Malala a avoué à ses interlocuteurs qu’elle aimerait peut-être devenir docteur ou avocat. Ou Première ministre du Pakistan, pour pouvoir mieux aider son pays. La jeune femme avait déclaré, lors de la remise de son Prix Nobel  : « Je ne raconte pas mon histoire parce qu’elle est unique, mais parce qu’elle ne l’est pas. C’est l’his- toire vécue par beaucoup de filles ». Andrew Burton/Getty Images PHOTO DE LA SEMAINE Seabubble, le taxi de la Seine Pas un mini avion, mais pas un bateau non plus. Hydrofoil, avec son système de propulsion à bulles, est le nouveau taxi parisien qui devrait bientôt glisser sur la Seine. Un véhicule silencieux, culminant à 18 km/h et imaginé pour tous, qui préservera « les rives et les habitants des péniches des remous », a déclaré Alain Thébault, son concepteur. Ce qui ne devrait pas l’empêcher de faire des vagues  : l’ingénieur va demander la permission au maire de Londres pour essayer prochainement son invention sur la Tamise, et pense la proposer à la ville de San Francisco, qui connaît d’importants embouteillages. Mais Anne Hidalgo a tranché, cela devrait « d’abord arriver à Paris ». Les constructions du prototype débutent et les premiers essais sont programmés pour juin 2017. 785 000 nourrissons ont vu le jour en 2016 en France, d’après le dernier rapport de l’Insee. soit 14 000 de moins qu’en 2015. L’indice de fécondité est de 1,93 enfant par femme. « En Français, s’il vous plaît ! » C’est ce que s’est vu répondre l’ex-Premier ministre canadien, Marc Trudeau, pour s’être exprimé dans la langue de Molière face à un auditoire composé en partie de canadiens anglophones. « Nous sommes au Québec, alors je parle Français », a-t-il déclaré face à la minorité américaine de Sheerbrook. Un geste vu comme une provocation  : trois plaintes ont été déposées auprès de la commission fédérale des langues officielles pour cette réponse. Lors d’une conférence de presse à l’université Bishop de Lennoxville, un invité a pris la parole, demandant  : « Pourquoi, au nom des 700 000 Québécoises, n’avez-vous pas pu répondre un seule fois en anglais ? » Le Premier ministre se défend de toute provocation, expliquant qu’il souhaite sincèrement défendre la langue française et encourager le bilinguisme dans la région. En prêtant serment sur la Bible, Donald Trump est devenu 45 e président des États-Unis. Chip Somodevilla/Getty Images SeaBubbles BMW contre Chevrolet Donald Trump a récemment confirmé sa volonté de lever les taxes de douanes à 35% sur les BMW. En ligne de mire, la nouvelle installation du constructeur allemand située près de la frontière mexicaine. Pour justifier sa décision, le président américain a rappelé aux journalistes du Sunday Times que, bien que l’automobiliste allemand soit un excellent constructeur, le commerce de voitures avec les États-Unis serait une autoroute à sens unique. « Combien de Chevrolet avez-vous croisé en Allemagne ? Pas beaucoup, peut-être n’y en a-t-il aucune », a-t-il proféré. Réponse et conseil du ministre de l’Économie allemande à l’attention du président  : « Vous devriez construire de meilleures voitures ». Samsung, trop gros pour la justice coréenne ? Le 16 janvier, des procureurs sud-coréens ont rédigé un mandat d’arrêt visant Lee Jae-yong, PDG de Samsung. La firme et son dirigeant sont accusés d’avoir versé près de 36 millions de dollars à une conseillère proche du président pour qu’il approuve une fusion entre Samsung C&T et Cheil Industries, deux filiales de la compagnie. Un tribunal a cependant invalidé le mandat. Le flirt avec la ligne rouge de la loi semble être une habitude pour Samsung, qui avait été accusé de fraude fiscale en 2008. Trop gros pour tomber ? Les économistes du pays craignent l’effet domino d’une condamnation aux conséquences des plus fâcheuses pour les holdings du groupe, d’un chiffre d’affaires égal à 12% du PIB national. « Si le groupe venait à tomber, et avec lui tous les fournisseurs qui ne vivent que par son carnet de commandes, les plus grandes banques sud-coréennes pourraient faire face à une banqueroute », explique Sangin Park, professeur d’économie à l’université de Séoul.
Au total, 2 300 personnes ont déposé une requête auprès du Conseil d’État pour contraindre l’État à assurer la disponibilité des seuls vaccins obligatoires. Depuis l’année 2008, le vaccin DTP (Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite) n’est plus disponible dans les pharmacies françaises pour être remplacé par un super-vaccin, appelé Infanrix hexa, contenant huit autres vaccins non obligatoires et coûtant sept fois plus cher. En novembre dernier, le Comité pour la Vaccination mis en place par le ministère de la Santé recommandait de rendre obligatoire ce super-vaccin et de contraindre les parents à faire la vaccination. En réponse, une pétition lancée par l’Institut pour la protection de la santé naturelle, craignant un passage en force de la part de la ministre, a recueilli à ce jour plus de 365 000 signatures. Une première pétition demandant le retour du DTP avait reçu en 2015 plus d’un million de signatures. Les raisons de la discorde En France, trois vaccins sont obligatoires, contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Ils font l’objet de trois injections groupées (DTP) avant l’âge de 18 mois pour un prix de 6,54 euros. Depuis 2008, ces vaccins obligatoires ne sont plus disponibles dans les pharmacies. Ils ont été remplacés par un super-vaccin hexavalent, l’Infanrix hexa, contenant 11 vaccins, dont les trois obligatoires. Il contient également de l’aluminium et d’autres adjuvants (dont les effets sur la santé sont peu connus) et coûte sept fois plus cher que le DTP. Le 30 novembre 2016, un rapport du « Comité d’orientation citoyenne sur la vaccination » émanant du ministère de la Santé préconisait de rendre obligatoire ce super-vaccin, pour tous les nourrissons en France. Entre autres recommandations, le rapport de 50 pages préconisait de rendre obligatoire le controversé Gardasil, vaccin anti-papillomavirus contre le cancer du col de l’utérus, et de l’étendre éventuellement à tous les petits garçons. Il était également recommandé de priver les enfants d’accès aux crèches, écoles et toute autre collectivité si les parents refusaient une seule de ces vaccinations, avec la possibilité d’engager des poursuites judiciaires contre les parents récalcitrants. Suite à la publication de ce rapport, la pétition « Vaccins  : oui à la protection, non à la répression » a été mise en ligne par l’Institut pour la protection de la santé naturelle (IPSN) et adressée à la ministre de la Santé Marisol Touraine. L’IPSN est une association de promotion des médecines naturelles créée en 2011 par un collectif de médecins. La pétition recueille actuellement plus de 365 000 signatures. En mai 2015, l’association avait lancé une première pétition pour le retour du classique DTP sans aluminium et plus d’un million de citoyens avaient répondu à l’appel. Le Conseil d’État et le principe de précaution www.EpochTimes.fr Le 16 janvier dernier, le rapporteur public du Conseil d’État a rendu son avis après que 2 300 personnes ont intenté une requête auprès du Conseil d’État. Était considéré le fait que l’État mettait à disposition des citoyens, par le biais d’un laboratoire pharmaceutique, un vaccin dont les scientifiques n’étaient pas sûrs (non respect du principe de précaution), un produit ne correspondant pas à l’obligation vaccinale et coûtant beaucoup plus cher (vente liée) et qu’il ne protégeait pas les nourrissons de l’exposition à des substances jugées dangereuses et controversées (non-assistance à personne en danger). Dans son avis, le rapporteur public du Conseil d’État, Rémi Decout-Paoloni, a réclamé l’annulation de la décision de la ministre de la Santé. Elle avait rejeté, le 12 février 2016, la demande faite par l’IPSN, concernant la disponibilité du vaccin DTP. « Le ministère de la Santé dispose de la possibilité de rendre disponibles les seuls vaccins obligatoires », a souligné le rapporteur. Selon lui, la ministre doit « prendre des mesures » ou « saisir 24 - 30 JANVIER 2017 Une première victoire contre le super-vaccin Infanrix hexa les autorités compétentes en vue de l’adoption des mesures destinées à garantir la disponibilité des vaccins précités, dans un délai de quatre mois à compter de la notification de la décision du Conseil d’État ». Le rapporteur, dont les avis sont généralement suivis par les juges du Conseil d’État, a justifié son argumentaire par la « discordance actuelle entre l’obligation vaccinale et l’impossibilité de la satisfaire ». La décision devrait être rendue à la fin du mois. Conflits d’intérêts gênants entre les facs de médecine et l’industrie « Le ministère de la Santé dispose de la possibilité de rendre disponibles les seuls vaccins obligatoires. » Le rapporteur public du Conseil d’État Selon un sondage Odoxa, seulement 34% des Français déclarent avoir une opinion positive de l’industrie du médicament, un chiffre qui monte à 72% chez les médecins. Récemment, l’association Formindep a mis au jour l’influence des lobbies pharmaceutiques au sein des facultés de médecine. Seulement 9 facultés sur 37 ont pris des initiatives pour se prémunir de l’industrie du médicament dans leur établissement, tandis que les 28 autres n’ont pris aucune mesure. Ces lobbies commerciaux se retrouvent ensuite Le Conseil d’État pourrait préconiser un retour au seul vaccin DTP obligatoire dans les pharmacies. dans le fonctionnement public du système de soins français. Des facultés de médecine sous influence L’OMS alertait dès 2009 de l’influence de la promotion pharmaceutique sur le milieu médical et ce dès l’université. Dans un rapport publié par la Haute Autorité de santé en 2013, elle constatait que les étudiants en médecine et en pharmacie étaient souvent en contact avec des représentants de l’industrie pharmaceutique dès les premières années de leur cursus. Le rapport publié le 9 janvier dernier par Formindep, un collectif de médecins indépendants, arrivait aux mêmes conclusions. 28 des 37 facultés de médecine en France ont des conflits d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique, que ce soit des cadeaux, des repas ou des séjours, offerts aux étudiants et aux enseignants. Selon Jean-Sébastien Borde, médecin et membre de Formindep, FRANCE Le rapporteur public du Conseil d’État a recommandé le 16 janvier dernier que seuls les vaccins obligatoires chez les nourrissons devaient être mis à la disposition des familles. Cela semble tomber sous le sens, mais il aura fallu une pétition recueillant plus d’un million de signatures et une requête déposée auprès du Conseil d’État pour arriver à cette conclusion. Les jeunes étudiants en médecine sont largement influencés par l’industrie pharmaceutique. ÉRIC PIERMONT/AFP/Getty Images Certains représentants d’industries pharmaceutiques siègent dans les conseils d’administration des universités « certains représentants d’industries pharmaceutiques siègent dans leurs conseils d’administration. Et des laboratoires financent ou sont même membres fondateurs de leurs fondations ». Entre mai et décembre 2015, les auteurs du rapport ont évalué treize critères, basés sur ceux de l’Association américaine des étudiants en médecine qui mènent cette enquête tous les ans depuis 2007. Parmi ces critères, on retrouve  : l’acceptation de cadeaux, le nombre de conférenciers liés à l’industrie pharmaceutique, les événements organisés ou co-organisés par les labos sur le campus, les financements apportés par les grands groupes, les cours abordant la question de l’influence économique, etc. À chaque fois qu’une université résiste à la pression d’un de ces critères, elle marque un à deux points. Le résultat des 37 facultés de médecines en France est alarmant  : la meilleure université est celle de Lyon-Est avec seulement 5 points sur 26. Viennent ensuite Angers avec 4 points, puis 7 autres universités avec un seul point. Les 28 autres universités sont à zéro. L’université, une zone de nondroit Selon le Dr Jean-Sébastien Borde, coauteur de l’étude et néphrologue 3 Laurent Gey à l’hôpital Saintonge de Saintes, « les entreprises ont une charte qui régit les relations de leurs représentants avec les médecins, mais les facultés, elles, n’ont même pas le début d’une réflexion sur ce qui est acceptable ou non ». Selon les auteurs de l’étude, de nombreuses facultés de médecine aux États-Unis ont introduit depuis 2007 des réglementations plus strictes concernant les conflits d’intérêts. Les différents scandales sanitaires tels que le Mediator, la Dépakine ou celui à venir du Vioxx, devraient pousser la France à mettre en place de telles mesures. Car l’influence des laboratoires pharmaceutiques sur les universités structure à la racine le système de prescription des soins en France et donc celui de leur remboursement. Pour le moment, l’État est impuissant et les facultés de médecine restent une zone de non-droit. LG Sean Gallup/Getty Images



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