Epoch Times Paris n°356 11 jan 2016
Epoch Times Paris n°356 11 jan 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°356 de 11 jan 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (289 x 410) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 4,0 Mo

  • Dans ce numéro : opération séduction réussie à Las Vegas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 11 - 17 JANVIER 2016 HIGH-TECH www.EpochTimes.fr CES à Las Vegas, édition 2016 (1 e partie  : les objets connectés) L’évènement tant attendu, le salon Consumer Technology Association, a ouvert ses portes du 6 au 9 janvier dernier à Las Vegas avec une multitude de produits innovants et surprenants. Dans cette première partie, les objets connectés sont mis en avant. Ils sont les vedettes de ce millésime 2016. C’est bien sûr à Las Vegas qu’a lieu le salon de l’électronique qui a ouvert ses portes le mercredi 6 janvier. L’un des thèmes principaux de l’édition 2016 porte sur les objets connectés. Ces objets font de plus en plus partie de notre quotidien, ils s’intègrent au décor et deviennent indispensables à la vie de tous les jours. On y trouve montres, bracelets, vêtements, chaussures, ampoules, etc. tous connectés via Wifi ou Bluetooth. Les constructeurs l’ont bien compris, le consommateur les a acceptés et ces objets connectés font partie dorénavant du quotidien. Le but étant de toujours rendre l’utilisation plus simple, plus efficace et surtout bardée de technologie. La montre intelligente en est l’exemple parfait. Les start-up françaises toujours présentes En matière d’objets connectés, les start-up françaises – grâce à leurs innovations technologiques – attirent de plus en plus de grands groupes étrangers. Il faut aussi saluer le gouvernement français, en la personne d’Emmanuel Macron, ministre de l’Économie et des Finances qui a fait le déplacement pour soutenir les entrepreneurs français. Donc, la French Tech a le vent en poupe et nous serons sans doute agréablement surpris par d’autres innovations à l’avenir. Rendez-vous au prochain numéro pour aborder d’autres vedettes du salon, les casques de réalité virtuelle ainsi que le secteur de l’automobile. David Zhu Withings ou comment réinventer le thermomètre L’un des objets ayant reçu le prix CES 2016 de l’innovation est un thermomètre connecté nommé Withings. C’est une firme française qui est à l’origine du concept. Ses atouts, la mesure se fait en deux secondes et simplement. Ce qui est pratique pour les mesures délicates comme pour les bébés par exemple. Un autre avantage est que le résultat est presque instantané et ce grâce à ses capteurs infrarouges. En effet, l’appareil de Withings permet d’effectuer 4 000 mesures. Une petite vibration prévient de la fin du relevé. Contrairement aux appareils de mesure temporale qui existent déjà sur le marché, le fabricant français promet une mesure très fiable grâce à un algorithme qui permet de contrebalancer le parasitage dû à la température ambiante. Bien entendu, comme pour tout objet connecté qui se respecte, le thermomètre de Withings embarque son lot de fonctions supplémentaires. Il sera possible de connecter l’appareil via Wifi ou Bluetooth à un smartphone pour suivre les relevés sur une application dédiée. Un code couleur indiquera à l’utilisateur s’il est temps pour lui de prendre une aspirine ou de contacter son médecin en fonction de l’évolution de sa température. Ampoules connectées d'AwoX La société française AwoX dévoile au CES le SmartPEBBLE, un interrupteur connecté destiné à communiquer avec les ampoules de la marque, sans avoir besoin de dégainer son smartphone. Il dispose de nombreuses propriétés allant du changement de couleur au haut-parleur intégré, en passant par la diffusion de parfum. S'il ne contrôle que les fonctionnalités lumineuses des ampoules – allumage et extinction, changement de couleur, luminosité –, il s'avère intuitif à l'usage grâce à des gestes simples qu'il est possible de reconfigurer selon les préférences de l'utilisateur. L'interrupteur peut gérer jusqu'à deux groupes de huit ampoules, passant de l'un à l'autre via un double clic sur l'appareil. Pour le moment, aucun prix n’est annoncé mais une disponibilité dans l’Hexagone pourrait se faire courant 2016. Samsung et ses objets connectés Samsung a profité du salon pour présenter trois projets issus de son Creative Lab  : TipTalk  : c’est un dispositif qui permettrait d’écouter les sons provenant d’un appareil connecté sans utiliser d’écouteurs ou de casque. C’est un concept audacieux et original puisqu’il suffirait de poser le doigt sur l’oreille pour avoir du son. Ce gadget se base sur le principe de résonnance osseuse. Les propriétés de cet objet peuvent s’exporter aussi vesr les smartphones pour remplacer les kits oreillettes Bluetooth, ainsi la communication se fera d’un geste du doigt. Welt  : il s’agit d’une ceinture connectée permettant de surveiller la santé du porteur. La ceinture Welt est équipée de nombreux capteurs qui surveillent le nombre de pas effectués, le temps resté assis et les habitudes alimentaires tout en mesurant la taille de l’utilisateur régulièrement. Une fois les données collectées, elle les envoie à une application qui fournira à l’utilisateur un bilan de santé et un programme minceur adaptés. Rink  : ce troisième gadget est destiné aux utilisateurs de casques de réalité virtuelle. C’est une manette qui faciliterait l’interaction avec les différents éléments du monde virtuel ou d’un jeu. Bardée de capteurs, la manette pourrait retranscrire certains mouvements (comme une frappe de tennis) du joueur. Cela permet d’augmenter l’expérience de réalité virtuelle. Malheureusement, les gadgets Welt, Rink et TipTalk ne seront pas commercialisés cette année et Samsung n’a encore dévoilé aucun prix ni aucune date de sortie. Toutefois, ces innovations sont à suivre de près. Musculation connectée Les haltères connectés se nomment Bowflex. C’est une marque américaine spécialisée dans les équipements dédiés au fitness qui propose le ST560, un jeu d'haltères munis de capteurs accéléromètres capables de mesurer le nombre de répétitions d’un mouvement tout en sachant refuser de compter les gestes qui n’ont pas été accomplis correctement. Ces données sont ensuite envoyées sur un programme sportif installé sur un smartphone. La logique gadget ne s'arrête cependant pas là. Le ST560 se présente en effet comme un jeu d'haltères « réglables », grâce à un système de poids aimantés. Wifi Halow, nouvelle norme de connexion sans fil Ici il n’est pas question d’objet connecté mais d’une nouvelle norme Wifi afin de donner aux objets connectés une connexion plus stable, moins consommatrice en énergie et d’offrir une meilleure portée. Pourquoi une nouvelle norme ? Étant donné que de plus en plus d’objets dans la maison passent par la connexion Wifi, il est logique qu’une norme sans fil leur soit destinée. La Wifi Alliance, l’organisation internationale qui gère les standards des connexions sans fil, a approuvé partiellement le Wifi 802.11ah (aussi baptisé HaLow) qui pourrait donner une connectivité améliorée à la technologie sans fil. L’intérêt du Wifi HaLow est simple, il fonctionne sur la base de fréquences bien inférieures à celles qui existent actuellement. En effet, le 802.11ah utilise la bande des 900 MHZ ce qui lui permet de proposer une portée beaucoup plus importante et une capacité à traverser plus facilement les obstacles comme les murs de béton épais. Ce nouveau standard sera également beaucoup moins énergivore. Mais le débit sera beaucoup moins important et c’est pour cela que cette norme est dédiée à l’internet des objets connectés. Et que dire de ces ondes ayant la force de transpercer les murs en béton  : pourraient-elles impacter notre santé ? En attendant, la norme sera certifiée à 100% d’ici à 2018 et mise en production massivement. Les premiers objets connectés compatibles avec le Wifi HaLow arriveront dès cette année.
Québec Les eaux douces de la rivière, plus légères, glissent littéralement sur les eaux salées, plus lourdes, qui envahissent le fjord au rythme des marées. Quand l’hiver frappe aux portes du Saguenay-Lac-Saint- Jean, le pays se blottit sous plusieurs mètres de neige duveteuse et les lacs se figent, envahis par les glaces. C’est alors que l’instinct de coureur des bois s’éveille chez le Québécois. Les froids les plus intenses n’arrêtent pas les motoneigistes qui s’élancent sur les sentiers blancs, ni les chiens de traîneau qui hurlent au bonheur de se dégourdir les pattes. La poudreuse est tombée pratiquement toute la nuit et a noyé le paysage dans une blancheur laiteuse. Des nuages cotonneux ont envahi le ciel, coiffant l’horizon d’une auréole grisâtre, à peine irisée de bleu. L’hiver pèse sur la forêt, il s’insère jusqu’au cœur des épinettes dont les pieds sont ensevelis sous une épaisse couche de neige. Comprimées dans un carcan de glace, les rivières ont ralenti leur course et les lacs gelés étirent leur toile, uniformément blanche. VOYAGE www.EpochTimes.fr Échappée dans le grand blanc Une femme « musher » Lorsque Valérie commence à charger les traîneaux, une longue plainte s’élève parmi la meute de chiens  : quarante bêtes, immobilisées auprès de leurs niches, dressées sur leurs pattes, surveillant les allées et venues. Chacun y va de sa propre partition, des jappements aigus aux cris plus rauques, pour attirer les faveurs de leur maîtresse. Avec précision, Valérie distribue les rôles. Dans un attelage, chaque animal a sa place. Devant, les chiens de tête, plus dociles et capables d’initiatives face aux situations imprévues. Derrière, les plus costauds pour arracher la charge, et entre les deux, ceux qui libèrent un bon rythme de course. Valérie est intarissable quand il s’agit de raconter sa passion pour sa meute et les nombreuses expéditions qu’elle a réalisées dans le Grand Nord. Il y a dix ans, elle a quitté sa France natale pour s’installer au Québec, dans le Saguenay, au pied des Monts Valin, là où l’hiver voit grand et est généreux, dans un décor de lacs et de forêts, lieu idéal pour des chiens de traîneau trop vite épuisés par le relief montagneux des Hautes- Alpes. Pour assurer sa pitance et celle de ses bêtes, elle a choisi un métier d’homme qu’elle assume avec un rare professionnalisme. Elle est musher, conducteur d’attelage. Charles Mahaux Le renard arctique est brun fauve en été mais en hiver son pelage très touffu change de couleur et il devient blanc pour mieux se confondre avec la nature environnante. Ce terme est né du cri « marche, marche ! » que hurlaient les premiers trappeurs pour faire avancer leurs chiens. Avec le temps et la proximité de la langue anglaise, l’expression s’est déformée en « mush, mush » et a donné naissance au mot musher. Pays d’hiver C’est en hiver que la région prend toute sa dimension d’infinité. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est un coin de terre bien individualisé, un royaume bâti sur l’eau. De nombreuses rivières franchissent des forêts impénétrables et dévalent vers le lac Saint-Jean avant de se perdre dans les profondeurs insondables du fjord. Autrefois chaque cours d’eau était une route où glissaient des canots d’écorce chargés de fourrure. Réseau complexe de charroi et de portage qui permettait d’accéder à toutes les parcelles du territoire. Au carrefour des rivières, nichent quelques villages au nom pittoresques, lovés au creux des anses et des baies  : Chicoutimi, Mistassini, Jonquière, St-Félicien, Sainte-Rose-du-Nord, … Comme à l’époque de Maria Chapdelaine, l’économie repose entièrement sur les industries forestières et sur l’agriculture. Ici les hommes et les femmes ont le verbe haut et le geste généreux, on les appelle familièrement les « bleuets », du nom de la myrtille omniprésente dans le sol jeannois et saguénéen. On dit que ce surnom remonte à l’époque de Louis Hémon, quand il s’est installé ici, alors que les défricheurs du Lac-Saint-Jean venaient vendre la manne bleue aux citadins du Saguenay. Aujourd’hui, les Bleuets affichent fièrement, face à leurs compatriotes québécois, leur authenticité et un attachement viscéral à leur région. Charles Mahaux En hiver plus rien ne permet de distinguer vraiment les rives du lac depuis qu’il s’est paralysé dans une main de glace. L’hiver au quart de tour Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, neige et soleil s’associent pendant de longs mois et le pays s’ouvre alors comme un livre d’images dont on peut parcourir toutes les pages. Tout devient prétexte à inventer mille sports et jeux de neige. Les raquettes autrefois utilisées par les amérindiens pour se déplacer dans la neige, permettent de fouler l’épaisse couche de poudre immaculée. Mis à part le crissement soyeux des raquettes sur la surface, seul le sifflement du vent dans les épinettes rivalise avec le silence. Le fameux scooter des neiges est une autre expérience. Chacun enfile moufles, bottes et une chaude combinaison pour partir au volant de sa motoneige et prendre toute la mesure d’un décor exceptionnel, inaccessible autrement. En file indienne, les skidoo se faufilent entre les arbres. A vive allure, ils filent sur des sentiers balisés mais parfois, il faut baisser la tête pour se glisser sous des tunnels de branches alourdies par le poids de la neige fraîche. Quand la piste s’engage sur une côte abrupte, la chenille des machines mord dans la neige et soulève un nuage de poudreuse en s’élançant vers le sommet. De là-haut, le panorama de forêts profondes encadrant une multitude de petits lacs immaculés s’offre d’un seul tenant. Magie de l’hiver qui, jour après jour, dessine de nouveaux paysages. Parfois dans la poudreuse se croisent des traces d’animaux qui se perdent dans les sous-bois. Effrayée par le vrombissement des montures de fer, une famille de cervidés surgit à la lisière de la forêt puis décampe à vive allure. La piste oblique vers le lac, la descente s’aborde en douceur avant de mettre les gaz pour filer sur sa surface gelée. Les skis des motoneiges 11 - 17 JANVIER 2016 À deux cent cinquante kilomètres au nord de la ville de Québec, le lac Saint-Jean, lové dans un écrin de montagnes et de forêts, étire une nappe d’eau si vaste qu’on pourrait le prendre pour une mer intérieure. Il trouve son exutoire naturel vers l’est, grâce à la rivière Saguenay prolongée elle-même par un fjord du même nom qui débouche sur le fleuve Saint-Laurent. grincent sur la croûte glacée, pailletée d’empreintes d’animaux  : des lièvres, des élans, des renards, des loups, des lynx et même un ours, sans doute sorti de sa tanière après plusieurs mois d’hibernation. De lacs en sous-bois, les skidoo ont tracé quarante kilomètres de piste. Avec le jour qui décline, le froid s’intensifie et les ombres s’allongent. Le ciel nacré et transparent redesssine la dentelle noire des sapins. Soudain, au détour d’un sentier, une tache lumineuse déchire les pans de brume qui noient peu à peu l’horizon. L’appel du chalet en bois rond est irrésistible. Chacun accélère et c’est en 9 Charles Mahaux Charles Mahaux Ma cabane au Canada version hivernale  : maisons de rondins qui semblent bien accueillantes et chaleureuses quand le décor se pare de blanc pour plusieurs mois. Charles Mahaux Incroyable sensation de liberté lors d’une randonnée en traîneau à chiens avec en sus l’expérience de l’apprentissage du travail d’équipe avec une meute. éventail que les motoneiges glissent vers ce carré de lumière rayonnante. Rêve de bûches qui crépitent dans l’âtre, d’un verre d’alcool de caribou, doré et rugueux sur la langue, d’une soirée conviviale bercée par les accents rocailleux du pays. Christiane Goor et Charles Mahaux Christiane Goor, journaliste. Charles Mahaux, photographe. Un couple, deux expressions complémentaires, ils fixent l’instant et le racontent. Leur passion, ils la mettent au service du voyage, de la rencontre avec l’autre.



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