Epoch Times Paris n°356 11 jan 2016
Epoch Times Paris n°356 11 jan 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°356 de 11 jan 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (289 x 410) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 4,0 Mo

  • Dans ce numéro : opération séduction réussie à Las Vegas.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 11 - 17 JANVIER 2016 Le 6 janvier dernier, le Conseil National du Numérique (CNNum) remettait à Myriam El Khomri, ministre du Travail et de l’Emploi, un rapport présentant 20 recommandations favorisant une adaptation du monde du travail à l’ère du numérique. Parmi ces recommandations, la proposition d’examiner, à travers une étude de faisabilité, la création d’un revenu universel en France. Ce revenu, compris entre 600 et 800 euros, serait versé à tout citoyen majeur et constituerait « une nouvelle manière de penser la relation entre le travail et la distribution des richesses », soulignent ainsi les auteurs du rapport. Le rapport est le fruit d’un an de recherches pilotées par Nathalie Andrieux et présidé par Benoît Thieulin aux côtés d’experts du numérique, chefs d’entreprise, sociologues et philosophes. Un écho en Europe Cette proposition vient faire écho à d’autres projets initiés en Europe, dont celui de la Finlande qui a annoncé, en décembre dernier, le lancement d’un revenu universel finlandais de 800 euros mensuels pour janvier 2017. En attendant, des groupes d’expérimentation percevant 550 euros sont mis en place dès ce mois-ci, afin de réaliser une étude dont les résultats permettront au gouvernement finlandais de définir une proposition finale. C’est aussi le cas aux Pays-Bas où la ville d’Utrecht débute l’expérience du revenu de base pour une part de sa population. Pourquoi l’idée d’un revenu universel de base ? Avec l’avènement d’une ère numérique où de nombreuses tâches ont été automatisées, on assiste à une diminution de l’offre d’emplois de qualification intermédiaire, entraînant une paupérisation d’une part de la population et ne laissant qu’une place étroite aux emplois soit très qualifiés, soit peu qualifiés. À cela, on peut aussi ajouter la complexité des offres de l’aide sociale mais aussi du système fiscal, lesquels impliquent des dispositifs lourds de gestion. Le revenu universel constituerait un revenu de base permettant de couvrir les besoins primaires tels que se loger, se nourrir, élever des enfants, et viendrait remplacer toutes les allocations actuelles, incluant celles des demandeurs d’emploi, des familles, éventuellement celles allouées aux étudiants ou encore les pensions de retraite. L’objectif étant de compléter ce revenu de base par un revenu provenant du travail ou d’un capital. Selon Nathalie Andrieux, interrogée sur RMC, il y a trois critères de questionnement entrant en ligne de compte pour l’attribution d’un tel revenu  : « l’universalité », à savoir si ce revenu serait versé « à tout le monde, sans conditions de ressources », à la majorité ou jusqu’à la retraite. Intervient ensuite l’aspect « inconditionnel », à savoir un FRANCE www.EpochTimes.fr Le revenu universel, une réponse au chômage ? Voilà des années que les gouvernements successifs buttent sur le problème de l’emploi des jeunes. Pourtant rien n’y fait, les problèmes de fond persistent. Manuel Valls reçoit ce lundi les partenaires sociaux pour préparer les mesures du futur plan pour l’emploi, un plan massif de formation voulu par François Hollande pour quelque 500 000 personnes supplémentaires. Sur le sujet, l’Allemagne montre l’exemple avec un apprentissage en entreprise quasi-généralisé et des conséquences directes  : un taux de réussite des jeunes exceptionnellement élevé. La nécessité de l’apprentissage Si l’apprentissage, comme voie royale pour entrer en entreprise, n’est pas dans les mentalités françaises, les chiffres sont pourtant là pour montrer son efficacité. Sans parler des jeunes apprentis, pour les demandeurs d’emploi, 45,6% d’entre eux ont davantage de chances de trouver un poste en ayant suivi une formation que 33,9% d’entre eux sans formation. C’est pourquoi après un plan prioritaire de formation lancé en 2013 pour 30 000 demandeurs d’emplois, étendu ensuite à 100 000 chômeurs par an en 2014 et 2015, puis à 150 000 pour 2016, l’État promet une nouvelle fois un coup de pouce supplémentaire, en mettant sur la table 1 milliard d’euros pour former 500 000 personnes (de 1 200 à 2 600 euros par demandeur d’emploi selon les formations). En effet, la France forme peu de chômeurs, seulement 10% chaque année, contre le double en Allemagne. Une différence qui se remarque avec un taux de chômage de 6,3% outre-Rhin contre 10% en France – lorsque ce taux monte à 24,8% pour les moins de 25 ans dans l’Hexagone et 7,80% pour le voisin allemand. Le modèle d’apprentissage allemand L’Allemagne compte trois fois plus d’apprentis qu’en France et un taux de chômage des jeunes trois fois moindre. « Les jeunes Allemands, pour qui l’apprentissage est une voie d’excellence valorisée par les familles et par les entreprises, ont peu de mal à intégrer le marché du travail et peuvent largement espérer évoluer dans leur carrière », assure Bertrand Martinot, ancien délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle, dans une étude comparative de l’Institut STEPHANE DE SAKUTIN/AFP/Getty Images Myriam El Khomri, ministre du Travail, à la sortie de l’Élysée, le 9 décembre 2015. revenu versé « en contrepartie d’activités qui peuvent être marchandes ou non marchandes » ou versé de manière « inconditionnelle », en étant actif ou non. Le troisième critère concerne « l’individu », il s’agirait de définir « l’individu en tant que personne » ou avoir « une logique de foyer ». Montaigne. La comparaison ne s’arrête pas là. La proportion de jeunes passant par l’apprentissage dans l’Hexagone est de 26% (pour une durée de 1,7 an), contre 55,7% outre- Rhin (pour une durée de 3 ans). En tout, le nombre d’apprentis français s’élève à 400 000 contre 1,4 million de jeunes Allemands, avec un taux d’emploi des jeunes de 28,4% en France contre 46,9% en Allemagne. Outre-Rhin, l’apprentissage est considéré comme le mode d’accès quasi-exclusif aux emplois dans les entreprises de production ou de services. Il garantit un débouché professionnel et des perspectives de progression au sein des groupes. C’est pourquoi il est plébiscité très tôt dans l’appareil scolaire – au moment de l’entrée au collège –, lorsque la France reste sur des filières communes et générales jusqu’au lycée. « Dès lors, 60% des jeunes Allemands ne suivent pas un enseignement secondaire général mais sont orientés vers un enseignement professionnel de qualité, très majoritairement en apprentissage », explique Bertrand Martinot. Des problèmes de fond en France Selon l’étude de l’Institut Montaigne, en France « l’obsession du diplôme, l’hétérogénéité des parcours et la complexité des circuits relèguent, de fait, l’apprentissage au fond de la classe des filières de formation ». L’image de l’apprenti Le revenu universel serait « une nouvelle manière de penser la relation entre le travail et la distribution des richesses ». – Rapport du CNNum En Finlande, on parle d’une allocation mensuelle de 800 euros versée à tout résident du pays, quelque soit son âge et son revenu. Aux Pays-Bas, cette aide s’élèverait à 900 euros pour un individu seul et 1 300 euros pour un foyer. Sarita Modmésaïb Apprentissage  : un nécessaire changement des mentalités en France 60% des jeunes Allemands sont orientés vers un enseignement professionnel de qualité. – Bertrand Martinot Sascha Schuermann/Getty Images L’apprentissage en France, encore trop souvent considéré comme une solution à l’échec scolaire. reste toujours dégradée et l’apprentissage considéré comme un outil d’insertion des jeunes en échec scolaire, plutôt qu’une voie générale vers la professionnalisation en entreprise. S’ajoute à cela un millefeuille administratif, un enchevêtrement des structures des plans d’aide et une dispersion des responsabilités entre l’État, les régions et les différentes branches des ministères. La transversalité et l’évolution au sein de l’entreprise sont également bloquées par un apprentissage cantonné aux études et séparé de l’entreprise, ce qui complexifie encore davantage les possibilités du pays à s’adapter au marché. Laurent Gey En bref La voiture électrique proche de la barre des 1% du marché Selon le Comité des constructeurs français d’automobiles, 17 266 voitures particulières électriques neuves ont été immatriculées en 2015. De 0,59% des parts du marché en 2014, la voiture électrique a atteint 0,9% en 2015 et se rapproche de la barre symbolique des 1%. Le gouvernement compte d’ailleurs sur une croissance rapide du marché en instaurant un « superbonus » de 10 000 euros pour quiconque donnerait en reprise son véhicule diesel de plus de 10 ans pour acheter une voiture électrique. Le solaire serait rentable dans le sud d’ici à 2020 Selon une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, grâce à la baisse des coûts des technologies, certaines installations de production d’électricité solaire pourraient être rentables sans subvention « en 2021 dans le sud de la France ». Cette énergie propre devient donc de plus en plus compétitive dans les territoires français à fort indice d’ensoleillement, où une autoconsommation d’électricité produite pourrait émerger. Les Champs- Élysées piétons une fois par mois Lors de ses vœux aux élus de l’Hôtel de Ville le 6 janvier, la maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé que l’avenue des Champs-Élysées sera piétonne un dimanche par mois « à partir du printemps ». Parmi les autres mesures pour rendre Paris aux piétons, on retrouve la journée sans voiture qui aura lieu en septembre et la piétonnisation des berges de Seine sur la rive droite entre le pont des Tuileries et le pont Henri-IV dès la fin 2016. Hausse des acquisitions immobilières chez les seniors Les plus de 70 ans sont de plus en plus nombreux à investir dans l’immobilier. Selon Century 21, les seniors ont représenté 9,6% du marché de l’immobilier français en 2015, un chiffre en hausse, puisqu’ils n’étaient que 4% en 2013. À Paris, le pourcentage d’acheteurs de plus de 70 ans s’élève à 15,8% des transactions de 2015, soit deux fois plus qu’en 2014. Si l’on ajoute la tranche des 60 ans, on arrive à 23,8% des acquéreurs à Paris. Ce regain d’activité immobilière semble généralisé puisque Century 21 annonce une augmentation de 16% de ses activités en 2015.
FRENCH TECH « Sacrebleu ! On dirait bien que tous les stands sont français, ici », s’exclame Jochen Siegle, un journaliste allemand pour le blog high tech TechFieber, durant sa visite au Consumers Electronic Show à Las Vegas. Un journaliste du magazine économique américain Forbes note la remarque et constate à son tour que drones, brosses à dents, caméras autour de lui s’expriment dans la langue de Molière. Rien d’étonnant  : sur les 165 stands que compte le forum international, 45 sont français. Une omniprésence de la « French Tech » surprenante, mais soigneusement programmée. L’objectif  : être visible, se faire des relations et soutenir un écosystème numérique à la française. Première étape, se faire remarquer Pour les entrepreneurs du numérique, pouvoir se démarquer sur un marché en pleine expansion comptant un nombre croissant d’acteurs est essentiel. « C’est un concours adapté aux Français. Les startups y vont pour plusieurs raisons  : se faire des contacts pour s’internationaliser, lever des fonds. Mais les entrepreneurs de l’Hexagone qui lèvent des fonds aux États-Unis se comptent sur les doigts de la main. L’aspect le plus intéressant du CES reste donc la visibilité médiatique », explique Quentin Molinié, directeur associé de eCap Partner, banquier d’affaires spécialiste du numérique. À cette fin, les startupers sont rompus à l’exercice du « pitching » et en quelques phrases savent intéresser leurs interlocuteurs. « En deux minutes, le matin, il vous réveille avec la diffusion d’une odeur de toast, de bord de mer, ou même d’un dollar ! », explique Guillaume Rolland, cofondateur d’Arkalys. Son projet, un réveil olfactif, a intéressé Google au point d’être nommé lauréat du programme « Moteur de réussites françaises ». Il y a également Lima, qui a développé un boîtier permettant d’avoir son propre Cloud pour ses terminaux numériques, PC, tablettes, smartphone. L’une des entreprises les plus remarquées, si l’on se fie aux gros titres de la presse étrangère, est 10-vins, qui propose aux consommateurs une machine à servir le vin par dosette à la température parfaite. « La France est une terre d’opportunités » La sélection a été rude pour passer les lourdes portes de bois du hall de l’hôtel Mandalay Bay. À peine une startup sur dix a été retenue, souligne Quentin Molinié. En dehors du simple « m’astu-vu », la recrudescence des stands français était bel et bien stratégique. En témoigne la présence d’Emmanuel Macron, qui était lui aussi du voyage en tant que VRP de luxe pour le numérique français. Le ministre de l’Économie a fait passer plusieurs messages  : les startups françaises sont dynamiques, la France est une terre d’accueil pour les entreprises numériques étrangères et y investir rapporte. « Oui, le numérique crée des emplois en France. Nous sommes le premier pays créateur de startups », indiquait-il au micro de TV5 Monde lors d’une interview. Le ministre a également voulu rassurer sur la législation française ; à l’étranger, l’Hexagone n’est pas très bien vu pour investir en raison de la rigidité du code du travail. Une réputation que le ministre s’emploie à détricoter, à coup de subventions ou de mesures comme le « Paris French Tech Ticket », programme visant à attirer les startupers étrangers sur le sol français. Il a également affirmé que la loi Macron 2 serait remise au président dès cette semaine, consignant un financement supplémentaire du numérique via une modification de la législation. Le ministre français a finalement rencontré les grands groupes de la Silicon Valley (GoogleX, Apple…) auxquels il a répété que « la France est une terre d’opportunités ». FRANCE www.EpochTimes.fr « De l’Internet des objets à l’Internet des services » Bien que l’on puisse toujours être surpris par les nouveaux gadgets et « inventions connectées » issues des pépinières numériques, le vent de nouveauté n’était pas forcément là où on pouvait l’attendre. Étonnant de voir La Poste occuper un stand de 230 m² au CES ? Le groupe français est venu avec une démarche peu commune  : accompagné d’une quinzaine d’entreprises intégrées sur leur stand, le but était de soutenir la créativité et l’innovation technologique. « Ce que l’on a voulu montrer cette année, c’est comment on passe de l’Internet des objets à l’Internet des services », explique David de Amorim, directeur innovation du groupe La Poste. L’entrepreneur fait ainsi la présentation d’un bouton intégré à la boîte aux lettres et connecté. Quand on veut expédier un colis, un signal est envoyé et le facteur se charge de le récupérer. « On veut faire émerger un écosystème qui fait fonctionner les startups entre elles », confirme Muriel Barnéoud, présidente de Docapost, la filiale numérique de La Poste. Un refrain repris par d’autres groupes présents, comme Engie, qui se présente sur le salon pour la première fois, après avoir effectué un repérage les années précédentes. « Notre volonté était d’être au milieu des startups, pour mieux mettre en avant celles que nous accompagnons, explique Stéphane Quéré, directeur innovation du groupe Engie. Pour une première, on ne voulait pas d’un vaisseau spatial imposant mais d’une présence modeste ». Créer l’écosystème nécessaire à l’innovation L’exemple d’Engie a de quoi inspirer  : le groupe, discret, met surtout en avant les jeunes pousses numériques avec lesquelles il travaille, telle que la française Sig Fox ou Ecova, une entreprise américaine dont la solution en management énergétique permet aux entreprises de visualiser la consommation de multiples 11 - 17 JANVIER 2016 Opération séduction réussie à Las Vegas Le 1er janvier, l’ère de la métropole du Grand Paris a officiellement commencé. Le 22 janvier sera désigné son nouveau président par les 209 élus du conseil de la métropole. Pour le moment, les compétences de la métropole seront limitées à l’environnement et au développement économique, il faudra attendre 2020 pour qu’elle gagne en autonomie financière. Un projet qui peine à se mettre en place Les 131 villes de la métropole du Grand Paris sont regroupées en 12 « territoires métropolitains » avec un budget pour cette année de 65 millions d’euros. Pour le moment, le projet n’a pas vraiment convaincu. Sa création, précédée de longs débats et de deux lois, suscite peu d’enthousiasme. Pour la présidente de la région d’Île-de-France, Valérie Pécresse, « c’est un projet qui exclut, qui complexifie et qui La France est la nation étrangère la plus représentée au CES qui s’est tenu du 6 au 9 janvier à Las Vegas. taxe ». Davantage d’entrain est affiché du côté de la maire de Paris Anne Hidalgo. « La métropole du Grand Paris restera modeste dans un premier temps mais il faudra des actes symboliques forts pour convaincre les habitants », s’est exprimé Pierre Mansat, conseiller de la maire chargé de mission Métropole. Dès l’année suivante d’autres compétences plus stratégiques feront partie du portefeuille de la métropole. Le logement ainsi que l’aménagement du territoire seront ajoutés, avec un budget qui devrait augmenter en conséquence. Mais c’est en 2020 que son pouvoir ROBYN BECK/AFP/Getty Images financier final sera mis en place. Des périmètres mal définis Parmi les critiques adressées au projet de la nouvelle métropole, on remarque les compétences vagues et partagées par plusieurs Nous sommes le premier pays créateur de startups. 3 – Emmanuel Macron sites. Le but  : donner une visibilité aux startups, renforcer la collaboration et externaliser l’innovation du groupe. Un partenariat au goût du directeur principal des produits d’Ecova. « Engie nous a dit  : continuez à faire ce que vous faites. Mais ils nous permettent de nous projeter dans le monde entier, de façon globale. On pense ainsi s’étendre en Europe et en Amérique du sud », indique-t-il. Faire de l’innovation une externalité est une option séduisante pour les grands groupes. Il n’y a qu’à regarder le marché américain  : les startups, grandes comme des séquoias, garantissent bien souvent aux Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) une courte avance sur le reste du web, tel Instagram racheté par Facebook ou encore le Google X Lab. Pour asseoir leur position, l’innovation passe par l’achat de jeunes pousses, ce qui permet d’économiser du temps et des ressources en interne. À ce jour, malgré l’optimisme français dans le numérique, peu de startups tricolores arrivent à décrocher le Graal d’une levée de fonds garantissant une présence durable sur leur marché. Si elles ne jouent pas dans la même cour que leurs homologues américains, la French Tech a tout de même réussi son pari à Las Vegas. La métropole du Grand Paris en quête d’identité Société du Grand Paris La gare des Ardoines est implantée à Vitry-sur-Seine à proximité du Technicentre Paris Rive Gauche. Il faudra des actes symboliques forts pour convaincre les habitants. – Pierre Mansat, Conseiller du maire David Vives collectivités. Le plan local d’urbanisme, par exemple est passé des anciennes intercommunalités aux 12 nouveaux territoires métropolitains qui constituent l’ossature du Grand Paris. Les transports, eux, incombent à la région d’Île-de- France, qui est aussi en charge du développement économique. La directrice de l’Atelier International du Grand Paris, Mireille Ferri, considère la nouvelle métropole comme un enjeu de taille. Selon elle, « le Grand Paris, ce n’est pas la ville en grand, mais un mode de vie différent qui repose sur un fonctionnement métropolitain, une sorte de grand réseau, plus vaste, plus flou, plus ouvert que la somme des communes qui le constituent », a-t-elle déclaré. Un pari fou de restructuration d’une métropole mondiale, basé sur l’emploi, l’environnement et l’accessibilité aux transports. Ivo Paulovic



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