Epoch Times Paris n°241 1er mar 2013
Epoch Times Paris n°241 1er mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°241 de 1er mar 2013

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (350 x 510) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 14,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'immobilier et l'urbanisme en pleine mutation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 Chine 1 – 15 MARS 2013 Les chiffres du PIB chinois peu crédibles YANG FANG ET WANG QIAN RADIO SON DE L’ESPOIR Les dernières statistiques des gouvernements provinciaux montrent qu’en 2012 les 31 régions et municipalités autonomes du pays avaient un PIB total de 57,69 trillions de yuans (6,92 trillions d’euros). Cependant, ce chiffre ne correspond pas au PIB national annoncé par l’administration centrale, qui est inférieur de 5,76 trillions de yuans (691 milliards d’euros), un écart équivalent à la production annuelle de la province du Guangdong. Il y a une tendance croissante de publication de données différentes du PIB dans les statistiques du gouvernement central et des gouvernements locaux, tandis que les économistes se posent depuis longtemps des questions sur les chiffres du PIB chinois. Depuis 1985, le gouvernement central et les gouvernements locaux présentent séparément leurs données sur le PIB, ainsi les chiffres des statistiques des gouvernements locaux sont toujours supérieurs au PIB total du pays. Il semble que cet écart se creuse. En 2009, l’écart était de 2,68 trillions de yuans (320 milliards d’euros). En 2011, il était de 4,6 trillions de yuans (550 milliards d’euros) et en 2012, il a atteint 5,76 trillions de yuans, (691 milliards d’euros). Wei Sen, agrégé et doyen de la faculté d’économie de l’université de Fudan, précise que cette divergence est « frauduleuse » et nonrésolue. Wei a déclaré à la radio Sound of Hope (SOH) : « La différence était d’environ 2 trillions de yuans (240 milliards d’euros) chaque année, mais cette année elle est de plus de 5 trillions de yuans (600 milliards d’euros). Les chiffres fournis par les sociétés laissent à désirer, STR/AFP/Getty Images Un ouvrier chinois travaille dans une usine de jouets à Jinjiang, province du Fijian (sud-est), le 8 juin 2010. D’après les experts, les chiffres du PIB selon les statistiques en province continuent à marquer un écart avec ceux présentés par les autorités centrales, ce qui indique leur falsifi cation par les fonctionnaires. mais les chiffres provenant du gouvernement sont même supérieurs. En fait, le PIB de 2012 n’est pas aussi élevé, il comprend la production énergétique, la consommation industrielle d’électricité et la consommation de charbon pour l’électricité dont les chiffres sont en baisse. Alors, comment peut-il atteindre un tel chiffre ? Cela signifie qu’il y a un problème avec les statistiques chinoises ». Les médias de Chine continentale accusaient les chiffres du PIB locaux de ne pas correspondre à la réalité. En fait, les chiffres du PIB chinois sont depuis longtemps remis en question par les économistes. Chen Qian, un commentateur financier de la Télévision centrale de Chine (CCTV), pense que le modèle économique et la méthode que le régime chinois utilise pour calculer le PIB du pays sont différents du reste du monde. Il estime que la croissance réelle du PIB de Chine est d’environ 5% et une fois il s’est même risqué à dire que la Chine était déjà entrée en récession. Cheng Jiansan, un professeur de l’académie des sciences sociales du Guangdong partage son avis. Il a avoué à la radio SOH qu’il était difficile de dire si les statistiques officielles de la Chine sont correctes. Cheng a précisé : « La qualité des statistiques laisse à désirer. Que ce soit le Bureau national des statistiques ou le Bureau municipal des statistiques, il est difficile d’inclure de nombreuses données dans le PIB, donc l’activité économique reflétée par le nombre global des données statistiques ne peut être qu’une indication générale. Il est très difficile de dire si c’est exact. D’autre part, en fonction de leurs besoins, ils font quelques ajustements des chiffres du PIB, et cela au niveau provincial, municipal et même cantonal. C’est pourquoi les chiffres du PIB peuvent être ajustés même après qu’ils ont été recueillis. Cela crée des distorsions encore plus importantes. Actuellement, les gens ne font pas confiance aux statistiques nationales. Ce problème devient de plus en plus grave. Les problèmes proviennent de la méthode statistique, de la base statistique et de la question d’ajustement. Il y a des problèmes sous tous les aspects. Les chiffres sont de plus en plus faussés et les gens les croient de moins en moins. C’est un problème très gênant ». Cheng a également souligné que l’économie chinoise est une économie gérée par l’État qui donne la priorité à l’accroissement du chiffre du PIB, aussi de nombreuses personnes le manipulent. Un article paru dans le Yangtze Commentary du 4 février dernier avoue que « diluer les chiffres du PIB » est semblable au fait d’ « injecter de l’eau dans la viande de bœuf ». Les fonctionnaires locaux cherchent à réaliser de gros projets car ceux-ci contribuent d’une manière importante aux chiffres du PIB. Le Dr. Jian Tianlun, un économiste vivant aux États-Unis, a expliqué à SOH que la Chine ne devrait pas cibler la croissance du PIB qui entraîne les développements des projets excessifs d’infrastructure. Jian a ajouté : « En fait, la Chine a largement investi dans des projets d’infrastructure au cours de ces dix dernières années, voire plus, et cette activité a provoqué une importante pollution de l’environnement. Si cela n’est pas correctement contrôlé, c’est-à-dire si la qualité des investissements et leur effet sur l’environnement ne sont pas pris en compte, cela aura un grand impact social et environnemental. Cela amènera des effets négatifs pour l’économie chinoise et la qualité de vie des Chinois. Ainsi, je pense que la Chine ne devrait pas investir dans des projets d’infrastructure pour augmenter le PIB du pays ». Il a été rapporté que Li Keqian, le Premier ministre chinois, ne croit pas non plus les chiffres du PIB publiés par le Bureau national des statistiques de Chine. Selon Wikileaks, dès mars 2007, Li Keqian, alors qu’il était le chef du Parti de la province du Liaoning, avait expliqué à l’ambassadeur des États- Unis qu’il ne faisait pas confiance aux chiffres du PIB chinois. Il a ajouté qu’il avait fait ses propres estimations en se basant sur la consommation d’électricité ainsi que sur d’autres données. Canada : l’université McMaster ferme son institut Confucius OMID GHOREISHI L’université McMaster a décidé de fermer l’institut Confucius (IC) qu’elle accueillait depuis 2008, a annoncé le 7 février dernier l’établissement d’enseignement supérieur situé à Hamilton. La décision a été prise en raison des pratiques d’embauche des instituts contrôlés par Pékin, dont les instructeurs sont recrutés en Chine. « Les décisions d’embauche en Chine ne se conformaient pas à nos critères », a déclaré à Epoch Times Andrea Farquhar, vice-présidente adjointe des relations publiques et gouvernementales à McMaster. Epoch Times a rapporté en 2011 que Sonia Zhao, une jeune femme chinoise venue travailler à l’IC de McMaster, a été obligée de signer une déclaration promettant de ne pas pratiquer le Falun Gong, une discipline spirituelle persécutée par le régime communiste chinois. Mme Farquhar n’a pas voulu indiquer si la décision de l’université de fermer l’IC a été prise en raison du cas de Mme Zhao, mais elle a déclaré que la décision avait été prise en se basant sur la « situation générale ». « Nous avions des inquiétudes quant à la pratique d’embauche qui ne correspond pas à notre façon d’agir à l’université », a-t-elle déclaré. « Quiconque ayant un certain point de vue devrait être respecté […] Nous respectons le droit des gens d’avoir différents points de vue », a-t-elle mentionné en exemple. Nouvelle « encourageante » Lucy Zhou, porte-parole de l’association du Falun Dafa du Gordon Yu/ Epoch Times Sonia Zhao était instructrice à l’institut Confucius de l’université McMaster. Avant d’accepter le poste, elle avait dû signer une déclaration promettant de ne pas participer à des activités du Falun Gong, une discipline spirituelle persécutée en Chine. Cette pratique d’embauche discriminatoire appliquée en Chine se répercute au Canada, où de nombreux instituts Confucius sont implantés. Canada, s’est dite heureuse de la décision de l’université de fermer l’IC. « Nous sommes très encouragés de voir que l’université McMaster essaie de corriger une erreur qu’ils ont faite en invitant l’institut Confucius dans leur université sans être au courant de ses pratiques d’embauche discriminatoires à l’encontre du Falun Gong », a déclaré Mme Zhou. « La persécution illégale du Falun Gong est brutale et imprègne toutes les facettes de la société en Chine, y compris le système éducatif. Cette sorte de discrimination importée au Canada est une grave violation des droits de la personne. » Sonia Zhao, à qui on a accordé le statut de réfugiée au Canada depuis, est aussi satisfaite de la décision de McMaster. « C’est une très bonne nouvelle et c’est encourageant. La persécution du Falun Gong n’aurait jamais dû survenir en Chine ni, bien évidemment, au Canada », a-t-elle commenté. « J’espère que d’autres universités feront des démarches similaires. » Financés par le régime communiste chinois, les IC – avec des centaines de branches dans le monde entier – sont censés promouvoir la langue et la culture chinoise. Selon des agences de renseignements, ils sont utilisés par le régime pour renforcer son pouvoir de persuasion. Richard Fadden, le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), a déclaré que les IC sont contrôlés par les ambassades et les consulats chinois et sont en lien avec d’autres efforts du régime pour influencer les politiques du Canada sur la Chine. Conditions d’embauche discriminatoire Epoch Times a rapporté en 2011 qu’une stipulation publiée en anglais sur le site web principal de l’IC indique que les instructeurs ne doivent avoir « aucun historique de participation dans le Falun Gong ». Militants et avocats ont déclaré que cette exigence viole les codes des droits de la personne au Canada, surtout si les instructeurs sont recrutés pour venir travailler au Canada. L’association du Falun Dafa du Canada a d’abord approché l’université McMaster pour lui faire part de ses préoccupations concernant les pratiques d’embauche des IC et du cas de Mme Zhao. Selon l’association, elle a ensuite reçu une lettre du président de l’université reconnaissant la gravité de la situation. Comme l’université n’a pas pris de mesures à l’époque, Mme Zhao, qui a quitté l’IC en 2011, a déposé une plainte auprès du Tribunal des droits de la personne de l’Ontario en septembre 2012. Dans sa réponse, McMaster a fait valoir que, puisque Sonia Zhao a signé l’entente avec Hanban, l’organisation supervisant l’IC en Chine, le tribunal n’a aucune compétence sur cette question. David Matas, avocat spécialiste des droits de la personne représentant Mme Zhao, a déclaré que cet argument ne tient pas, puisque l’IC n’est pas une entité autonome. « La réalité est que l’institut Confucius fait partie de l’université McMaster », a déclaré M. Matas. « Hanban ne gère pas vraiment, ce qu’ils font c’est juste lier [les instructeurs]. » L’institut fermera cet été L’université a déclaré que l’IC sera officiellement fermé cet été lorsque se terminera l’année scolaire en cours. L’IC à McMaster a été mis sur pied en coopération avec la Beijing Language and Culture University (BLCU). Selon un communiqué, McMaster a eu de « nombreuses discussions » avec les représentants de la BLCU pour trouver une solution au problème actuel. Toutefois, les deux parties n’ont pu s’entendre. « Le Sénat et le conseil d’administration ont été informés de l’intention de l’université de se retirer de l’entente à partir du 31 juillet 2013. Ceci assurera qu’aucun autre instructeur ne sera choisi pour McMaster et que les étudiants qui se sont inscrits à des programmes de l’institut pourront terminer leurs sessions », indique le communiqué. « L’université examine les options pour évaluer l’intérêt actuel de la communauté dans les cours de langue chinoise au niveau post-secondaire. » L’institut Confucius a des ententes avec plusieurs établissements d’enseignement et organisations au Canada, dont l’université Brock, le British Columbia Institute of Technology, l’université de Sherbrooke (en partenariat avec le collège Dawson), l’université de Waterloo, le Toronto District School Board, l’université de Regina, l’Edmonton Public Schools et le ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick. Lucy Zhou espère que ces établissements et organismes d’enseignement suivront l’exemple de l’université McMaster et fermeront leurs IC. « Importer la discrimination à l’encontre du Falun Gong ou tout autre groupe au Canada n’est pas acceptable et elle ne doit pas être importée par l’intermédiaire de notre système d’éducation canadien. »
1 – 15 MARS 2013 85 millions d’enfants abandonnés en Chine Chine 5 Suite de la première page « La météo est catastrophique. La sécheresse dure depuis trop longtemps. S’il pleuvait, nous aurions de l’eau et je n’aurais pas à manquer l’école. Je ne veux vraiment pas continuer à manquer l’école ! ». Lorsque la pluie est enfin tombée, eh bien, elle devait semer les graines de maïs. Les responsabilités écrasantes sont alourdies par la douleur de la séparation. Yang Haijiao décrit la souffrance qu’elle a ressentie en voyant son père partir: «Je n’arrêtais pas de pleurer chaque fois que je pensais qu’à l’arrivée du bus, mon père s’en irait et qu’on allait se retrouver avec toute la corvée de la maison sur les bras et sans même savoir quand il reviendrait ». Quand son père lui a demandé pourquoi elle pleurait, elle n’a pas pu répondre. Il lui a rappelé qu’elle devait « être studieuse à l’école ». Yang a écrit : « J’ai pleuré sans arrêt jusqu’au moment où mon père est monté dans le bus ». Xia Min, un autre étudiant écrivait au sujet de sa camarade de classe Xia Congli, qui se retrouvait seule à la maison. « Un jour, sur le chemin de l’école, Xia Congli me racontait que son papa et sa maman partaient travailler loin de la maison et elle a commencé à pleurer. Je lui ai dit de ne pas être malheureuse, car ses parents sont certainement désolés aussi. » La note poursuit : « Quand nous lui rendons visite, nous essayons de la distraire avec nos jeux, pour qu’elle oublie sa tristesse. Mais en vain. Sa tristesse est comme au premier jour. Je me sens si mal. » Les traumatismes psychologiques La pression quotidienne de cette vie ardue a occasionné des problèmes psychologiques chez de nombreux enfants. Selon une enquête réalisée par la fédération des femmes de Chine, 57% des enfants abandonnés, qui ont l’âge d’aller au lycée souffrent de difficultés psychologiques. La gravité des difficultés psychologiques est proportionnelle à la durée d’absence des parents. L’enquête montre que la majorité des enfants laissés seuls présente des problèmes psychologiques en raison de carence affective, de l’absence d’encadrement familial et d’orientation. Ils deviennent fragiles, introvertis et développent une faible estime d’eux mêmes. La séparation d’avec leurs parents cause souvent chez ces enfants du ressentiment et des sentiments de solitude. Douze des dix-huit enfants du village de Poqi (dans la province de Guizhou), ont été abandonnés par leurs parents lors du Nouvel An chinois. Selon une estimation de la Deutsche Welle, la Chine compte 85 millions d’enfants laissés pour compte. Les troubles de l’apprentissage sont courants chez les enfants abandonnés. Les absences scolaires fréquentes, le manque d’aide aux devoirs, ainsi que le traumatisme émotionnel des familles fracturées donnent aux enfants peu de ressources pour acquérir une bonne éducation. L’enquête menée par la Fédération des femmes de Chine révèle que 45% des grands-parents n’ont jamais fréquenté l’école et 50% d’entre eux seulement ont reçu une éducation primaire. Ils ne peuvent donc pas aider les enfants à faire leurs devoirs. Les enfants abandonnés du village de Youji dans le Guangxi sont en pension à l’école primaire. Lu Lipeng, le directeur de l’école s’est confié à la Deutsche Welle : « La responsabilité est immense. Leurs parents ont tout quitté pour aller travailler et ils ont laissé leurs enfants à l’école. En tant que responsable, leur sécurité personnelle est ma priorité numéro un. La deuxième est leur hébergement et leur encadrement. Je me soucie d’eux comme de mes propres enfants ». D’autres enfants abandonnés n’ont pas cette chance et ils doivent affronter des situations difficiles, voire dangereuses, tous seuls. Certains de ces enfants vulnérables perdent même la vie. En 2005, une inondation dans le comté de Hetang, (province du Hunan) a tué 12 enfants, dont onze avaient été laissés seuls par leurs parents. Des millions de tonnes de céréales chinoises empoisonnées par des métaux lourds Weibo.com HSIN-YI LIN Selon un document rédigé par le ministère de la Protection de l’Environnement de la Chine, au moins 36.000 hectares de terres agricoles de ce pays sont contaminés par une concentration excessive de métaux lourds. En conséquence, 12 millions de tonnes de céréales récoltées chaque année en Chine sont contaminées, ce qui se traduit par une perte annuelle de 20 milliards de yuans (2,4 milliards d’euros). Selon le Time Weekly, le ministère de la Protection de l’Environnement et le ministère du Territoire et des Ressources ont mené une enquête nationale sur la pollution des sols en 2006. Pour éviter des erreurs, le terrain étudié a été divisé en parcelles de quatre kilomètres carrés en utilisant la technologie du GPS, et des échantillons de sols ont été prélevés sur chaque parcelle. L’enquête a pris trois ans et près de 20.000 employés ont recueilli et analysé les échantillons de sol de chaque coin du pays. L’enquête a coûté 1 milliard de yuans (120 millions d’euros), mais ces résultats n’ont jamais été rendus public. Le 31 janvier de cette année, Dong Zhengwei, un avocat basé à Pékin, a présenté une requête au ministère de la Protection de l’Environnement en lui demandant de « publier les données de l’enquête nationale sur la pollution des sols et les causes de cette pollution ». Le ministère n’a jamais répondu à Dong. Bien que le ministère n’ait jamais publié officiellement le rapport complet de l’enquête, il semblerait que certaines parties du rapport ont été ensuite divulguées au public. Le riz empoisonné Sur la base des documents divulgués, apparus récemment sur Internet, la pollution industrielle ChinaFotoPress/Getty Images Le 29 mai 2011, des paysans glanent le blé dans un champ à Huaibei, dans la province d’Anhui. On utilise, dans cette province, 125.000 moissonneuses-batteuses pour la récolte du blé, et les travaux sont achevés en dix jours. de longue date a conduit à l’accumulation de produits chimiques agricoles, de métaux lourds et de produits organiques non dégradables dans les sols des régions développées comme le delta de la rivière des Perles, le delta du fleuve Yangze et la ceinture économique de Bohai. Les régions polluées sont aussi en expansion. Dans certaines agglomérations du sud de la Chine, la moitié des terres agricoles est reconnue comme étant polluée par des métaux lourds toxiques tels que le cadmium, l’arsenic et le mercure ainsi que des substances issues du pétrole. Dans le delta du Yangze, 10% des échantillons de terres agricoles ont été jugés impropres à l’agriculture en raison de la forte pollution par les métaux lourds. Le document a précisé que plus de 10 millions d’hectares ou plus de 10% des terres agricoles de Chine ont été contaminées par des métaux lourds et que la plupart de la pollution s’est produite dans les régions économiquement les plus développées. En 2002, l’institut national chinois de recherche sur le riz a effectué des tests sur des échantillons de riz provenant des marchés à travers toute la Chine. Le résultat a montré que 28% des échantillons de riz contenaient un niveau excessif de plomb et 10,3% un niveau excessif de cadmium. En 2007, le professeur Pan Genxing de l’université agricole de Nanjing a dirigé une équipe d’étude similaire, effectuée au niveau national, qui a également prouvé que 10% du riz sur les marchés chinois contenait du cadmium. Le recours aux importations L’impact le plus immédiat de la pollution du sol est le dommage qu’il cause à la production alimentaire. Li Fasheng, un chercheur du département du contrôle de la pollution des sols de l’académie de recherche chinoise en sciences environnementales, a avoué aux médias chinois que pas moins de 10 millions de tonnes de riz sont perdues annuellement suite à une pollution par des pesticides, des engrais et des déchets industriels. Selon Han Jun, le directeur adjoint du Centre de recherche sur le développement du département d’État, « la Chine a importé 80,25 millions de tonnes de céréales en 2012. En supposant que chaque personne consomme en moyenne 400 kg de céréales par an, l’année passée nous avons importé suffisamment de céréales pour nourrir 190 millions de Chinois ». Depuis la publication des Neuf commentaires sur le Parti communiste en novembre 2004 par Da Ji Yuan (édition chinoise d’Epoch Times), plus de 133.498.000 personnes ont démissionné du Parti Communiste chinois (PCC) et de ses organisations. Nous publions à nouveau, à chaque édition, une partie de ces commentaires ayant déjà une portée historique. Leur intégralité est disponible sur le site www.epochtimes.fr. EXTRAIT DES NEUF COMMENTAIRES Suite du quatrième commentaire 2. Le PCC détruit la foi juste de l’humanité Toutes les nations ont traditionnellement cru en Dieu. C’est précisément du fait de leur croyance en Dieu et en la causalité karmique du bien et du mal que les êtres humains se restreignent et maintiennent la moralité de la société. De tout temps et sur toute la terre, en Occident les religions orthodoxes, en Orient le confucianisme, le bouddhisme, le taoïsme, ont tous enseigné aux gens que le véritable bonheur vient de la croyance en Dieu, du fait de vénérer le ciel, d’être bienveillant, d’apprécier ce que l’on a, d’être reconnaissant vis à vis d’autrui et de récompenser la gentillesse par la gentillesse. Une prémisse de base du communisme a été l’athéisme – la croyance qu’il n’y a pas de Bouddha, pas de Tao, pas de vies passées, pas de vie après la mort et pas de rétributions karmiques. C’est pourquoi, dans différents pays, les communistes ont dit aux pauvres et au lumpenprolétariat qu’ils n’ont pas besoin de croire en Dieu ; pas besoin d’être responsables de ce qu’ils font et pas besoin de respecter les lois et de savoir bien se comporter. Au contraire, ils devraient utiliser la tromperie et la violence pour acquérir la richesse. Dans la Chine ancienne, les empereurs, considérés comme des êtres d’une suprême noblesse, se plaçaient pourtant au-dessous du ciel, se nommant : fils du ciel. Contrôlés et restreints par « la volonté du ciel », ils proclamaient de temps en temps un édit impérial où ils se blâmaient eux-mêmes et exprimaient leur repentir à l’égard du ciel. Les communistes, pourtant, se croient les représentants de la volonté du ciel. N’étant restreints par aucune loi ni aucune règle, ils se sentent libres de faire tout ce qu’ils veulent. Le résultat est qu’au lieu d’avoir un « paradis sur terre », ils y ont créé un enfer après l’autre. Marx, le père du communisme, croyait que la religion était l’opium spirituel du peuple. Il était effrayé à l’idée que le peuple croie en Dieu et refuse d’accepter son communisme. Le tout premier chapitre du livre d’Engels, Dialectique de la nature, contient une critique de Mendeleïev et de son groupe d’études sur le mysticisme. Engels a déclaré que tout ce qui provenait de la période du Moyen Age ou qui lui était antérieur devait justifier son existence devant le tribunal de la rationalité humaine. Lorsqu’il a fait cette remarque, ils se voyaient être, lui et Marx, les juges d’un tel tribunal. Bakounine, anarchiste et ami de Marx, a fait sur Marx ce commentaire : « Il semblait être Dieu pour les gens. Il ne pouvait admettre personne d’autre que lui-même en tant que Dieu. Il voulait que les gens le vénèrent comme ils l’auraient fait envers Dieu, et lui rendent hommage comme à une idole. Si les gens n’agissaient pas ainsi, il les attaquait verbalement ou les persécutait ». La croyance traditionnelle orthodoxe constitue un obstacle naturel à l’arrogance du communisme. Le PCC a complètement perdu son sang-froid en persécutant la religion de manière frénétique. Pendant la Révolution culturelle, de nombreux temples et des mosquées ont été détruits et les moines ont été traînés dans les rues pour y être humiliés. Au Tibet, 90% des temples ont été endommagés. Encore aujourd’hui le PCC continue de réprimer la religion, il emprisonne des dizaines de milliers de chrétiens. Gong Pinmei, un prêtre catholique de Shanghai, a été persécuté par le PCC à cause de sa foi. Pour en savoir plus : Les neuf commentaires sur www.epochtimes.fr



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