Epoch Times Paris n°240 16 fév 2013
Epoch Times Paris n°240 16 fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°240 de 16 fév 2013

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (350 x 510) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : des rythmes scolaires réellement adaptés ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 France 16 – 28 FÉVRIER 2013 Les enjeux de l’opération Serval au Mali L’art de la guerre français IVO PAULOVIC 4.000 soldats français se sont engagés, il y a un mois, dans la guerre contre les islamistes radicaux au Mali. En quinze jours, plus de 10.000 tonnes de matériel de guerre ont été acheminées dans la région subsaharienne, soit plus qu’en un an de retrait de l’Afghanistan. Positionnée en libératrice, la France entend bien faire régner l’ordre dans l’une de ses anciennes colonies. Derrière sa stratégie de soutien aux troupes locales, se cache une volonté de maintenir ses intérêts économiques historiques et actuels dans la région de l’ancienne Afrique occidentale française. La France démontre encore une fois sa grandeur militaire, basée historiquement sur un empire diplomatique et militaire fort de plus de mille ans d’existence, et actuellement appuyée par un budget de la Défense au cinquième rang mondial. Un art de la guerre millénaire ou un savoir-faire guerrier Le territoire français a, depuis toujours, tenu une place dominante dans la géopolitique européenne et ceci, dès l’opposition courageuse de Vercingétorix face à l’empire romain, l’établissement d’un empire chrétien par Clovis et les extensions du territoire franc par Charlemagne et son armée d’hommes libres. C’est Louis XIV au XVII e siècle qui marque un tournant dans l’art de la guerre en occident. Sur 72 ans de règne, 40 ont été consacrés à la guerre et les AFP/BOUREIMA HAMA Un officier français discute avec le chef d’état-major de l’armée de l’air nigérienne, le colonel Boulama Zana Issa, le 22 janvier dernier lors d’une visite à un camp d’entraînement à Ouallam au Niger. Huit pays ouest-africains – le Nigeria, le Togo, le Bénin, le Sénégal, le Niger, la Guinée, le Ghana et le Burkina Faso ainsi que le Tchad – ont annoncé leur contribution à une force africaine visant à aider le Mali à reprendre la partie nord contrôlée par les islamistes. démarches militaires et diplomatiques du royaume le plus prospère de l’histoire de France ont établi le prestige du pays à travers le monde. C’est à cette époque qu’apparaît la notion de « faire la guerre pour installer la paix ». De nombreux traités ont été signés par imposition, selon la stratégie voulue par Louis XIV d’une « guerre qui ne tue pas ». À peine cent ans plus tard, Napoléon Ier donne à la France sa taille maximale. Ses avancées militaires deviennent des cas d’écoles et son savoir-faire de stratège est reconnu mondialement. Durant la troisième guerre contre l’Allemagne qui est devenue la Seconde guerre mondiale, la France battant en retrait, préserve les valeurs universelles de son territoire à travers la résistance incarnée par le général De Gaulle. Celui-ci prononce alors dans un discours à Londres en 1941 : « Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde », fruit de sa sensibilité à l’histoire de France. Aujourd’hui, la France se Des rythmes scolaires réellement adaptés ? bat au Mali pour la préservation de la démocratie sur un territoire qui autrefois faisait partie de son empire. L’armée de libération française Le Sahara est une région traversée par de nombreuses routes des caravanes. À travers ces anciennes routes, transitent désormais la drogue, les armes et les otages par l’action des groupes combattants comme Mujao, Aqmi ou le plus puissant Ansar Eddine. Ces groupes sont armés de missiles anti-aériens, d’AK47, de lanceroquettes, d’une batterie antiaérienne –, des armes en partie pillées dans les stocks du colonel Kadhafi en Lybie issus de la révolution libyenne. Imposer la loi islamique – ou charia – au Mali, ce qui à terme pourrait favoriser l’implantation du terrorisme dans la région, constitue une menace pour la France, justifiant une guerre engagée. La stratégie a voulu que les soldats français se présentent toujours aux côtés de l’armée autochtone et laissent entrer les Maliens en libérateurs. D’un côté, cela assure les faveurs de la population, de l’autre, un maintien de l’ordre par l’armée locale, ce qui encourage fortement la stabilité du pays. Rendre à un pays sa démocratie est le premier but annoncé. Néanmoins, des facteurs plus nombreux entrent en jeu, la France se battant historiquement pour tous les opprimés. Faut-il encore qu’elle en ait les moyens ? Qui défend les intérêts de la France ? La région du Sahel nigérien est riche en minerai d’uranium. Une dizaine de réservistes des forces spéciales françaises protègent désormais les sites d’extraction d’uranium du groupe français Areva. Le président du Niger Mahamadou Issoufou a déclaré sur TV5 Monde : « Nous avons décidé, surtout au regard de ce qui s’est passé en Algérie, avec l’attaque du site gazier d’In Amenas, de ne pas prendre de risques et de renforcer la protection des sites miniers ». Les autres pays limitrophes coopèrent activement avec les industriels de l’Hexagone, quelques sociétés françaises comme Vinci et Bouygues y sont présentes. Le groupe Total est implanté en Mauritanie voisine depuis 2005 pour l’extraction du pétrole, et l’Algérie loue ses exploitations aux grands groupes énergétiques français, notamment, pour l’exploitation du gaz. Une guerre prolongée ne pourra être soutenue économiquement sans répercussions. La France a investi 2,3% de son PIB dans la défense en 2011 mais un conflit soutenu revient à 2,7 millions d’euros par jour. Les pays locaux devraient devenir capables à terme de maintenir eux-mêmes leur stabilité, ce qui renforcera leur image sur le plan international. Le président Hollande a d’ailleurs annoncé au Conseil des ministres la diminution de l’effectif des soldats français à compter de mars prochain. Suite de la première page Puis en 1936, l’arrivée des congés payés prolongera alors les vacances de la mi-juillet jusqu’à la fin octobre. Trois mois et demi de vacances qui se poursuivront jusqu’à la prise de conscience, après les années 50, qu’une telle durée était néfaste à la reprise de l’attention chez les enfants. En 1961, ère d’abondance pour le niveau de vie des Français, il est important de leur faciliter les départs en vacances et même en week-end ! C’est dans cette optique qu’est créé le zonage du calendrier des vacances afin de fluidifier la circulation sur les grands axes routiers. Parallèlement, les cours du samedi sont supprimés et le jeudi libéré est avancé au mercredi, afin de libérer la fin de semaine pour une virée à la campagne, à la mer ou dans la résidence secondaire ! En 1980, un rapport du Conseil Économique et Social souligne la concentration des jours d’écoles dans l’année ainsi que des vacances, entraînant en cours d’année scolaire une fatigue importante des élèves, notamment vers les mois de novembre et mars. Il en résulte un début de morcelage des vacances, avec l’apparition des petites vacances de la Toussaint et d’Hiver, suivi en 1985, de l’instauration d’une alternance de sept semaines d’écoles et de deux semaines de vacances. En 1998, la création du contrat éducatif local permet la mise en place d’activités sportives et culturelles au sein des écoles, hors temps scolaire, le tout financé par les collectivités locales. La bataille faisant rage entre chronobiologistes et politiques à propos des rythmes scolaires les plus adaptés aux rythmes de l’enfant, Xavier Darcos, alors ministre de l’Éducation nationale, instaure en 2008, une semaine de quatre jours qui concentre les enseignements quotidiens et libère un jour entier supplémentaire en fin de semaine. La réforme En janvier 2013, Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, décide de revenir à la semaine de quatre jours et demi. Le mercredi sera à nouveau travaillé le matin par les élèves. En effet, les jeunes élèves français sont les seuls de l’OCDE à avoir une journée de classe aussi longue qui concentre les apprentissages sur 144 jours dans l’année, alors que la moyenne est de 187. Rajouter une demi-journée permettrait à la fois d’étaler les heures hebdomadaires et d’allonger le nombre de jours annuels à 180. Les horaires hebdomadaires ne changeant pas (24 heures), les 4 journées de classe devraient, en théorie, s’alléger d’une heure, et donc les heures de classe seraient alors relayées par davantage d’activités sportives et culturelles. Cependant, la réalité se profile différemment. Les mairies sont peu ou pas du tout préparées en moyens humains et financiers à faire face à des charges scolaires alourdies. On ne demande guère l’avis des enseignants sur la question, alors qu’ils sont les acteurs principaux de l’école. De leur côté, les parents, en apparence d’accord selon les sondages, sont un peu abasourdis, se posant aussi des questions sur la faisabilité et les conséquences réelles de cette réforme. Ce que pensent les acteurs de l’école Quels sont les changements attendus pour chacun des acteurs de l’éducation ? Concernant les enfants d’abord, puisqu’ils sont censés être les premiers bénéficiaires de cette réforme : ils perdront une heure de cours par semaine, soit 24 FRED Tanneau/AFP Le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon discute avec des élèves lors d’une visite dans une école primaire le 10 janvier 2013 à Brest, dans l’ouest de la France. heures passées en grand groupe, additionnées d’une heure supplémentaire pour les élèves en difficultés. Ceux-ci seront sélectionnés par les enseignants dans le cadre des Aides Pédagogiques Complémentaires (APC). Cependant, leur temps de présence au sein de l’école devrait demeurer sensiblement le même. En effet, les enfants dont les parents travaillent tard ou sont pris dans les trajets, seraient, de toutes façons, pris en charge par les municipalités. Il revient aux municipalités de décider d’une organisation concertée avec les personnels d’éducation et les associations intervenant dans le temps du périscolaire. Pour Claire Gizard, première adjointe à la mairie du Raincy (Seine-Saint-Denis), la priorité est de choisir le moment le plus propice au changement de ces rythmes : reporter l’application de la réforme à la rentrée 2014 ou débuter dès la rentrée 2013, avec en prime une incitation financière forte, puisqu’une subvention de 50 euros par élève sera versée à toutes les municipalités qui se lanceront dès septembre 2013. En outre, les communes bénéficiant de la dotation de solidarité urbaine (DSU) cible ou de la dotation de solidarité rurale (DSR), se verront allouer 40 euros supplémentaires par élève, soit 90 euros par élève au total pour l’année scolaire 2013- 2014. Elles bénéficieront, à nouveau, du fonds l’année suivante, à hauteur de 45 euros par élève. Pour la mairie du Raincy, madame Gizard précise qu’ayant environ 1.400 élèves inscrits, ils disposeront donc de 70.000 euros alloués à la commune : « Comme toutes les villes, nous ne sommes pas insensibles à cet argument, mais sachant qu’une fois cette « petite carotte » devant nous, cette enveloppe ne sera pas renouvelable. La problématique est de savoir si l’on se précipite sur la prochaine rentrée du fait de cette incitation financière, mais sans pour autant bien maîtriser les contours et sans bien être assuré de réussir ? La réponse, nous l’attendons des élus, mais aussi des parents, des enseignants, des associations, de tous les acteurs concernés par cette réforme. Le cœur de cible de ce changement est bien l’enfant, donc, au-delà de toutes contingences financières, ce qui nous importe c’est que ces nouveaux rythmes scolaires se traduisent par une plus value en terme de confort et en terme éducatif pour l’enfant. » À ce choix viennent s’ajouter les réorganisations des temps de garderies et d’activités périscolaires des quatre jours de la semaine, ainsi que l’organisation de cette nouvelle demi-journée du mercredi. Pour cela, plusieurs schémas prévisionnels sont proposés avec deux choix d’insertion de l’heure supplémentaire pour les municipalités : l’une concernerait la pause méridienne qui serait allongée de 45 minutes dans les faits et qui se verrait atteindre un temps de 2h45 voire 3h. L’autre possibilité serait d’introduire ces 45 minutes supplémentaires en fin de journée d’enseignement, qui pourrait alors se terminer plus tôt : 15h30 ou 16h, suivie alors de ces 45 minutes de temps périscolaire, Vincent Peillon s’étant engagé à ce « qu’aucun enfant ne soit laissé sans solution de prise en charge avant 16h30. » Des propositions d’emploi du temps qui partagent aussi les enseignants, car ceux-ci, mieux que les autres, et en dépit des arguments avancés par les chronobiologistes (le pic d’attention se situant vers 15 heures, reprendre la classe plus tard serait favorable à l’enfant), ont conscience des effets négatifs que pourraient avoir une pause méridienne rallongée : excitation, ennui, bagarres, et en fin de compte des élèves peu enclins à reprendre des apprentissages. Sylvie Gilbert, directrice d’école élémentaire au Raincy, présente ainsi une autre version de l’emploi du temps qui semble trouver davantage l’adhésion du corps enseignant : « L’école devrait s’arrêter vers 15h30, la pause méridienne raccourcie à une durée d’1h30, que les enfants reprennent à l’heure, qu’ils fassent leurs heures scolaires et qu’après, ils soient pris en charge dans les activités périscolaires par du personnel compétent. Parce que si on refait de la garderie le soir, il n’y a pas d’intérêt, et il est à craindre que ce soit le cas, car dans les communes, cela coûte très cher d’engager du personnel compétent ». Elle précise que le rallongement de la pause méridienne pourrait constituer une solution intéressante, seulement dans le cas d’une prise en charge des élèves par du personnel spécialisé dans des domaines artistiques ou culturels et qui remettraient vraiment l’enfant dans un environnement d’apprentissage et d’attention. L’ajout du mercredi matin implique de nombreuses réorganisations : chez les enseignants qui devront en tant que parents, payer des heures supplémentaires de garderie pour leurs enfants en bas âge, augmenter leurs dépenses hebdomadaires de transport ; chez les associations et services municipaux chargés de l’enseignement artistique et culturel, conservatoires de musiques et de danse qui vont devoir revoir leur copie afin de pouvoir encore proposer des créneaux horaires convenables aux enfants, et pour qui cette réforme pourrait transformer leur emploi du temps hebdomadaire en véritable casse-tête en termes de temps, de déplacement et surtout d’énergie dépensée. Sur le site du ministère de l’Éducation nationale, on peut lire qu’un des objectifs majeurs de cette réforme est de permettre aux enfants « d’accéder à des activités sportives, culturelles, artistiques qui contribueront à développer leur curiosité intellectuelle et à renforcer le plaisir d’apprendre et d’être à l’école ». Il appartiendrait donc à chacun de prendre acte de cet objectif à atteindre tout en pesant la réalité des moyens mis à disposition.
16 – 28 FÉVRIER 2013 Asie 5 Inégalités sociales en Chine : des chiffres erronés Suite de la première page En même temps, avec la flambée des prix de l’immobilier, le chômage et l’augmentation de l’inégalité des revenus, ceux qui sont en bas de l’échelle sociale trouvent que l’ascension devient de plus en plus difficile, tandis que les gens de la classe moyenne peuvent facilement dégringoler. Au milieu de l’intensification de la polarisation et de la dégénérescence sociale, le peu d’information qui a pu passer à travers la stricte censure a donné aux Chinois ordinaires l’occasion de découvrir à quel point la richesse a été centralisée en Chine entre les mains de quelques-uns. Selon des informations du ministère des Finances chinois citées depuis 2010, les 10% de ménages les plus riches possèdent 45% de la richesse dans les zones urbaines, tandis que les 10% des plus pauvres possèdent seulement 1,4%. Beaucoup de Chinois savent également que 64,3% de la population chinoise se trouve dans le groupe à faibles revenus. En 2005, 19% de la population, soit 254 millions de personnes, vivaient en dessous du seuil international de la pauvreté estimé à 1,25 dollar par jour. Les Nations unies ont estimé que ce coefficient pour la Chine était supérieur à 0,52 en 2010, le quatrième plus élevé dans le monde et dépasserait 0,55 en 2011 tout en restant à la quatrième place. Parmi plus de 190 pays membres des Nations unies, environ 150 pays ont des statistiques complètes et moins de dix d’entre eux ont un coefficient Gini supérieur à 0,49. Le chiffre de la Chine est légèrement inférieur aux chiffres des trois pays les plus pauvres au monde. Point obscur : les revenus gris Une grande partie de la richesse STR/AFP/Getty Images Le 19 décembre 2011, des villageois tiennent des bannières à Wukan dans la province du Guangdong, en demandant des mesures contre l’expropriation illégale de leurs terres et la mort en détention d’un dirigeant local. Xie Yielang, un professeur à l’université de Pékin, a annoncé, en citant des chiffres internes du régime, qu’en 2009 il y avait eu 230.000 manifestations importantes en Chine – émeutes ou protestations impliquant plus de 50 personnes, une indication de l’instabilité sociale grandissante. en Chine est distribuée sous forme de « revenus gris », c’est-à-dire une partie des revenus qui échappe à la surveillance et au contrôle de l’État. Tandis que les fonctionnaires et les personnes riches peuvent facilement toucher des montants importants de revenus gris, les Chinois ordinaires ont rarement cette opportunité. Le Bureau national des statistiques n’a pas pu tenir compte des revenus provenant de la corruption dans son calcul du coefficient Gini, ainsi les chiffres du Bureau ne peuvent refléter l’écart réel des revenus. Le niveau exact des revenus gris en Chine est impossible à déterminer, mais les informations officielles publiées en mai 2012 donnent certains indices. Au cours des 30 dernières années, 4,2 millions de fonctionnaires du Parti ont été impliqués dans la corruption, dont 90 fonctionnaires du milieu provincial ou ministériel qui ont fait l’objet d’une enquête et sanctionnés. Bien que les autorités chinoises aient été réticentes à rendre les cas de corruptions publics, nombreux sont ceux, selon les médias, qui concernaient le détournement de dizaines ou de centaines de millions d’euros. Le record est détenu par Zhang Shuguang, l’ancien directeur du Bureau des transports au ministère des Chemins de Fer. Il a été limogé et accusé d’avoir détourné 2,1 milliards d’euros sur son propre compte bancaire offshore. De plus, les fonctionnaires corrompus possèdent souvent des dizaines de maisons. Par exemple, les médias chinois ont récemment rapporté qu’un ancien fonctionnaire de l’administration du logement a été arrêté parce que les membres immédiats de sa famille possédaient 31 maisons. Mais ce qui est dévoilé ne demeure qu’une infime partie de la corruption en Chine. 80 à 95% des cas de corruption ne sont ni rendus publics, ni punis. L’augmentation du coefficient Gini signifie un écart grandissant dans les revenus. Tandis que le chômage se propage parmi les nouveaux diplômés et que le chemin vers un statut social plus élevé est bloqué, la pauvreté se transmet à la génération suivante parmi la population appauvrie. Lorsqu’une société compte de plus en plus de pauvres qui ne peuvent plus espérer en un meilleur avenir, la haine s’accumule et les problèmes deviennent insolubles. He Qinglian est une éminente auteure et économiste chinoise. Actuellement installée aux États- Unis, elle a publié les ouvrages suivants : Les pièges de la Chine, consacré à la corruption lors de la réforme économique en Chine des années 1990 et Le brouillard de la censure : le contrôle des médias en Chine qui traite de la manipulation et du contrôle de la presse. Elle traite régulièrement des questions sociales et économiques de la Chine contemporaine. Un document confidentiel du régime chinois annonce une la campagne de « répression sévère » TANG MING ET AMY LIEN Un document confidentiel du Parti communiste chinois (PCC) a été divulgué clandestinement. Il fait état d’une campagne de « répression sévère » contre « trois groupes » lancée par les forces de sécurité du régime dans le nord-est de la Chine. Les campagnes de répression sévères sont régulièrement lancées par les organes de sécurité publique. Ils utilisent souvent des mesures extrajudiciaires et brutales contre les personnes ciblées. Les trois groupes sont désignés comme étant les « organisations sectaires perverses clandestines, les militants de la révolution du jasmin et ce qui reste du Falun Gong ». Le premier groupe se réfère probablement aux chrétiens des églises de maisons qui pratiquent en dehors du cadre des églises du Parti communiste. La révolution du jasmin, en référence au printemps arabe, était un terme populaire lors des manifestations pour la démocratie en Chine en 2011. Le Falun Gong est une discipline spirituelle populaire qui fait l’objet d’une persécution par les autorités. Dans ce document, l’expression « ce qui reste » fait allusion au fait que, officiellement, le Falun Gong aurait dû être complètement éliminé en 1999. Toutefois, la pratique existe toujours, en dépit de cette campagne de persécution qui perdure depuis maintenant 14 ans. Un avocat en Chine, désirant conserver l’anonymat, estime que « la campagne contre les trois groupes représente une violation explicite au regard de la Constitution chinoise ». Jusqu’à maintenant, le gouvernement chinois n’a pas réagi. Une photo du document officiel a été mise en ligne et diffusée à grande échelle, y compris sur des sites web dissidents comme Boxun. Une note rédigée par l’individu ayant divulgué le document accompagne la photo. Elle indique que l’objectif était « d’empêcher que plus de mal soit fait et pour apaiser ma conscience ». Selon ce même document, les arrestations et les détentions des membres des « trois groupes » peuvent être suivies de procédures légales et de procès. Les appels téléphoniques et les échanges de courriels peuvent être interceptés et les proches des personnes ciblées qui retiennent des informations peuvent être détenus. Des récompenses allant de 1.000 yuans (120 euros) à 10.000 yuans (1.200 euros) sont offertes aux volontaires qui contribuent à la campagne de répression. Les policiers qui participent recevront un salaire double, indique l’avis. Le Bureau de la Sécurité publique du Shandong offrira des récompenses pour la période allant du 4 janvier 2013 au 31 décembre 2018, aussi longtemps que les personnes ciblées seront emmenées aux postes de police locaux. Un avocat défenseur des droits de la personne en Chine, désirant conserver l’anonymat, a déclaré à Epoch Times : « Ce document est une autre preuve qui atteste des crimes commis par le PCC. » Plusieurs des actions qui y sont décrites sont techniquement illégales, a-t-il fait remarquer. L’avocat affirme également que les pratiquants de Falun Gong sont probablement les cibles principales de la campagne de répression, en raison de leurs efforts continuels pour mettre au grand jour la persécution dont ils sont victimes depuis les 14 dernières années. Les pratiquants de Falun Gong invitent aussi à la population à démissionner du PCC, ce qui, selon l’avocat, terrifie le Parti. Selon madame Jiang, une pratiquante de Falun Gong en Chine, le fait qu’un document secret ait été divulgué démontre une insatisfaction grandissante envers le régime. « Il serait sage pour les responsables d’arrêter de persécuter le Falun Gong. » Jin Zhentao, spécialiste de la politique chinoise, estime qu’avec une « plus grande connaissance [de la valeur] de la démocratie, de la liberté et des droits de la personne, les gens comprennent mieux l’imposture et la violence du PCC ». Depuis la publication des Neuf commentaires sur le Parti communiste en novembre 2004 par Da Ji Yuan (édition chinoise d’Epoch Times), plus de 132.882.000 personnes ont démissionné du Parti Communiste chinois (PCC) et de ses organisations. Nous publions à nouveau, à chaque édition, une partie de ces commentaires ayant déjà une portée historique. Leur intégralité est disponible sur le site www.epochtimes.fr. Suite du quatrième commentaire III. Lutter contre le ciel, en supprimant la foi et en rejetant la croyance en Dieu 1. Comment une vie limitée peut-elle comprendre l’espace-temps infini ? Edouard, le fils d’Einstein, lui a une fois demandé pourquoi il était si célèbre. Einstein a répondu, en montrant un scarabée aveugle qui rampait sur un ballon de cuir, que ce scarabée ne savait pas que son chemin était courbe mais que lui, Einstein, le savait. La réponse d’Einstein a des implications très profondes. Un proverbe chinois comporte une signification similaire : « Vous ne connaissez pas le vrai visage de la montagne Lu EXTRAIT DES NEUF COMMENTAIRES précisément parce que vous êtes sur la montagne ». Pour comprendre un système, on doit sortir de ce système et l’observer. Ainsi avec des notions limitées, l’humanité ne sera jamais capable de comprendre la vraie nature de l’espace-temps infini de notre univers. C’est pourquoi l’univers demeurera à jamais un mystère pour l’humanité. Le monde que la science ne peut pas parcourir appartient à la spiritualité ou à la métaphysique, c’est-à-dire le domaine de la foi. La foi, activité de la conscience qui implique l’expérience et la compréhension de la vie, de l’espace-temps et de l’univers, se situe au-delà de ce qui peut être géré par un parti politique. « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Pourtant, se fondant sur sa compréhension pitoyable et absurde de l’univers et de la vie, le PCC étiquette comme superstition tout ce qui se trouve en dehors de ses propres théories et soumet ceux qui croient en Dieu à des lavages de cerveau pour les convertir. Ceux qui ont refusé de changer leur croyance ont été diffamés, voire tués. Les vrais scientifiques ont une vision très large de l’univers et ne nieront pas l’absence de limite de l’inconnu avec leurs conceptions individuelles limitées. Pour en savoir plus : Les neuf commentaires sur www.epochtimes.fr La Chine produit la moitié de la combustion de charbon du monde JACK PHILLIPS Pour satisfaire ses besoins énergétiques en pleine croissance, la Chine consomme de plus en plus de charbon. Un récent rapport constate que ce pays produit actuellement la moitié de la consommation mondiale de charbon, ce qui signifie que la pollution de l’air qui persiste au-dessus des villes chinoises ne pourra que s’accroître. L’Agence d’information sur l’énergie (Energy Information Administration ou EIA) des États-Unis a annoncé fin janvier que la consommation de charbon en Chine s’est accrue de 9% en 2011, poursuivant ainsi une tendance à la hausse pour la douzième année consécutive. En 2011, l’utilisation du charbon en Chine a augmenté de quelque 325 millions de tonnes, ce qui représente 87% du total des augmentations pour cette année. L’EIA a constaté que « des 2,9 milliards de tonnes de croissance de la demande mondiale de charbon depuis 2000, la Chine représentait 2,3 milliard de tonnes » soit 82%, en ajoutant que désormais, la Chine « détient 47% de la consommation mondiale de charbon – presque autant que l’ensemble de tous les autres pays réunis ». La Chine a dépassé les États-Unis qui était le plus grand consommateur mondial d’énergie en 2011. Mais inversement, sa principale source d’énergie est le charbon. L’industrie chinoise du charbon a été récemment critiquée après qu’une grande partie du pays, y compris Pékin, a été recouverte d’une dense couche de brouillard épais, déclenchant une importante réaction populaire. Cela a poussé encore davantage de Chinois à se munir d’un masque respiratoire. À Pékin, le brouillard était si épais que les autorités ont dû émettre une « alerte orange au brouillard », ce qui est sans précédent. Des réactions ont pris pour cible l’académie chinoise des sciences météorologiques, et plusieurs blogueurs ont appelé au limogeage de certains fonctionnaires de cette agence. Même si sept des dix villes affichant la pollution de l’air la plus élevée au monde se trouvent en Chine, la Chine ne semble pas prête à mettre fin de sitôt à sa dépendance au charbon. Il y a un peu plus d’une semaine, le groupe environnemental Greenpeace a publié un rapport disant que la Chine produira 625 tonnes de charbon en 2015 et génèrera encore 1.400 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an. Selon Greenpeace, « le charbon brûlé pour produire de l’électricité émet déjà davantage (de dioxyde de carbone) dans l’atmosphère qu’aucune autre source d’énergie conventionnelle ». Selon une recherche de l’Institut des ressources mondiales effectuée en novembre 2012, on s’attend à ce que sur 1.200 nouvelles centrales électriques au charbon, 363 soient construites en Chine. L’EIA a déclaré en septembre que « la croissance économique » continue de stimuler la demande énergétique en Chine. Hormis le charbon, en 2011, la Chine était le deuxième plus grand consommateur de pétrole au monde (après les États-Unis) et le quatrième plus grand consommateur de gaz naturel. L’énergie nucléaire ne représente que 2% de sa production totale d’électricité. AFP/Getty Images Cette photo prise le 22 janvier dernier montre une centrale thermique qui dégage une épaisse fumée à Changchun dans la province du Jilin (nord-est).



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