Epoch Times Paris n°239 1er fév 2013
Epoch Times Paris n°239 1er fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°239 de 1er fév 2013

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (350 x 510) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 7 Mo

  • Dans ce numéro : la fin de la presse papier, bientôt une réalité ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 V 1– 1– 15 FE VR IER 201 013 Le lac Titicaca est considéré comme le plus haut lac navigable du monde, à près de 3.812 m au-dessus du niveau de la mer. Rencontre avec les fils du Soleil sur le lac Titicaca CHRISTIANE GOOR CHARLES MAHAUX 2 e partie Rencontre avec les fils du Soleil Chaque jour, une embarcation relie la petite ville de Puno à l’île de Taquile. Il faut partir à l’aube pour voir s’éveiller le lac Titicaca. Le ciel très pur s’égaie de couleurs délicates au lever du soleil : rose thé prolongeant insensiblement le vert émeraude des eaux du lac. Les îles se détachent au loin, telles des ombres chinoises, doublées de leur reflet sur le lac qui s’étire, lisse comme une soie tendue. Quelques balsas de totoras glissent à l’horizon. Au terme de trois heures de navigation sous un ciel résolument bleu, on accoste dans un des petits ports de l’île de Taquile. Ici, pas de taxi, pas de voitures, pas même de motos. C’est à pied, le long des chemins empierrés, que le visiteur aborde cette terre lointaine et se laisse envahir par une ambiance surannée inattendue. Cet îlot d’à peine 11 km² ressemble à un promontoire rocheux qui s’élève jusqu’à 240 mètres audessus du niveau des eaux du lac. Le sentier qui mène de la jetée au cœur du village épuise très vite le visiteur pressé de découvrir le site et peu accoutumé à une telle raréfaction de l’oxygène. Il faut prendre le temps de la promenade, s’arrêter en chemin pour contempler le paysage rocailleux et se laisser surprendre par la magie du lieu. Et puis, c’est la délivrance : la porte d’entrée du village qui se découpe dans le bleu du ciel, une arche de pierre surmontée de statuettes, qui semble posée sur le chemin, comme une invitation. Choisir de rester deux jours à Taquile, c’est accepter de se plier au rythme immuable que commandent les travaux des champs. La principale activité de l’île, c’est l’agriculture, relativement riche malgré le climat froid et sec. En effet, le lac dont les eaux se réchauffent et se refroidissent plus lentement que sur les terres qui l’entourent, se révèle un précieux régulateur thermique qui autorise la culture d’espèces végétales inattendues à cette altitude. Ainsi en est-il du maïs, des pommes de terre, des « habas » ou sorte de fèves et de la quinoa, ce riz des hauts-plateaux andins. Pour augmenter la surface de terres cultivables, les Taquileños ont depuis longtemps apprivoisé leurs terres en y construisant des terrasses qui, en diminuant la déclivité naturelle du terrain, limite les dégâts causés par les pluies. Chacun travaille à Taquile, hommes, femmes et enfants. C’est un labeur harassant car ils n’ont ni les moyens mécanisés pour réaliser les travaux des champs, ni les animaux de trait pour porter de lourdes charges. Les petites maisons sont disséminées sur tout le territoire de l’île mais c’est sur la place centrale du village que s’organise la vie sociale. Le soir on peut y manger la spécialité de l’île, la truite grillée, dans l’un ou l’autre petit estaminet installé sous la treille. C’est là que se réunissent les hommes et les femmes quand ils s’offrent un moment de liberté propice au tricot ou au filage de la laine. Les heures s’égrènent sans y paraître, à l’écoute d’une civilisation millénaire. La sauvegarde des traditions Comment expliquer que cette île qui fut réduite à l’esclavage lors de la conquête espagnole, ait pu sauvegarder au fil des siècles les traditions de sa propre culture ? Quand en 1533, Charles Quint prit possession des territoires des hauts plateaux andins, il vendit aussitôt l’île aux enchères, pratique courante à l’époque pour alimenter le trésor en monnaies sonnantes et trébuchantes. Elle fut acquise par le marquis PedroGonzalez de Taquila dont la mémoire est sauvegardée par le nom qu’il laissa à l’île, transformé en Taquile par la prononciation locale. Le décès du marquis qui ne laissait aucun héritier, permit aux insulaires de retrouver discrètement leurs terres. Abandonnés à leur sort, ils renouent avec les traditions jusqu’à ce qu’en 1644, l’île soit, une fois de plus, vendue aux enchères. Morcelée, elle passera de l’un à l’autre, sans que jamais ses différents acquéreurs ne s’intéressent réellement à son sort. Soit par passivité, soit par désintérêt, soit même par peur, ils se risqueront très rarement à se rendre sur leurs propriétés dont l’accès s’avérait aussi difficile. Ce Tout en bavardant, les jeunes garçons s’adonnent au tricot de bonnets de laine rituels. Mahaux Photography Le village de Taquile se situe à près de 4.000 m d’altitude. Depuis le port, un escalier en pierres y mène lentement. Mahaux Photography presque abandon permit une fois de plus la conservation des traditions, loin des regards critiques des citadins. La situation géographique de l’île décidera un jour l’État péruvien, devenu indépendant, à la transformer en lieu de réclusion pour prisonniers politiques. C’est curieusement dans la coexistence avec les exclus politiques que Taquile va puiser l’énergie et la ténacité qui lui permettront de recouvrer un jour ses titres de propriété. En effet, l’isolement dans lequel était maintenue cette île facilitait la solidarité avec les prisonniers qui partageaient avec les insulaires les affres de la marginalisation. Dans les années 20, un natif de l’île se lia d’amitié avec une certain Sanchez Cerro qui recouvrit un jour la liberté et fut même élu président de la République. Sanchez Cerro n’oublia jamais ses compagnons d’infortune et il les soutiendra, les encouragera à entamer les procédures nécessaires pour recouvrer leurs terres. Cette lutte légale fut longue et difficile mais elle aboutit en 1942 à la délivrance devant notaire du premier titre légal de propriété accordé aux insulaires. Une dernière curiosité de l’île, qui trouve son origine dans les coutumes incas, c’est que ce sont les hommes qui tricotent le chullo, un bonnet pointu illustré de différents symboles magiques, qui permet de distinguer l’homme dont le cœur est pris du célibataire. Dès leur plus jeune âge, les garçons sont entraînés à cette technique du tricot car la coutume veut qu’un homme ne peut pas se marier s’il n’est pas capable de réaliser lui-même son chullo. S’il est entièrement rouge, c’est que son propriétaire est marié. Par contre ceux qui arborent un bonnet à pointe blanche laissent entendre que leur cœur est à prendre. Ce code d’amour se complique encore quand on sait qu’il est également lié à la manière de porter le bonnet. Un garçon peu ou pas du tout intéressé par le sexe opposé laisse pendre le coin de son chullo vers l’arrière. Mais s’il rabat le pan de son bonnet, c’est qu’il cherche l’âme sœur… Mahaux Photography Le lac Titicaca pratique Les formalités : seul le passeport en cours de validité est demandé. La monnaie : l’unité monétaire est le nuevo sol. Mais la monnaie référentielle est le dollar américain. Les cartes de crédit les plus connues sont acceptées partout. L’euro se change facilement. Y aller : pour se rendre sur le lac Titicaca, l’avion est le moyen le plus rapide en passant par une ligne intérieure qui relie Lima à Jiuliaca. Il reste à rejoindre Puno, sur les bords du lac, en taxi ou en bus, soit une heure de route. Au départ de Puno, départ quotidien matinal de bateaux-charters vers les îles flottantes et l’île de Taquile. Il faut compter à peu près 20 euros le voyage en bateau AR. Le site de Sillustani à 30 km de Puno peut se joindre en bus ou en taxi. Un contact sur place ? Aventura latinoamericana (www.perou.net), une organisation de voyage belge et donc francophone avec licence au Pérou et sa propre équipe sur place. Une adresse avec un excellent rapport qualité/prix pour traiter en direct un programme de voyage personnalisé. Et pour des séjours solidaires : www.solidaireincatour.com Saison idéale : le climat est aussi diversifié que le relief mais à cette altitude des Andes, les températures moyennes se situent entre 15 et 20 °C toute l’année. Prévoir un bon coupe-vent pour la traversée du lac. La période avril-octobre qui correspond à l’hiver austral est idéale pour éviter la saison des pluies. Se loger : à Puno, le Francis Hotel (www.francispuno.com) offre des chambres confortables au centre de la ville à partir de 60$ la chambre double. Savoir que les nuits sont très froides dans les Andes et que la plupart des hôtels ne sont pas chauffés. À Taquile, l’hébergement sur l’île est organisé par les habitants eux-mêmes qui répartissent les touristes chez les uns ou les autres, par roulement. Il s’agit d’un logement chez l’habitant et le confort est rudimentaire, à l’image de la vie à Taquile. Le prix est dérisoire, quelques euros. Se restaurer : se nourrir ne coûte pas cher au Pérou. Pour 3 euros, il est déjà possible d’avoir un menu complet, boisson comprise. À Puno, il suffit de flâner et de pousser les portes des nombreux restaurants du centre ville, entre autres le long de la La Jirón Lima, une rue piétonne très fréquentée. Ne pas hésiter à manger des pizzas cuites dans des fours en terre. À Taquile, tous les restaurants offrent la spécialité locale, une truite grillée au citron vert. Il reste à choisir la plus jolie terrasse.
1 – 15 FEVRIER 2013 Culture 13 Marseille « capitale européenne de la culture » sous les feux des projecteurs CHRISTINE MODOCK Marseille, Aix-en-Provence, Arles et une centaine de communes ont inauguré le week-end du 12 et 13 janvier dernier, le lancement de Marseille-Provence 2013 Capitale européenne de la Culture. Une foule immense s’était déplacée pour assister à cet évènement annoncé par les organisateurs comme l’un des plus prestigieux de la région. Un choix unanimement reconnu pour Marseille Le concept de la Capitale européenne de la culture a été initié le 13 juin 1985, par le Conseil des ministres européens, à l’initiative de Mélina Mercouri, alors ministre grecque de la Culture. L’objectif visait à « contribuer au rapprochement des peuples européens », en renforçant l’identité locale, tout en mettant en valeur les traits communs des cultures européennes. Après Paris, Avignon et Lille, c’est Marseille qui a été désignée à l’unanimité « Capitale européenne de la Culture », aux côtés de la ville slovaque de Kosice. Monsieur Bernard Latarjet, ancien Directeur Général du Projet Marseille-Provence 2013, a pu expliquer ce choix en déclarant au journal Le Monde : « Les vraies questions culturelles qui se posent à l’Europe, ce sont les migrations, le racisme, les rapports hommes femmes, les religions, l’écologie. Marseille est sur la ligne de front des fractures de la planète. Il n’y a pas une ville plus cosmopolite. Des quatre villes candidates, c’est celle qui a le plus besoin du label capitale européenne de la culture, et elle peut servir l’Europe mieux que d’autres ». Chaleureuse, rayonnante, vibrante, la métropole méditerranéenne va profiter de son label de Ville culturelle, pour sortir ses meilleurs atouts et se métamorphoser. Il est vrai que Marseille est non seulement l’un des plus beaux ports de la Méditerranée, mais aussi une grande ville, avec près de 60 kilomètres de façade maritime, de belles plages, des criques pittoresques, une superbe baie sillonnée par des bateaux et parsemée d’îles qui ont toutes leur histoire propre. N’oublions pas la célèbre église de Notre- Dame de la Garde, cette « Bonne Mère », située au sommet de la colline du Beffroi, qui domine le Vieux Port, et apporte à ses habitants un lieu privilégié de grâce, de contemplation et de sérénité. Enfin rappelons que cette antique cité a fêté en 1999 ses 2.600 ans. Le succès du lancement de la capitale européenne de la culture Les Marseillais attendaient beaucoup de cet évènement. Une foule impressionnante était venue exprimer une attente, un espoir d’avoir une image différente de la ville de Marseille, trop souvent décriée. Près de 400.000 personnes avaient répondu au rendez-vous de la Culture, lancé officiellement dans l’après-midi par le Premier ministre, Jean- Marc Ayrault. La fête a démarré dans les quartiers nord, par une parade de « machines », fabriquées par les élèves d’une dizaine d’écoles et lycées professionnels, qui ont transformé des camions de pompiers, des voitures et des motos désossés en engins lumineux. Puis, vers 19 heures, le public a chanté, déclamé, poussé des cris... encouragé par les cornes de brume des bateaux, les cloches des églises et les sirènes des pompiers. Le succès de cette grande clameur générale n’était que le début des surprises, car tout de suite après, sur tout le Vieux- Port, l’éclairage public s’est éteint quelques secondes, pour laisser place à un impressionnant feu d’artifice et une mise en lumière stupéfiante, jamais vus avant, des monuments de la ville : le Fort Saint-Nicolas rayé de rouge et bleu, Notre-Dame de la Garde rayonnante aux couleurs changeantes, la cathédrale la Major pour la première fois illuminée, les jets d’eau dans la baie du Vieux Port aux multiples couleurs, et tous les monuments publics éclairés en même temps. Un spectacle extraordinaire pour le public qui a exprimé son émerveillement par des cris de joie et des applaudissements. Ainsi, la soirée du 12 janvier s’est poursuivie joyeusement avec des défilés, des concerts, de la musique de rue, des danses, des expositions et ce, jusqu’à 3 heures du matin pour les plus téméraires. Il en a été de même le lendemain du 13 janvier. Malgré un temps pluvieux et un froid mordant, beaucoup de personnes se sont rendues à la découverte des expositions, concerts et animations de Marseille, d’Arles et d’Aix en Provence. Rappelons que durant toute l’année 2013, Marseille et la Provence seront au cœur de l’actualité culturelle. Et si Marseille m’était contée ! Pour nous parler de cette ville, nous avons interrogé Pierre Echinard, président de l’académie de Marseille, président de la Société de Statistiques de Provence et de la Revue de Marseille, historien et auteurs de nombreux ouvrage, qui est un fleuron de la culture marseillaise. Il nous livre sa vision sur Marseille 2013. L’inauguration de Marseille capitale européenne de la culture a suscité une réelle effervescence populaire. Beaucoup de gens se sont déplacés, pour vivre cet évènement en direct. En tant qu’académicien et historien, pouvez-vous nous dresser un bref historique de Marseille et nous dire si Marseille est véritablement une ville de culture ? Marseille a une histoire de 2.600 ans avec des rebondissements considérables de périodes fastes et sombres. Le premier visage culturel de Marseille est très positif, car il est en liaison avec la culture antique grecque méditerranéenne. Par la suite, la culture chrétienne va prendre le relais des cultures païennes. Et Marseille, de par sa position géographique, va se retrouver vers le III e et IV e siècle ap. J.-C., porteuse de la nouvelle civilisation culturelle du christianisme, qui se développera à Marseille et dans les environs. Les deux périodes de civilisation qui se sont succédées sont la civilisation gréco-romaine païenne, qui domine l’antiquité et la civilisation chrétienne qui prendra le relais. Elles sont toutes deux en liaison directe et rapide avec Marseille : cette situation découle de sa position géographique d’interface avec les peuples voisins. Il faut préciser que la colonie phocéenne est venue s’installer à Marseille en l’utilisant comme un comptoir commercial avec un prolongement idéologique et philosophique. Ce sont les Marseillais phocéens qui vont créer Nice et un certain nombre d’autres villes, qui étaient aussi des comptoirs commerciaux en raison de leurs possibilités portuaires. Au XVIII e et XIX e siècle, Marseille va devenir une ville essentiellement bourgeoise, liée au commerce qui ne se soucie pas de la culture. La ville devient donc à la fois trop bourgeoise et trop populaire. C’est donc durant cette période que va se façonner le deuxième visage de Marseille, qui contraste avec le premier. Celui d’une ville qui n’est plus de culture, parce qu’elle est entre les mains d’une bourgeoisie qui n’a pas le temps de s’occuper de culture et du petit peuple. Evidemment cette vision est fausse, mais elle a été véhiculée par ceux qui sont venus visiter Marseille. Et, c’est à ce momentlà que la ville d’Aix est devenue une ville de culture, de Parlement, d’universités… tandis que Marseille n’était qu’un lieu de commerce et d’industrialisation précoce. La réalité est certes différente, car il y a une autre forme de culture qui s’est développée à Marseille, celle de la culture populaire. Les négociants qui arrivaient au faîte de leur fortune, étaient souvent d’extraction populaire et finalement avaient des attentes de culture proche de celles du petit peuple, qui lui, cherchait à apprendre et à connaître. Donc il va se créer toute une Photos.com culture qui n’est pas aussi élitiste que celle que l’on pouvait attendre d’Aix ou de Paris : une culture plus populaire, qui a fait le Marseille d’aujourd’hui. Seulement, cette culture populaire n’était pas reconnue à l’époque, car la seule référence était la culture élitiste. Nous sommes maintenant dans une troisième période plus récente, où la définition de la culture n’est plus la même. Aujourd’hui, la culture s’est rapprochée du peuple. C’est donc une culture de la rue, de l’instantané, du spectacle… et la culture populaire est devenue une culture en elle-même. Donc, Marseille se retrouve ville de culture au sens moderne du mot, après que la culture élitiste lui a été refusée au cours des siècles précédents. Aussi, qu’elle devienne Capitale Européenne de la Culture en 2013, est quelque chose qui répond soit à son passé lointain, soit à son présent qui ressemble à ce qu’est la culture de Marseille. Marseille revit à travers ses chants, ses danses, son théâtre, sa poésie… tout est mis en œuvre par les instances publiques, les associations, les entreprises, pour faire découvrir cette belle culture méditerranéenne de la France. Quel rôle a joué l’académie de Marseille dans ce processus ? L’année 2013 ne mettra pas en exergue uniquement ce qui est fait à Marseille, mais apportera aussi à Marseille ce qui est fait ailleurs. Il y a une fonction d’échange des cultures et beaucoup d’éléments sont amenés de l’extérieur. Par ailleurs, l’équipe qui a été chargée de mettre sur pied Marseille 2013 a été recrutée à Paris. Cette équipe a dû s’acclimater au ◄ Le château d'If construit au XVI e siècle rendu célèbre grâce au roman d’Alexandre Dumas. ▼ La Cathédrale Sainte Marie Majeur bâtie au XIX e siècle. Photos.com contexte et ils comptent ouvrir la ville aux autres cultures, ce qui est une des vocations de Marseille en tant qu’interface culturelle. L’académie n’est pas impliquée directement dans les évènements de 2013, dans le programme officiel, il n’y a pas de programme académique qui ait été sélectionné. Mais elle pérennise les efforts, car sa vertu est d’être multidisciplinaire, en sciences, lettres et arts, et donc de transmettre le relais, ou la connaissance de ce qui a déjà existé, au plus grand nombre. Marseille a toujours été l’enfant rebelle et terrible de la France. Les Marseillais disent souvent qu’ils sont avant tout Marseillais… Ils sont par nature chaleureux, avenants, serviables, le contact est facile en Provence, mais les gens ne se lient pas facilement. A quoi cela est-il dû ? On est parfois déçu parce que le premier contact est ouvert et sympathique, nous sommes un pays de vocabulaire, de gestuel, d’exagération quelque part, le bon accueil fait partie de notre savoir-faire, mais une fois l’accueil passé, c’est la partie plus intime qui reprend le dessus. Ainsi, des villes, peut-être plus froides, sont certainement plus chaleureuses en réalité. Les gens sont de prime abord sociables c’est vrai, mais au fond plus dramatiques ! Les Marseillais ont en quelque sorte hérité de la Grèce, à la fois solaire et noire. Les deux sont compatibles. Souhaitons bon vent à Marseille 2013, puisse-t-elle réaliser ses meilleures performances culturelles pour devenir un bel outil de cohésion sociale. Remerciements à Jean-Noël Berevini.



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