Epoch Times Paris n°200 16 mai 2011
Epoch Times Paris n°200 16 mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°200 de 16 mai 2011

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : NTD, la diffusion en Chine d'une télévision indépendante menacée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 Nature www.lagrandeepoque.com 16 - 31 MAI 2011 ● La Grande Époque Péninsule dans la région du Cap, depuis la route de Chapman'speak. L'épanouissante flore de la région du Cap grâce à la diversité du sol La région du Cap dans le sudouest de l'Afrique a longtemps été considérée comme une terre où la végétation et les fl eurs s'épanouissent ; une équipe internationale de chercheurs fi nancée par l'UE en a découvert la raison. Selon l'équipe de scientifi ques originaires d'Allemagne, d'Afrique du Sud, du Royaume-Uni et des États-Unis, il semblerait que cette remarquable diversité soit le résultat d'une grande variété de sols présents dans la région. Cette étude publiée dans la revue Systematic Biology et soutenue par le projet HOTSPOTS, met en évidence l'échelle de la fl ore du Cap. Plus de 9.000 espèces de plantes différentes Abriter plus de 9.000 différents types de plantes est une caractéristique remarquable pour une si petite région, car dans le cas de l'Allemagne par exemple, un pays quatre fois plus grand, on ne retrouve que 3.300 espèces végétales. La région du Cap peut également se féliciter d'être constituée d'environ 70% des plantes originaires de cette région. Les scientifi ques se sont longtemps interrogés sur les raisons de cette diversité végétale et ont émis plusieurs explications possibles. « Les raisons les plus acceptées sont que cette diversité résulte d'une grande variété de sols ou de l'adaptation de pollinisateurs. Cela signifi e que de nombreuses espèces végétales se sont spécialisées dans des pollinisateurs différents, tels que certains insectes. Le pollen ne leur est distribué qu'à eux », explique le chercheur principal, le docteur Jan Schnitzler du Centre de recherche sur le climat et la biodiversité (BiK-F) à Francfort, en Allemagne. De nombreux différents types de sol sur un petit espace L'équipe a testé ces théories en menant des analyses génétiques des espèces végétales de la région. Ils ont étudié près de 470 espèces de plantes indigènes appartenant à trois des sept plus grandes familles végétales de la région. En établissant l'arbre généalogique à l'aide de données génétiques moléculaires et en les corrélant aux informations sur l'écologie végétale et la géographie de l'habitat, l'équipe a pu établir la diversifi cation des Instant terrestre www.instanterrestre.fr Fleur endémique de l’Afrique du Sud. espèces végétales. L'étude s'est concentrée sur les comparaisons entre espèces voisines afi n d'évaluer l'impact des autres facteurs sur la spéciation. Les résultats ont montré qu'en effet, des changements de types de sol étaient la principale cause de spéciation pour la majorité des plantes. « La région du Cap comprend de nombreux différents types de sol sur un espace relativement petit, ce qui s'est avéré être très important pour le développement de la diversité végétale », explique le docteur Jan Schnitzer. « La raison est que probablement les espèces apparentées sont forcées de développer des adaptations face aux circonstances. Ce qui est surprenant pour nous est que la spécialisation du pollinisateur n'est pas un facteur général qui stimule la radiation à cet endroit. » La recherche indique que la diversité végétale n'est pas le résultat de la radiation rapide déclenchée par les changements climatiques. Plutôt, cette diversité provient d'un processus continu qui s'est déroulé au cours d'une longue période de temps. Il semblerait également que la stabilité climatique relative dans Wikipedia le Cap pourrait être la raison à l'origine des taux faibles d'extinction, comparée à l'Europe où de nombreuses plantes ont été supprimées découlant de plusieurs âges de glace. Les 25 réservoirs de biodiversité les plus riches au Excroissance d’origine volcanique, tantôt tailladé par les vents mordants du désert, tantôt rincé par des orages diluviens, le Spitzkoppe* ou chapeau pointu dépasse l’entendement par sa beauté presque irréelle. Au cœur du Damaraland, ces blocs granitiques aux ocres magnifiés par le pinceau du virtuose est l’unique vestige d’une région bien trop aride pour ancrer l’homme à la vie tel qu’il l’entend. En effet, la Namibie détient le record mondial de la densité la plus faible et dans ce décor de farwest, la fulgurance du minéral résonne au plus fort des cœurs qu’un désordre humain a meurtris. Le concert qui règne ici entre les éléments contraste avec celui des hommes où triomphe le chaos ! *Langue des Afrikaners monde Les résultats contredisent également les études antérieures qui montrent que les syndromes de pollinisation pour des plantes telles que les orchidées présentent un degré élevé de conservatisme phylogénétique. Cette combinaison de conditions environnementales complexes associées à une stabilité climatique relative est la raison qui a mené à une spéciation et/ou des taux d'extinction faibles résultant en l'épanouissement végétal actuel dans cette région. Le projet HOTSPOTS met en évidence les 25 réservoirs de biodiversité les plus riches au monde mais menacés afi n de mieux connaître et comprendre ces régions ; la dynamique de la biodiversité dans ces régions et les impacts écologiques de la perte de biodiversité prévue sont encore mal compris. Ces régions ont été choisies sur la base de la richesse des espèces de vertébrés et de plantes, l'endémisme et sur le poids de la menace qui pèse sur elles. Jan Schnitzler explique comment les futurs travaux de recherche sur cette étude pourraient s'appuyer sur ces résultats. « Il nous reste à tester si ce grand nombre de types de sol serait la cause principale de la radiation des espèces végétales dans d'autres régions. » Ainsi, l'intérêt pourrait se tourner vers d'autres régions au climat similaire au Cap, telles que le bassin méditerranéen, la Californie et l'Australie du sud-ouest. Cordis Nouvelles Le chapeau pointu Texte et photo de Stéphane Cabaret Wikipedia
La Grande Époque ● 16 - 31 MAI 2011 Longue plage de sable doré dans la baie sauvage de Watergate à Tregurrian. Les Cornouailles, au bout de l’Angleterre Rester une heure, peut-être moins, peut-être plus, assis sur un siège de pierre adossé à la falaise, dans le Minack Theatre, un amphithéâtre à ciel ouvert construit face à la magnifi que baie de Porthcurno, c’est s’offrir une pause exceptionnelle. La scène est suspendue sur la mer et le regard du spectateur se perd dans l’immense étendue bleue qui s’étire jusqu’à l’horizon. Bleu fl amboyant du ciel qui tombe dans le bleu d’encre de la mer. Eblouissement d’un décor rude et pourtant enchanteur. Pays de légendes C’est en Cornouailles entre autres, terre sauvage et inhospitalière, que les dernières tribus celtes, repoussées par les invasions normandes, ont trouvé refuge. Aujourd’hui encore, les anciennes traditions celtiques restent vivaces, transmises jalousement de père en fils, que ce soit dans les petits villages de pêcheurs ou dans les comtés ruraux. Il est vrai que l’isolement de la population dans cette étroite péninsule rocheuse, tout en baies et promontoires, en landes et en combes, a favorisé l’émergence d’un folklore vivace, alimenté par les fabuleuses histoires qui se racontent encore à la veillée, dans l’ombre des pubs où la bière coule à fl ot. L’ombre du roi Arthur et de ses chevaliers de la Table Ronde plane toujours sur cette terre, patrie de la fée Morgane et de Merlin l’Enchanteur. Les souvenirs des amours de Lancelot du Lac et de Dame Guenièvre, de Tristan et Yseult fl ottent encore dans la brise de la mer. Tintagel, petit village haut perché sur la côte sauvage, est dominé par les ruines romantiques d’un château où serait né le roi Arthur. En grimpant les marches qui y mènent et en fl ânant le long des remparts de la forteresse accrochée au sommet de la falaise, on ne peut que se sentir troublé par le charme mystérieux du site ouvert sur l’océan et battu par les vents. On éprouve la même émotion quand on s’engage sur la digue mouillée qui mène au St-Michael’s Mount, la réplique cornouaillaise du fameux Mont Saint-Michel breton. Cette citadelle ancrée au sommet d’un rocher granitique se découpe dans la lumière du couchant en dégageant une aura ténébreuse saisissante. Quand la foule a quitté les lieux, les petites ruelles pavées et les chemins de ronde qui ceinturent le site en ondulant entre les jardins suspendus retrouvent alors leur quiétude de jadis. Pays de marins Les Cornouaillais sont d’abord des gens de la mer, qu’ils soient pêcheurs ou matelots, voire même contrebandiers ou naufrageurs. Même si aujourd’hui les historiens du coin répugnent à admettre que des naufrageurs aient pu sévir autrefois dans la région, tout le monde s’entend pour raconter que d’aucuns allumaient des feux pour attirer les navires sur les récifs et s’empressaient ensuite de piller les vaisseaux désemparés. D’autres anecdotes foisonnent sur la contrebande qui fi t vivre jadis les gens du pays, principalement à Polperro, petit port de pêche tapi au fond d’une crique rocheuse, dans le creux d’une vallée étroite. Chaque maison, dit-on, recèlerait une cache secrète qui permettait d’abriter les marchandises interdites, écoulées ensuite à la barbe des douaniers locaux. Une activité d’autant plus aisée pour des marins habiles qui mettaient ainsi à profi t la rapidité de leurs petits bateaux de pêche et le relatif isolement de leur village. Aujourd’hui, Polperro est sans aucun doute un des ports les plus charmants de Cornouailles, avec ses coquets cottages blanchis à la chaux et garnis de vasques fl euries, avec ses venelles tortueuses bordées de maisons à colombages ornées de volets bleus. Le regard rivé vers l’océan, les Cornouaillais ont toujours entretenu un lien étroit, voire intime avec le bleu de l’eau et le bleu du ciel. Quitter un port, c’est toujours pour en joindre un autre et au-delà encore d’autres… Des quais au bout desquels brille un phare, des barques colorées qui dansent au rythme de la marée, des petits chalutiers que survolent les mouettes, et partout les mêmes maisonnettes qui ressemblent à des maisons de poupées et les éternels pubs où l’on déguste des fi sh and chips en écoutant les anecdotes que les Cornouaillais partagent volontiers avec les voisins de bar. Pays d’écologie Avec son climat maritime, ses températures douces descendant rarement sous zéro degré et ses palmiers, le comté des Cornouailles n’est pas sans rappeler la Côte d’Azur. La proximité du Gulf Stream encourage un microclimat qui assure l’épanouissement exceptionnel d’une multitude de plantes inattendues sous ces latitudes. Nombreux sont les parcs et jardins ouverts au public, même si la plupart d’entre eux servent d’écrins aux demeures de la bourgeoise anglaise. The Lost Gardens of Heligan est un des domaines les plus magiques de Cornouailles. Le parc, immense, invite à une longue balade au cœur de différents paysages dont une jungle de plantes exotiques exubérantes ou encore des tunnels de bambous, de palmiers et de fougères arborescentes. Visiter les jardins de Cornouailles, c’est s’offrir un voyage dans un espace où l’homme feint de s’éclipser devant les caprices de la nature, ou du moins joue-t-il avec sa fantaisie sans lui imposer d’ordre apparent. Intimes ou majestueux, aromatiques ou paysagers, romantiques ou sauvages, tous témoignent d’un profond respect de la nature. Les Cornouailles n’ont d’ailleurs pas attendu 2010, année de la biodiversité, pour veiller à préserver des liens entre les hommes et le monde végétal. Depuis 2001, l’Eden Project, la plus grande serre au monde, y aligne cinq dômes à structure géodésique pour abriter des espèces végétales du monde entier, regroupées le long d’un fabuleux parcours paysager. Un site futuriste qui surprend d’abord par sa démesure, on se croirait dans des bulles de savon géantes. Un million de plantes réparties entre un premier biome tropical humide et un second biome au climat tempéré et sec. Une manière de voyager d’un continent à l’autre en quelques heures en se laissant submerger par l’importance du monde des plantes mis en péril par diverses activités humaines. En découvrant ainsi l’importance du végétal sur les enjeux environnementaux, chacun comprend rapidement qu’il n’est décidément qu’un simple maillon de la chaîne de la vie. Le développement durable devient alors la bonne réponse au défi à relever, centré ici sur le monde des plantes. C’est ainsi que l’envoûtante patrie des fées se veut aussi un véritable hymne à la nature. CHRISTIANE GOOR Infos pratiques Informations : auprès de www.visitbritain.com ou encore www.visitcornwall.com A voir : Les amateurs d’épaves pourront satisfaire leur curiosité au musée de St Austell www.shipwreckcharlestown.com Le Musée du Patrimoine, des Contrebandiers et des Pêcheurs à Polperro est une autre visite insolite http://www.polperro. org Le parc écologique de Eden Project a son site www.edenproject.com ainsi que le château du Roi Arthur www.english-heritage.org.uk/tintagel Y aller : Comme il est impossible de visiter les Cornouailles sans voiture, rien de tel que le ferry. Le P&O qui part 46 fois par jour de Calais jusque Douvres permet de joindre ensuite facilement la région ! www.lagrandeepoque.comV Voyage Les Cornouailles, au bout de l’Angleterre. A l’extrémité sud-ouest de l’Angleterre, les Cornouailles dessinent une étroite péninsule aux côtes découpées qui plonge dans la Manche. Le Land’s End, sa pointe la plus occidentale, est continuellement balayé par le vent et les vagues houleuses. Ailleurs, ce ne sont que falaises abruptes, petites criques discrètes, landes sauvages, ports colorés et plages sablonneuses. Un rêve de vacances inédites. Mahaux Photography Autrefois le centre de la sardine, le port de Mevagissay est encore actif avec une douzaine de petits bateaux de pêche. Mousehole, petit port de pêche pittoresque et intemporel. Le site du château de Tintagel battu par les vents de l’océan Atlantique. 11 Mahaux Photography Mahaux Photography Mahaux Photography Réservations via le site www.POferries.be ou encore au 070/707771. Se loger : Entre auberges, petits hôtels, bed and breakfast avec vue sur le port et/ou la mer, le choix est vaste. A découvrir entre autres la chambre d’hôtes www.oldcustomhousepadstow.co.uk, le petit hôtel design www.primroseonline. co.uk, l’auberge www.tregorran.co.uk et le luxueux www.barclayhouse.co.uk Se restaurer : Rien de tel que les pubs pour savourer l’incontournable fi sh and chips accompagné d’une Ale locale. Mais la gastronomie plus élaborée est aussi au rendez-vous au restaurant du Barclay House dont la qualité de la table a été couronnée en Angleterre. Ne résistez pas non plus aux délicieux cornish cream teas, des scones servis avec de la confi ture et de la crème fraîche.



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