Epoch Times Paris n°199 1er mai 2011
Epoch Times Paris n°199 1er mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°199 de 1er mai 2011

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : la culture pachtoune et l'insurrection afghane.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 International www.lagrandeepoque.com 1 – 15 MAI 2011 ● La Grande Époque ANALYSE Un « printemps démocratique » en Afrique subsaharienne ? Tensions électorales, manifestations populaires, émeutes de la faim, un peu partout en Afrique subsaharienne, les populations se mobilisent pour revendiquer plus de démocratie et le respect de leurs droits fondamentaux, de quoi se nourrir et accéder aux services les plus essentiels qu’un citoyen peut attendre d’un Etat. À l’aune d’une crise économique et sociale qui se prolonge depuis des décennies et s’aggrave encore, peut-on imaginer un printemps démocratique en Afrique subsaharienne qui aurait raison de régimes agonisants ? Révolte militaire et soulèvement populaire au Burkina Faso : vers la fin du régime de Blaise Campaoré ? Le régime du président Blaise Campaoré, au pouvoir depuis son coup d’Etat militaire contre Thomas Sankara en 1987, montre de sérieux signes d’essouffl ement. La conjonction entre une mutinerie dans l’armée et la garde présidentielle au Burkina Faso et une mobilisation populaire croissante depuis plus de deux mois, peut laisser espérer une brèche dans le pouvoir de Blaise Campaoré. Des manifestations se multiplient dans ce pays qui est l’un des plus pauvres d’Afrique, montrant l’ampleur du malaise social qui traverse l’ensemble de la société, des plus jeunes, aux syndicalistes et à l’armée. La pauvreté, l’absence de perspectives économiques et sociales notamment pour la jeunesse, et les vents démocratiques qui souffl ent à travers le continent, pourraient avoir raison du régime au pouvoir depuis vingt-quatre ans. Depuis début avril, dans plusieurs villes du pays, les étudiants se mobilisent pour défendre leurs conditions d’études et demander plus de libertés publiques. Leur détermination se nourrit d’un sentiment d’injustice face à des morts d’étudiants pendant des manifestations (notamment Justin Zongo mort à Koudougou le 20 février dernier, puis six autres étudiants dans les manifestations qui suivront), décès qui n’ont pas fait l’objet d’enquêtes judiciaires. Ces événements se déroulent dans un contexte politique crispé par les tentatives du président pour se maintenir au pouvoir et qui expliquent en partie l’agitation au sein de l’armée. Le président cherche en effet ouvertement à modifi er l’article 37 de la Constitution, qui limite l’exercice de la fonction présidentielle à deux mandats afi n de pouvoir se maintenir au pouvoir. Pour l’ensemble de la population le seuil de l’intolérable semble avoir été franchi. Dernière en date de plusieurs tentatives, la mutinerie de ces derniers jours a provoqué une réaction du président Campaoré qui a dissout son gouvernement, limogé le chef d’Etat major des armées et le chef de la garde présidentielle et nommé des fi dèles à leur place. La révolte militaire s’étend dans les casernes, de Ouagadougou, à Pô, ville garnison et ville symbole où sont formées les troupes d’élites et la garde rapprochée du président. Le président cherche à montrer sa volonté de dialogue, envers les étudiants, les militaires et c’est la première fois qu’il procède à une dissolution de son gouvernement depuis l’adoption de la Constitution en 1991. Les manifestants pourront-ils maintenir la pression envers le gouvernement de Campaoré (tout juste réélu en 2010) sans que les pillages ne l’emportent sur l’expression démocratique ? Quelle est la capacité de l’opposition politique à fédérer ces mécontentements et quelle sera l’aptitude du gouvernement à ouvrir un véritable dialogue ? Pour le moment, c’est le chaos qu’il faut à tout prix éviter. Ce week-end, dans les grandes villes du pays, les militaires se sont livrés à des pillages et les commerçants pillés ont à leur tout incendié des bâtiments publics. L’ampleur de la crise doit être prise au sérieux et mener à un apaisement par le dialogue. Le printemps « arabe » pourrait se prolonger plus au sud du Sahara en apportant un espoir concret aux populations qui se mobilisent. La possibilité d’un véritable changement existe, les PUBLICITÉ FRANCE Manifestation à Ouagadougou. informations circulent et les réseaux de mobilisation s’internationalisent également en Afrique de l’Ouest. Peut-être la clé du basculement (du rétablissement de l’ordre, de la pression pour un dialogue politique…) est-il entre les mains d’une communauté internationale moins à même d’observer passivement l’enlisement de contestations démocratiques. Le rôle de la France sera observé de près. Critiquée pour son intervention dans la crise ivoirienne, on imagine mal ses troupes voler au secours d’un régime agonisant. Mais elle sera tout aussi critiquée pour son inaction diplomatique dans cette région stratégique de sa politique africaine. Sortir du chaos : espoirs en Côte d’Ivoire C’est précisément le voisin ivoirien qui doit aujourd’hui montrer que l’on peut effectivement sortir du chaos et du pillage. Après la longue agonie du régime de Gbagbo, sa pathétique extraction de son refuge présidentiel par les troupes onusiennes et françaises, l’heure est à l’espoir mêlé de scepticisme. La tâche qui incombe à Alassane Ouattara, qui semble déjà éprouvé par le pouvoir avant même de l’exercer effectivement, est énorme. Il doit d’abord et avant tout réconcilier son pays, ne pas attiser les esprits fatigués par des années de délitement social, économique et politique avec des déclarations « revanchardes ». Il faut certes s’en remettre à la justice internationale pour poursuivre les responsables de crimes contre l’humanité ou crimes de guerre s’il y a lieu, mais il est tout aussi important politiquement de se prononcer clairement pour une réconciliation politique, et surtout de redonner espoir à la population, par la participation démocratique, en réanimant le tissu des institutions publiques et l’investissement économique. En Côte d’Ivoire, le crédit de Ouattara sera d’abord mesuré à sa capacité à donner du travail, s’assurer que les salaires soient versés, les médicaments distribués, les écoles en état de marche, les universités pacifiées. L’ensemble des composantes de la société ivoirienne doit être convié pour remettre le pays en marche. AHMED OUOBA/AFP/Getty Images Que disent les pillages, émeutes de la faim, vie chère et demandes de dignité De telles manifestations « contre la vie chère » se multiplient ces dernières années. Après l’embrasement généralisé du Cameroun suite à des manifestations contre la cherté de la vie en février 2008, l’Egypte, le Maroc, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Mozambique, la Mauritanie ont également connu de tels mouvements populaires au printemps 2008 à propos de la vie chère. Partout, les contraintes économiques entraînent d’importantes perturbations sociales, souvent aggravées par les crispations des pouvoirs. La faim est au cœur de toutes les mobilisations. Les économies africaines sont particulièrement vulnérables aux fluctuations économiques mondiales et le poids de la nourriture dans les dépenses des ménages africains est très élevé. Quand, face à l’expression populaire de l’inquiétude à propos de tels enjeux de survie, les pouvoirs n’affi chent que de l’indifférence, le pillage et le chaos sont à craindre. Au Swaziland, des manifestations ont eu lieu récemment, qui rappellent qu’au-delà de l’ampleur et de la permanence de la faim, c’est la reconnaissance de la justice et de la dignité humaine qui transparaît dans toutes ces mobilisations. Le président de l’association nationale des enseignants au Swaziland (interrogé par l’hebdomadaire sud-africain Mail and Guardian) rappelle ainsi que « en Siswati le mot qui signifi e'paix'est le même mot que pour'silence', le Roi et ses sbires veulent maintenir la paix en nous contraignant au silence. Mais nous refusons de nous taire à propos de la faim et de la souffrance que nous endurons ». L’enjeu est bel et bien la réaction des pouvoirs à ces manifestations populaires qui se déroulent aussi dans des régimes dits démocratiques, et dépassent la seule revendication démocratique au sens strict. Il s’agit d’une quête de justice envers les manifestants tombés sous les balles perdues, et de reconnaissance envers la misère subie depuis tant d’années et surtout la faim, en somme une demande de dignité est commune à toutes ces mobilisations. En Afrique du Sud, qui fêtera bientôt deux décennies de démocratie, aucun « retour à la normale » n’a été enregistré sur le plan économique et social. La pauvreté, les disparités raciales, régionales, l’absence généralisée d’accès aux services les plus essentiels ont déjà entraîné de graves flambées de violence y compris envers les étrangers en mai 2008. En témoignent encore les violences policières, vendredi dernier, à la suite d’une manifestation de quelques milliers de personnes dans le township de Ficksburg, à Meqheleng, dans la province du Free State (centre du pays). Un père de famille a été violemment frappé puis abattu par la police. Il manifestait pour réclamer de meilleurs services publics. Les mutineries et journées de violence au Burkina Faso, la sortie de crise ivoirienne, les manifestations contre la vie chère dans bien d’autres Etats ont en commun de montrer des citoyens demandant les plus élémentaires des droits humains, la reconnaissance de leur liberté et de leur dignité, dans un continent secoué par le changement. Espérons qu’un printemps africain ait commencé, et qu’il permette partout la reconnaissance politique de ces enjeux primordiaux. FANNY CHABROL Chercheur associée à l’IRIS
La Grande Époque ● 1 – 15 MAI 2011 www.lagrandeepoque.com Chine Chine : « Nous pouvons tous être Ai Weiwei » Les temps sont bons pour ceux qui tentent toujours d'expliquer combien tous ces gens qui ont été arrêtés, emprisonnés, ou ont disparu depuis fi n février, sont insignifi ants au regard de la société chinoise. Les services chinois chargés d'Internet continuent de bloquer en priorité toute allusion aux noms de ces personnes, tandis que la majorité des médias nationaux chinois ignore sciemment l'actualité relative à l'arrestation d'Ai Weiwei. Même le court message laissé par Hung Huang, célébrité de la télévision, au sujet d'Ai Weiwei sur son compte Weibo (plateforme de microblogging équivalent à Twitter en Chine), « Toujours pas de nouvelles », semble avoir été censuré et éliminé de son fi l Weibo. Lorsqu'on lance une recherche sur le nom d'Ai sur Weibo, on obtient invariablement le même message : « Les lois, règlements et politiques en vigueur ne permettent pas d'affi cher le résultat de la recherche ». Pour en savoir plus sur le peu qui est échangé en public au sujet de l'arrestation d'Ai Weiwei, vous pouvez consulter le billet mis en ligne par le collaborateur de Global Voices Andy Yee. En dehors de Twitter, et au milieu du relatif silence des internautes engagés politiquement mais affaiblis par la disparition de plusieurs d'entre eux et de leurs meneurs, l'une des rares prises de position publiques ces derniers jours a été mise en ligne sur le site Canyu.org par Ai Xiaoming, universitaire, écrivain et réalisatrice féministe installée à Guangzhou. Son texte s'intitule Aujourd'hui on peut tous être Ai Weiwei : « Ai Weiwei a été emmené depuis l'aéroport de Pékin et depuis, c'est le silence. Son atelier et son domicile ont été fouillés et 30 ordinateurs ont été entre autres saisis. Dès 21 heures, l'information était relayée par les médias du monde entier, alors que, de manière prévisible, les principaux médias chinois n'en rapportaient pas un mot. De nombreux utilisateurs de Twitter ont appelé à la libération d'Ai Weiwei et une pétition circule à cet effet sur Internet. Un site internet a également été monté afi n de donner plus d'informations sur Ai Weiwei. » Ai Xiaoming ajoute quelques réactions, qu'elle a trouvées sous forme de tweets, à celles citées dans le billet d'Andy Yee : « Wuyue Sanren : S'appuyer sur la peur et le spectre de la disparition pour éliminer la contestation et diriger le pays revient, tout d'abord à constater qu'il ne s'agit pas d'un âge d'or. Un âge d'or ne peut prendre place au milieu des poignards et bâtons de la police. En second lieu, cela ne pourra pas durer longtemps ; nous avons tiré de nombreuses leçons du passé qui en témoignent et il nous faudra quand même de nouveau le démontrer. » « Zhai Minglei : En tant que spécialiste de l'étude de la société civile, Ai Weiwei est l'un des citoyens les plus exceptionnels que j'ai jamais vu : depuis l'enquête menée pour dresser la liste des noms des victimes du tremblement de terre de 2008, dans le Sichuan, jusqu'à son travail autour du procès de Yang Jia, il s'engage dans les plus beaux des combats. Ce genre de personne ne devrait pas être enfermée mais mériterait plutôt de remplacer aux plus hautes L’artiste chinois Ai Weiwei. fonctions ceux qui ont la prétention d'assurer une autorité morale. Evidemment, si Ai l'Ancien allait s'asseoir dans ce fauteuil de président, il balaierait tout le monde d'une chiquenaude. » « Pu Zhiqiang : Dans l'affaire Yang Jia, il réclamait justice. Face au désastre consécutif, par la faute des hommes, au séisme du Sichuan, il a lancé une enquête. Quand le Vieux Tan a été écarté, il a voulu aller témoigner mais a été agressé ; quand son assistante Liu Yanping a été appréhendée, il a immédiatement fait demi-tour pour se porter à son secours. Quand le quartier des artistes a été menacé de démolition, il s'est sans attendre rendu à leurs côtés sur l'avenue Chang'an. A la suite de l'incendie de Jiaozhou, il a cherché à connaître la vérité. Après la mort tragique de Qian Yunhui, il s'est directement adressé aux médias. Il ne changera pas le monde, mais sans lui, le monde sera très, très différent. Il sortira un jour ou l'autre, mais son visage rond me manque et c'est pourquoi je ne peux garder le silence. » Observant comment le militantisme d'Ai Weiwei s'est peu à peu superposé à sa démarche artistique, notamment depuis un an, Ai Xiaoming poursuit : « Parmi tout ce qui a été expérimenté par Ai Weiwei, on retient notamment son attitude vis-à-vis de la contestation. Auparavant, lorsque nous étions témoins de mouvements de contestation, nous pensions qu'il fallait se cacher pour les fi lmer, car nous n'avons pas les moyens de nous opposer à la police. Mais Ai Weiwei et son petit groupe nous ont montré comment, eux, osaient affronter directement la police et combien l'utilisation des nouvelles technologies permettait de prendre l'avantage. C'est grâce à cela qu'Ai est parvenu à faire du fait de fi lmer un acte hautement citoyen, en montrant aux gens qu'ils avaient le droit de fi lmer et d'enregistrer, tout comme celui d'examiner de près. » « Il est simplement parvenu à montrer aux autorités publiques quel type de statut les personnes fi lmant quelque chose devraient obtenir. Dans le passé, on ne cherchait pas à mettre l'accent sur l'obtention d'un tel statut, car on avait tous le sentiment que ceux qui fi lmaient tel ou tel événement étaient en position de faiblesse, susceptibles d'être anéantis à tout moment, et, donc, on évitait ces situations. Lorsqu'il a commencé d'accorder du crédit à cette façon d'agir, Ai Weiwei a fait une découverte capitale. Non seulement au regard du contenu de ses fi lms, mais aussi par l'importance du fait que quelqu'un, caméra au poing, s'était levé. En d'autres termes, il nous a démontré que quiconque ayant un appareil photo ou une caméra n'avait pas à s'enfuir, que cette posture, celle de personnes ayant sur elle ce type de matériel et'pouvant'rester debout, était terriblement instructive. Levez-vous, ne reculez pas, continuez de fi lmer, de vous fi lmer les uns les autres. C'était une réelle avancée. » « Un autre point important était le fait qu'Ai Weiwei et compagnie réagissaient très vite pour fi lmer et mettre ensuite le document en ligne. C'est une autre des idées qu'il met en avant : il est essentiel d'aller vite et l'impact d'une action dépendra de la vitesse à laquelle elle sera menée. C'est la raison pour laquelle il se hâtait de tourner pour mettre en ligne immédiatement. On peut tirer un autre enseignement de la manière dont il gère son équipe. Lorsqu'elle travaille ensemble, elle affi che une force propre à sa capacité de coordination et qui ne peut être égalée par une personne fi lmant seule (…) ». « J'ai écrit un peu sur Twitter aujourd'hui : Ai Weiwei est aux arrêts et il se pourrait qu'il ne sorte pas tout de suite, ni dans les prochains jours, ni, peut-être même, dans les prochaines années. Mais il est soutenu par un public fort de centaines de milliers de personnes, pour la plupart nées dans les années 80 et 90. Beaucoup d'entre elles sont par ailleurs potentiellement du même âge que lui. Et nombreux seront ceux qui vont poursuivre son action et chercher à réaliser ses idéaux. De ce point de vue, Ai Weiwei a gagné par défaut. » « Quand je dis qu'il a gagné par défaut, cela ne signifi e pas qu'il ne souffrira pas ou qu'il ne risque pas de tout perdre. Ce que je veux plutôt dire, c'est qu'il a mis dans sa façon de défi er le pouvoir une vision unique et toute personnelle des choses. Il n'est pas simplement incroyablement courageux, il a un sens de l'humour tranchant, à la fois drôle et plein d'esprit. C'est le type de personne dont la Chine manque tant, le genre de personnalité qui attire tant la jeunesse (…) ». « La Chine ne revivra plus ses années de Terreur rouge, qui ont vu sous Mao la mise à sac arbitraire de maisons et la persécution 5 PETER PARKS/AFP/Getty Images continuelle des intellectuels. Mais la fouille d'un domicile et la confi scation d'ordinateurs sont devenues choses courantes. Quelqu'un a dit : si tu continues de parler, le prochain à disparaître, ce sera toi ! En réponse, je pourrais reprendre cette citation d'Ai Weiwei qui circule sur Twitter :'j'ai très peur, je ne suis pas brave. J'ai peut-être même plus peur encore que d'autres. Mais je puise mon courage dans le fait que je sais quel est le danger, et que, si on n'agit pas, ce danger ne fera que grandir et se renforcer'. Notez que j'ai sciemment employé le conditionnel [dans le recours à cette citation] : pensez-vous vraiment qu'il ait peur ? Si vous regardez l'œuvre intitulée Chinese Man, qui faisait partie de Sensitive Parts - une exposition qui s'est tenue à Pékin au mois de mars et durant laquelle quatre artistes ont été arrêtés -, qui ne voudrait pas se débarrasser de son slip et s'essayer à courir, nu, vers la liberté ? » C'est pourquoi j'ai également mis en ligne ce tweet : « Aujourd'hui, on ne voit pas Ai Weiwei sur Twitter. Aujourd'hui, tout le monde peut devenir Ai Weiwei. Si vous l'appréciez, alors vivez comme lui et aimez comme lui. Aimez vos amis, les enfants, tous les chiens et les chats. Aimez ceux que l'on tourmente et parlez pour eux. Vous deviendrez d'innombrables Ai Weiwei. La Chine ne doit pas devenir un désert stérile plein de crabes. En tant que descendants du cheval de l'herbe et de la boue, gardez les yeux ouverts et soyez fi ers, vos enfants deviendront des êtres humains, des Chinois heureux ». ZHOU YU



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