Epoch Times Paris n°198 16 avr 2011
Epoch Times Paris n°198 16 avr 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°198 de 16 avr 2011

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : tentations populistes en Finlande.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 Cinéma www.lagrandeepoque.com 16 – 30 AVRIL 2011 ● La Grande Époque Directrice générale : Action, réflexions et religion au cinéma Les fi lms entrent dans un genre qui permet dès leur élaboration de trouver des entrepreneurs adaptés - les producteurs spécialisés –, pour les mettre en chantier. Le champ d'inspiration des cinéastes est très étendu, il va de la lenteur et de la réfl exion à l'action froide en passant par l'éloge ou la critique du religieux. Un événement peut déclencher l'écriture d'un fi lm et sa réalisation presque immédiate. C'est ce que fait en général le cinéma américain, souvent cantonné dans les fi lms d'action à gros budget. Robert Redford, cinéaste indépendant ayant sa propre maison de production, lutte pour l’environnement et aime à traiter des gens, ordinaires. Cela donnera Des Gens comme les autres (Ordinary People, 1980), et L'Homme qui murmurait aux oreilles des chevaux (The Horse Whisperer, 1998). Le cinéma hollywoodien ne s’épuise pas dans l'élaboration de subtils scénarios écrits à la chaîne et sans vraiment d'intérêt. Le dernier fi lm du genre, Morning Glory (2010), est d'une banalité affl igeante. Il rend compte de l'énergie dépensée par une productrice pour sauver son émission de télévision-réalité. Au moment où la terre tremble de toutes parts, il est surprenant de constater dans une discipline si médiatique une inconscience chronique comparable à celle décrite dans On achève bien les chevaux de Sydney Pollack (1969). Ce cinéma des années 60 devenu classique savait décrire les événements et les critiquer pour qu'ils puissent traverser le temps et permettre ainsi au nouveau spectateur de se doter d'un sérieux sens critique. Le spirituel s'incruste dans les films Le religieux s'incruste dans les productions américaines, ainsi dans L'Agence surtout pas révéler la moindre émotion. La alors des projets et des productions. Quel- profondeur atteignant les zones sensibles The Matchmaker de Avi Nesher (2011). L’Agence de George Nolfi (2011). (The Adjustment Bureau, 2011) de froideur humaine s'est dissoute dans la ques grands producteurs vont voir le jour de notre être. À Jérusalem au début des George Nolfi avec Matt Damon. David Norris, promis à une brillante carrière politique, s'aperçoit que sa vie est régie par pauvreté des dialogues. Remake du fi lm Homonyme de Michaël Winner (1972). La violence affecte tous les pays, y compris les pays scandinaves. Best seller sué- comme la fondation David Hadida ou la enfoui dans son inconscient de rester un comme Golan-Globus travaillant à la fois à Hollywood et en Israël. Aujourd'hui plusieurs fondations aident le cinéma israélien soixante, cela fait trois ans qu’Aaron Keinfeld n'a pas grandi d'un centimètre. Il a une âme d'artiste, peut-être est-ce un souhait une société secrète appelée Adjustment Bureau. Des agents du sort exécutent le plan de vie, en interdisant tout détournement. Aux Etats-Unis, nul n'ignore les nombreuses sectes qui fonctionnent comme de grandes entreprises défendues par d'immenses stars comme Tom Cruise, venu dois adapté pour le cinéma, Easy Money de Daniel Espinosa (2011), conte l'histoire d'un beau jeune homme arriviste, d'un dealer latino et d'un tueur à gage pour la mafi a. C’est fi lmé de façon dynamique, le montage est nerveux, le scénario est construit fondation Rabinovitch. Sans énumérer tous les fi lms du festival, on peut constater que les fi lms dans leur majorité nous permettent de comprendre la société israélienne à un moment donné comme étant avant tout un pays avec des institutions où résident toutes sortes de communautés : juive, raire de créateur ? enfant. Ses parents ne s'entendent pas et font rimer sexualité avec saleté et vulgarité. En dépit de son intelligence et l'attrait qu'il exerce sur les jeunes filles, il ne veut pas les fréquenter ouvertement. Est-ce un problème psychanalytique, ou un souhait litté- à Paris faire la promotion de l'église de dans le sens de la rapidité, il n’y a pas de scientologie. Dans THX 1138 de George phrases inutiles. Les images sont bien calibrées et belles. La violence est parallèle à fi lms montrent de façon saisissante qu'Is- L'armée, sujet incontourna- catholique, protestante, musulmane. Les Lucas (1971), les êtres humains, après une guerre atomique, vivent sous terre et l'action permanente. Le fi lm est pourtant raël, comme beaucoup de pays du monde, ble sont dirigés par des robots guidés par un profondément humain. n'est pas une société idéale et ne prétend Balle à Blanc de Haïm Bouzaglo (2011) gouvernement dictatorial qui invente une Sans identité de Jaume Collet Serra pas l'être. Son cinéma n'est pas fait de fi lms est un fi lm clé qui fait comprendre le climat religion où chaque homme et femme se (2011) avec Liam Neeson raconte l'histoire de propagande qui seraient une atteinte diffi cile que doit affronter Israël pour survivre aux questions qui ankylosent toutes ses révèle dans une confession enregistrée d'une mystifi cation où la violence ne peut grave au sens artistique auquel a le droit puis écoutée par les autorités qui décident ou pas d'éliminer les opposants au pouvoir en place. Sucker Punch de Zack Snyder (2011) avec Emily Browning est un thriller fantastique où le religieux s'incruste dans être évitée. Elle doit servir le scénario. À peine arrivé à Berlin, Martin a un accident, il découvre après quatre jours de coma qu'un homme lui a usurpé son identité. Les situations kafkaïennes et la réfl exion alternent chaque cinéaste qui s'exprime. Ce festival passionnant était constitué de 40 fi lms plus 21 courts métrages d'animation de la prestigieuse école Bezalel de Jérusalem fondée en 1906. Parmi toutes ces créations actions du côté d'une coexistence pacifi que entre ses citoyens et ses voisins arabes. En 2004, Ariel Sharon, qui prend un étonnant virage à gauche, annonce le retrait de ses troupes de la bande de Gaza. Il reçoit le fantastique et l'action permanente qui avec des heurts inévitables d'une violence originales aux formes variées et complexes des menaces de mort. Amos Snir, chef de prend sa source dans l'imaginaire. Il en sort dont seuls les Américains ont le secret permettant de donner des pistes de travail sécurité intérieur israélienne a 60 heures une réfl exion profonde sur la vie, bien que dans leur histoire. pour l'avenir, on peut retenir une dizaine de pour éviter le prochain assassinat. Il tente les images d'animation et de superposition longs métrages, des perles cinématographique. C’est un nombre considérable pour que la situation se calme d'annuler toutes les apparitions jusqu'à ce soient très créatives. Le festival du cinéma israélien une telle manifestation. Dans Infiltration de Dover Kosashvili Dans Je n'ai rien oublié de Bruno Chiche (2010), Conrad, orphelin, a été Il s'est tenu du 23 au 29 mars au Cinéma (2011), des jeunes recrues de l'armée naguère camarade de Thomas. Le fi lm des cinéastes, son port d'origine, un lieu La psychanalyste et l'histoire des pistes essentielles présentent tous des problèmes de santé, âgées de dix-huit ans font leurs classes. Ils est obscur jusqu'à ce que la mère de Thomas conte l'histoire réelle de sa vie à son Organisé par Charles Zrihen depuis onze The Matchmaker de Avi Nesher (2011) d'ordre physique ou mental et sont consi- idyllique où l'on peut échanger des idées. chauffeur. Le spectateur est tout d'abord ans, le festival a cette année grâce à sa avec Adir Miller est un beau fi lm sur la dérés comme inaptes au combat. Ils sont désorienté : les inversions d'identité, les programmation riche et parcourant tous recherche du bonheur. Lorsque le bonheur est menacé par un passé lointain et en rien leur fragilité. Ces jeunes sont humi- en présence de gradés qui ne considèrent révélations puis la maladie de Thomas qui les genres, montré que le cinéma israélien, raconte une contre-histoire à côté de la version offi cielle. Au-dessus du fi lm glisse un de création. Les débuts du cinéma israé- mémoire choisit ses souvenirs, dans l'op- fi lm est l'adaptation fi dèle d'un roman de loin d'être fermé, cherche d'autres voies cruel diffi cile à raconter ou à transmettre, la liés, certain résisteront, d’autres non. Le voile léger de spiritualité. Peut-être Thomas lien sont adossés à son histoire. Oded l’Errant de Nathan Axelrod (1933) d'après un l'angoisse ou des réminiscences de bontestationsportunité d'une situation. Elle délivre de Yehoshua Kenaz. Cela lui a valu des pro- aurait-il pu revivre sa vie volée. CHRONIQUE D’UN OBSERVATEUR DU 7 e Dans le fi lm de Hiner Saleem, Si tu scénario de Tvi Liberman-Livne raconte heur. Le scénario amène le sujet de façon meurs je te tue avec Jonathan Zaccaï, la recherche d'identité d'un enfant perdu subtile : À Haïfa en 1968, Arik cherche un Les films documentaires le réalisateur montre l'exagération du religieux qui risque fort, dans une famille à la découverte de « son » pays, le grand la shoah, Yankele, devenu agent matrimolienne vivant dans le village de Nahal. Oded part emploi qu'il trouve auprès d'un survivant de décryptent la réalité israé- kurde, d'empêcher Siba, fi ancée à Avdal, de trouver naturellement son émancipation en tant que femme et citoyenne de son Israël de la Bible. Les Bédouins le retrouvent et le ramènent chez lui. L'indépendance du pays est encore loin. Il faudra nial. Ce travail étrange permet au jeune adolescent passionné par sa nouvelle fonction de rencontrer Clara élégante et fragile que Le fi lm sur André Chouraqui, L'Écriture des écritures d'Emmanuel Chouraki (2010) est un délice. André Chouraqui a pays d'adoption. attendre 1948 pour que Ben Gourion la la souffrance a rendue incapable d'aimer et traduit la Bible lui donnant une autre saveur déclare solennellement. que Yankele aime en secret. Le fi lm montre les écarts entre les êtres qui ne sont pas ques. Il a été le maire adjoint de Jérusalem grâce à ses connaissances encyclopédi- Lorsqu'elle n'est pas gratuite, l'action stimule le Israël. Il va longtemps encore se réduire à égaux face aux émotions et à l'histoire. Syl- pendant plusieurs années. Il a tenté dans Le cinéma n'est pas une priorité pour spectateur de petits budgets jusqu'à ce que devenant via a été la victime du nazi Joseph Mengele jamais arrêté. Elle espère se marier. ses écrits de passer un message d'espérance. Il avait la polio, il a su vaincre la Souvent dans le cinéma, et en particulier dans le genre américain, une violence inouïe domine le fi lm d'action. Dans Le Flingueur de Simon West (2011) avec Jason Statham et Ben Foster, la violence est telle adulte, le cinéma israélien réussit, grâce à sa créativité, à se faire coproduire. Au départ, le pays proposera ses décors, ses acteurs, ses costumes, ses artistes stimulant bien des producteurs. Les fi lms seront Le bibliothécaire est prêt à tout pour rencontrer l'amour. Une comédie douce amère qui a déjà obtenu des Oscars. Le Livre de la grammaire intérieure de maladie. Il a fait de son handicap une force intellectuelle. Il a réuni toutes les communautés religieuses et laïques à Jérusalem. Elles n'avaient jamais été invitées de siéger un bonheur pour les acteurs qui ne doivent montrés dans le monde entier suscitant Nir Bergman (2011) est un fi lm d'une grande ensemble. André Chouraki est un homme de paix et ce beau documentaire nous a permis de le rencontrer. Révolution 101 de Doron Tsabari (2011) est un fi lm documentaire sur le pouvoir des médias, face aux forces politiques dont le dessein permanent est d'empêcher la télévision de critiquer la politique et les actions gouvernementales. Le réalisateur subit la pression de son producteur, de son diffuseur, et même de lui-même. L'autocensure est la plus puissante de toutes les censures, freinant toutes inventions inhérentes au travail de cinéaste. Explorant les voies possibles du documentaire dans un contexte ou sévissent les interdits, dans un style docu-fiction, Révolution 101 est proche de la démarche documentariste de Michaël Moore : fi lmer et interroger des personnages, témoins et protagonistes en situations périlleuses et non conventionnelles. Le cinéma israélien semble évoluer, malgré sa faible production, sur un chemin comparable à celui emprunté par les sociétés de production européennes. L'originalité ne fait pas défaut, mais les moyens restent diffi ciles à trouver pour certaines productions. Mais n'est-ce pas là la particularité du cinéma, un art diffi cile parce qu'il nécessite beaucoup d'argent ? ALAIN PENSO apenso@hotmail.fr La Grande Époque 83 rue du Château des Rentiers 75013 Paris Tél : 06 24 30 66 55 www.lagrandeepoque.com Edité par La Grande Époque SARL au capital de 10.000 euros R.C.S. Paris B 480 550 037 Isabelle Chaigneau Directeur de la publication : Cai Meng Chun Directeur de la rédaction : Rémi Bleibtreu Rédacteur en chef : Aurélien Girard Rédactrice en chef : Véronique Raabon Comité de rédaction : HannaL. Szmytko (Economie) Héloïse Roc (Environnement) Michal Neeman (Culture) Catherine Keller (Art de vivre, Santé & Bien-être) Directeur artistique : Mathieu Sirvins Directeur de la distribution : Stéphane Meyer Impression : OppermannDruck und Verlags GmbH & Co. Gutenbergstraße 1 D-31552 Rodenberg Dépôt légal : À parution. ISSN : 1772-3426. PUBLICITÉ France : 01 45 86 41 95 Belgique : 09 233 7713 Suisse : 079 821 7422
La Grande Époque ● 16– 30 AVRIL 2011 Albert Einstein, Winston Churchill, Richard Nixon, John Kennedy, le duc et la duchesse de Windsor et beaucoup d’autres se sont assis à la place du modèle. En toute confi ance, ils ont osé exposer un visage plus intime au photographe Philippe Halsman, celui qui a essayé de « toucher les profondeurs de l’âme » des personnes célèbres à l’aide de sa caméra. Visage « L’essence d’une œuvre d’art est que tu ne touches jamais le fond. Si une image a exactement la même signifi cation pour tout le monde, elle est superfi cielle et n’a aucune importance en tant qu’œuvre d’art. C’est la même chose pour le portrait : s’il n’est pas riche en caractère et en signifi - cation, ce n’est qu’un portrait misérable » (Philippe Halsman, au Popular Photography Magazine). Philippe Halsman (1906-1979) est resté un migrant toute sa vie. De Lettonie, son pays natal, il a migré à Paris, où il a fondé son premier studio de photographie en 1932. En 1940, il échappe aux nazis avec l’aide d’Albert Einstein et s’enfuit aux Etats- Unis. Dès ses débuts, son travail est connu et apprécié grâce à ses portraits et à ses photographies de mode. Ainsi son travail apparaît dans des magazines comme Vogue et Paris Match. Il a photographié des artistes, des personnalités publiques et des écrivains comme André Malraux, Paul Valéry, Marc Chagall, André Gide et bien d’autres. Aux Etats-Unis, il a rencontré Salvador Dali. Il a été ainsi infl uencé par le surréalisme et s’est lancé à la recherche des secrets de l’âme humaine. Parallèlement, il a continué à photographier pour ► MOTS CROISÉS ◄ des magazines comme Life. Philippe Halsman se distingue des autres photographes par sa capacité à « casser » l’image glorieuse du sujet photographié, pour transmettre quelque chose de beau et d’authentique. « La majorité des personnes deviennent sévères et conscientes d’elles mêmes en posant pour un photographe », a-t-il dit au magazine Life. « L’éclairage, l’équipement, la bonne qualité de la caméra sont inutiles, si le photographe ne réussit pas à leur faire enlever leurs masques, même pour un moment. Ceci pour qu’il puisse capter dans son fi lm, leurs vrais personnalités et caractères non déformés », a-t-il précisé. L’intérieur pour Halsman est plus important que l’apparence, et son travail était basé sur cette pensée. Il n’hésitait pas à rester de nombreuses heures au studio avec le modèle pour obtenir le résultat qu’il voulait. Cet acharnement vient peut être de son identité de migrant qui a pu le pousser vers cette recherche de l’essence de l’homme et non de son image et de sa défi - www.lagrandeepoque.com nition. Lors d’une interview, il a expliqué sa façon de faire : « Je ne dirige pas le modèle - la seule chose que j’essaie de faire est de l’aider à surmonter ses peurs et ses obstacles. J’essaie de capter ce que je sens et qui refl ète quelque chose de sa vie intérieure. Le principal but pour moi est de ne pas imposer mes opinions personnelles au ► SUDOKU ◄ Vie culturelle Philippe Halsman : un saut à l’intérieur Voyage en dehors de l’image, vers l’intériorité de l’homme, à travers les photographies du fameux photographe américain Philippe Halsman 1 I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII 2 ▀ ▀ ▀ ▀ 3 ▀ 4 ▀ ▀ ▀ ▀ 5 ▀ 6 ▀ ▀ ▀ 7 ▀ 8 ▀ ▀ ▀ ▀ 9 ▀ ▀ 10 ▀ ▀ ▀ 11 ▀ 12 Musée ouvert de la photographie, Tel Hi, Israël Le duc et la duchesse de Windsor. Albert Einstein. Horizontalement 1 - Paysannes 2 - Réserve. 3 - Humanisme. Populaces. 4 - Appel. Nuances. 5 - Lentes. Peu. 6 - Sujet. Ornemente. 7 - Elevée. Emoussée. 8 - Nuage. Petite taille. 9 - Expulsent. C’est complet. 10 - C’est un bon roulement. Appliquer. Bout de fruit. 11 - Vide. Querelle. 12 - Surprenantes Verticalement 1 - Aperçus. Tourments. 2 - Fatigue. Pitance. 3 - Changeant. Il. A ricané. 4 - Obligée. Dépares. 5 - Même. Sens. Rapport en maths. 6 - Dynamisme. Dévêtues. 7 - Accidents. 8 - Lac. Nation d’Amérique. Grande école. 9 - Mille pattes. Guêtre. 10 - Catastrophes. Bout de fruit. 11 - Coupe. 12 - Régimes. Equerres. Musée ouvert de la photographie, Tel Hi, Israël 15 sujet, mais d’atteindre sa vérité psychologique en la présentant sous une forme logique, une forme graphique, tout en sacrifi ant la forme au contenu ». Jumpology Halsman a utilisé la psychologie pour permettre à son modèle d’oublier son apparence. « Cela ne peut se faire en plaçant la personne dans une position particulière ou en tournant sa tête dans un certain angle », disait-il et il ajoutait : « C’est obligatoirement acquis en motivant la ‘victime’, en l’amusant avec des blagues, en la calmant avec un silence ou en lui posant des questions osées que même son meilleur ami pourrait craindre de poser ». Un des stimulants originaux du photographe était l’invention de la Jumpology. Philippe Halsman demandait à ses modèles de sauter pour la photo. Il a été le premier photographe à convaincre des personnes respectables et sérieuses comme Richard Nixon ou le duc et la duchesse de Windsor de sauter. Il avait l’habitude de raconter : « Très souvent, avant que je ne m’approche d’une personne, mon cœur bat fort et je dois lutter contre tout ce qui me retient, pour faire la demande à mon sujet. Chaque fois que celui-ci accepte de sauter, c’est une victoire pour moi ». Halsman découvre que le saut permet de découvrir le côté caché des personnes qu’il photographie et ainsi d’obtenir un résultat nouveau plus intéressant à ses yeux. Il avait coutume de dire : « Quand tu demandes à la personne de sauter, son attention est dirigée surtout vers l’action du saut, le masque tombe et la vraie personne est révélée ». MAYA MIZRAHI 3 7 6 1 6 1 9 7 9 1 2 5 6 9 1 1 7 4 3 8 7 6 1 4 3 8 5 4 2 3 6 ► SOLUTION DU NUMÉRO PRÉCÉDENT ◄ 6 4 2 9 8 3 1 7 5 3 5 8 7 1 6 9 4 2 1 9 7 4 5 2 6 3 8 7 3 1 6 4 5 8 2 9 2 6 4 8 7 9 3 5 1 9 8 5 3 2 1 4 6 7 4 1 9 5 6 7 2 8 3 5 2 6 1 3 8 7 9 4 8 7 3 2 9 4 5 1 6 I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII 1 A R R I E R A T I O N S 2 F O U L E E ▀ U ▀ V E T 3 ▀ Y ▀ L ▀ D O S S E ▀ A 4 M A C E R E S ▀ O S E R 5 E L ▀ G ▀ V E N U ▀ T ▀ 6 R E V A L O R I S E N T 7 I ▀ A L ▀ I ▀ V ▀ V A R 8 T A N ▀ A R P E T E ▀ U 9 O ▀ T R I ▀ E L ▀ N U S 10 I S E ▀ S C I E N T ▀ T 11 R ▀ N U E ▀ N ▀ E R S E 12 E N T R E M E T T E U R



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