Epoch Times Paris n°198 16 avr 2011
Epoch Times Paris n°198 16 avr 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°198 de 16 avr 2011

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : tentations populistes en Finlande.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 Nature www.lagrandeepoque.com 16 – 30 AVRIL 2011 ● La Grande Époque Éoliennes en pleine mer près de Copenhague. Des chercheurs européens repoussent les limites du développement d'éoliennes flottantes L’éolien d’offshore va se construire au large des côtes, en pleine mer. Il fonctionnera de la même manière qu'une éolienne terrestre. Cependant l’éolien de mer implanté directement au large bénéfi ciera davantage de l'énergie du vent et grâce à une turbine il produira de l'électricité. Mais actuellement l’énergie éolienne est un élément insuffi sant pour approvisionner un territoire, il ne peut être qu’un système d’appoint. En effet, un problème persiste, c’est le stockage des énergies, car, les accumulateurs électriques actuels sont limités. Un projet d'éoliennes d’offshore sur la côte espagnole L’Union européenne fi nance un projet pouvant assurer le développement d'éoliennes offshore. Il est actuellement en cours de réalisation sur la côte espagnole. L'objectif général du projet est de poser les fondements pour le développement d'éoliennes offshore complètes totalement opérationnelles à l'échelle industrielle. Elles sont capables de générer entre 10 à 20 mégawatt d'énergie. Pour se faire une idée des rendements, des éoliennes modernes terriennes peuvent actuellement produire entre 300 kilowatts et 6 mégawatt d'énergie. Donc, la construction de la plateforme d'essai au large de la côte espagnole sera un des premiers indicateurs de l'évolution du projet. « Afi n de tester les derniers résultats de recherche, nous élaborons une plateforme d'essai de 1 mégawatt dans le golfe de Gascogne au nord de l'Espagne », affirme Matthias Hofmann, chercheur du projet SINTEF Energy Research en Norvège. « Elle sera prête dans trois ans et nous permettra de combler le fossé énergétique et de faire passer l'essai mené à petite échelle à une installation offshore à échelle réelle. » La conception des pales et les systèmes de contrôle sont un défi Nombreuses sont les différences entre la conception d'une éolienne pour utilisation sur terre et une éolienne fl ottante sur l'eau. Par exemple, la conception des pales de rotor et des systèmes de contrôle Instant terrestre www.instanterrestre.fr Scanpix Jorgen/AFP Le Danemark, leader mondial dans la production d'énergie éolienne, a construit le plus grand parc éolien du monde. représenteront un défi. Les chercheurs doivent également trouver un moyen pour que les éoliennes fl ottantes fonctionnent le plus indépendamment possible. « Il ne suffi t pas simplement d'avoir des éoliennes offshore, leur fonctionnement et leur maintenance impliqueront des défis, tout comme le simple fait d'y accéder. À marée haute, par exemple, il sera diffi cile d'être'à bord'pour la vérifi cation de panne et de la maintenance », explique Harald Svendsen, un autre chercheur du SINTEF Energy Research. Outre leur construction et leur maintenance, les chercheurs devront également chercher différents moyens de connecter une éolienne fl ottante au réseau électrique sur terre. Les chercheurs devront trouver comment libérer la quantité minimale d'énergie au cours du transfert et également s’assurer que les critères de qualité soient satisfaisants quant à l'approvisionnement en énergie. L’installation des éoliennes éloignées des côtes Il existe déjà des éoliennes offshore en Au Laos, la société s’appuie sur trois axes : la famille, le bouddhisme et la cuisine. Il suffi t de voir avec quel soin les aliments sont savamment préparés pour comprendre qu’ici, la gastronomie relève d’un savoir-faire ancestral. Chaque ingrédient, comme ici ces oignons frits à l’huile, nécessite du brio. Et quand l’air se remplit d’odeurs excitant les papilles, on picore ici et là des nems aux goûts incomparables, du sa ton pa* relevé d’une sauce légèrement épicée et du riz gluant cuit à la vapeur. En effet, la cuisine lao mériterait d’être connue et reconnue pour ses qualités gustatives et diététiques, bien loin des fast food appauvrissant notre assiette et du même coup, notre santé. * hachis de poisson cru Photos de Danish/Wikipédia fonction au Danemark et au Royaume- Uni, mais elles se situent dans des eaux peu profondes et à proximité de la côte. À l'avenir, les zones côtières se peuplant de plus en plus, les éoliennes devront être installées plus loin en mer, ce qui sera également meilleur pour l'environnement. Les éoliennes offshore offrent par ailleurs de nombreux avantage en termes de ressources, le plus fl agrant étant qu'en haute mer, les vents sont plus forts et plus puissants, autrement dit de plus grandes plateformes peuvent être bâties, capables de traiter de plus grandes masses d'air par rapport à leurs pairs sur terre. Diminution des coûts de commercialisation Le projet HIPRWIND visera également à combler le fossé en termes de développement technologique entre la mise à l’essai à petite échelle et le déploiement offshore à grande échelle. Par conséquent, HIPRWIND réduira considérablement le risque et les coûts de commercialisation technologique profonde offshore. Les chercheurs peuvent utiliser deux zones de test existantes offshore avec une situation favorable et une infrastructure adéquate, telle que la connexion sur grille et les installations de surveillance. L'impact total du projet sera assuré par une participation accrue de la part des deux partenaires industriels et des parties prenantes de recherche et du développement des secteurs maritimes offshore et de l'énergie éolienne, avec un arrière-plan puissant dans un environnement rude de développements industriels. Cordis nouvelles Beauté du geste et art culinaire Texte et photo de Stéphane Cabaret
La Grande Époque ● 16 – 30 AVRIL 2011 Gestion planifiée des déchets - réutilisations Planification des déchets La société de consommation, de plus en plus indissociable de celle du gaspillage à tous points de vue qu'elle engendre, se voit confrontée, que l'on consente à le reconnaître ou non, à l'impossibilité pratique de gérer et contenir les flux perpétuellement amplifiés de ses déchets de toutes sortes et catégories. Tenter de s'y appliquer entraîne des coûts de plus en plus élevés pour des résultats sans possible adéquation avec les contraintes réelles auxquelles on ne sait guère faire face. La cause en est à l'évidence due au fait que le champ d'action envisagé est strictement réduit à l'aval, les intérêts installés en amont, nous l'avons déjà souligné en d'autres occasion, étant trop puissants pour se voir déstabilisés… pour le moment. Dans ces conditions, les louables objectifs fi xés par des directives venues tant de l'Europe que des autorités compétentes des États membres en restent le plus souvent au stade du vœu pieux, de réalisation lointaine et incertaine. Pour ce qui est de la France, les autorités compétentes sont le ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM), les conseils généraux ou le conseil régional en ce qui concerne l'Île-de-France ainsi que nombre d'autres organismes locaux ou territoriaux en liaison ou partenariat avec l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie, dont les implantations sont réparties sur tout le territoire). Ils sont chargés de faire appliquer et respecter foule de dispositions, dont les récentes lois de Grenelle I et II et d'élaborer les divers plans destinés à y parvenir. Sont ainsi nés les PEDMA (Plan d'Élimination des Déchets Ménagers et Assimilés), PREDD (Plan Régional d’Élimination des Déchets Dangereux), PDPD (Plan Départemental de Prévention des Déchets) et beaucoup d'autres visant toutes catégories de déchets, tous perpétuellement susceptibles de révision. Elle est effectuée tous les six ans avec d'innombrables amendements à la clé. C'est une quête en incessant devenir. Les objectifs continuellement revus doivent également répondre aux Évaluations Environnementales des Plans Déchets (EEPD), l'ADEME participant à leur suivi et aux campagnes de sensibilisation du grand public. Cette complexité suggère à quel point on s'est laissé limiter aux seuls aspects juridico-bureaucratiques et administratifs de la planifi cation des déchets, laquelle mobilise beaucoup de compétences, d'efforts et de vertu sans que des solutions défi nitivement satisfaisantes puissent être escomptées à terme. Le problème qui se pose est alors celui des coûts de tout cet encadrement, néanmoins tout à fait nécessaire dans les temps présents et particulièrement le seul à se préoccuper des situations de crise, spécialement du risque inondation et de sa prévention, qui ont été de grande actualité tant en France que dans beaucoup de régions du monde au début de 2011. Les diffi cultés rencontrées dans ces circonstances sont extrêmes et l'on ne peut que chercher à réduire les énormes dégâts et perturbations occasionnés par l'eau, et atténuer la vulnérabilité des sites touchés ou menacés. À cet égard, l'anticipation la plus effi cace est de mise et justifi e les investissements (de l'ordre de 10 à 20 millions d'euros) désormais envisagés. Les organismes suscités de fraîche date pour jouer ce rôle sont pour certains d'entre eux (Centre Européen de Prévention du Risque d'Inondation ou CEPRI, qui prend également en charge la gestion des déchets post-crue) basés à Orléans. À Paris, dans le 19 e arrondissement, nous pouvons également citer l'Association Robin des Bois, très performante dans l'étude et la gestion « à chaud » et surtout a priori des situations de crise. Sa présidente Charlotte Nithart a fait des descriptions criantes de vérité et montré que les déchets post-catastrophe étant de toute nature, sont potentiellement les plus polluants et dangereux selon les sites d'où ils ont été arrachés. Dès 2005, l'association a initié une réfl exion de prévention avec la création du GEIDE (Groupe d'Expertise et d'Intervention Déchets) post-catastrophe. Un premier rapport sur les risques sanitaires et environnementaux a été publié en 2007 avec l'aide de l'ADEME. Retour sur les coûts Il serait irréaliste de dénier l'intérêt de toutes ces prestations et interventions. Mais nous en revenons à la question de leurs coûts et retombées au niveau des particuliers, aisés ou amoindris par la crise, qui en défi nitive en supportent toujours entièrement la charge, directement et indirectement. Elle ne cesse de croître avant de devenir à terme à coup sûr insurmontable, ainsi que le titre de notre étude en évoque la perspective : que deviendront alors les systèmes aujourd'hui en place ? Réutilisation des emballages industriels Encore un domaine permettant une très intéressante illustration de l'insurmontabilité des coûts : celui des réutilisations, en l'occurrence des emballages industriels, qui en fournit une approche très large. C'était le sujet de la Journée technique nationale organisée à Paris 12 e, aux Salons de l'Aveyron le 18 novembre 2010, à la suite de celles consacrées à la Planifi cation des Déchets, les deux jours précédents. Si la politique amont de la grande distribution qui, imposant toujours sa loi, participe grandement à la marée croissante de déchets déferlant sur la planète, qu'on ne sait plus comment endiguer, la quasi-impossibilité de fi nancer les réutilisations dès lors que cela représente un obstacle à l'exigence de rentabilité directe et immédiate, héritée de la crise, est la conséquence même de la mondialisation génératrice de ladite crise précisément, qu'aucun chef d'État ne paraît songer à infl échir. Ce piège, aux implications sans fin, qui pourrait se refermer sur la ruine de tous continue, pour l'heure, à compliquer la vie de beaucoup. C'est dans ce contexte que se place la problématique des réutilisations, extrêmement complexes en soi, que nous ne pouvons que survoler schématiquement ciaprès. Comme l'a exposé d'entrée Alain Geldron (ADEME), la réutilisation, très ancrée naguère dans les mœurs, est tombée en désuétude du fait de l'incursion des habitudes modernes de consommation, vecteur du jetable. La toute nouvelle survenue www.lagrandeepoque.com des préoccupations environnementales a rendu une certaine faveur à l'emballage réutilisable, mais dans la limite très rapidement atteinte des surcoûts supportables pour le maintien d'un tel choix ; dans l'état actuel de la conjoncture, il y a un équilibre précaire à trouver entre réutilisation ou orientation vers des fi lières de recyclage ou de valorisation, qui ne sont pas non plus sans frais. Le coût des transports grève par ailleurs de plus en plus toute cette économie, sans que l'on puisse omettre celui des réparations, remplacements, etc. toujours inévitables. Cependant, malgré la fragilité de cette interactivité, une étude a été conduite par l'ADEME entre 2003 et 2008 : ces travaux montrent que, sans réutilisation, « la quantité de déchets d'emballages industriels serait, hors palettes bois, de un à deux millions de tonnes supérieurs et pour les palettes bois, de plus de six millions de tonnes ». En fait, le flux des emballages est de 13 millions de tonnes par an. Ces données sont, bien sûr, valables pour la France. Penser à celles qui correspondent aux pays développés ou en voie de développement donne le vertige. Il reste encore à considérer le cadre juridique, très étroit, défi nissant les caractéristiques d'un emballage réutilisable avant qu'il ne devienne déchet d'emballage. C'est Evelyne Laurent (ADEME) qui a été chargée de l'exposé correspondant : les exigences touchent tous les secteurs, de l'aptitude à supporter de nombreux trajets et rotations à la sécurité, tant au plan sanitaire qu'à ceux du respect de l'environnement et des normes en vigueur en cas de valorisation. Les circuits de la réutilisation ne se trouvent pratiquement plus au niveau du grand public, orienté vers les déchetteries, mais interviennent dans les relations inter-industries et industries-distribution. On observe là « entre deux à trois milliards de rotations d'emballages par an ». Les principaux types d'emballages réutilisés sont : - les palettes bois : le parc est de quelque 300 millions d'unités pour environ 2,5 millions de m 3 de bois et les rotations annuelles sont au nombre de bien plus du milliard de mouvements. Malgré les réparations et Focus 11 ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP PHOTO Marseille : Une femme ouvre des rideaux fabriqués avec du papier recyclé et dessinés par le brésilien Nido Campolongo, les lampes sont du designer français LN boul. Photo prise lors d’une présentation il y a quelques années de plusieurs designers brésiliens utilisant du matériel recyclé pour leurs créations. L'écueil de l'insurmontabilité des coûts aux journées techniques nationales de l'ADEME remplacements, le taux de réutilisation est jugé très élevé. - les fûts métalliques de 200 litres et plus, très aisément réutilisables à partir d'une certaine épaisseur : quelque 7 millions d'unités - les fûts de brasserie de 20 à 50 litres destinés aux cafés, hôtels, restaurants (CHR). Le parc est de 2,5 millions de fûts intégralement réutilisés - les caisses, caisses-palettes et palettes en plastique : 100 millions d'unités, largement réutilisés ou réemployés (fruits, légumes, etc. casiers à bouteilles, etc.). Il existe aussi des caisses carton, les moins longuement aptes à réutilisation. - les bouteilles de verre pour (toutes) boissons : un milliard de bouteilles pour environ 500.000 tonnes - les tourets en bois pour transports de fils et câbles Il existe bien d'autres catégories d'emballages réutilisables pour des activités et services plus restreints et ciblés (portages à domicile, etc.) auxquels nous ne faisons allusion que pour mémoire, car il nous faut beaucoup résumer. Signalons encore que devant l'immense diversité des emballages, réutilisés ou à usage unique existant sur le marché, une normalisation très élaborée et très stricte va devoir être mise en place désormais afi n de répondre à toutes sortes de nécessités (remplissage optimisé des camions afi n de réduire les frais des transports, simplifi cation des manipulations, amélioration de l'hygiène, lutte contre les contrefaçons pour les matériels brevetés, etc.) en collaboration avec le club Demeter, Environnement et Logistique, partenaire de l'Ademe, également promoteur du PET, aisément recyclable. Les trois Journées techniques nationales de l'Ademe de novembre 2010 ont consisté en une mine d'informations très précieuses au plan didactique. Elles comportaient entre elles un lien logique que nous avons cherché à dégager sur le mode synthétique : elles ont représenté un contact ponctuel avec la situation présente de devenir indéfi ni et instable des sociétés évoluées, mais aussi bientôt du monde entier. HENRI DURRENBACH



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