Epoch Times Paris n°196 16 mar 2011
Epoch Times Paris n°196 16 mar 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°196 de 16 mar 2011

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : la Chine fait son trou en Amérique du Sud.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 International www.lagrandeepoque.com La crise énergétique au Pakistan Suite de la première page Les pannes d’électricité planifiées et non planifiées, considérées comme du rationnement, deviennent dans les activités quotidiennes une épreuve constante pour des citoyens ordinaires à travers le pays, ce qui provoque la colère de gens du peuple qui se sentent marginalisés. Pour la population, aucun doute : la seule cause des diffi cultés est la mauvaise gestion par les responsables du secteur de l’énergie et par les ministères. La grande majorité des Pakistanais condamnent les responsables du gouvernement comme corrompus, indifférents et incompétents. Humza Sheikh, un jeune homme qui revient tout juste d’une mission professionnelle à Dubai, dit : « Nous avons toutes les ressources dans notre pays. Nous avons juste de mauvais dirigeants. Nous avons besoin d’une personne qui prenne soin du Pakistan ». Le pays possède les sixièmes plus grandes réserves de charbon au monde, mais n’en utilise que 5% pour produire de l’électricité. Avec neuf à dix mois de soleil permanent dans le pays, l’énergie solaire, que le gouvernement n’a pas encore développée, est une autre source importante qui pourrait être exploitée. File à la station d’essence. Rationnement Le gouvernement a commencé le rationnement il y a trois ans et a doublé les heures de coupure depuis 18 mois. Le rationnement affecte maintenant la vaste majorité de la population et toutes les sphères de la société, du villageois à l’industriel, à des degrés divers. L’hiver dernier, l’électricité pouvait à certains endroits être coupée pendant six heures, à n’importe quel moment de la journée. Quand les coupures sont planifiées, les gens peuvent organiser leur usage énergétique en conséquence, mais quand Masooma Hag/La Grande Époque l’énergie est coupée brutalement, ce qui arrive fréquemment, les Pakistanais sont souvent laissés sans ressource pour faire leur travail. Selon un rapport du Dawn Media Group du Pakistan, l’industrie dans le pays a perdu plus de 4 milliards de dollars au Le gros problème de la beauté en Mauritanie En Occident, on s’acharne à maigrir. En Mauritanie, c’est le contraire. NOUAKCHOTT – Le gavage des filles est en voie de disparition en Mauritanie, en particulier dans les zones urbaines, mais beaucoup de jeunes filles et de jeunes femmes utilisent de leur plein gré des méthodes modernes et dangereuses pour parvenir à la silhouette corpulente qui a longtemps été un signe extérieur de richesse dans le pays. « Le gavage forcé est devenu pratiquement une chose du passé. Il est généralement limité aux zones rurales reculées », a dit Zeinabou Mint Taleb Moussa, directrice de l’organisation non gouvernementale (ONG) Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant (AMSME). « Mais les jeunes femmes qui veulent prendre du poids et [qui ont recours pour cela à des moyens extrêmes] sont effectivement une réalité. » Des Mauritaniens ont parlé à IRIN de cas récents où de jeunes femmes sont mortes à cause des médicaments qu’elles avaient pris – y compris des produits destinés à l’élevage – pour gagner du poids. Certes, les canons de la beauté changent petit à petit et certaines femmes refusent la pratique destructrice du gavage forcé mais, traditionnellement en Mauritanie, une silhouette potelée chez la femme est symbole de richesse et de bonne santé. Des générations durant, les familles ont gavé leurs filles avec des litres de lait de vache ou de chamelle chaque jour, en partie pour améliorer leurs perspectives de mariage. Selon un proverbe mauritanien de l’ethnie maure, « la femme occupe dans le cœur de l’homme la place qu’elle occupe dans son lit ». Cependant, au cours des dernières années, des jeunes filles et des femmes se tournent de leur propre chef vers d’autres méthodes : prendre par exemple des produits à base de cortisone – dont un destiné à engraisser le bétail – des sirops stimulant l’appétit et des médicaments psychotropes. « Il y a quelques mois, ma cousine est allée au village pour se préparer à son mariage », a dit un membre de l’AMSME qui a demandé à rester anonyme. « Cette préparation comprend un engraissage et elle est morte d’une overdose de médicaments censés aider à gagner du poids. » Un autre cas concerne une jeune fille vivant dans un bidonville de la capitale Nouakchott qui est morte récemment après avoir pris des médicaments destinés au bétail, a dit Souleimane Cherif, le président de l’Association des pharmaciens de Mauritanie. Mohameden Ould Ekahe, chercheur en sociologie, a dit que l’un des médicaments pris par les femmes pour « engraisser » est connu localement sous le nom de dregdreg, un mot hassaniya qui veut dire secousse cardiaque, en raison de l’un des risques sanitaires qu’il peut provoquer. Ces produits s’obtiennent facilement et c’est en partie le problème, a dit à IRIN le pharmacien M. Cherif. « La réglementation n’est pas strictement appliquée à cause des bénéfi ces Seyllou/AFP/Getty Images En Mauritanie, une bonne corpulence chez la femme est symbole de beauté et de richesse. que représente pour certains le secteur médical », a-t-il dit. « De plus, les ressources de l’État sont relativement limitées. Toutefois, les autorités ont fait des efforts ces trois dernières années, en retirant par exemple certains produits du marché. » Malgré ces efforts et la loi de 2010 prévoyant des pénalités plus sévères pour les ventes illicites de médicaments, n’importe qui peut acheter les produits sur les marchés et dans les pharmacies. Il est diffi - cile de dire combien d’argent est dépensé pour ces produits utilisés dans un but de gavage, car une bonne partie des transactions se font au marché noir. Beaucoup de femmes demandent également des pilules contraceptives, uniquement parce qu’elles permettent un gain potentiel de poids, et des sirops stimulant l’appétit, a dit Anna Fall, sage-femme dans un centre de santé d’un quartier pauvre de Nouakchott. De l’ignorance ? La volonté d’accumuler les kilos en trop est associée à une série de risques : maladies cardiovasculaires, insuffi sance rénale, diabète et tension artérielle, a dit 16 – 31 MARS 2011 ● La Grande Époque cours de 18 derniers mois en raison des coupures d’électricité et du rationnement de gaz. Les petites entreprises sont celles qui souffrent le plus de pertes fi nancières – en moyenne 50% de leur chiffre d’affaires, avec les centres commerciaux « Entre 8 et 11 heures du matin, c’est le moment le plus important pour les affaires, mais maintenant l’énergie est coupée à 8 heures du matin », explique Muhammad Wasim, un directeur de magasin de prêt-à-porter à Islamabad. « Les clients ne veulent pas sortir de chez eux, même si nous avons un générateur, parce qu’il fait trop noir », dit-il dans une interview. La production est aussi durement frappée par les coupures, avec 8 à 12 heures par jour de rationnement dans tout le Pakistan, ce qui a pour conséquence une hausse de 30 à 40% du coût de la production. Les coûts de fabrication sont devenus si chers pour les petites entreprises, par exemple pour le savon et la sidérurgie, que certaines sont obligées de fermer. D’autres sociétés ne peuvent plus se permettre de garder tout leur personnel, ce qui entraîne des licenciements ou des paies réduites au minimum légale, qui est de 85 dollars par mois au Pakistan. MASOOMA HAQ MohammedLemine Ould Cheikh, médecin en chef au centre de santé. « La plupart des femmes ne savent pas que ces médicaments sont dangereux, sinon elles ne les prendraient pas. C’est une question d’éducation. » Pour Taleb Moussa, ce n’est pas une simple question d’ignorance : certaines jeunes filles qui veulent prendre du poids rejettent l’idée qu’un mauvais usage des médicaments puisse être dangereux. « Un jour, j’étais dans une pharmacie et j’ai vu des jeunes filles acheter ces produits. Je leur ai dit que c’était dangereux, mais elles ont ri et ont continué ce qu’elles faisaient. » De fait, la pression sociale et des critères très anciens perdurent. Marième Diallo, âgée de 53 ans, a été gavée durant son adolescence. Ses deux filles, 14 et 19 ans, sont minces et refusent de prendre du poids. Diallo a dit qu’elle ne les forcerait pas, mais ses amies se moquent d’elle. « Ma voisine est venue récemment pour me dire que ce n’était pas normal, que c’était un déshonneur pour ma famille que mes filles soient minces. Elle voulait les emmener au village pour leur faire prendre du poids. » Beaucoup d’hommes voient encore la taille comme une mesure de la beauté. « Pour certains hommes, cela reste humiliant d’avoir une femme maigre », a dit à IRIN la coordinatrice de l’AMSME, Khadija Sakho. « Ils ont honte de recevoir leurs amis à la maison. » IRIN News Je m’intéresse au monde, je lis La Grande Époque Abonnez-vous dès aujourd'hui en remplissant le bulletin d'abonnement page 15 33 PAYS 17 LANGUES 1 JOURNAL La Grande Époque The Epoch Times
La Grande Époque ● 16 – 31 MARS 2011 www.lagrandeepoque.com 3 NEW YORK – Les groupes haineux aux États-Unis sont en constante croissance et leur nombre a dépassé le millier pour la première fois en 2010. Les résultats de la recherche ont été compilés dans un rapport, The Year in Hate & Extremism, 2010, par le Southern Poverty Law Center (SPLC), une organisation de défense des droits civils basée en Alabama. Qu'elles soient alimentées par le racisme ou une idéologie radicale, la croissance et la propagation des groupes haineux ne montrent aucun signe d'essouffl ement. « Je m'attendais à ce que cette croissance très rapide ralentisse l'année dernière, mais ça n'a pas été le cas », commente Mark Potok, directeur de l'Intelligence Project du SPLC et auteur du rapport. « Il est très probable que la situation se détériore avant qu'elle ne s'améliore », croit-il. Selon le SPLC, le nombre de groupes haineux est en croissance constante depuis 2000, alors que 602 groupes étaient recensés aux États-Unis. Le SPLC défi nit un groupe haineux comme étant focalisé sur la haine d'un autre groupe, la plupart du temps un autre groupe racial ou ethnique. Entre 2009 et 2010, ces groupes sont passés de 932 à 1002. Les données du SPLC montrent une croissance similaire chez les extrémistes contre l'immigration illégale et chez les groupes et milices patriotiques antigouvernementaux. Le nombre de groupes patriotiques antigouvernementaux est passé sous la barre de 200 entre 2000 et 2008, mais a augmenté drastiquement en 2009. Il y a actuellement 824 groupes patriotiques antigouvernementaux, alors qu'il y en avait 149 en 2008. C'est le nombre le plus élevé depuis 1996. « Il y a un très grand nombre d'hommes blancs vraiment en colère qui pensent avoir perdu leur pays », explique M. Potok. « Je crois que ce qui alimente la croissance de ces groupes, c’est la colère véritable face au changement de la démographie raciale dans ce pays », affirme-t-il, citant une prédiction du Bureau de recensement américain indiquant que les blancs vont perdre leur majorité en 2050. L'effervescence de ces groupes coïncide aussi de près avec l'élection de Barack Obama à la présidence et avec la crise économique de 2008. Selon le rapport, « il semble évident que le président Obama continuera de servir de bouc-émissaire à plusieurs personnes de la droite politique, étant un homme qui représente à la fois le gouvernement fédéral et le fait que la composition ethnique des États- Unis est en train de changer ». L'inquiétude principale concernant la montée des extrémistes est le potentiel de violence qu'ils génèrent. L'attentat d'Oklahoma City en avril 1995, qui a tué 168 personnes, a été perpétré par le militant d'extrêmedroite Timothy McVeigh. L'atmosphère actuelle « commence à ressembler à la période qui a mené à Oklahoma City », estime M. Potok. « Je ne prédis pas un autre attentat […] mais ça semble entièrement possible. » Plusieurs attaques ont été déjouées ces dernières années. Un néo-nazi armé de grenades improvisées se dirigeant à la frontière de l'Arizona a été arrêté en janvier et un attentat préparé par un extrémiste antigouvernemental, visant le défi lé de Martin Luther King Jr. à Spokane, Washington, a aussi été déjoué selon le rapport du SPLC. Où trouver La Grande Époque à Paris ? Quelques adresses : Hôtel Mansart, 5 rue des Capucines, 75001 Paris Théâtre Le Dejazet, 41, boulevard du Temple, 75003 Paris Boulangerie Vitry d'Aubigny, 133, rue Sèvres, 75006 Paris Brasserie Lutetia, 23, rue de Sèvres, 75006 Paris Les Deux Magots, 6, place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris Café de Flore, 172, boulevard Saint-Germain, 75006 Paris Le Bonaparte, 42, rue Bonaparte, 75006 Paris Restaurant François Coppée, 1, boulevard du Montparnasse, 75006 Paris Boulangerie Délices de Sèvres, 70, rue de Sèvres, 75007 Paris Boulangerie Malo, 54, rue de Sèvres, 75007 Paris Les Vins du Terroir, 34, avenue Duquesne, 75007 Paris Le Concorde, 239, boulevard Saint-Germain, 75007 Paris À La Dauphine, 237, boulevard Saint-Germain, 75007 Paris Café Le Bourbon, place du Palais Bourbon, 75007 Paris Hotel Fouquet’s Barrière, 46 avenue George V, 75008 Paris Plaza Athenee, 25 Avenue Montaigne, 75008 Paris Le Paris London, 16, place de la Madeleine, 75008 Paris Restaurant Hédiard, 21, place de la Madeleine, 75008 Paris La Grande Époque, 83, rue du Château des Rentiers, 75013 Paris Maroquinerie Mozart, 13, avenue Mozart, 75016 Paris La propagation de la haine L'épidémie grandissante de haine et d'extrémisme des deux côtés de l'échiquier politique est alimentée en grande partie par Internet, lequel devient une plateforme permettant aux groupes de communiquer et de répandre leur idéologie. Un rapport de l'organisation juive Simon Wiesenthal Center, publié en 2009, décrit l'ampleur du problème. Les sites web haineux et terroristes sont passés de un seul en 1995 à 10.000 en 2009. « Internet est merveilleux pour communiquer, mais il a aussi un côté sombre », affirme Joe Kaufman, président d'Americans Against Hate, une organisation des droits civils et de surveillance du terrorisme. « Alors qu’Internet prend de l'expansion avec des choses comme Facebook, ça devient plus facile pour ces groupes de prendre aussi de l'expansion », ajoute-t-il. « Internet est pour eux la meilleure chose qui aurait pu arriver. » Il donne l'exemple du site de suprématie blanche Stormfront, qui se qualifi e de « communauté des blancs nationalistes ». Le site web héberge un babillard en plusieurs langues qui agit comme point de rencontre central pour le mouvement de suprématie blanche international. « Il semble que chaque organisation de suprématie blanche dans le monde a un ancrage au sein de cette organisation où International Plus de 1.000 groupes haineux aux États-Unis Un organisme découvre une « croissance explosive » de l’extrême-droite. Des membres d’un groupe néo-nazi américain. Gabriel Bouys/AFP/Getty Images elles peuvent toutes communiquer entre elles », explique M. Kaufman. Bien que Kaufman et Potok soulignent qu'il est peu probable que tous les membres de ces organisations haineuses et extrémistes se tournent vers la violence, elles fournissent souvent l'idéologie qui incite des individus à le faire. « Ça ne prend qu'une seule personne pour infl iger des dommages majeurs à ce pays, et je crois que le contenu et les images qu'ils utilisent sont assez extrêmes qu'ils pourraient générer quelque chose », conclut M. Kaufman. JOSHUA PHILIPP



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