Epoch Times Paris n°194 16 fév 2011
Epoch Times Paris n°194 16 fév 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°194 de 16 fév 2011

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : les révolutions arabes inquiètent Pékin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 International www.lagrandeepoque.com Le Parlement britannique envisage de divorcer de la justice européenne En réitérant son opposition extrêmement ferme au droit de vote des prisonniers, le Parlement britannique a mis le 11 février le Premier ministre David Cameron dans une position délicate vis-à-vis de l’Europe. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a jugé en 2005 que la loi britannique, qui depuis la fi n du XIX e siècle interdit de vote les prisonniers, est non-conforme au droit européen. Après une série d’appels commencés sous le gouvernement Blair, le gouvernement de David Cameron a tenté, en pure perte, de trouver une position médiane entre les exigences européennes et une position nationale très tranchée sur le sujet. À en croire un très sérieux rapport soumis au Parlement britannique, les lois britanniques sont « menacées » par les lois européennes, qui supplantent les prérogatives du Parlement Britannique. La recommandation est donc simple : couper tout lien avec la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Policy Exchange, un think-tank conservateur du Royaume, indique que la décision de la CEDH, qui exige le maintien du droit de vote aux prisonniers du Royaume-Uni, illustre de façon fl agrante le confl it croissant entre des juges « incompétents » à Strasbourg et la volonté du Parlement élu à Londres. Dans son rapport, Policy Exchange pointe un certain nombre d’insuffi sances de la CEDH, et affirme qu’une réforme en profondeur de l’institution est indispensable. Sans quoi, si le Royaume-Uni ne peut rapidement infl uer sur le mode de fonctionnement de la Cour, il devra la déclarer incompétente et cesser toute relation avec elle. Lord Hoffmann, ancien juge de la Cour suprême d’appel, explique en préambule du rapport rédigé par Michael Pinto-Duschinsky, ancien conseiller du gouvernement britannique, que la Cour de Strasbourg « s’est arrogée le pouvoir extraordinaire de microgérer le droit dans chacun des États membres. » Pour lui, « la tendance a longtemps été de dire que rien ne pouvait être fait. Nous sommes prisonniers de la Convention et de la Cour européenne des Droits Anna Chapman, l'espionne russe qui a été démasquée aux États-Unis et déportée dans son pays natal, entend profi - ter de son nouveau statut de célébrité… en commercialisant son nom. L'agence de presse Reuters a rapporté que Mme Chapman, âgée de 28 ans, a entamé les procédures pour commercialiser le nom « Anna Chapman » au mois d'août 2010. « Peut-être qu'elle souhaite ouvrir le nettoyeur à sec "Anna Chapman" ou vendre des biscuits », plaisante Nikolai Kravtsov, un fonctionnaire de l'agence russe de propriété intellectuelle. Après sa déportation, l'espionne est apparue sur la couverture des tabloïds et magazines et a effectué un certain nombre d'apparitions publiques, accédant au statut de célébrité en Russie. La Cour Européenne des Droits de l’Homme. de l’Homme et sauf à devenir un État paria exclu de l’Union européenne, nous devrions accepter la juridiction de la Cour. » Blair Gibbs, directeur de la division crime et justice de Policy Exchange, donne le contexte à la BBC : « Le droit de vote pour les prisonniers a attiré l’attention du public sur le confl it croissant entre les juges et les souhaits de notre Parlement élu. » « Les citoyens souhaiteraient que de telles choses soient décidées au Royaume-Uni, et non par des juges étrangers assis dans une cour distante. » La CEDH est distincte de l’Union européenne et a été créée pour protéger les droits de l’homme dans l’Europe de l’après seconde guerre mondiale. Ses attributions dépassent celles des cours de justice britannique, et même du Parlement, affirme Pinto-Duschinsky. Ceci Selon Reuters, Chapman a enregistré son nom pour des marchandises telles que des vêtements, des montres, de la vodka et d'autres produits. La marque de commerce sera valide jusqu'en 2020. L'année dernière, elle et neuf autres espions russes allégués ont été démasqués aux États-Unis et ont fait l'objet d'un échange contre des agents américains détenus en Russie. Le quotidien St. Petersburg Times a rapporté qu'Anna Chapman a également lancé son émission de télévision dernièrement, dans laquelle elle « révèlera tous les secrets » de sa vie. Le nom de l'émission est « Secrets du monde avec Anna Chapman. » ALEX JOHNSTON JOHANNA LEGUERRE/AFP/Getty Images 16 – 28 FÉVRIER 2011 ● La Grande Époque est lié au Human Rights Act britannique de 1998 : ce texte a inclus la Convention Européenne des Droits de l’Homme dans le droit britannique, liant les juges britanniques à la jurisprudence établie par les juges de Strasbourg et obligeant les parlementaires britanniques à légiférer en conformité avec les positions de la CEDH. « L’un des problèmes essentiels dans les profonds changements qui se sont produits dans la structure du gouvernement au Royaume-Uni est que les réformes importantes ont été discutées dans un monde semi-privé dans lequel gravitent les lobbyistes des droits de l’homme, certains juristes spécialisés et des académiques », écrit Pinto-Duschinsky. « Il n’y a eu que peu de discussion avec le grand public. Combien de personnes réalisent que le Royaume-Uni est sous la juridiction de trois cours ‘suprêmes’dont les sièges sont respectivement à Londres, au Luxembourg et à Strasbourg ? », ajoute-t-il. En recommandant de couper tout lien avec la CEDH, Duschinsky affirme ne pas demander que le Royaume-Uni laisse de côté les droits déjà incorporés à la loi britannique, mais qu’il ne considère pas la Cour comme compétente lorsqu’elle cesse de respecter la souveraineté nationale – auquel cas l’arbitrage fi nal devrait être donné par la Cour Suprême de Londres. Le rapport balaie le risque qu’une nonreconnaissance de la CEDH conduise à une impossibilité de rester membre de l’Union européenne, se basant sur des analyses juridiques « poussées » tendant à indiquer le contraire. Le Premier ministre David Cameron a lui-même indiqué que le fait de donner le droit de vote aux prisonniers le rendait « physiquement malade. » Mais il a ouvert la voie à un compromis qui maintiendrait le droit de vote pour les personnes condamnées à moins de quatre ans de prison, ceci pour éviter des poursuites européennes qui pourrait coûter près de 200 millions d’euros au Royaume. William Hague, ministre britannique des Affaires étrangères, considère lui aussi que la CEDH « interprète la loi d’une façon nouvelle et, il me semble, largement inutile. J’ai moi-même toujours été opposé au droit de vote pour les prisonniers. » « Ce que nous avons décidé du fait de notre grande opposition à ceci, est de faire le minimum qui nous permette de respecter ce jugement et de ne pas donner le droit de vote aux pires criminels », déclare Hague, cité par le Telegraph. C’était avant la fronde des parlementaires. La motion proposée par le conservateur David Davis et l’ancien ministre Jack Straw, réaffirme qu’aucun prisonnier n’a le droit de vote, sauf s’il est incarcéré pour dettes. La même motion tacle la CEDH, en la déclarant incompétente pour ces sujets qui relèvent « des parlements démocratiquement élus. » « La balle est maintenant dans le camp du gouvernement pour dire à la CEDH qu’elle ne peut supplanter le rôle des Parlements », exulte Davis, que cite l’AFP. La réponse européenne ne s’est pas fait attendre : Christos Pourgourides, président de la Commission des questions juridiques et des droits de l'homme de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe indique être « très déçu par le vote, qui méprise ouvertement l’arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l'homme au sujet du droit de vote des détenus. J’avais espéré que le parlement de l’une des plus anciennes démocraties d’Europe – considéré comme jouant un rôle de premier plan dans la protection des droits de l'homme – encouragerait le Royaume-Uni à honorer ses obligations internationales, comme l’y a exhorté notre Assemblée pas plus tard que le mois dernier. Tout État membre doit mettre en œuvre les arrêts de la Cour. » PETER SIMMONS Anna Chapman : nom d’espionne russe, maintenant marque de commerce Alexander Nemenov/AFP/Getty Images Je m’intéresse au monde, je lis La Grande Époque 33 PAYS 17 LANGUES 1 JOURNAL De l’ombre à la célébrité. Abonnez-vous dès aujourd'hui en remplissant le bulletin d'abonnement page 15 La Grande Époque The Epoch Times
JORDANIE La reine Rania au centre des critiques La reine Rania, épouse du roi Abdullah II de Jordanie, se trouve accusée de corruption par des clans tribaux de Jordanie. « Nous demandons au roi de remettre au trésor les terres et fermes offertes à la famille Yassin (la famille de la reine.) Ces terres appartiennent au peuple jordanien », déclarent 36 chefs tribaux dans une déclaration commune reprise par l’AFP. En Jordanie, la critique publique de la famille royale est passible de trois ans de prison. La reine Rania a gagné une réputation internationale et est fréquemment invitée à des réunions des Nations unies du fait de son implication dans des organisations caritatives pour le droit des femmes. Les tribus écornent cette image en l’accusant de vol et d’aspirations politiques inavouées. Elles préviennent que si la reine ne change pas de chemin et que des réformes politiques ne sont pas rapidement proposées, les chefs tribaux organiseront des manifestations comparables à celles de Tunisie et d’Égypte. « Elle construit des centres de pouvoir pour son intérêt propre, qui vont contre ce que les Jordaniens et les hachémites ont accepté. C’est un danger pour la nation et la structure de l’État… ainsi que pour le trône », dit la déclaration que la BBC a pu se procurer. « Mépriser le contenu de cette déclaration nous conduira à ce qui s’est produit en Tunisie et en Égypte, et qui arrivera aussi dans d’autres pays », préviennent les chefs. Des manifestations ont déjà éclaté en Jordanie ces dernières semaines, sans que le roi ou la reine soient visés : « Nous avons encore de la loyauté pour le trône hachémite, mais nous croyons que le roi Abdallah doit stopper les exactions de sa femme et de sa famille. Sinon, son trône pourrait être en danger », explique un des chefs de tribus. Le 11 février, la cour royale hachémite a diffusé un communiqué niant totalement les informations publiées et indiquant que les « 36 personnes citées ne sont pas les chefs des tribus auxquelles ils appartiennent, et LE CAIRE, EGYPTE – Une fillette rit sur les épaules de son père en traversant le Nil, en direction de la place Tahrir. Après 30 ans, le président Hosni Moubarak a été contraint à quitter le pouvoir. Où trouver La Grande Époque à Paris ? Quelques adresses : Hôtel Mansart, 5 rue des Capucines, 75001 Paris Théâtre Le Dejazet, 41, boulevard du Temple, 75003 Paris Boulangerie Vitry d'Aubigny, 133, rue Sèvres, 75006 Paris Brasserie Lutetia, 23, rue de Sèvres, 75006 Paris Les Deux Magots, 6, place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris Café de Flore, 172, boulevard Saint-Germain, 75006 Paris Le Bonaparte, 42, rue Bonaparte, 75006 Paris Restaurant François Coppée, 1, boulevard du Montparnasse, 75006 Paris Boulangerie Délices de Sèvres, 70, rue de Sèvres, 75007 Paris Boulangerie Malo, 54, rue de Sèvres, 75007 Paris Les Vins du Terroir, 34, avenue Duquesne, 75007 Paris Le Concorde, 239, boulevard Saint-Germain, 75007 Paris À La Dauphine, 237, boulevard Saint-Germain, 75007 Paris Café Le Bourbon, place du Palais Bourbon, 75007 Paris Hotel Fouquet’s Barrière, 46 avenue George V, 75008 Paris Plaza Athenee, 25 Avenue Montaigne, 75008 Paris Le Paris London, 16, place de la Madeleine, 75008 Paris Restaurant Hédiard, 21, place de la Madeleine, 75008 Paris La Grande Époque, 83, rue du Château des Rentiers, 75013 Paris Maroquinerie Mozart, 13, avenue Mozart, 75016 Paris Yasser al-Zayyat/AFP/Getty Images La reine Rania al-Abdullah de Jordanie s’exprime pendant un dîner de charité. ne représentent pas les dizaines de milliers de personnes de ces fi ères tribus jordaniennes qui se sont toujours vouées aux biens du royaume hachémite de Jordanie. » Affirmations vraies ou erronées ? La communication royale qui prévient de poursuites en justice contre l’AFP et son correspondant en Jordanie n’explique par les messages concordants reçus par d’autres grands médias sur le sujet. S’agit-il alors d’une tentative de désamorçage de ce qui pourrait être le début de revendications plus larges ? La déclaration tribale, outre ses attaques contre la reine, demande « une loi électorale moderne basée sur des consultations avec toutes les forces politiques de Jordanie, améliorant les libertés et la formation d’un gouvernement de salut national pour organiser des élections parlementaires transparentes » JACK PHILLIPS PUBLICITÉ FRANCE International La Grande Époque ● 16 – 28 FÉVRIER 2011 www.lagrandeepoque.com 3 La Russie menace de se retirer du nouveau programme START Tout juste après avoir signé le nouveau traité START (Strategic Arms Reduction Treaty) contre la prolifération nucléaire le 5 février, des hauts responsables russes ont indiqué que la viabilité du traité pouvait être rapidement compromise par le plan de bouclier anti-missile américain en Europe. Le nouveau START qui fait suite au premier accord signé en 1986 entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev, a demandé plus d’un an de négociations et prévoit une réduction de 30% de l’arsenal nucléaire de chacun des deux pays. Cependant indique Sergei Ryabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, « si les États-Unis accroissent le potentiel quantitatif et qualitatif de leur défense anti-missile…, la question se posera de l’adhésion de la Russie au traité ». Bien que la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton ait répété que les États-Unis souhaitent travailler avec la Russie à la conception de ce bouclier anti-missile, Moscou n’accepterait d’y participer que s’il y avait le même droit d’accès que les autres membres de l’OTAN. Le 10 février, Russie et OTAN ont tenu à Bruxelles leur première réunion sur le sujet, après un sommet commun en novembre 2010 qui avait permis de poser « les grands principes. » L’agence RIA Novosti cite Dimitri Rogozine, ambassadeur de la Russie à l’OTAN, qui explique : « Ces discussions sont très importantes et doivent créer un terrain de travail pour décider de l’ampleur de la coopération possible dans le système européen de défense anti-missile. » Les discussions doivent s’achever au plus tard en juin 2011, avec comme objectif de donner à la Russie suffi samment de garanties pour qu’elle ne considère pas que le bouclier affecte sa sécurité nationale. L’OTAN affirme que le système de défense anticipe une attaque par l’Iran, alors que Moscou estime qu’il s’agit de lui empêcher toute possibilité d’utilisation de son propre armement. JASPER FAKKERT Chris Hondros/Getty Images



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