Epoch Times Paris n°192 16 jan 2011
Epoch Times Paris n°192 16 jan 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°192 de 16 jan 2011

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : des nouvelles de Gao Zisheng... autre récit de souffrances.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 International www.lagrandeepoque.com 16 – 31 JANVIER 2011 ● La Grande Époque L’Amérique latine bouscule l’ordre international au Proche-Orient L’émergence serait affaire d’économie. Les observateurs fi nanciers, et les décideurs politiques des grands pays occidentaux, s’attachent à maintenir le débat sur l’émergence dans ce cadre. Jusqu’à admettre l’admission au sein du G-7, des économies montantes d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie. Argentine, Brésil et Mexique participent donc désormais aux réunions du G-20 cercle choisi et réservé censé canaliser le dialogue entre économies installées et émergentes. La reconnaissance en dominos de l’État palestinien par plusieurs États sud-américains en décembre 2010 est venue après d’autres événements diplomatiques rappeler que l’émergence est aussi une affaire de diplomatie. Le rapport de force présidant à la redistribution du pouvoir mondial est bel et bien global, politique tout autant qu’économique. La Bolivie, le 17 décembre 2010, après le Brésil, l’Argentine et avant l’Uruguay vient en effet d’annoncer qu’elle reconnaissait l'État palestinien. Le président Lula dans une lettre adressée le 3 décembre à son homologue palestinien, Mahmoud Abbas lui a écrit la chose suivante : « Par l’intermédiaire de cette lettre le Brésil reconnaît l’État palestinien dans ses frontières de 1967 (..) La reconnaissance de l’État palestinien répond à la conviction brésilienne que le processus de négociation entre deux États cohabitant pacifi quement et en sécurité est le meilleur chemin pour la paix au Proche Orient ». L’Argentine, le 6 décembre, a elle aussi offi - ciellement indiquée qu’elle reconnaissait la Palestine « comme État libre et indépendant », dans les limites des frontières de 1967. Le Fatah, parti du président de l’Autorité palestinienne a aussitôt commenté, qu’il s’agissait là « de messages forts de soutien au droit du peuple palestinien à la liberté et PUBLICITÉ FRANCE à l’indépendance et de rejet de l’occupation israélienne de la terre palestinienne ». Ces initiatives ne sont pas le résultat de décisions de circonstance. Elles s’insèrent dans un processus inscrit dans la durée. Le Brésil dispose d’une représentation diplomatique à Ramallah depuis 2004. L’Argentine a ouvert la sienne en 2008. La Bolivie avait suspendu ses relations diplomatiques avec Israël en 2008, après l’opération militaire de Gaza. Mahmoud Abbas a visité plusieurs pays d’Amérique du sud en 2009. Le chef d’État brésilien Lula da Silva a effectué une visite offi cielle à Ramallah et à Jérusalem, la première jamais effectuée par un responsable de son pays au Proche Orient, en mars 2010. L’Autorité palestinienne et l’Uruguay ont offi cialisé leurs relations bilatérales en avril 2010. L’Argentine, le Brésil, le Chili, le Mexique et le Venezuela, avaient condamné en mai 2010 l’attaque israélienne sur la fl ottille qui avait tenté d’apporter une aide matérielle aux Palestiniens de Gaza. Leurs gouvernements l’avaient exprimée chacun dans son style, mais la condamnation, commune, avait été franche et publique. Celle du Brésil avait été sans doute la plus énergique : « Le gouvernement brésilien a reçu avec consternation (..) l’annonce de l’attaque israélienne à l’un des bateaux de la fl ottille qui apportait une aide humanitaire internationale à la Bande de Gaza. Le Brésil condamne en termes véhéments l’action israélienne, compte tenu du fait qu’elle n’avait aucune justifi cation militaire ». Le gouvernement chilien de Sebastian Piñera avait également « condamné l’usage de la force (..) particulièrement dans ce cas survenu dans les eaux internationales, à l’origine de morts et de blessés (..) dans des navires (..) qui apportaient de l’aide humanitaire ». Le Mexique avait de la même De tous les renseignements improbables et étranges auxquels les services secrets américains ont eu accès et qui ont été diffusés dernièrement par les câbles de Wikileaks, le plus étonnant est sans contexte celui publié le 3 janvier par le journal allemand Der Spiegel. Ce câble diplomatique écrit en février rapporte les détails d’une réunion du Conseil Suprême de la Sécurité Nationale Iranienne (SNSC). Le Conseil s’était réuni pour discuter de la suite à donner aux manifestations de mécontentement de la population iranienne encore sous le choc de la répression d’État de l’été précédent. Les citoyens du pays étaient descendus en masse dans les rues pour protester contre des élections à l’évidence truquées. Ahmadinejad qui n’est pas réputé pour son ouverture d’esprit, a créé la surprise lors d’une session du conseil qui devait juguler les protestations de l’opposition de la mi-janvier juste après les manifestations d’Ashura, en adoptant une posture plutôt Par Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’IRIS libérale. Ahmadinejad aurait déclaré que « la population se sent étouffée » et aurait suggéré pour désamorcer la situation, d’accorder plus de libertés individuelle et sociale, y compris plus de liberté pour la presse. Sa proposition n’a pas obtenu l’adhésion des membres du conseil. Selon un témoin de la scène, la suggestion d’Ahmadinejad aurait provoquée la fureur de MohammedAli Jafari, commandant du Corps des Gardiens de la Révolution. Ce dernier se serait exclamé : « Tu as manière « condamné de façon énergique l’attaque réalisée par les Forces armées d’Israël dans les eaux internationales contre des bateaux au caractère civil qui cherchaient à apporter une aide humanitaire aux habitants de la Bande de Gaza ». Le Venezuela de Hugo Chavez avait sur un mode plus incisif « condamné énergiquement le massacre brutal commis par l’État d’Israël contre les participants d’une fl otte de la Liberté (..) qui tentaient d’apporter une aide humanitaire au peuple palestinien de Gaza, soumis au blocus criminel imposé par l’État d’Israël ». Ces pays auxquels s’étaient joints Cuba, le Nicaragua et l’Uruguay avaient voté au Conseil des droits de l’homme des Nations unies la proposition de résolution exigeant l’ouverture d’une enquête internationale. L’émergence économique, l’aisance nouvelle acquise par les pays d’Amérique latine, largement épargnés par la dernière crise économique internationale, ont des conséquences de plus en plus perceptibles sur la marche du monde. L’intrusion latino-américaine dans les affaires du Proche-Orient mal vécue par Israël et les États-Unis en est aujourd’hui l’une des expressions diplomatiques les plus spectaculaires. Il y a en a eu d’autres. Comme tout récemment la proposition de médiation sur le dossier iranien faite par le Brésil avec la Turquie. Ou en 2003 la contestation réussie du rôle de la Triade (États-Unis, Japon, Union européenne) au sein de l’OMC sur initiative du tort ! (En réalité) C’est toi qui à provoqué tout ce désordre ! Et maintenant tu veux donner plus de liberté à la presse ? ! » Dans un accès de colère, Jafari s’est levé et a gifl é Ahmadinejad, provoquant un tollé et une interruption immédiate de la réunion, qui n’a pas repris son cours depuis. Toujours selon ce témoin, le conseil ne se réunira pas pendant deux semaines durant, jusqu'à l’intervention de l’Ayatollah Janatiqui « réconciliera » les deux hommes. Brésil, de l’Afrique du sud et de l’Inde. Des réseaux intercontinentaux ont été tissés ces dernières années entre latino-américains, arabes, africains et asiatiques. Depuis 2005, par exemple, Ligue arabe et Sud-américains se retrouvent à intervalles réguliers. Equateur et Venezuela ont un dialogue suivi avec leurs partenaires arabes de l’OPEP. Au nom d’une parenté puisant dans un courant d’émigration ancien, Syrie et Liban ont été approchés avec succès par plusieurs pays sud-américains. Le Mercosur a signé un accord de libre-échange avec l’Égypte. Il a décidé le 17 décembre 2010 d’ouvrir une négociation avec l’Autorité palestinienne afi n de conclure un traité commercial. Le chef d’État brésilien Lula da Silva a effectué une visite offi cielle à Ramallah et Jérusalem, la première jamais effectuée par un responsable de son pays au Proche Orient, en mars 2010. Le rôle international majeur joué par les États-Unis et certains pays européens, est aujourd’hui contesté au Proche-Orient comme dans d’autres parties du monde. Les raisons de cette levée de bouclier n’ont rien de particulièrement surprenant. Les peuples et pays soumis à une tutelle extérieure et aux effets d’une relation inégale, s’engouffrent dans la brèche, quand elle se présente, de nature à leur permettre de retourner cette situation. Or, depuis plusieurs mois, les États-Unis et l’Europe sont affaiblis par une crise économique durable, embourbés militairement comme éthiquement en Afghanistan, fragilisés par une instabilité parlementaire et gouvernementale croissante. La montée en réseau des pays émergents a trouvé sur le dossier du Proche-Orient l’occasion de signaler un nouvel état des lieux internationaux. Wikileaks : Ahmadinejad giflé par un commandant de la Révolution Getty Images Le 31 décembre 2010, rencontre du président palestinien Mahmoud Abbas et du président brésilien sortant Luiz Inácio Lula da Silva. Même si la paix semble acquise à court terme entres les deux dirigeants, le câble diplomatique annonce que les deux clans se préparent à de futurs affrontements, avec des manœuvres des différents sous-groupes. Pour preuve les importants discours récemment prononcés par Karroubi et Khatami laissant entendre que M. Ahmadinejad pourrait ne pas terminer son mandat et que les leaders suprêmes ne devraient affi cher de soutien à aucun parti politique. Le câble fait remarquer que « Karroubi a choisi chaque mot avec soin » et que les discours récents refl ètent l’effort entrepris pour séparer Khamenei du groupe d’Ahmadinejad. Pour le témoin, la situation politique générale tant interne qu’externe de l'élite politique est de « pire en pire ». Cette situation, poursuit-il, (de protestations et d'instabilité) ne peut pas durer éternellement, et il est prévisible que les événements s’orientent vers des évolutions importantes et une nouvelle étape. Quand on lui demande à quoi ressemblera l’Iran dans un an, il répond : « Reposez-moi la question après le 11 février » (jour du 32 e anniversaire de la révolution iranienne). Ce 11 février approche à grand pas et la politique iranienne continue d’être agitée. Les dernières semaines ont vu d’importants remaniements dans l'entourage d'Ahmadinejad. Après que le Parlement iranien a remercié le président du conseil d'administration de la banque centrale du pays, Ahmadinejad a évincé des postes d’autorité tous les membres clés de son gouvernement. Le plus haut gradé à avoir été limogé est le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, et dans une décision radicale survenue le 2 janvier, Ahmadinejad a évincé quatorze de ses plus hauts conseillers. On ne peut pas se prononcer à présent sur la nature politique ou non de cette décision, mais selon le Times of India, ces « licenciements semblent indiquer un désaccord au plus haut niveau du gouvernement iranien, opposant le président à ses rivaux conservateurs ». MICHAEL BUSCH
La Grande Époque ● 16 – 31 JANVIER 2011 Paris 13e. À SAISIR, EXCEPTIONNEL Butte aux Cailles/Place d'Italie. Maison moderne façon loft, 145 m², Lumière et calme sur rue piétonne. Bon état, gaz. Rez-de-chaussée (2 accès) : buanderie, bureau, chambre, salle de bains, wc, cuisine américaine, salle à manger, cave. Au 1 er : salon, 2 chambres. Utilisable atelier, studio, profession libérale. 1.125.000 euros. Tél : 06.10.44.71.39 Photos à voir absolument sur : www.labaleine.net E-mail : brt76@free.fr JONZAC – VILLE THERMALE 17500 JONZAC VILLE THERMALE. Ensemble 3 PAVILLONS sur 3000 m² clôturés comprenant 9 studios,3 T2 et un pavillon 5 pièces. Les studios et T2 sont meublés. Le pavillon est vide. LOCATION pour CURISTES ou à L'ANNEE. AFFAIRE A DEVELOPPER. POSSIBLE DE FAIRE 3 LOTS. Nous vendons pour partir en retraite. TEL. 05 46 48 22 91 ou O6 24 76 88 03 www.lagrandeepoque.com Une nuit d'hiver avec les pétitionnaires Le triste sort des « pétitionnaires » de Pékin, ces personnes qui viennent dans la capitale pour déposer offi ciellement une plainte, et dont l'un a passé 52 ans à attendre d'être entendu, a pris corps lorsqu'un avocat est sorti de son bureau pour vivre leur misère à leurs côtés. Pékin est un lieu phare pour les pétitionnaires, lesquels traversent le pays en provenance de différentes provinces pour déposer des appels administratifs ou juridiques au bureau d'État pour le courrier et les demandes. Comme la plupart des affaires présentées par les pétitionnaires sont liés à la corruption locale, le Bureau central des pétitions reste leur seul espoir. Toutefois, cet espoir est vain. Mis à part le fait que le bureau du gouvernement pour les pétitions n'a pas la capacité de s'occuper d'autant de cas, de nombreux pétitionnaires ne savent pas comment défendre leur affaire et ils n'ont personne pour les aider. Résultat : ils sont coincés à Pékin sans argent et sans domicile. Pour ajouter à leur misère, l'hiver froid de Pékin les rend encore plus vulnérables mais peu de gens semblent s'en soucier. Afi n de sensibiliser l'opinion publique à leur cause, Zhang Kai, un avocat spécialiste des droits humains, a décidé de troquer le confort de son foyer contre une nuit passée avec eux dans un couloir souterrain, près de la gare sud de Pékin. Il a raconté en direct sur son microblog ce dont il a été témoin vers minuit, le 14 décembre, lorsque la température est tombée à - 7 °C. À travers des photographies et des tweets, Zhang nous met face à la misère des pétitionnaires lesquels continuent à réclamer leurs droits. Il écrit : « Ce soir, je vais aller à la gare sud de Pékin rendre visite aux pétitionnaires dans le couloir souterrain. Vous ne pouvez imaginer qu'il y en ait autant qui vivent dans le souterrain sous cette ville prospère. L'un d'eux a passé 52 ans à faire des pétitions et ce soir, je vais rester Au moment du Nouvel An, les médias offi ciels chinois ont diffusé un reportage dans lequel le Secrétaire Général du Parti communiste chinois, Hu Jintao, visite deux logements à bas coût à Pékin. La presse offi cielle n’anticipait pas l’énorme éclat de rire que provoquerait sur la blogosphère chinoise l’affirmation que des logements sont accessibles à Pékin à 77 yuans (8 euros) par mois. C’est pourtant ce qu’ont affirmé deux habitantes du quartier Lijingyuan, Guo Chunping et sa fille, qui ont dit à Hu Jintao, payer cette somme pour un appartement de 45 m². A Hong Kong, le quotidien Apple Daily a été le premier à rappeler que le prix moyen des logements sociaux dans le quartier Lijingyuan est de 2.000 yuans par mois. Plus piquant, Mme Guo Chunping est d’après le quotidien une fonctionnaire avec eux dans le souterrain. » « Vous pouvez passer les voir et leur poser des questions ici. Beaucoup vous montreront des documents concernant leur cas, pensant que vous êtes un agent du gouvernement. Une vieille dame est en train de dormir sur le trottoir et je l'ai interviewée sur sa pétition. Elle m'a raconté son histoire les larmes aux yeux. » « C'est ma première interviewée et elle croit en Dieu. Elle a dit que sans Dieu, elle serait morte. Il y a deux ans, la police lui a dit que son mari était mort dans un accident de voiture. Cependant, son corps a été incinéré avant qu'elle ait eu la possibilité de le voir. Il n'y a eu aucun procès-verbal de l'accident de voiture et elle ne croit pas que son mari s'était tué de cette façon. Elle soupçonne que l'on a vendu ses organes. Elle a eu l'impression que quelqu'un essayait de la tuer et il ne lui restait plus qu'à continuer de déposer des pétitions. Elle n'a pas cessé de pleurer tandis qu'elle parlait. » « Cette fille accompagne sa mère pour déposer la pétition. Elle souffre d'une étrange maladie et ne peut se permettre un quelconque traitement. Tout ce qu'elles peuvent faire, c'est attendre. » « Les pétitionnaires ramassent les légumes jetés au marché et préparent leurs repas dans la rue. S'ils ont de la de police chargée de la circulation, et en tant que telle, inéligible aux logements sociaux. Autre point que les internautes ne se sont pas privés de mettre en exergue, la fille de Mme Guo a publié sur Internet des photos d’un tour de Chine entre amis qui montre une aisance fi nancière incompatible avec l’obtention de logement à une somme si dérisoire. Hu Jintao, en cette période hivernale, voulait transmettre le message d’une empathie du gouvernement avec les couches les plus modestes de la société. Avec un air paternel il demande : « Combien coûte le logement ici ? Est-ce abordable ? », à quoi les deux femmes répondent avec une allégeance qu’on ne suppose pas stimulée par la présence des caméras de télévision : « C’est 77 yuans par mois et très abordable. Nous remercions le Parti [communiste chinois] « Les pétitionnaires ramassent les légumes jetés au marché et préparent leurs repas dans la rue. S'ils ont de la chance, ils se débrouilleront pour ramasser des os abandonnés pour faire de la soupe. » chance, ils se débrouilleront pour ramasser des os abandonnés pour faire de la soupe. » « Ce soir, je passerai la nuit avec les pétitionnaires dans ce souterrain. Des gens ont dit que ce serait la nuit la plus froide depuis que l'hiver est arrivé. Cependant, la souffrance des pétitionnaires est plus rigoureuse que le temps. » « Le temps est si froid que lorsque vous vous réveillez dans le souterrain, il se peut que quelqu'un soit mort… Certains pétitionnaires ont seulement une et le gouvernement pour leurs bonnes mesures [en faveur du logement]. » La blogosphère chinoise débat depuis avec un ton parfois moqueur et souvent indigné de ce reportage. Il n’est pas rare que des responsables offi ciels veuillent se donner un peu de brillant en améliorant une situation locale lors de visites de responsables du gouvernement central. A l’époque où il était Premier ministre, Zhu Rongji s’était ainsi émerveillé de l’opulence des fermes dans la province d’Anhui, opulence méticuleusement organisée par les responsables provinciaux qui avaient fait transporter céréales et animaux sur le parcours de la visite du Premier ministre. « Le problème, c’est que les dirigeants savent très bien qu’on truque les choses, mais ils se satisfont malgré tout. Tant que les médias offi ciels sont présents, couverture pour lutter contre le froid. » « Les pétitionnaires sont si désireux de vous raconter leur histoire. Ils pensaient que j'étais leur sauveur mais en fait, je ne peux pas faire grand chose pour eux. » « Je me suis senti serein en dormant avec eux. Ce qu'ils ont traversé refl ète la stratégie du système juridique chinois. Un juriste devrait se retrouver face à cette réalité afi n de comprendre l'esprit de la loi. » « Ce ne sont pas des mendiants mais des pétitionnaires. Qui a dit qu'ils ne contribuaient pas à l'État de droit en Chine ? Ils ont passé leur vie en quête de justice. Ils se sacrifi ent dans le processus. J'espère que cette sorte de misère humaine fera partie de l'Histoire un jour. » « Mes pieds sont gelés, des amis me donnent deux couvertures. Pourtant, ils n'ont qu'une très fi ne couverture. Ils m'ont dit que de temps en temps la patrouille municipale et la police leur enlèvent de force leurs couvertures. » « Ce vieil homme a fait des pétitions pendant 52 ans. Il a dit quelque chose qui était politiquement répréhensible et a été condamné à trois ans de rééducation par le travail. Il a perdu sa place de fonctionnaire et ne s'est jamais marié. Il ne voulait plus vivre et il a essayé de se suicider ils sont prêts à tout », analyse l’Apple Daily. Un consultant en investissement indique que c’est la première fois, après des années de vie à Pékin, qu’il entend parler d’appartements à 77 yuans. « Je voudrais dire à tous les ambitieux jeunes gens, ne croyez pas que si vous venez à Pékin vous aurez un appartement à 77 yuans. Cela n’existe que dans les contes de fées. » Zhang Yongpan, un journaliste indépendant, a dit à The Epoch Times qu’il vit dans un appartement de 20 m², qui lui coûte 1.000 yuans par an [soit environ 100 euros. Le salaire moyen chinois étant 10 à 15 fois inférieur à celui de France, rapporté au pouvoir d’achat ce studio serait en location à 1.000-1.200 euros par mois] Personne parmi toutes ses nombreuses connaissances à Pékin Chine SNU SNU 5 en poursuivant des grèves de la faim plusieurs fois. » « (Voici) un étudiant pétitionnaire de 25 ans. Sa maison a été démolie par la force. Il est assis tranquillement dans le souterrain et continue à lire un livre. Je me demande s'il passera aussi sa vie à faire des pétitions. » « C'est le plus jeune pétitionnaire que j'aie jamais rencontré. Vingt-cinq ans. Il parle très peu et il refuse de me parler. Des gens ont dit que son père a été battu si durement durant cette démolition forcée qu'il est devenu handicapé. » « Cette enfant ne cesse de pleurer. Est-ce qu'elle a trop froid ou fait-elle un cauchemar ? Elle n'a que cinq ou six ans. A quoi ressemblera sa vie ? » « Il est maintenant très tard. De nombreux pétitionnaires viennent encore me montrer leurs documents et me raconter leur histoire. Beaucoup de cas sont sans espoir mais je me refuse à les persuader de laisser tomber. » « Ma main est à présent gelée et je ne peux plus tweeter. Vers 4 heures du matin, les pétitionnaires quitteront le souterrain et feront la queue au bureau des pétitions. J'irai avec eux. C'est mon dernier tweet ce soir. J'espère que Dieu bénira ce pays. Bonne nuit. » GlobalVoicesOnline « L’appartement à 77 yuans » n’a pas fini de faire rire à Pékin ne vit dans un appartement aussi bon marché que celui de Madame Guo. Les prix moyens du quartier ChaoYang, dans lequel est le complexe Lijingyuan, sont de 2.000-3.000 yuans pour un deux pièces comparable à celui du reportage. Le reportage étant si peu crédible, de nombreux internautes s’interrogent pour savoir comment Hu Jintao a pu s’y associer. Certains pensent que le Secrétaire Général savait que les chiffres incohérents provoqueraient un scandale dans l’opinion mais a choisi pour une raison indéterminée de ne pas censurer le reportage. Pour d’autres, il est si éloigné des réalités de terrain qu’il n’a pas réalisé l’incohérence des chiffres. Dans tous les cas, c’est un appartement bon marché qui aura coûté cher en perte de crédibilité. LUO YA



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