Epoch Times Paris n°192 16 jan 2011
Epoch Times Paris n°192 16 jan 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°192 de 16 jan 2011

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : des nouvelles de Gao Zisheng... autre récit de souffrances.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 Cinéma www.lagrandeepoque.com 16 – 31 JANVIER 2011 ● La Grande Époque CHRONIQUE D’UN OBSERVATEUR DU 7 e François Truffaut et sa Nouvelle Vague L’enfance et l’adolescence sont des thèmes majeurs du septième art. Ils sont symptomatiques du fonctionnement des sociétés. Ils révèlent souvent les dysfonctionnements des différentes organisations nationales. Dans la fi lmographie mondiale, le nombre de fi lms consacrés à l’enfance ou l’adolescence est considérable, sans compter les dessins animés ou les œuvres d’animations qui ont une manière toute particulière d’expliciter l’action pour être comprise du jeune public. Les fi lms sont les refl ets de notre vie et du fonctionnement des différents éléments qui la constituent. L’enfance dans les années cinquante Le fi lm Les quatre cents coups de François Truffaut (1959) est une biographie du cinéaste. Enfant, avec son ami Robert La violence et le crime, la Lachenay, il fait l’école buissonnière, tente fascination des adolescents de bousculer tout ce qui l’irrite et se venge pour les bandes sur une machine à écrire qu’il dérobe. La chance de ma vie (2011) est une L’instituteur, personnage emblématique astucieuse comédie réalisée par Nicolas Cuche qui met en scène les états de des années cinquante, se détache du fi lm. Le cinéaste promène sa caméra dans les l’homme : l’enfance, l’adolescence, la vie rues, révèle les habitudes des enfants et d’adulte et l’approche de la mort. Cette des adultes. Le noir et blanc met en relief comédie ouvre sur une réfl exion sur nos l’éclairage de la ville comme s’il s’agissait origines : la base de construction psychanalytique de l’homme et de la femme. Nico- d’un fi lm noir des années quarante. Le fi lm obtiendra le prix de la mise en scène à Cannes et le prix du meilleur fi lm étranger attri- peut être malchanceux et qu’il peut répanlas Cuche part de l’idée qu’un être humain bué par la critique new-yorkaise. dre cette malchance parmi son entourage. Pascal, Claude Piéplu et les à lui, est devenu plus mobile, plus raisonnable dans un univers où le mal et la haine nous serions trop attentifs à nos décep- Mais le principal ennemi serait en nous car De l’adolescence à la vie autres... d’homme chez François D’autres artistes ont œuvré à décrire prennent le pas sur la sagesse. Toujours tions. Faut-il chercher dans l’enfance pour Truffaut l’univers souvent exhibitionniste et mystérieux de l’enfance et de l’adolescence, où la fantaisistes, Hollywood renouvelle son riorée ou a été mal assurée ? dans le registre de la magie et des fictions comprendre où la construction s’est dété- François Truffaut est un cinéaste exemplaire dans l’approche du temps au cinéma. souffrance alterne avec des manifestations stock de super héros. Des Français débarquent avec leur savoir-faire. Mecque du avec Michael Caine, est un fi lm exemplaire Harry Brown (2011) de Daniel Barber Il continuera cette sorte de saga familiale de joie, en s’éloignant des modèles pour avec le fi lm Baisers volés (1968), interprété par Claude Jade et Jean-Pierre La petite voleuse de Claude Miller (1988) passionné par les super héros, se lance nir de la vie de l’homme et l’infl uence des parfois y revenir comme dans le cas de cinéma de spectacle pur, Michel Gondry, pour réfl échir sur l’adolescence, le deve- Léaud. Les deux acteurs joueront aussi avec Charlotte Gainsbourg. Janine, âgée dans l’aventure de The Green Hornet bandes qui remplacent désavantageusement la famille. Brown est un ancien marine dans les fi lms suivants de la série, Domicile conjugal (1970) et L’Amour en fuite dans la France profonde. Elle vole tout ce gement à Batman. Une dose importante de décoré pour bons et loyaux services. Il est de 16 ans, vit avec son oncle et sa tante (2011), où le personnage ressemble étran- (1979). Ce dernier fi lm synthétisera tous les qui lui tombe sous la main, avec une préférence pour les lingeries et les cigarettes les enfants joyeux. Le personnage res- ignorer. Il s’occupe de sa femme malade Superman et de ses super pouvoirs rend confronté à une violence urbaine qu’il veut épisodes de cette histoire de famille proche de la vie de l’artiste. américaines. Claude Miller n’est pas étranger au monde de l’enfance et de l’adoles- thèmes : le Daly planet devient le Daly Sen- qui sera assassiné. Sa femme meurt. Il est semble beaucoup à Superman dans ses et joue aux échecs avec son ami Léonard Dans Les Quatre cents coups, François Truffaut fait participer beaucoup de cence dans son fi lm La Meilleure façon tinet. Cela permet au fi lm et au réalisateur confronté à la violence, il sait que la police seconds rôles qu’il choisit parmi ses amis de marcher (1976). Avec Patrick Dewaere, d’obtenir des dérogations pour conter, narrer ou montrer. protéger les voyous au détriment des victi- est impuissante face à des lois qui semblent et personnes qu’il admire : Philippe de Christine Pascal, Claude Piéplu et Patrick Broca, réalisateur de Cartouche (1962), Bouchitey, il documente le spectateur Les personnages sont médiocres mais mes. Il va retrouver ses anciens réfl exes de Le Magnifique (1973), Jacques Demy sur une période non encore révolue où le heureusement, ils possèdent quelques marine, remarquant l’inactivité des institutions face aux voyous coupables de crime. réalisateur d’impressionnantes œuvres de sérieux s’allie avec la blague parfois un peu moyens et beaucoup de chance. C’est fantaisiste, léger, les enfants peuvent en rire Une mise en scène brillante, une foison qualité dont Lola (1964) qui marquera sa lourde. Ce fi lm rappelle l’organisation parfois chaotique dans laquelle baignaient les et les adolescents aimeraient y croire. Mais d’images à caractère documentariste. Le collaboration avec Michel Legrand pour la musique, Les Parapluies de Cherbourg enfants complètement désorientés. Il préfi gurait le service militaire que ces enfants teindre l’équilibre des enfants, sans cesse totale de cette œuvre qui pose ouvertement le manque de sérieux ne risque pas d’at- jeu de Michael Caine ajoute à la réussite (1964), Palme d’or au festival de Cannes en 1964. Les amis de François Truffaut allaient bientôt faire sur un modèle un peu menacé par la vision d’images de fausse le problème des dangers que peut rencontrer l’adolescent face au déchaînement de sont nombreux car il a été le chef de fi le plus violent et montre que l’adolescence réalité, comme dans Le Dernier des templiers de Dominic Sena (2011), basé sur la violence s’il ne bénéfi cie pas rapidement de la « Nouvelle Vague » avec Jean-Luc n’est pas fi nie pour les moniteurs qui guident et encadrent les enfants : ils se taqui- une histoire invraisemblable située dans de protection. Godard (À bout souffle, 1959). nent, se moquent entre eux notamment l’univers des templiers. Jacques Demy, de l’enfance d’un moniteur, surpris habillé en femme Ridley Scott est un réalisateur anglais Le silence dans l’enfance et à la vie d’homme et d’artiste dans sa chambre. Il sera l’objet de railleries de fi lms bien construits. Dans ses fi lms, l’adolescence Jacques Demy a traversé la vie, et surtout son enfance et son adolescence, en Dans cette atmosphère insupportable où ner une réfl exion sur la société. Dans King- Gavino Ledda, n’était pas encore paru lors- incessantes de la part de ses collègues. les thèmes se répondent et semblent ame- Padre Padrone, le livre éponyme de se formant, soulignant le pont indispensable entre ces deux états pour gravir les Claude Piéplu, à l’humour classique, appor- réfl échir sur l’histoire en mettant en scène rent la décision d’extraire un fi lm de cette règne cependant la vie joyeuse des enfants, dom of Heaven (2004), Ridley Scott fait que les frères Taviani, Vittorio et Paolo, pri- marches vers l’art suprême. Né en 1931, tera un peu de fraîcheur. Christine Pascal y des personnages ayant existé. Il les fait belle histoire d’un berger analphabète qui Jacques Demy manipule des marionnettes pendant son enfance. Par la suite, il garité en temps ordinaire. Le fi lm La Petite une vision de l’histoire où les idées choisies militaire. Après des études, il obtient un ajoutera cette féminité dévoyée par la vul- parler et donne aux adolescents et enfants avait appris à lire et à compter au service dessine sur la pellicule des dessins qu’il a voleuse est tiré d’un scénario de François avec soin permettent de faire comprendre diplôme qui lui permet d’enseigner la linguistique. Jusqu’alors, il était resté seul dans le animés avec son projecteur. Il a aussi collaboré avec Paul Grimault, réalisateur de bre 1984. Ce scénario sera revu par Luc mémoire de l’enfance permet à l’individu silence pendant de nombreuses années. Truffaut disparu trop rapidement en octo- la société dans laquelle nous vivons. La dessins animés dont Le Roi et l’oiseau Béraud, Claude Miller et Claude de Givray. d’asseoir psychologiquement son équilibre. d’un instrument pour mettre un terme à Il se sert de la communication comme (1980), d’après La Bergère et le ramoneur Ces deux fi lms illustrent une certaine évolution des mœurs : la jeune femme Janine ce mur de silence qui a entouré toute son de Hans Andersen sur des textes de Jacques Prévert. dans les années cinquante se rebelle Agnès Varda réalise le fi lm Jacquot de contre l’ordre établi, décrété par les hommes. Elle veut aussi exprimer son indépen- Nantes (1990) très peu de temps après la disparition de Jacques Demy le 27 octobre 1990. Elle montre son compagnon de Jolliet Constructions Bois dance en volant. route comme un homme passionné dès Truquer l’enfance et l’adolescence à l’aide d’effets Jolliet Montages Bois Sarlson enfance. Persistant dans sa vocation de cinéaste malgré les réticences de ses spéciaux Constructions, entreprise générale parents garagistes qui lui font passer un Les Américains, moins documentaristes que les Européens, inscrivent le scé- Partenaire "Minergie" CAP de mécanicien, Demy se sert d’une petite caméra qu’il achète à l’âge de 13 ans nario dans une suite d’effets spéciaux que 1669 Montbovon en 1944. Deux ans plus tard, il en achètera seuls les lecteurs les plus imaginatifs peuvent s’offrir et où le monde des apparences une autre plus perfectionnée et se rendra à Paris pour prendre des cours de photographie à l’école rue Vaugirard, grâce au Dans Harry Potter et les reliques de la prime sur celui des sentiments. www.jollietbois.ch soutien du cinéaste Christian-Jaque, réalisateur du fi lm Les Disparus de Saint-Agil confondent dans un mélange des genres mort (2010), l’enfance et l’adolescence se (1938), d’après le roman de Pierre Véry, et les personnages sont habillés de tenues avec Eric Von Stroheim et Michel Simon. déconcertantes. Harry Potter, enfant, a disparu défi nitivement car l’acteur est maintenant adolescent. L’enfant magicien, Patrick Dewaere, Christine quant Perception de l’enfance et de l’adolescence au cinéma enfance et son adolescence. Le fi lm Padre Padrone (1977) obtient à la grande surprise du public une Palme d’Or la même année au festival de Cannes, alors présidé par Roberto Rossellini. Le soutien inconditionnel de ce dernier fut à ce moment-là critiqué par l’institution cannoise, soucieuse de mettre en avant les grands fi lms hollywoodiens et de s’assurer ainsi une notoriété jamais démentie. Roberto Rossellini eut beaucoup de mal à se remettre de toutes les calomnies qui circulaient sur la croisette au détriment de l’art. Cannes et ses attachés de presse voulaient, pour bénéfi - cier de la presse, une machine de guerre et non pas un fi lm d’art et d’espoir. Les fi lms sur les jeunes années ont permis à des régimes d’endormir les militants politiques potentiels. L’Enfance d’Ivan (1962), de Tarkovski, fi lme un enfant, le regard perdu dans l’eau d’un puits, livré à toutes sortes de rêves – voire anti-révolutionnaires. La poésie semble détourner ce fi lm de propagande soviétique. Les censeurs avaient oublié que les créateurs font fi nalement la loi dans leur œuvre lorsqu’ils restent maîtres de leur instrument. L’enfance et l’adolescence sont des thèmes riches et inépuisables. Plusieurs ouvrages n’y suffi raient pas. Mais après avoir balayé le sujet à l’aide de divers fi lms, on peut se demander ce qui peut encore échapper aujourd’hui au cinéma. ALAIN PENSO apenso@hotmail.fr
La Grande Époque ● 16 – 31 JANVIER 2011 Le trésor des Médicis au Musée Maillol « Que les Médicis dorment en paix dans leurs tombeaux de marbre et porphyre. Ils ont fait plus pour la gloire du monde que n’avaient jamais fait avant eux et que ne feront jamais depuis, ni princes, ni rois, ni empereurs » (Alexandre Dumas). Le Musée Maillol à Paris nous emporte aux jours où les grands artistes comme Donatello (1386-1466), Raphaël (1483- 1520), Fra Angelico (1395-1455), Michael- Ange (1475-1564), Bronzino (1503-1572), Vasari (1511-1574) et Botticelli (1445-1510) marchaient dans les rues de Florence en sachant qu’ils pouvaient créer librement sous la généreuse protection de la fameuse famille de Médicis. Comment une petite famille de banquiers du marché fl orentin est-elle devenue une des plus infl uentes La Grande Époque 83 rue du Château des Rentiers 75013 Paris Tél : 01 45 86 41 95 www.lagrandeepoque.com Edité par La Grande Époque SARL au capital de 10.000 euros R.C.S. Paris B 480 550 037 Directrice générale : Isabelle Chaigneau Directeur de la publication : Cai Meng Chun Directeur de la rédaction : Rémi Bleibtreu Rédacteur en chef : Aurélien Girard Rédactrice en chef : Véronique Raabon Comité de rédaction : HannaL. Szmytko (Economie) Héloïse Roc (Environnement) Michal Neeman (Culture) Catherine Keller (Art de vivre, Santé & Bien-être) Directeur artistique : Mathieu Sirvins Directeur de la distribution : Stéphane Meyer Impression : OppermannDruck und Verlags GmbH & Co. Gutenbergstraße 1 D-31552 Rodenberg Dépôt légal : À parution. ISSN : 1772-3426. PUBLICITÉ France : 01 45 86 41 95 Belgique : 09 233 7713 Suisse : 079 821 7422 ► MOTS CROISÉS ◄ familles de la Renaissance ? Soutenir l’art qui reflète la gloire de Dieu L’histoire des Médicis débute avec un homme simple du nom de Giovanni De Bicci. De Bicci fonde la première banque Médicis en 1397. Même s’il existait de nombreuses entreprises similaires, sa banque se différencie et prospère grâce à des lois précises de prêts qu’il établit d’avance et qu’il préserve avec diligence. Malgré sa croissance économique, De Bicci, qui était un homme de foi, ressent un grand malaise dû aux prêches de l’Église : ceux qui travaillent dans les affaires de prêts sont condamnés à un destin fatal. Le prêt à cette époque est considéré comme un pêché car il est vu comme un profi t gagné sans travail. L’Église donne la possibilité à De Bicci, comme à d’autres, nombreux dans sa situation, de racheter ses actions en soutenant l’art qui refl ète la gloire de Dieu. De Bicci, déjà collectionneur d’objets d’art antiques, participe au processus de sélection des artistes et des œuvres. Il ne peut pas ne pas admirer et s’enthousiasmer par le travail précis et investi des artistes. La première œuvre à laquelle il participe est un travail de sculpture incroyable accompli par Lorenzo Ghiberti sur les Portes du Paradis à Florence : un travail qui a duré vingt ans. Cosimo De Médicis et Lorenzo le Magnifique Le fils de De Bicci, Cosimo de Médicis, a changé, grâce à sa fortune et à son pouvoir, l’état culturel et économique de Florence. Cosimo, en toute modestie, participe à la politique et à la diplomatie de la ville et infl uence considérablement le développement de celle-ci. Cosimo paye la construction de tout un monastère contenant des fresques superbes de Fra Angelico. Il construit des églises et subventionne la réalisation d’œuvres d’art impressionnantes : il veut sauver l’âme de sa famille et blanchir I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII 1 ▀ 2 ▀ 3 ▀ ▀ ▀ 4 ▀ ▀ 5 ▀ ▀ ▀ 6 ▀ ▀ 7 ▀ ▀ ▀ 8 ▀ 9 ▀ ▀ ▀ ▀ 10 ▀ ▀ 11 ▀ ▀ ▀ 12 ▀ Agnolo Tori, dit Bronzino (Monticelli, Florence 1503- Florence 1572). Portrait d’Éléonore de Tolède vers 1543. l’image de sa profession. Il arrive même à un pacte avec le Pape afi n que son image et celles de ses proches apparaissent sur quelques fresques montrant la famille Médicis comme étant bonne et légitime. Progressivement, Cosimo va, par ses goûts artistiques, jusqu’à infl uencer l’œuvre même. Les Médicis font fortune par stratégie, calcul, lois exactes et encouragent des inventions scientifi ques et mathématiques : ils subventionnent des chercheurs comme Galilée par exemple. Cela infl uence les oeuvres des artistes qui commencent à s’intéresser aux mathématiques ainsi qu’à la science. En comparaison avec les peintures médiévales dont les personnages sont sans profondeur, les artistes veulent représenter une illusion de l’espace réel et montrer le monde de la façon la plus tangible. Le rationnel se mélange au spirituel et il y a une volonté de refl éter un nouveau monde à travers un nouvel art. À travers l’art et l’architecture, Cosimo traverse les barrières de Horizontalement 1 - Cercles. Cité sous l’eau. 2 - Rayons. Rusée. 3 - Grimaces. Filasse. 4 - Dense. Détruit. 5 - Lettre. Coeur de mouton. Tableau. 6 - Ratatinée. Golfe. 7 - Assomme. Ruiner. 8 - Incruster. Ravage. 9 - Négation. Fétiche. 10 - Rite. Marche. 11 - Négation. Noue. 12 - Strictes. Ciel. Verticalement 1 - Exclamation de dépit. Jabotons. 2 - Moutons. Aplanit. 3 - Abasourdies. 4 - Natif. Proscris. 5 - Au début d’août. Finasser. 6 - Gobelets. Décapite. 7 - Ancienne ville de Chaldée. Cours en Europe. Est en anglais. 8 - Spirituels. Entassements. 9 - Personnalité. Saison du laisser hâler. Bout de savon. 10 - Suspendez. 11 - Aurait été engloutie par les fl ots. 12 - Confi erait à la terre. Dessus. www.lagrandeepoque.com l’époque et encourage le retour à la culture classique de la Grèce et de Rome. Le David de Donatello en est un exemple de renom. Il fonde « l’Académie platonicienne » dans le but de déterrer et de traduire les écrits grecs et romains trouvés dans les caves obscures de l’Église. « À travers leur passion de collectionneurs, les Médicis se sont voués à une infatigable recherche d’éternité, tout entière destinée à fi xer la mémoire de ce que l’humanité a été capable de concevoir de plus admirable. Ils l’ont fait avec intelligence, culture et courage, n’hésitant pas à s’exposer en prenant position face au pouvoir temporel de l’Église », écrit Patrizia Nitti, la directrice artistique du musée Maillol. Quand Lorenzo, le petit-fils de Cosimo prend la relève, les Médicis et la ville de Florence font un pas de plus en avant. Le jeune homme, nommé aussi Laurent le Magnifi que, ne cache pas sa fortune et son pouvoir comme son grand-père l’a fait. Pour lui, la fortune des Médicis doit d’abord servir pour la prospérité de l’art. Il cherche et choisit des artistes talentueux pouvant réaliser son rêve et faire revivre la culture classique ancienne, perdue sous l’infl uence de l’Église. Il décide de fonder une académie de l’Art dans laquelle les étudiants pourraient copier les statues classiques trouvées dans la collection familiale. L’un des élèves est Michael Angelo, alors âgé de 15 ans. Deux ans après la mort de Lorenzo, un moine chrétien, du nom de Girolamo Savonarole, commence une campagne de propagande contre la famille de Médicis et incite les gens à brûler des objets d’art et ► SUDOKU ◄ 7 Oren neu dag (Wikipedia) 4 9 1 Vie culturelle Symbole de la famille Médicis. Les disques rouges représentent des pièces de monnaie. des livres. La campagne se termine avec l’exile de la famille Médicis. Pourtant, cela n’est pas la fi n de sa gloire car elle revient ensuite vivre à Florence. De Florence à Paris La petite fille de Lorenzo, Catherine de Médicis, se marie en 1547 avec Henri II, roi de France. Pendant son règne elle soutient des musiciens, des poètes et des écrivains comme Montaigne par exemple. Elle fait construire et rénover des bâtiments impressionnants au style classique : principalement des châteaux et des églises. Elle introduit la culture dans laquelle elle a grandi et laisse l’empreinte Médicis à Paris. Marie de Médicis se marie elle aussi en 1600 avec un roi de France, Henri IV. Elle préserve l’esprit de famille et soutient les arts. Elle introduit la culture du spectacle, la musique et les fêtes, l’opéra, le ballet et les carrousels. On lui doit la construction du palais du Luxembourg et de ses jardins ainsi que d’autres bâtiments en Italie. Elle aime beaucoup la peinture et encourage surtout les artistes baroques fl amands dont Rubens en particulier. « Le génie des Médicis fut surtout de comprendre ce que ne réussirent jamais nombre de régimes totalitaires ! » écrit Patrizia Nitti. « Pour pouvoir exprimer le pouvoir, aussi absolu soit-il, l’art avait besoin de liberté. C’est donc de manière tout aussi paradoxale qu’effi cace que des générations d’artistes, parmi les plus grands qui aient jamais existé, ont pu développer leur force créatrice tout en servant l’autorité médicéenne ». MAYA MIZRAHI Pratique Le Trésor des Médicis, jusqu’au 13 février 2011. Musée Maillol : 61 rue de Grenelle, Paris 7e. Métro Rue du Bac. Bus 63, 68, 69, 83, 84, 95. Exposition ouverte tous les jours de 10h30 à 19h. Nocturne le vendredi jusqu’à 21h30. 3 6 2 7 1 2 3 5 6 5 6 4 9 9 6 5 4 1 3 6 9 15 ► SOLUTION DU NUMÉRO PRÉCÉDENT ◄ 4 8 6 2 9 3 1 7 5 1 5 3 6 7 4 9 2 8 9 7 2 8 5 1 4 3 6 5 6 1 9 4 2 7 8 3 8 3 4 7 1 6 2 5 9 7 2 9 5 3 8 6 4 1 2 4 5 1 8 9 3 6 7 3 1 7 4 6 5 8 9 2 6 9 8 3 2 7 5 1 4 I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII 1 N O T I F I C A T I O N 2 U T ▀ L ▀ R O M A N C E 3 R E U S S I ▀ I ▀ V ▀ V 4 S ▀ T ▀ A S Y N D E T E 5 E V I N C E ▀ C ▀ S I ▀ 6 ▀ A L ▀ R E G I S T R E 7 O L I V E ▀ R ▀ O I E S 8 T ▀ T ▀ M O I S I S ▀ T 9 O R A G E U S E ▀ S O I 10 N ▀ I ▀ N I ▀ M U E ▀ V 11 S T R A T E G E ▀ N U E 12 ▀ B E C S ▀ R E N T E S



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