Epoch Times Paris n°190 16 déc 2010
Epoch Times Paris n°190 16 déc 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°190 de 16 déc 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : après le barrage des Trois Gorges, le nouveau projet hydrique chinois.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 Chine www.lagrandeepoque.com ÉDITORIAL Huitième commentaire Si le peuple chinois jouissait de la liberté d’expression et pouvait débattre ouvertement des mérites et des démérites du PCC, nous pouvons penser qu’il aurait vu depuis longtemps la nature perverse du PCC et se serait libéré lui-même de l’infl uence de cette secte perverse. Malheureusement, le peuple chinois a perdu sa liberté d’expression et de pensée un demi-siècle plus tôt avec l’avènement de la domination du PCC. Le but caché derrière la persécution des droitiers parmi les intellectuels en 1957 était de restreindre la liberté d’expression et de contrôler l’esprit de la population. Dans une société manquant tellement de libertés fondamentales, la plupart des jeunes qui, durant la Révolution culturelle, ont étudié de tout leur cœur Marx et Engels, ont ironiquement été étiquetés comme une « clique anti-Parti » et ont été ensuite persécutés. Discuter de ce que le PCC a fait de juste et de faux est simplement hors de question. Peu de Chinois oseraient même penser traiter le PCC de secte perverse. Pourtant, cela dit, ceux qui ont vécu en Chine n’auront pas de peine à trouver des preuves sérieuses confirmant cette argumentation à partir de leurs propres expériences et de celles de leurs amis et de leurs familles. Le peuple chinois a non seulement été privé de liberté de pensée, mais a aussi été endoctriné avec les enseignements et la culture du Parti. Ainsi, les gens n’ont pu entendre que des éloges du Parti, et leur esprit s’est appauvri au point de n’avoir pas d’autre pensée que celle de renforcer le PCC. Prenez par exemple le massacre de la place de Tiananmen. Lorsque les coups de feux ont été tirés le 4 juin 1989, beaucoup de gens ont couru instinctivement pour se cacher dans les buissons. Quelques instants plus tard, ils sont bravement sortis, malgré les risques, en chantant ensemble l’Internationale. Ces Chinois étaient vraiment courageux, innocents et respectables, mais pourquoi chantaient-ils l’Internationale, l’hymne communiste lorsqu’ils furent confrontés à la tuerie communiste ? La raison est simple. Eduqués dans la culture du Parti, tout ce que ces pauvres gens connaissaient était le communisme. Ceux de la place Tiananmen ne connaissaient que l’Internationale et quelques autres chants à la louange du Parti communiste. 3. Comment s’en sortir ? Le PCC s’est avancé vers sa ruine totale. Malheureusement, avant sa disparition, il essaie toujours de lier son destin à celui de la nation chinoise. Le PCC, moribond, s’affaiblit visiblement et son contrôle sur l’esprit NEUF COMMENTAIRES 16 – 31 DÉCEMBRE 2010 ● La Grande Époque Après le barrage des Trois Gorges, le nouveau projet hydrique chinois En 1952 Mao Zedong a décidé lors de visites d’inspection de terres agricoles que la Chine « emprunterait » de l’eau du sud du pays, plus humide pour irriguer les zones arides du nord. Cinquante ans après, les travaux ont commencé. Comme pour ne pas démériter de l’époque dont il a hérité, le projet est déjà une catastrophe humaine et écologique. C’est en 2002 que les travaux pharaoniques, et sous-médiatisés en comparaison de la couverture accordée au barrage des Trois Gorges, ont commencé. Le projet vise à détourner une partie des eaux du Yangtze jusque dans la Rivière Jaune à travers une série de canaux suivant trois routes principales coupant sur leur chemin plus de 600 rivières et cours d’eau. Les coûts estimés du projet sont de 486 milliards de yuans (50 milliards d’euros), soit deux fois le coût du barrage des Trois Gorges. Environ 330.000 personnes devront être relocalisées, d’après le site internet offi ciel du projet. Les procédures d’expulsion de milliers de familles ont déjà commencé dans la province de Hubei, autour du réservoir Danjiangkou, au point de départ de la route centrale de dérivation des eaux qui doit créer une nouvelle voie hydrique vers Pékin et Tianjin. Des heurts avec les responsables du gouvernement local et des manifestations non autorisées ont commencé dans la région, les compensations offertes étant jugées très insuffi santes. Les rumeurs de détournement d’une partie des sommes par l’administration locale sont tenaces. Les mécanismes de compensation Fin 2009, les habitants du village Lanjiagang, dans le canton Liupi ont accepté de signer des contrats de relocalisation « Déplacer le ciel et la terre », disait Mao. « Plier la nature aux ambitions des hommes. » vers le quartier Guanghua de la ville de Qingjiang. Depuis qu’ils y sont arrivés, en novembre cette année, les manifestations se multiplient pour protester contre la mauvaise qualité des logements proposés. Les 24 et 25 novembre, ils étaient plusieurs centaines dans les rues de la ville à réclamer une compensation. La police a violemment dispersé le rassemblement et arrêté vingt « dirigeants » du mouvement, d’après Radio Free Asia. M. Zhang, un des migrants, estime que les manifestants étaient plus d’un millier. Des centaines de policiers se sont répartis en ville, appuyés par des hélicoptères. Ils ont « frappé et arrêté les gens à l’aveugle », affirme Zhang. « Jusqu’à aujourd’hui, la seule compensation que les migrants ont reçu est 7.400 yuans (740 euros) par personne. » Mme Luo, des montagnes Wudang, confirme ce chiffre, ajoutant que la compensation offi ciellement consentie lors de l’expulsion était de 200.000 yuans (20.000 euros). Déplacements forcés Lorsque le niveau maximal du réservoir Danjiangkou aura été atteint, dix cantons proches seront inondés. D’après une article du Shiyan Daily du 29 novembre, plus de 18.000 familles – soit 76.000 personnes – ont déjà été relocalisées. Les habitants du canton Liupi, une des terres agricoles les plus riches de la région, ont abondamment protesté et ont Getty Images été forcés de signer des contrats de relocalisation qui les réinstallent sur des terres de pauvre qualité, affirment-ils. Le journal China Business a par exemple obtenu des documents montrant que le gouvernement provincial du Hubei a menacé le chef du canton Yun et le secrétaire local du parti communiste de licenciement si les habitants ne signaient pas les contrats de relocalisation. Le docteur Wang Weiluo, un hydrologiste qui vit maintenant en Allemagne, a indiqué au site Internet Secret China que les déplacements de population, même s’ils sont moins importants que pour le projet de barrage des Trois Gorges, sont bien plus compliqués à mettre en œuvre. La plupart des habitants de la zone du réservoir Danjiangkou en sont ainsi à leur troisième relocalisation. Inquiétudes pour l’environnement En plus des diffi cultés humaines, plusieurs études prédisent que le projet conduira à un désastre écologique, sans résoudre les problèmes de manque d’eau du nord. En 2001 déjà, trois hydrologistes de l’Université technologique de Xi’an et de l’Ecole Normale de Pékin ont publié un article scientifi que prédisant que du fait des gigantesques changements de débit sur différents fl euves, la rivière Han, un des affl uents du Yangtze, perdrait de son flux, conduisant à un développement massif de phyto-plancton. Les mesures récentes confirment leurs prédictions d’après le China Weekly. Pour Wang Weiluo, le projet dans son ensemble répond plus à une volonté de dominer la nature coûte que coûte qu’à une stratégie bien pensée de gestion de l’eau. Les dommages du projet seront d’après lui pire encore que ceux du barrage des Trois Gorges, avec comme première victime la population de la province de Hubei. Le fait de couper plus de 600 cours d’eau sur le trajet des canaux sudnord est d’après l’expert une absurdité totale dont les conséquences seront dramatiques à la fois pendant les périodes de sécheresse et d’inondations. Tout cela sans qu’il soit le moins du monde garanti que la pénurie d’eau du nord soit résolue : « La raison fondamentale du manque d’eau dans le nord de la Chine est que les ressources naturelles ont été détruites par les hommes. Ce n’est pas parce que la région manque naturellement d’eau », explique le docteur Wang. « Dévier l’eau vers le nord ne résoudra rien. » D’autres experts partagent son avis : « L’effi cacité réelle de la déviation de cours d’eau est très limitée », indique le professeur Zou Yilin de l’Institut de géographie historique de l’Université Fudan. « De tels projets doivent suivre et s’appuyer sur le cours naturel, pas aller à l’opposé. » SOPHIA FANG ET GISELA SOMMER 85.667.332 de Chinois ont démissionné du Parti après avoir lu les Neuf commentaires sur le Parti Communiste. Ce mouvement de démissions reste pour le peuple un moyen d’expression non violent, apolitique et sans précédent dans la société chinoise. La Grande Époque publie un extrait traduit de cette série éditoriale chinoise dans chacun de ses numéros. des gens se relâche. Avec l’avancée des télécommunications et d’Internet, le PCC éprouve de la diffi culté à contrôler l’information et à réprimer l’expression. Alors que les fonctionnaires corrompus pillent et oppriment de plus en plus le peuple, le public commence à perdre ses illusions sur le PCC et beaucoup parmi eux ont commencé à pratiquer la désobéissance civile. Le PCC n’a pas seulement échoué dans son objectif de renforcer le contrôle idéologique dans sa persécution du Falun Gong mais il s’est aussi affaibli en révélant sa cruauté absolue. Ce moment opportun a incité les gens à reconsidérer le PCC, pavant le chemin à la nation chinoise pour qu’elle se libère elle-même de l’asservissement idéologique et rompe complètement avec le contrôle du spectre du communisme pervers. Ayant vécu sous la domination perverse du PCC pendant plus de 50 ans, le peuple chinois n’a pas besoin d’une révolution violente, mais plutôt de la rédemption de son âme. Cela peut être atteint en s’aidant soi-même, et le premier pas dans ce but est de devenir conscient de la nature perverse du PCC. Le jour viendra où les gens pourront se défaire des organisations du Parti rattachées à l’appareil d’Etat, ce qui permettra au système social de fonctionner indépendamment, soutenu par les forces essentielles de la société. Avec la disparition de l’organisation dictatoriale du Parti, l’effi cacité du gouvernement s’améliorera et se renforcera. Et ce jour est tout proche. En réalité, déjà dans les années 1980, les réformateurs du Parti préconisaient l’idée d’une « séparation du Parti et du gouvernement » dans une tentative d’exclure le Parti du gouvernement. Les efforts de réforme provenant de l’intérieur du PCC se sont avérés insuffi sants et infructueux parce que l’idéologie de la « domination absolue du Parti » n’a pas été totalement rejetée. La culture du Parti est l’environnement nécessaire à la survie de la secte perverse communiste. Supprimer l’emprise du PCC sur l’esprit des gens sera peut-être encore plus diffi cile que de se débarrasser de sa mainmise sur les administrations de l’Etat, mais un tel nettoyage est le seul moyen pour vraiment déraciner la perversité communiste. Cela ne peut être réalisé que par les efforts du peuple chinois lui-même. Avec un esprit droit et la nature humaine retournée à son état originel, le peuple regagnera sa moralité et réussira sa transition vers une société non communiste décente. Le remède contre cette possession démoniaque est de reconnaître la nature du spectre pervers lui-même et sa nuisance, de l’éradiquer de l’esprit des gens, de s’en débarrasser de façon à ce qu’il n’ait plus d’endroit où se cacher. Le Parti communiste insiste sur le contrôle idéologique puisqu’il n’est rien d’autre qu’une idéologie. Cette idéologie se dissipera lorsque tous les Chinois rejetteront le mensonge communiste de leur esprit, lorsqu’ils élimineront activement la culture du Parti et qu’ils rejetteront l’infl uence de la secte communiste de leur façon de penser et de leur vie. Comme les gens s’apporteront à eux-mêmes le salut, le PCC se désintègrera. Les nations dominées par les communistes sont associées à la pauvreté, au totalitarisme et à la persécution. Il ne reste que très peu de nations de ce type dont la Chine, le Vietnam, la Corée du Nord et Cuba. Leurs jours sont comptés. Avec la sagesse du peuple chinois, et inspirée par son histoire glorieuse, une Chine libérée de la possession perverse du communisme sera une nation prometteuse. Conclusion Le PCC ne croit plus au communisme. Son âme est morte, mais son ombre demeure. Il n’a hérité que de la « peau » du communisme, mais il manifeste encore la nature d’une secte perverse : l’arrogance, la suffi sance, l’égoïsme et la complaisance envers un pouvoir de détruire arbitraire. Le PCC a hérité du communisme la négation de la loi du ciel et son refus de la nature humaine reste inchangé. Aujourd’hui, le PCC continue de gouverner la Chine avec les méthodes de lutte maîtrisées au fi l des années, en utilisant son réseau très serré d’organisations, couplé à la domination de la « possession du Parti » ainsi qu’une propagande perverse qui fonctionne comme une religion d’Etat. Les six caractéristiques du Parti communiste mises en évidence ci-dessus inscrivent clairement le PCC d’aujourd’hui dans la défi nition d’une « secte perverse » ; il ne fait pas de bien, seulement du mal. Comme elle approche de la fin, cette secte communiste accélère le pas vers la corruption et la dégénérescence. Ce qui est le plus inquiétant est qu’elle fait avec obstination ce qu’elle peut pour entraîner avec elle la nation chinoise dans l’abysse de la corruption et de la dégénérescence. Les Chinois doivent se prendre en main ; ils doivent réfl échir, et ils doivent se débarrasser du PCC. Pour en savoir plus : Les neuf commentaires sur www.lagrandeepoque.com
La Grande Époque ● 16 – 31 DÉCEMBRE 2010 - 0,8% www.lagrandeepoque.com Économie C’est la baisse de la production manufacturière en volume en octobre, selon les chiffres publiés par l’Insee. Le recul de la production a été particulièrement marqué dans la cokéfaction et le raffi nage (- 56,5%), lié aux mouvements sociaux contre la réforme des retraites, qui ont entraîné le blocage des raffi neries de pétrole en France. Sur les trois derniers mois la production est en progression de + 0,6% par rapport aux trois mois précédents et de + 4,7% par rapport aux trois mois de l’an passé. Cette reprise à moyen terme est toutefois à relativiser compte tenu du niveau d’activité très bas en 2009. L’impact négatif du Grenelle de l’Environnement sur l’économie après 2020 Le Grenelle de l’Environnement survivra-t-il encore longtemps à la crise ? Lors de l’adoption des lois Grenelle I et II par les députés, il n’y a pourtant pas si longtemps, une étude réalisée en 2009 par le Boston Consulting Group prévoyait la création de 600.000 emplois, et l’ancien ministre d’Etat Jean-Louis Borloo parlait d’un puissant stimulant pour l’économie et la croissance française, mais un rapport publié ce 8 décembre 2010 par six économistes de la Direction du Trésor sème maintenant le doute. Eric Feferberg/AFP/Getty Images Pour la nouvelle ministre de l’Écologie Nathalie Kosciuszko- Morizet, le Grenelle de l’Environnement « n’est pas seulement un programme d’investissement mais aussi de transformation de l’économie et de la société ». Un gain de croissance jusqu’en 2020 seulement L’étude de la Direction du Trésor évalue « l’impact macro-économique des investissements mis en œuvre dans le cadre du Grenelle de l’environnement, dans les domaines des transports, du bâtiment et des énergies renouvelables », selon quatre scénarios liés essentiellement à l’évolution des prix du pétrole, et conclut pour la prochaine décennie à un gain de PIB de 0, 4% à 0,8% par rapport au scénario de référence. Les investissements qui en résultent, et qui devraient être essentiellement supportés par les entreprises, les administrations publiques et les ménages, sont évalués à environ 450 milliards d’euros sur la période 2010-2020. Ils généreront un surcroît d’activité croissant de 0,4% à 0,5% la première année jusqu’à un maximum de 1,6% à 1,9% en 2014, et se traduiront au maximum par 250.000 emplois supplémentaires d’ici à 2020, contredisant ainsi l’étude du Boston Consulting Group. Puis, après 2020, la Direction du Trésor conclut à un « net ralentissement puis à l’arrêt des investissements », en particulier à cause de « la hausse des prix et des prélèvements obligatoires nécessaires au fi nancement des investissements », avec des impacts négatifs sur le PIB et l’emploi à partir de 2021. Le BTP français bien placé dans la compétition internationale Ces sombres perspectives ne semblent heureusement pas partagées par les champions français du Bâtiment et des Travaux Publics. En effet, le secteur de l’immobilier est responsable de 40% des consommations d’énergie et de 25% des émissions de gaz à effet de serre, et les grands groupes français comme Vinci, Bouygues, Eiffage, Lafarge, Saint Gobain ou Schneider Electric se préparent activement au green business en investissant massivement dans les technologies vertes, comme les matériaux à changement de phase, le stockage d’énergie, les bétons isolants, ou les smart-grids. Les marchés de la rénovation du parc immobilier privé et public, des nouveaux matériaux « verts » et des réseaux électriques, s’avèrent d’autant plus prometteurs que Le Parlement devrait voter le budget de l’UE pour 2011 Sébastien Bozon/AFP/Getty Images Les panneaux solaires photovoltaïques sur le toit du parking de l’usine Peugeot Citroën à Sochaux-Montbéliard. Gérard Cerles/AFP/Getty Images Le budget 2011, présenté par la commission des budgets à l'Assemblée plénière, comprend un fi nancement accru pour toutes les priorités défi nies par le Parlement, y compris les jeunes, l'innovation, le processus de paix au Moyen-Orient et la Palestine, la formation tout au long de la vie, le programme de recherche « Personnes » et le programme pour l'entreprenariat et l'innovation. En ce qui concerne les chiffres globaux, les députés devraient adopter les niveaux proposés dans le projet de budget de la Commission du 26 novembre : 141, 8 milliards d'euros en crédits d'engagement et 126, 5 milliards d'euros en crédits de paiement. Le Parlement a toujours attaché davantage d'importance au niveau des engagements car ces crédits déterminent les dépenses futures. En outre, il existe un accord entre le Conseil, le Parlement et la Commission, selon lequel les fonds supplémentaires nécessaires pour satisfaire aux obligations légales de l'UE donneront lieu à des budgets rectifi catifs au cours de 2011, étant donné que le budget de l'UE ne peut, légalement, être en défi cit. Le président du PE, Jerzy Buzek, a commenté : « Le Parlement européen, en période d'austérité, a fait preuve de responsabilité et a accepté un budget modeste. En même temps, le PE a obtenu des engagements importants de la part du Conseil et de la Commission, qui contribueront à mettre en place des budgets de l'UE plus effi caces à l'avenir. Les citoyens européens veulent que nous travaillions de manière cohérente et responsable au fi nancement futur de l'UE (…) ». Mis à part le budget 2011, le Parlement avait un certain nombre de revendications politiques liées à la mise en œuvre des dispositions budgétaires du Traité de Lisbonne. Le Parlement a défi ni sept revendications politiques dans une résolution sur le budget adoptée lors de la session plénière d'octobre à Strasbourg. Les principales revendications concernent l'implication du Parlement dans les négociations sur le prochain budget à long terme et dans un nouveau système de ressources propres. Sur les ressources propres, la Commission européenne présentera une proposition formelle avant la fi n de juin 2011. (…) Le Parlement a également obtenu qu'il y ait à l'avenir des évaluations systématiques de la valeur ajoutée européenne des nouvelles législations et de leur fi nancement, un rapport sur le coût de la « non-Europe », ainsi qu'une évaluation des avantages des synergies entre les budgets de l'UE et les budgets nationaux. De cette manière, le Parlement a voulu s'assurer que les contribuables de l'UE obtiennent le meilleur résultat pour leur argent. En outre, un compromis a été trouvé en ce qui concerne les nouvelles priorités découlant du traité de Lisbonne pour lesquelles aucune disposition n'a encore été prise dans le budget. La Commission européenne s'est engagée à examiner comment ces nouveaux domaines prioritaires pourraient encore être favorisés dans les budgets de 2012 et 2013. www.europarl.europa.eu la production de logements sociaux, tombée à 120.000 seulement en 2009, est à son plus bas niveau, et que les gros promoteurs immobiliers comme Bouygues Immobilier, Nexity ou Kaufman & Broad n’investissent plus que dans des projets à basse consommation (BBC), conformes aux orientation du Grenelle de l’Environnement. Par ailleurs, les produits et le savoir faire français dans ce secteur sont bien appréciés à l’exportation ce qui, une fois n’est pas coutume, place les entreprises françaises en bonne position dans la compétition internationale. Vive réaction de la ministre de l’Écologie 7 L’étude de la Direction du Trésor n’engage paraît-il « que ses auteurs » et non leur employeur. Cependant, sa publication à un moment où la réduction du défi cit du budget de l’État est devenue une priorité absolue, et où le gouvernement vient de décider pour la troisième fois en un an une baisse des tarifs de l’électricité photovoltaïque, laisse penser à un revirement complet de stratégie dans le domaine de l’environnement. Depuis le sommet de Cancun, où elle participe aux diffi ciles négociations sur la lutte contre le réchauffement climatique, la nouvelle ministre de l’Écologie Nathalie Kosciuszko-Morizet a rapidement réagi en dénonçant « le regard très insuffi sant et très tronqué sur ce qu’est le Grenelle de l’Environnement », et en rappelant que cette loi « n’est pas seulement un programme d’investissement mais aussi de transformation de l’économie et de la société ». En 2020, selon la ministre, « l'économie mondiale aura fortement changé et c'est le Grenelle de l'environnement qui nous permettra d'avoir, à cette échéance-là encore, des avantages compétitifs » sur les marchés mondiaux. Est-il encore nécessaire de rappeler que, selon le rapport publié en 2006 par l’ancien vice-président de la Banque Mondiale Nicholas Stern, plutôt nous commencerons à baisser nos émissions de gaz à effet de serre, c’est-à-dire à décarbonner nos économies, moins cela nous coûtera cher à l’avenir ? La croissance économique française et sa compétitivité internationale sont trop fragiles pour être sacrifiées à des urgences électorales et des raisonnements économiques à courte vue. CHARLES CALLEWAERT



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