Epoch Times Paris n°190 16 déc 2010
Epoch Times Paris n°190 16 déc 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°190 de 16 déc 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : après le barrage des Trois Gorges, le nouveau projet hydrique chinois.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 International www.lagrandeepoque.com 16 – 31 DÉCEMBRE 2010 ● La Grande Époque Le Nobel de littérature Vargas Llosa fustige le Venezuela, Cuba, la Bolivie et le Nicaragua Appelant à la solidarité avec « ceux qui, comme les Dames en Blanc de Cuba, les résistants du Venezuela, ou Aung San Suu Kyi et Liu Xiaobo, affrontent courageusement les dictatures dont ils pâtissent », le lauréat du Prix Nobel 2010 de littérature, l'écrivain hispano-péruvien Mario Vargas Llosa, a déploré que les gouvernements démocratiques « se montrent souvent bienveillants, non envers eux mais envers leurs bourreaux ». Qualifiés de « pseudo-démocraties populistes et grotesques », la Bolivie et le Nicaragua n'ont pas été épargnés. Politique et littérature, réalité et fiction se révélaient ainsi à nouveau inséparables dans la vision volontairement polémique du monde, du bien et du mal propre à Mario Vargas Llosa, ancien candidat malheureux à la présidence du Pérou (1990). Il prononçait devant l'Académie suédoise, le 7 décembre à Stockholm, son discours d'acceptation du Prix Nobel, qui lui sera remis offi ciellement le 10 décembre. Intitulé Eloge de la littérature et de la fiction, le discours atteste aussi de l'importance de deux pays européens, la France et l'Espagne, dans le parcours de l'auteur de La ville et les chiens (1963), La guerre de la fi n du monde (1983), Le rêve du Celte (2010), et, au total, d'une quarantaine de romans et d'essais traduits Mario Vargas Llosa à Stokholm. dans plus de vingt langues. C'est « pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l'individu, de sa révolte et de son échec » que l'Académie suédoise décidait le 7 octobre dernier d'octroyer le Prix Nobel 2010 de littérature à Mario Vargas Llosa. Nous reproduisons ci-dessous de larges extraits de son discours d'acceptation du 7 décembre. LatinReporters.com ÉLOGE DE LA LITTÉRA- TURE ET DE LA FICTION Stockholm, 7 décembre 2010 J'ai appris à lire à l'âge de cinq ans, dans la classe du frère Justiniano, au collège de La Salle à Cochabamba (Bolivie). C'est ce qui m'est arrivé de plus important dans la vie. Presque soixante-dix ans après je me rappelle nettement comment cette magie, celle de traduire en images les mots des livres, a enrichi mon existence, brisant les barrières de l'espace PUBLICITÉ FRANCE HENRIK MONTGOMERY/SCANPIX/AFP/Getty Images et du temps en me permettant de parcourir avec le capitaine Nemo dans son sous-marin vingt mille lieues sous les mers, de lutter aux côtés de d'Artagnan, d'Athos, de Porthos et d'Aramis contre les intrigues qui menaçaient la Reine au temps du retors Richelieu, ou de me traîner dans les entrailles de Paris, devenu Jean Valjean, portant sur son dos le corps inerte de Marius. [...] « La littérature nous alerte contre toute forme d'oppression » Sans les fictions nous serions moins conscients de l'importance de la liberté qui rend vivable la vie, et de l'enfer qu'elle devient quand cette liberté est foulée aux pieds par un tyran, une idéologie ou une religion. Que ceux qui doutent que la littérature, qui nous plonge dans le rêve de la beauté et du bonheur, nous alerte, de surcroît, contre toute forme d'oppression, se demandent pourquoi tous les régimes soucieux de contrôler la conduite des citoyens depuis le berceau jusqu'au tombeau, la redoutent au point d'établir des systèmes de censure pour la réprimer et surveillent avec tant de suspicion les écrivains indépendants. Ces régimes savent bien, en effet, le risque pris à laisser l'imagination discourir dans les livres, et combien séditieuses deviennent les fictions quand le lecteur compare la liberté qui les rend possibles et s'y étale, avec l'obscurantisme et la peur qui le guettent dans le monde réel. Qu'ils le veuillent ou non, qu'ils le sachent ou pas, les fabulateurs, en inventant des histoires, propagent l'insatisfaction, en montrant que le monde est mal fait, que la vie de l'imaginaire est plus riche que la routine quotidienne. Ce constat, s'il s'ancre dans la sensibilité et la conscience, rend les citoyens plus diffi - ciles à manipuler, à accepter les mensonges de ceux qui voudraient leur faire croire qu'entre les barreaux, au milieu d'inquisiteurs et de geôliers, ils vivent mieux et plus en sécurité. [...] Dans ma jeunesse, comme maints écrivains de ma génération, j'ai été marxiste et j'ai cru que le socialisme allait être le remède à l'exploitation et aux injustices sociales qui accablaient mon pays, l'Amérique latine et le reste du tiers-monde. Revenu de l'étatisme et du collectivisme, mon passage au démocrate et au libéral que je suis – que je tente d'être – a été long, diffi cile, et réalisé lentement, à la faveur d'événements tels que l'alignement de la Révolution cubaine, si enthousiasmante au début, sur le modèle autoritaire et vertical de l'Union Soviétique, le témoignage des dissidents qui parvenaient à s'évader des barbelés du Goulag, l'invasion de la Tchécoslovaquie par les pays du Pacte de Varsovie, et grâce à des penseurs tels que Raymond Aron, Jean-François Revel, Isaiah Berlin et KarlPopper, à qui je dois ma revalorisation de la culture démocratique et des sociétés ouvertes. Ces maîtres furent un exemple de lucidité et de hardiesse quand l'intelligentsia de l'Occident semblait, par frivolité ou opportunisme, avoir succombé au charme du socialisme soviétique ou, pire encore, au sabbat sanguinaire de la révolution culturelle chinoise. Enfant je rêvais d'aller un jour à Paris parce que, ébloui par la littérature française, je croyais que vivre là et respirer l'air qu'avaient respiré Balzac, Stendhal, Baudelaire et Proust, allait m'aider à devenir un véritable écrivain, et qu'en ne sortant pas du Pérou je ne serais qu'un pseudo écrivain du dimanche et jour férié. Et il est bien vrai que je dois à la France et à la culture française des enseignements inoubliables, comme de dire que la littérature est autant une vocation qu'une discipline, un travail et une obstination. J'ai vécu là quand Sartre et Camus étaient vivants et écrivaient, dans les années de Beckett, Bataille, Ionesco et Cioran, de la découverte du théâtre de Brecht et du cinéma d'Ingmar Bergman, du TNP de Jean Vilar et de l'Odéon de Jean-Louis Barrault, de la Nouvelle Vague et du Nouveau Roman, et de ces discours, morceaux de bravoure littéraires, d'André Malraux, ainsi que, peut-être, du spectacle le plus théâtral de l'Europe d'alors, les conférences de presse et les coups de tonnerre olympiens du général de Gaulle. Mais ce dont je suis peut-être le plus reconnaissant à la France, c'est de m'avoir fait découvrir l'Amérique latine. C'est là que j'ai appris que le Pérou faisait partie d'une vaste communauté unie par l'histoire, la géographie, la problématique sociale et politique, par une certaine façon d'être et la langue savoureuse qu'elle parlait et dans laquelle elle écrivait. Et qu'elle produisait, en ces mêmes années, une littérature innovante et exaltante. C'est là que j'ai lu Borges, Octavio Paz, Cortázar, García Márquez, Fuentes, Cabrera Infante, Rulfo, Onetti, Carpentier, Edwards, Donoso et bien d'autres, dont les textes révolutionnaient alors l'écriture narrative en langue espagnole et grâce auxquels l'Europe et une bonne partie du monde découvraient que l'Amérique latine n'était pas seulement le continent des coups d'État, des caudillos d'opérette, des guérilleros barbus et des maracas du mambo ou du cha-cha-cha, mais aussi celui des idées, des formes artistiques et des fantaisies littéraires qui dépassaient le pittoresque pour parler un langage universel. Depuis cette époque jusqu'à nos jours, non sans trébuchements et fauxpas, l'Amérique latine a progressé, mais, comme le disait César Vallejo dans ce vers : Il y a, frères, énormément à faire. Nous souffrons de moins de dictatures que naguère, sauf à Cuba et au Venezuela prêt à l'aider, ainsi que dans de pseudo-démocraties populistes et grotesques, comme celles de Bolivie et du Nicaragua. Mais dans le reste du continent, tant bien que mal, la démocratie fonctionne, appuyée par un vaste consensus populaire, et pour la première fois dans notre histoire, nous avons une gauche et une droite qui, comme au Brésil, au Chili, en Uruguay, au Pérou, en Colombie, en République Dominicaine, au Mexique et dans presque toute l'Amérique centrale, respectent la légalité, la liberté de critiquer, les élections et l'alternance au pouvoir. C'est là le bon chemin et, si elle persévère, si elle combat l'insidieuse corruption et poursuit son intégration au monde, l'Amérique latine cessera enfi n d'être le continent du futur pour devenir celui du présent. [...] Le Pérou, je le porte dans mes entrailles parce que j'y suis né, que j'y ai grandi et m'y suis formé, et que j'ai vécu là ces expériences d'enfance et de jeunesse qui ont modelé ma personnalité, forgé ma vocation, et parce que c'est là que j'ai aimé, haï, joui, souffert et rêvé. Ce qui s'y passe m'affecte davantage, me touche et m'exaspère plus que ce qui se produit ailleurs. Je ne l'ai pas cherché ni ne me le suis imposé, il en est simplement ainsi. Certains compatriotes m'ont accusé de traîtrise et j'ai été sur le point de perdre ma citoyenneté quand, pendant la dernière dictature, j'ai demandé aux gouvernements démocratiques du monde de pénaliser le régime par des sanctions diplomatiques et économiques, comme je l'ai toujours fait avec toutes les dictatures, de quelque nature qu'elles aient été, celle de Pinochet et de Fidel Castro, celle des talibans en Afghanistan, celle des imams d'Iran, celle de l'apartheid de l'Afrique du Sud, celle des satrapes en uniforme de la Birmanie (aujourd'hui Myanmar). Et je le referais demain si – ne le veuille le destin et ne le permettent les Péruviens – le Pérou était victime une fois de plus d'un coup d'État qui réduirait à néant notre fragile démocratie. Ce n'était certes pas sous l'effet précipité et passionnel du ressentiment, comme l'ont écrit quelques gratte-papier habitués à juger les autres à partir de leur propre petitesse. Ce fut un acte conforme à ma conviction qu'une dictature représente le mal absolu pour un pays, une source de brutalité et de corruption, et de profondes blessures qui tardent longtemps à se refermer, qui empoisonnent son avenir et créent des habitudes et des pratiques malsaines qui se prolongent au long des générations en retardant la reconstruction démocratique. C'est pourquoi les dictatures doivent être combattues sans ménagement, par tous les moyens à notre portée, y compris par des sanctions économiques. Il est déplorable que les gouvernements démocratiques, au lieu de donner l'exemple en se solidarisant avec ceux qui, comme les Dames en Blanc de Cuba, les résistants du Venezuela, ou Aung San Suu Kyi et Liu Xiaobo, affrontent courageusement les dictatures dont ils pâtissent, se montrent souvent bienveillants, non envers eux mais envers leurs bourreaux. Ces personnes courageuses, en combattant pour leur liberté, luttent aussi pour la nôtre. [...] MARIO VARGAS LLOSA
La Grande Époque ● 16 – 31 DÉCEMBRE 2010 Zeng Yongquan, vice-président du Parlement taiwanais. Le Parlement taïwanais adopte une motion contre Pékin Paris 13e. À SAISIR, EXCEPTIONNEL Butte aux Cailles/Place d'Italie. Maison moderne façon loft, 145 m², Lumière et calme sur rue piétonne. Bon état, gaz. Rez-de-chaussée (2 accès) : buanderie, bureau, chambre, salle de bains, wc, cuisine américaine, salle à manger, cave. Au 1 er : salon, 2 chambres. Utilisable atelier, studio, profession libérale. 1.125.000 euros. Tél : 06.10.44.71.39 Photos à voir absolument sur : www.labaleine.net E-mail : brt76@free.fr Le Parlement taïwanais, le Yuan législatif, a adopté le 7 décembre une motion prévoyant d’interdire l’entrée à Taiwan de responsables communistes chinois suspectés ou poursuivis pour violation des droits de l’homme. La motion, proposée par seize parlementaires des deux principaux partis politiques taïwanais, a été adoptée à l’unanimité trois jours avant la journée internationale des droits de l’homme le 10 décembre. Le texte demande au gouvernement taïwanais d’émettre un avis officiel à toutes les administrations de l’île leur interdisant d’inviter ou d’accueillir des cadres du parti communiste chinois impliquées dans des violations des droits de l’homme. L’implémentation concrète de la résolution parlementaire, qui n’est pas un texte de loi, restera à la discrétion de chaque administration. La députée Chen Tingfei considère que la résolution est cependant une étape importante pour les droits de l’homme, et encourage le ministère de la Justice taïwanais à s’impliquer sur la question. Elle propose un système de contrôle avant toute entrée à Taiwan de responsables chinois. « Et s’ils sont identifiés, il faut immédiatement leur interdire l’entrée. » La députée cite une dizaine de villes et cantons taiwanais qui ont déjà décidé d’implémenter la motion. Lors de récentes visites officielles, trois dignitaires communistes ont d’ailleurs été l’objet de plaintes pour génocide et violation des droits civiques par des membres taïwanais du mouvement bouddhiste Falun Gong. GENG YUXIAN Un taureau en bois recréé sur un modèle vieux de 1.800 ans Dans le canton Wangchang de la province de Sichuan, au sud-ouest de la Chine, les habitants ont eu la surprise de voir marcher dans les rues un étrange animal : un taureau de bois construit par un charpentier local en reprenant une technique vieille de 1.800 ans. Le quotidien de Huaxi explique que le charpentier de 53 ans, M. He Duo du village Baihui, a créé un animal en bois capable de marcher et de monter des pentes. Son travail a commencé il y a six ans, raillé de tous car convaincu que certains passages des livres anciens n’étaient pas des inventions mais bien des conceptions techniques hors normes. Les références à des taureaux de bois se trouvent dans les textes anciens de la période des Trois Royaumes (220 à 280 après J.-C.) Dans ses recueils, le Premier ministre du Royaume Shu parle de taureaux de bois utilisés pour le transport de nourriture et dans les guerres contre le royaume de Wei. Ces taureaux de bois étaient mus par des hommes manipulant leur structure et provoquant leur déplacement. Après quelques années d’essais infructueux et en se basant sur les livres anciens, M. He a réussi à construire un animal de 150 kg pour deux mètres de long. « Ce taureau est facile à fabriquer et à manipuler. Il peut transporter 220 kg de poids et emprunter des chemins montagneux » Le prototype, assure son créateur, reprend toutes les caractéristiques des anciens textes et fonctionne grâce à un La Grande Époque système complexe de leviers et de poulies. M. He, s’il a peut-être réussi à reconstruire un outil de transport vieux de 1.800 ans, n’oublie pas de vivre dans le présent : il a immédiatement déposé un brevet. JOHN YOUNG JONZAC – VILLE THERMALE 17500 JONZAC VILLE THERMALE. Ensemble 3 PAVILLONS sur 3000 m² clôturés comprenant 9 studios,3 T2 et un pavillon 5 pièces. Les studios et T2 sont meublés. Le pavillon est vide. LOCATION pour CURISTES ou à L'ANNEE. AFFAIRE A DEVELOPPER. POSSIBLE DE FAIRE 3 LOTS. Nous vendons pour partir en retraite. TEL. 05 46 48 22 91 ou O6 24 76 88 03 www.lagrandeepoque.com Un adolescent chinois de 15 ans a été arrêté et mis en accusation pour « attaque contre le Parti et le gouvernement » après avoir posté un article supposémment humoristique intitulé « Longue vie aux prostituées » sur un forum Internet. Le département de la sécurité d’Internet de la police de la ville de Xuchang, dans la province de Henan, a identifi é le post d’un internaute du doux nom de « Sous-vêtements » lors d’une inspection de routine sur le « forum du printemps », un site internet populaire dans la province. En utilisant la forme des blagues douteuses du type « dix raisons pour lesquelles une bière vaut mieux qu’une petite amie », l’internaute égrène dans son article les raisons pour lesquelles une prostituée vaut mieux qu’une « certaine organisation » - laquelle n’est évidemment jamais nommée. La police a immédiatement fait retirer l’article et a identifi é un adolescent de 15 ans du nom de Wang comme son auteur. Celui-ci a immédiatement été arrêté et mis en accusation pour attaque contre le parti communiste. Parmi les comparaisons fl euries de l’article du jeune Wang : « Une prostituée vend son corps, alors que certains vendent leur âme. » « Une prostituée n’affirme pas vous représenter, alors qu’une certaine organisation affirme représenter les intérêts de tous. » Le Bureau National des Statistiques chinois (NBS) a annoncé un index de prix à la consommation (CPI) de 4,4%, le niveau le plus haut des deux dernières années. Ceci se traduit, a expliqué le NBS le 19 novembre, par une augmentation de 30% des prix moyens de 80% des denrées alimentaires chinoises. Le prix moyen du kilogramme de légumes moyenné sur une trentaine de villes est ainsi 60% plus élevé qu’à la même période en 2009. Une étude menée fi n octobre par le site économique JRJ.com indique que 85% des utilisateurs internet pensent que « les prix grimpent alors que les salaires restent fi xes ». Avec l’augmentation des prix de l’ail, des haricots, du gingembre, des pommes, du sucre et de l’huile, la chasse aux économies est devenue sport national – dans les supermarchés, les petits commerces et les marchés. Pour beaucoup, le sujet quotidien des discussions est la façon de trouver des promotions. Pour combattre l’infl ation, le régime chinois a introduit le 19 novembre 16 mesures pour stabiliser les prix, et envoyer un groupe d’inspecteurs pour vérifi er la stabilité des prix. C’est la dernière action en date après les « 4 mesures » du 17 novembre. D’après Li Daokui du Comité de la Politique Monétaire de la Banque populaire de Chine, les principales inquiétudes du secteur bancaire tournent autour de l’accélération de l’augmentation des Chine « Longue vie aux prostituées » : le pouvoir se sent visé 5 « Une prostituée ne tapine pas à l’université, alors qu’une certaine organisation les infi ltre avec des formations politiques. » « Une prostituée ne fait pas sa publicité, alors que certaines personnes contrôlent les médias pour s’embellir. » « Une prostituée ne demande pas qu’on l’aime, alors que certaines organisations l’exigent. » « Vous pouvez éviter les prostituées si vous ne les aimez pas, alors que vous ne pouvez éviter certaines organisations qu’en mourant ou en vivant à l’étranger. » « Une prostituée permet qu’on ne lui soit pas favorable, alors que certaines organisation arrêtent leurs opposants et les envoient en camps de rééducation. » Pas un seul mot, donc, citant le parti communiste chinois, ce qui n’a pas empêché l’adolescent d’être poursuivi. Une anecdote similaire circule en Chine sur un pétitionnaire qui aurait crié sur la place Tian An Men de Pékin : « Ce gouvernement pue ». Telle que l’histoire circule, l’homme a protesté lorsqu’il a été arrêté par la police, en indiquant n’avoir fait référence à aucun gouvernement en particulier, à quoi un policier aurait répondu : « Cela fait longtemps que je travaille ici, vous croyez que je ne sais pas quel gouvernement pue ? » LINDA FANG Inquiétudes face à l’augmentation des prix dans l’alimentaire La Grande Époque prix et de l’excès de la quantité de devises en circulation. Le 29 novembre a été annoncée une augmentation de 1% des taux de dépôts des institutions fi nancières chinoises (RMB deposit reserve ratio by 0,5%) soit la cinquième augmentation de l’année. La baisse du dollar et la lenteur de la reprise économique en Europe et aux États-Unis, combinée à l’attractivité du yuan, attire les fonds étrangers vers la Chine et accélère l’infl ation. Bien que la banque centrale chinoise ait augmenté plusieurs fois ses taux de dépôt, le phénomène ne montre pas de ralentissement. Les Chinois, qui dans certaines régions se saluent encore par un « As-tu bien mangé ? » hérité des périodes de famine, popularisent aujourd’hui une nouvelle phrase en remplacement du bonjour : « Qu’est-ce qui est bon marché aujourd’hui ? ». HAN SHAN



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