Epoch Times Paris n°189 1er déc 2010
Epoch Times Paris n°189 1er déc 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°189 de 1er déc 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : un Noël en or massif.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 International www.lagrandeepoque.com 1 – 15 DÉCEMBRE 2010 ● La Grande Époque Yémen : La reprise des violences empêche les personnes déplacées de rentrer AMRAN – Des dizaines de personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées dans les affrontements incessants entre les rebelles chiites Houthis et les hommes des tribus pro-gouvernementales dans les districts de Qutaber et de Bani dans le gouvernorat de Saada, dans le nord du pays, selon des témoignages. Le site d’actualités indépendant al-Tagheer.com a annoncé que dans les deux camps, quelque 23 personnes avaient été tuées et neuf autres blessées depuis le 20 novembre dans le district de Qutaber, au cours d’affrontements entre les Houthis et des membres de la tribu Jalha qui soutiennent le gouvernement. Le site a également rapporté que des combats similaires entre les rebelles et les forces tribales pro-gouvernementales avaient fait six morts et trois blessés dans le district de Bani Awair, la partie sud-ouest du gouvernorat. Les violences ont éclaté le 15 novembre mais ont cessé deux jours après, lors de la période sacrée pour les musulmans de l’Aïd-al-Adha, avant de reprendre le 20 novembre, a dit à IRIN Abdullah Dhahban, un conseiller municipal, à Saada City. « Plus d’une douzaine de combattants Houthis ont été tués avant l’Aïd-al-Adha », a-t-il dit, ajoutant qu’il s’agissait des pires violences depuis que l’accord de cessez-le-feu de la mi-février 2010 avait mis fi n au sixième épisode de combats entre l’armée gouvernementale et les rebelles Houthis. Le confl it remonte à 2004, lorsque les Houthis demandent l’autonomie pour la population chiite zaydite dans le nord, en réaction, selon eux, à la marginalisation qu’ils ressentent et pour protester contre l’infl uence des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite sur la politique du gouvernement. M. Dhahban a dit qu’il s’attendait à une escalade de la violence, car trois Houthis importants, dont le frère du porte-parole des rebelles, MohammedAbdussalam, sont retenus prisonniers par les al-Teis, une tribu pro-gouvernementale du district de Bani Awair. Les personnes déplacées ont peur Les affrontements, qui en sont maintenant à leur septième jour, ont découragé les personnes déplacées, qui s’étaient réfugiées dans le gouvernorat voisin d’Amran, de rentrer dans leurs villages, comme les y pousse le gouvernement. « Ma femme, nos trois enfants et moi, sommes revenus de la frontière entre le gouvernorat de Saada et celui d’Amran la veille de l’Aïd, car nous avions entendu parler d’une reprise des violences », a dit Mukhtar al-Shami, du district de Qutaber. Avec sa famille, ils avaient trouvé refuge dans PUBLICITÉ FRANCE Un jeune Houthi portant une mine. AFP/Getty Images un appartement de location à Amran City. « Maintenant, nous cherchons un autre appartement car le propriétaire du précédent a refusé de nous laisser entrer, sous prétexte qu’il a déjà Malnutrition des enfants IRIN - Une nouvelle étude fait état de taux de malnutrition infantile extrêmement élevés au Yémen dans le gouvernorat de Saada touché par le confl it, tout particulièrement dans les districts le plus affectés par les combats. Le taux de malnutrition est le même que le taux relevé au Sud Soudan par une étude il y a quelques mois qui, en révélant « l’endroit le plus affamé au monde », avait attiré l’attention des médias. Une étude du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), menée par le ministère de la Santé publique et de la Population, a montré que 45 pour cent des 26.246 enfants de 6 à 59 mois examinés dans cinq districts de l’ouest de Saada (le gouvernorat a 15 districts en tout) souffraient de malnutrition aiguë. À un certain endroit, la proportion atteignait trois enfants sur quatre. Dans l’ensemble, 17 pour cent des enfants testés souffraient de malnutrition aiguë sévère (MAS) et 28 pour cent de malnutrition aiguë modérée (MAM), selon un communiqué de l’UNICEF. « La malnutrition est la première cause sousjacente des décès chez les jeunes enfants yéménites et cette sinistre situation pourrait donc constituer un désastre pour les enfants de Saada », a déclaré Geert Cappelaere, le représentant de l’UNICEF au Yémen. « À l’approche de l’hiver, la menace est sévère pour des milliers d’enfants si nous ne parvenons pas à agir immédiatement. » conclu un bail avec d’autres locataires. Rentrer chez nous dans les circonstances actuelles est une aventure risquée. Je ne sais pas quand nous pourrons rentrer », a-t-il ajouté. Selon Bandar al-Khadari, qui supervise le camp de personnes déplacées de Khaiwan dans le gouvernorat d’Amran, des dizaines de familles avaient prévu de retourner dans leur village un jour avant l’Aïd-al-Adha, mais en ont été empêchées par les combats. « L’Aïd-al-Adha est une fête sacrée et c’est pour cela que plusieurs familles voulaient vraiment rentrer chez elles. Mais la reprise des affrontements les a privées de cette fête », a dit à IRIN M. al- Khadari. L’agence des Nations Unies pour les réfugiés, UN À HCR, estime que plus de 300.000 personnes sont encore déplacées et ont besoin d’assistance. « À la date du 22 octobre, seulement environ 20.000 [personnes déplacées] sont rentrées chez elles dans le gouvernorat de Saada », a dit l’agence onusienne, ajoutant que le manque de sécurité et de protection, la peur des représailles ou de nouveaux affrontements et la destruction massive des maisons et des infrastructures, étaient les raisons principales expliquant pourquoi les réfugiés tardaient à rentrer. Dans certains des districts de Saada les plus touchés par les combats, des taux de malnutrition extrêmement élevés ont été relevés. Les efforts de médiation Le Cheikh Faris Manaa, chef de tribu et importateur d’armes légères du gouvernorat de Saada, mène des efforts de médiation pour tenter de renforcer l’accord de cessez-le-feu de février. « Nous faisons de notre mieux pour arrêter ce bain de sang pour nos frères, et pour rendre la sécurité et la stabilité à Saada », a dit M. Manaa. Leurs efforts, a-t-il ajouté, sont fortement entravés par l’absence d’autorité effective du gouvernement dans certaines parties de Saada. « L’État contrôle Saada City, tandis que les parties restantes du gouvernorat sont aux mains des Houthis et d’autres tribus », a-t-il dit. Dhaifallah Sulaiman, secrétaire-général du conseil municipal du district de Razih, a affirmé que le gouvernement était en train de restaurer son autorité dans tout le gouvernorat. « [Cette restauration de l’autorité] sera pleinement effective après la reconstruction des installations et des bâtiments publics endommagés ou détruits durant le confl it », a-t-il dit. Irin News
La Grande Époque ● 1 – 15 DÉCEMBRE 2010 Des paysans humiliés en public par les responsables de la province de Shaanxi. Dans une réminiscence de la Révolution Culturelle, 17 paysans chinois qui avaient manifesté contre les saisies de terres par les autorités locales ont récemment été soumis à une humiliation publique dans la ville d’Ankang, province de Shaanxi. La blogosphère a rapidement réagi après l’événement. « Éduquer » les masses Les responsables politiques impliqués dans l’incident affirment avoir agi pour le bien public, en défendant l’État de droit et en « faisant un exemple » pour montrer l’importance de l’obéissance aux autorités. La méthode, bien qu’ancienne, a eu de nombreuses occasions de montrer son effi cacité durant les différents mouvements politiques commencés pour garantir la stabilité du parti communiste. Le retour de ces méthodes abandonnées à la fi n de la révolution culturelle - au milieu des années soixante-dix, pourrait être un signe de l’impuissance du pouvoir chinois face à la multiplication des résistances dans les provinces. Le département de propagande du Shaanxi, dans sa déclaration à la presse, a indiqué qu’il s’agissait de « mesures désespérées dans une période désespérée ». « Il s’agit d’effrayer et de marquer publiquement les criminels, d’éduquer les masses, d’expurger les phénomènes sociaux malsains. L’impact social est très clair : cela a un excellent effet de propagande de la loi. » L’exemple de début novembre n’est pas le premier à être porté à la connaissance du public cette année. Le New Beijing cite par exemple le cas de deux fermiers de la province du Shaanxi, ramenés dans leur canton après être allé pétitionner à Pékin au mois de mars. Ils ont été exposés et ridiculisés dans une session appelée « exposition publique » par les autorités. L’objectif de ces nouvelles animations de quartier est de briser la motivation des pétitionnaires, de les laisser honteux et affaiblis par l’humiliation publique – et ainsi les empêcher de continuer leurs protestations. Les responsables politiques et la police considèrent qu’ils font simplement leur travail et rappellent être détenteurs de l’autorité, pour empêcher des incidents plus graves. Ce sont donc des messages d’avertissement envoyés en ternissant la réputation des « agitateurs » et en leur accrochant un panneau d’infamie autour du cou. Indignation La réponse populaire à ce dernier fait divers ne s’est pas fait attendre. Un pétitionnaire de Shanghai, outré, explique à The Epoch Times : « Le droit à pétitionner est inscrit dans la loi chinoise, pourtant le parti communiste diabolise les pétitionnaires et utilise les média pour promouvoir son propre statut et défendre son pouvoir. Ils violent la loi et utilisent des moyens cruels pour contrôler les gens… c’est le même genre de techniques qui a été utilisé pour aider le pouvoir pendant la révolution culturelle ». Miao Jue, un moine bouddhiste respecté et défenseur des victimes du SIDA, partage ces inquiétudes : « Ce sont les mêmes méthodes que pendant la révolution culturelle. Le peuple chinois a trop enduré sous le diktat du parti communiste chinois et à la fin, je crois qu’il sera puni par le Ciel ». Li Jinlin, un avocat spécialiste des droits de l’homme basé à Pékin, renchérit et suggère aux victimes de porter plainte : « Il n’y a absolument aucune raison d’humilier publiquement les pétitionnaires. Les autorités locales ont violé la loi chinoise en organisant cette diffamation, en les détenant illégalement et en les privant de leur droit constitutionnel à demander la justice ». Wang Lin, professeur à l’université de droit du Hainan, écrit dans son blog que « le bon vouloir des gens au pouvoir est maintenant au-dessus de la loi. Cet événement montre la fracture entre le gouvernement et le peuple ». D’après elle, l’humiliation publique n’a pas ici le Paris 13e. À SAISIR, EXCEPTIONNEL Butte aux Cailles/Place d'Italie. Maison moderne façon loft, 145 m², Lumière et calme sur rue piétonne. Bon état, gaz. Rez-de-chaussée (2 accès) : buanderie, bureau, chambre, salle de bains, wc, cuisine américaine, salle à manger, cave. Au 1 er : salon, 2 chambres. Utilisable atelier, studio, profession libérale. 1.125.000 euros. Tél : 06.10.44.71.39 Photos à voir absolument sur : www.labaleine.net E-mail : brt76@free.fr Epoch Times Archives Sessions de « critique publique » ou le néo-maoïsme en Chine but d’éduquer les gens à la loi nationale, mais de les éduquer à la loi des responsables du parti. Pour les responsables communistes en recherche de carrière, la capacité à faire taire les voix discordantes – que ce soit par l’humiliation, les menaces, ou la violence – est la façon la plus sûre d’obtenir une promotion. L’ascension au sein du parti du président chinois Hu Jintao a ainsi commencé quand il a, à la fi n des années 1980, fait réprimer dans le sang des manifestations de Tibétains. Plus qu’une « exposition publique » de criminels, pour Wang Lin ces affaires sont une « exposition publique » des apparatchiks locaux. Les événements du Shaanxi sont à placer au regard des différentes campagnes politiques menées en Chine depuis les années 40. Entre 1966 et 1976, lorsque la « Grande Révolution Culturelle » a été lancée par Mao Zedong pour reprendre l’infl uence perdue après la catastrophe humaine du « Grand Bond en Avant », de nombreuses méthodes de ce genre ont été utilisées. Pour éliminer les « 4 vieilleries » - les idées, la culture, les traditions et les habitudes, des grandes séances d’humiliation publique – voire de mise à mort étaient organisées. Tous ceux qui avaient un peu plus, qu’il s’agisse d’argent ou de culture, étaient devenus les cibles d’une campagne qui a fait entre 400.000 et un million de morts. Des milliers de discussions sur le sujet ont commencé dans la blogosphère chinoise, avec une tendance forte au dégoût face aux « responsables corrompus » et à une « police sans foi ni loi ». Plus de trois mille internautes ont par exemple soutenu le post d’un blogueur de Langfang critiquant le régime chinois, tandis que trois mille autres appuient la demande par un blogueur de Yangzhou proposant une nouvelle loi pour protéger les victimes d’humiliation publique. Plusieurs autres milliers font le signe du pouce levé en réponse à un post de Nantong demandant la fi n « des techniques barbares utilisées par une minorité déviante comme outils de l’appareil bureaucratique ». LOU YA www.lagrandeepoque.com Des responsables hongkongais s’irritent de ne pas avoir été informés d’une fuite radioactive dans une centrale nucléaire en Chine continentale, à quelques dizaines de kilomètres de l’île. Le réacteur Daya est situé dans la péninsule Dapeng à Shenzhen, soit à 40 kilomètres de Hong Kong, et accumule les incidents depuis plusieurs années. Le dernier en date est survenu le 23 octobre quand un des circuits de refroidissement du réacteur N°1 s’est fendu, laissant échapper des radiations – ce dont le public a été informé trois semaines après. C’est la troisième fois en six mois que le réacteur connaît des incidents de gravité variable, et les annonces offi cielles d’une anomalie bénigne de niveau 1 – soit le plus bas des sept niveaux d’alerte – peinent à rassurer. Le quotidien hongkongais Apple Daily dit avoir reçu l’information de la fuite le 12 novembre. Il a alors contacté la China Light & Power le 13 novembre, dont une des fi liales, la Hong Kong Nuclear Investment Co. (HKNIC), a confirmé le 15 novembre qu’une fuite avait eu lieu le 13 octobre. Chen Zhaoxiong, directeur général du HKNIC, a expliqué au cours d’une conférence de presse que lors d’une inspection de routine, deux failles de 2 à 7 centimètres ont été trouvées. « C’était un incident de niveau 1 sans gravité » a expliqué M. Chen, niant toute tentative de dissimulation de la fuite. Jolliet Constructions Bois Jolliet Montages Bois SarlConstructions, entreprise générale Partenaire "Minergie" 1669 Montbovon www.jollietbois.ch Chine Mécontentement à Hong Kong après les fuites radioactives chinoises La dissimulation critiquée 5 Wikimedia Commons Le réacteur nucléaire Daya. Mais certains députés de Hong Kong, comme James To Kun-Sun, considèrent que les délais d’information sont inacceptables. M. To a demandé une réunion d’urgence du bureau de sécurité de Hong Kong : « Je veux savoir qui est responsable de cela car il pourrait avoir à payer un prix politique élevé ». D’après le porte-parole du gouvernement de Hong Kong, une note d’information offi cielle a été reçue le 2 novembre, qui a immédiatement rassuré quant à l’absence de risque de dommages sur l’environnement ou la santé. Hong Kong a cependant relevé le niveau de vigilance pour prévenir tout risque de contamination. L’essentiel de la production électrique du réacteur Daya alimente Hong Kong. Au moment de la naissance du projet à la fi n des années 80, plus d’un million de Hongkongais s’étaient opposés à sa construction. ZHOU YU CHINE DU SUD-OUEST La désertifi cation menace les lacs des plateaux Les lacs des plateaux de la province de Sichuan, au Sud-ouest de la Chine, devraient avoir disparu d’ici à 25 ans, affirment des experts chinois en hydrologie, suite à leurs derniers relevés. D’après un article du News Sichuan, l’expédition envoyée par le département forestier de la province de Sichuan a inspecté les vallées Ruoergai, le canton Hongyuan et le canton Litan. La première surprise de l’équipe a été de voir que l’autoroute par laquelle ils rejoignaient Ruoergai, construite il y a à peine trois ans, était recouverte de sable. « Nous avions entendu il y a deux ans que les rivières en crue pendant la saison des pluies étaient sorties de leur lit et avaient approché de l’autoroute », explique Wang Jinxi, le chef de l’expédition. « Mais quand nous sommes arrivés nous n’avons même pas pu trouver l’autoroute, parce qu’elle est recouverte de sable. » À certains endroits, même les plantations prévues pour retenir le sable ont été ensevelies. D’après Wang, les troupeaux de yaks de la région qui auparavant avaient parfois des diffi cultés à trouver de l’herbe en hiver, n’en trouvent même plus au printemps. Le changement climatique, indique-t-il, fait que les premières neiges arrivent un mois plus tard, et fondent en seulement deux jours. La fonte rapide accélère l’écoulement de la neige fondue, qui n’a pas le temps d’abreuver le sol. L’herbe pousse donc plus diffi cilement et les animaux en souffrent. Le canton de Ruoergai est une des zones les plus frappées par la désertifi cation au nord-ouest du Sichuan. En 2009, plus de 700.000 kilomètres carrés dans le canton s’étaient transformés en sable. Le désert occupe maintenant près de la moitié de la plaine de Chengdu. Les lacs des plateaux se vident également : six des dix-sept lacs présents en 1985 avaient disparu en 2000. Les onze autres ont perdu en moyenne 38% de leur surface. À cette vitesse, annonce Wang, tous les lacs auront disparu d’ici à 25 ans, laissant des gigantesques lits de sable qui accéléreront plus encore la désertifi cation et affecteront les grands fl euves. Le niveau d’eau a également baissé d’un mètre en moyenne dans les marais de la région, le double dans certains cas : « Vous pouvez maintenant y marcher à pied sans être très mouillé », soupire Wang. ZHOU YU



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