Epoch Times Paris n°188 16 nov 2010
Epoch Times Paris n°188 16 nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°188 de 16 nov 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : « biens mal acquis », première victoire de la lutte anti-corruption en France.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 Chine www.lagrandeepoque.com Des rassemblements anti-japonais se retournent contre Pékin Les rassemblements « anti-japonais » continuent en Chine, à distance de Pékin où des dizaines de milliers de manifestants avaient défi lé fi n octobre. Focalisés sur la question territoriale des îles Diaoyu que revendiquent Chine et Japon, les premiers rassemblements ont été organisés à la mioctobre par des organisations étudiantes contrôlées par le gouvernement chinois, et avec le plein soutien de Pékin, indique l’Apple Daily de Hong Kong. Un soutien qui a maintenant complètement disparu au vu de l’évolution des revendications : dans un cortège à Baoji, dans la province de Shaanxi, sont ainsi apparues des banderoles contre les prix de l’immobilier et la corruption. Les médias japonais se sont évidemment régalés et la télévision Asahi a abondamment montré ces banderoles ainsi que celles appelant à un rapprochement avec Taïwan. D’après JiJiPress, agence japonaise, une autre manifestation rassemblant un millier de personnes a eu lieu dans la ville de Deyang, au sud-ouest de la Chine, durant laquelle les manifestants se sont heurtés à la police. Des journalistes japonais ont été détenus pour « raisons de sécurité ». Étudiants bloqués À Baoji et dans d’autres villes, les universités ont imposé des sessions de cours pendant le weekend et limité drastiquement les déplacements d’étudiants. Un étudiant de l’université Jiaotong à Xi’an explique par exemple que les étudiants ne sont autorisés à quitter le campus que si un responsable universitaire leur délivre l’autorisation écrite. « Oui, nous sommes bloqués. Il y a eu des manifestations à Xi’an, donc de nombreux établissements sont verrouillés, les pires endroits sont Xi’an et Zhengzhou » Dans un de ses articles, le Quotidien du Peuple demande aux étudiants d’exprimer leur patriotisme « rationnellement et conformément à la loi ». Derrière le mécontentement des étudiants, la rumeur persistante selon laquelle le gouvernement chinois aurait signé un accord secret avec le Japon par lequel il maintient le statu quo et renonce à affi r- mer des revendications territoriales sur les îles. Chen Yonglin, ancien diplomate chinois réfugié au Canada, juge plausible l’existence d’un tel accord et comprend les dénégations de Pékin : « Le régime chinois craint que les protestations étudiantes changent de cible. Cela pourrait devenir un mouvement démocratique, car les étudiants ont leurs propres pensées ». Zhu Yufu, un des fondateurs du parti démocratique chinois, rappelle que les manifestations étudiantes de 1989 avaient commencé par des défi lés honorant la mémoire d’un dirigeant chinois, Hu Yaobang, qui ÉDITORIAL Huitième commentaire Aujourd’hui, le PCC est devenu le plus grand « parti de détournement de fonds et de corruption » dans le monde. Selon des statistiques offi cielles chinoises, au cours des vingt dernières années, parmi les vingt millions de fonctionnaires, d’employés ou de cadres du Parti ou du gouvernement, huit millions ont été déclarés coupables de corruption et ont fait l’objet de mesures disciplinaires ou de sanctions selon les règlements du Parti ou du gouvernement. Si les fonctionnaires corrompus non identifiés sont aussi pris en compte, on estime à plus des deux tiers les fonctionnaires corrompus du Parti et du gouvernement, dont seule une petite partie a fait l’objet d’enquête et de dénonciation. Garantir des bénéfi ces matériels au moyen de la corruption et de l’extorsion est devenu la plus grande force de cohésion qui assure l’unité du PCC aujourd’hui. Les fonctionnaires corrompus savent que sans le PCC, ils n’auraient aucune occasion de faire fructifi er leurs intérêts personnels, et que si le PCC chutait, non seulement ils perdraient leur pouvoir et leur position, mais ils feraient l’objet d’une enquête. Dans La colère du Ciel, un roman qui décrit les coulisses des fonctionnaires du PCC, son auteur Chen Fang, dans des mots qu’il fait prononcer à Hao Xiangshou, directeur adjoint d’un bureau municipal du PCC, divulgue le principal secret du PCC : « La corruption stabilise notre pouvoir politique ». Le peuple chinois le voit clairement : « Si nous luttons contre la corruption, le Parti tombera ; si nous ne luttons pas contre la corruption, la nation périra ». Pourtant le PCC ne risquera pas sa propre perte en luttant contre la corruption. Il tuera seulement quelques individus corrompus dans un sacrifi ce symbolique destiné à préserver son image. Cela lui permettra de prolonger sa vie de quelques années aux dépens d’un petit nombre de personnes corrompues. Aujourd’hui, le seul but de la secte perverse PCC est de garder le pouvoir et de gouverner sans la crainte de disparaître. Dans la Chine actuelle, l’éthique et la moralité ont dégénéré au point d’être méconnaissables. Produits de mauvaise qualité, prostituées, drogues, conspirations entre fonctionnaires et gangs de voyous, syndicats du crime organisé, jeux d’argent, pots-de-vin, corruptions en tout genre sont très répandus. Le PCC a largement ignoré une telle voulait combattre la corruption à travers des réformes politiques : « La corruption à l’époque n’était pas au même niveau qu’aujourd’hui. Il y a maintenant plus de problèmes sociaux, plus de chômage. ». NEUF COMMENTAIRES dépravation morale, alors que beaucoup de hauts fonctionnaires sont en coulisse les chefs qui monnaient leur protection en extorquant de l’argent à des gens qui ont peur. Cai Shaoqing, un expert qui étudie la mafi a et les organisations criminelles à l’université de Nanjing, estime que le crime organisé en Chine compte au moins un million de personnes. Chaque fi gure syndicaliste capturée dénonce toujours des communistes corrompus à l’arrièrescène, qui sont fonctionnaires du gouvernement, juges ou policiers. Le PCC a peur que le peuple chinois puisse acquérir un sens de la conscience et de la moralité, ainsi il n’ose pas permettre aux gens d’avoir une foi religieuse ou une liberté de pensée. Il utilise toutes ses ressources pour persécuter de bonnes personnes qui ont une foi, comme les chrétiens clandestins qui croient en Jésus et en Dieu et les pratiquants de Falun Gong qui aspirent à vivre dans l’authenticité, la bienveillance et la tolérance. Le PCC a peur que la démocratie mette fi n à son règne de Parti unique et ainsi n’ose pas donner aux gens des libertés politiques. Il agit avec célérité pour emprisonner des libéraux indépendants et des défenseurs des droits civiques. Il accorde toutefois aux gens une liberté déviée. Tant que vous ne vous occupez pas de politique et que vous ne vous opposez pas à la direction du PCC, vous pouvez faire ce que vous voulez, même des choses mauvaises et amorales. Le résultat est que le PCC décline de façon spectaculaire et la moralité de la société chinoise chute brusquement de façon alarmante. « Bloquer la route vers le ciel et ouvrir la porte de l’enfer » illustre au mieux comment la secte PCC a fait des ravages dans la société chinoise actuelle. VII. Réflexions sur le règne pervers du PCC 1. Qu’est ce que le Parti communiste ? Cette question apparemment simple n’a pas de réponse simple. Sous le prétexte d’être « du côté du peuple » et sous couvert de parti politique, le Parti communiste a en réalité trompé des millions de gens. Et encore ce n’est pas un parti politique au sens commun, mais une secte nuisible et perverse possédée par un spectre pervers. Le Parti communiste est une entité vivante qui se manifeste dans le monde PETER PARKS/AFP CHINE, Pékin : des milliers de manifestants portant des drapeaux chinois et des bannières anti Japonais regroupés à Pékin. Un signe, veut-il croire, qu’un nouveau printemps de la démocratie serait possible, à la suite des déclarations d’ouverture du Premier ministre Wen Jiabao. WANG ZHEN ET RONA RUI 16 – 30 NOVEMBRE 2010 ● La Grande Époque Le barrage des trois gorges à pleine capacité Le barrage des Trois Gorges a atteint son niveau maximum de 175 mètres, ce qui lui permet d’atteindre sa production maximale d’électricité, 84,7 milliards de kilowatts par heure. Le barrage, le plus grand du monde et sans aucun doute le plus controversé, accroît d’après les géologues les risques de glissement de terrain et de tremblement de terre. Il est responsable du déplacement forcé de 1,4 million de personnes et de la disparition du dauphin du Yangtze, dont l’espèce s’est éteinte en 2006 du fait de l’appauvrissement des eaux en aval du barrage. JACK PHILLIPS En Chine, cartographie en ligne… sans Google L e Bureau d’État chinois de la cartographie a annoncé l’attribution du marché de la cartographie sur internet d’ici à la fi n de l’année. Un absent notable : le grand développeur de cette technologie, Google. La nouvelle cartographie présentera des fonctions très similaires à celles de Google Maps, avec des informations sur les routes, rivières, régions administratives, zones résidentielles, mode en 3D de type Street View. Au mois de mars cette année, Google a délocalisé ses serveurs à Hong Kong pour éviter la censure par le régime chinois. Bien qu’il soit encore accessible aux internautes chinois, il perd depuis de plus en plus des parts d’un marché déjà dominé par Baidu. La transmission de données de cartographie, autrefois mises dans la catégorie des secrets militaires, est encore strictement contrôlée en Chine. Une licence d’exploitation doit être obtenue des autorités, et n’est accessibles qu’aux entreprises dont les serveurs sont localisés en Chine. Depuis mai 2010, les entreprises étrangères doivent de plus, pour être éligibles, être associées à des entreprises chinoises sous forme de holdings nécessairement dirigées par une entreprise chinoise. FENG YIRAN 83.908.332 de Chinois ont démissionné du Parti après avoir lu les Neuf commentaires sur le Parti Communiste. Ce mouvement de démissions reste pour le peuple un moyen d’expression non violent, apolitique et sans précédent dans la société chinoise. La Grande Époque publie un extrait traduit de cette série éditoriale chinoise dans chacun de ses numéros. au travers des organisations de Parti. Ce qui contrôle réellement le Parti communiste est ce spectre pervers qui y a pénétré à ses débuts, et c’est ce spectre pervers qui détermine la nature perverse du Parti communiste. Les dirigeants du Parti communiste, en agissant comme les gourous de la secte, ne servent que de porte-parole au spectre pervers et au Parti. Lorsque leur volonté et leur but correspondent à ceux du Parti et peuvent être utilisés par lui, ils sont choisis comme dirigeants. Mais lorsqu’ils ne répondent plus aux besoins du Parti, ils sont renversés impitoyablement. Le mécanisme de lutte du Parti assure que seuls les plus malins, les plus pervers et les plus durs vont se cramponner solidement à la position de gourou du Parti communiste. Une douzaine environ de dirigeants du Parti communiste sont déjà tombés en disgrâce, ce qui prouve la véracité de cet argument. En réalité les hauts dirigeants du Parti marchent sur une corde raide. Ils peuvent soit quitter la ligne du Parti et laisser une empreinte positive dans l’histoire comme Gorbatchev, soit être victimes du Parti comme c’est arrivé à plusieurs secrétaires généraux du Parti. Le peuple est la cible de l’asservissement et de l’oppression par le Parti. Sous le règne du Parti, les gens n’ont pas le droit de rejeter le Parti. Au contraire, ils sont forcés d’accepter la domination du Parti et d’être dans l’obligation de soutenir le Parti. Ils sont aussi sujets à des séances régulières de type lavage de cerveau sous la contrainte menaçante du Parti. Le PCC force la nation entière à croire en lui et à soutenir cette secte perverse. Cela se voit rarement dans le monde d’aujourd’hui et nous devons reconnaître les talents incomparables du PCC dans une pareille oppression. Pour en savoir plus : Les neuf commentaires sur www.lagrandeepoque.com
La Grande Époque ● 16 – 30 NOVEMBRE 2010 0,4% www.lagrandeepoque.com Économie C’est la croissance du PIB des seize pays de la zone euro au troisième trimestre 2010, selon les estimations publiées par l’offi ce européen des statistiques Eurostat. Le rythme de la croissance s’est ralenti par rapport à 1% sur les trois mois précédents. Il existe des disparités au niveau national. La modération de la croissance se retrouve en Allemagne (0,7%) et en France (0,4%). En Espagne l’activité a stagné (0%). Le PIB grec a connu encore une forte contraction (- 1,1%) et la croissance portugaise enregistre une hausse (0,2%). « Bien mal acquis » Première victoire de la lutte anti-corruption en France Suite de la première page La France très peu coopérative La France, qui aime se déclarer en première ligne dans la lutte contre la corruption, est surtout citée par le CCFD-Terre Solidaire pour son attitude non coopérative dès lors que les personnes incriminées sont situées dans ses anciennes colonies africaines ou que les intérêts de ses grandes entreprises sont visés. Il est pourtant connu qu’Omar Bongo (président du Gabon) est propriétaire en France de 33 biens immobiliers, d’une centaine de comptes bancaires et d’une importante flotte de voitures de luxe, que la famille Sassou Nguesso (président du Congo-Brazzaville) possède 18 biens immobiliers dont un hôtel parisien d’une valeur de près de 19 millions d’euros, et que le président Obiang (président de Guinée équatoriale) a offert à son fils trois Bugatti d’une valeur d’un million d’euros pièce. Dès 2007, une plainte est déposée par plusieurs associations contre les dirigeants de ces pays et une Pour l’année 2010, le pays le moins corrompu est le Danemark, suivi de la Nouvelle-Zélande et Singapour, tandis que l’Afghanistan, Myanmar et la Somalie se situent aux trois dernières places des pays les plus corrompus. La France se situe au 25 e rang, derrière de nombreux pays européens. Les déséquilibres monétaires entre les différentes zones économiques risquent de s’amplifi er. Au regard de l’ampleur des nouvelles mesures de soutien à l’économie américaine annoncées le 3 novembre par la Réserve Fédérale, les flux de capitaux ont repris le chemin des pays émergents qui offrent le rendement fi nancier le plus attractif. Depuis les inquiétudes sur le front des changes se font de plus en plus vives. Le risque d’une « guerre des monnaies » pourrait pénaliser le commerce des pays et freiner leur croissance. Le sujet était abordé lors du sommet du G20 les 11-12 novembre à Séoul, mais aucune solution n’a été décidée pour remettre de l'ordre dans le système monétaire international. Les mesures massives d’injection des liquidités par la Fed La décision de la Réserve Fédérale d’acheter 600 milliards de dollars de titres du trésor américain d’ici à mi-2011, soit 75 milliards par mois, est un nouveau tournant dans la politique monétaire américaine. Si l’on rajoute les achats provenant des remboursements Le rapport annuel 2010 de Transparency International sur l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) dans 178 pays. enquête préliminaire confirme les faits énoncés par CCFD, mais le procureur de la République estime que le détournement de fonds n’est pas assez avéré et l’affaire est classée sans suite. Une seconde plainte est déposée en juin 2008 par TI France, et classée irrecevable par la Cour d’appel de Paris le 29 octobre 2009. Jusqu’à l’arrêt de la Cour de cassation du 9 novembre dernier qui annule la décision de la Cour d’appel de Paris et ordonne le renvoi du dossier devant un juge d’instruction parisien. des titres arrivant à la maturité qu’elle détient, au total la Banque centrale américaine devrait acheter entre 850 et 900 milliards de dollars jusqu’au deuxième trimestre 2011, soit 110 milliards de dollars d’actifs par mois. En termes de fondamentaux macroéconomiques, cette injection des liquidités dans les circuits fi nanciers a pour objectif d’aider l’économie américaine à retrouver la croissance et à rééquilibrer La menace d’une guerre des monnaies Toraten Blackwood/AFP Les pays émergents ont vu leur monnaie s’apprécier suite à l’afflux des capitaux estimés à 60 milliards de dollars depuis le début de l’année. le marché du travail en baissant le chômage. Ne pouvant pas baisser les taux en dessous de 0%, cette nouvelle stratégie monétaire, appelée dans le jargon fi nancier quantitative easing ou « assouplissement quantitatif », devrait permettre de maintenir des taux d’intérêt bas à long terme pour faciliter le refi nancement des logements américains et de remonter les anticipations de l’infl ation qui restent pour le moment négatives, amenant les acteurs économiques à consommer et à investir. « L’impact sur la croissance du PIB américain pourrait être de l’ordre de 0,25% à 0,5% en 2011 et 0,75% voire plus en 2012 », selon l’étude sur les perspectives économiques de la Deutsche Bank. 7 John Macdougall/AFP/Getty Images Une avancée juridique majeure Selon Maître Patrick Maisonneuve, avocat du président gabonais Ali Bongo, la décision de la plus haute juridiction française « risque d'avoir un effet infl a- tionniste sur les plaintes et présente un risque d'instrumentalisation de la justice pénale à des fins politiques ». Maître Olivier Pardo, avocat du président de la Guinée, ajoute qu’« il ne faut pas prendre les chefs d'Etat africains pour des gens sans foi ni loi. C'est fi ni le temps des rois nègres ». Quant à Daniel Lebègue, président de l’association Transparence International France, qu’il faut saluer pour sa ténacité dans cette affaire, il a annoncé : « Il s'agit d'une décision historique qui augure de la fi n de l’impunité pour les dirigeants corrompus dans le monde. Ce succès, nous le dédions aux millions de victimes de la corruption qui, du fait de ce fl éau, souffrent quotidiennement d’une défi cience d’accès aux services de base tels que l’eau, la santé ou l’éducation ». La restitution des avoirs aux populations est encore lointaine, mais grâce à cette brèche, on peut à présent espérer contrecarrer plus facilement l'inertie de l’Etat et du parquet dans certaines affaires politico-fi nancières sensibles. CHARLES CALLEWAERT 1 Transparence International France est la section française de l’association Transparency International, la principale organisation de la société civile qui se consacre à la transparence et à l’intégrité de la vie publique et économique. Elle publie notamment chaque année un Indice de Perception de la Corruption (IPC), sur une échelle de 0 à 10, où 178 pays sont classés en fonction de la perception du niveau de corruption affectant son administration publique et sa classe politique. Les nouvelles barrières à la circulation des capitaux L’annonce de la politique de la planche à billets de la Réserve Fédérale qui va conduire inévitablement à une augmentation signifi cative de la masse de dollars en circulation, a fait déprécier la valeur du billet vert et accentuer la pression haussière de l’euro et des devises des pays émergents. Les nombreux pays émergents (Brésil, Afrique du Sud, Mexique, Inde, Corée du Sud…) ont vu leur monnaie s’apprécier suite à l’afflux des capitaux estimés à 60 milliards de dollars depuis le début de l’année. Ces capitaux proviennent principalement des activités spéculatives des investisseurs qui arbitrent en faveur des pays où les rendements offerts restent plus attractifs que dans les pays développés. Afi n de préserver leur commerce extérieur et ne pas déstabiliser leur économie, les pays émergents peuvent maintenir leurs taux d’intérêts à un niveau inférieur à celui qui pourrait prévaloir compte tenu de la vigueur de la croissance économique, ou intervenir sur le marché de change, mais également mettre en place de mesures pour limiter l’appréciation de leur devise. Afi n de décourager les entrées des capitaux, ils recourent de plus en plus aux barrières à l’entrée sur les flux des capitaux de la part des investisseurs étrangers comme taxes sur les achats ou sur les gains en capital, période de détention minimale des titres, etc. « Les banques centrales des pays émergents doivent résoudre le dilemme à trois dimensions : flux de capitaux, cours du change et politique monétaire indépendante », souligne l’étude de Morgan Stanley. Il s’agit d’un compromis qui est en pratique diffi cile à atteindre, le contrôle de change de la devise étant incompatible avec une politique monétaire visant à contenir le risque infl ationniste et une libre circulation des capitaux. Face à des montant des liquidités en abondance, même avec les restrictions sur des capitaux à l’entrée, la tendance actuelle de transfert des capitaux des pays développés vers les émergents devrait se poursuivre au risque de mettre en péril les économies émergentes et créer des bulles sur les marchés des actifs. LAUREN SMITH



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