Epoch Times Paris n°188 16 nov 2010
Epoch Times Paris n°188 16 nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°188 de 16 nov 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : « biens mal acquis », première victoire de la lutte anti-corruption en France.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 Nature www.lagrandeepoque.com 16 – 30 NOVEMBRE 2010 ● La Grande Époque Le gène impliqué dans la production d'organes mâles et femelles s'est dupliqué afi n de créer deux copies très similaires. Des chercheurs découvrent comment les fleurs produisent des organes mâles et femelles Des botanistes de l'université de Leeds au Royaume-Uni ont montré l'évolution en cours, en retraçant la façon dont la mutation d'un gène, il y a plus de 100 millions d'années, a conduit les fl eurs à produire des organes mâles et femelles de diverses manières. En plus de démontrer comment la diversité découle de telles « erreurs » génétiques, la recherche devrait mener une enquête approfondie quant à la façon dont les plantes produisent des fl eurs, les origines des fruits que nous mangeons. La recherche, en partie fi nancée par la subvention de formation à la recherche Marie Curie du septième programme-cadre a récemment été présentée dans la revue des Sciences PNAS. Les deux gènes sont toujours liés aux organes sexuels Dans de nombreuses plantes, le gène impliqué dans la production d'organes mâles et femelles s'est dupliqué afi n de créer deux copies très similaires. Chez l'arabette (Arabidopsis), par exemple, une seule copie produit les organes mâles et femelles, mais l'autre copie s'est chargée d'un rôle complètement nouveau, incitant Instant terrestre www.instanterrestre.com Rodrigo Buendia More/AFP Le comportement différent du gène dans chaque plante est lié à un acide aminé. les gousses à s'ouvrir. De façon similaire, chez les gueules-de-loup (Antirrhinum), les deux gènes sont toujours liés aux organes sexuels, mais une copie produit principalement les organes femelles, tout en conservant un petit rôle sur les organes mâles, alors que l'autre copie ne produit que des organes mâles. « Les gueules-de-loup sont sur le point de diviser le travail de production d'organes mâles et femelles entre ces deux gènes, un moment important du processus évolutionnaire », affirme le responsable de recherche Brendan Davies, professeur du développement végétal à la faculté des sciences biologiques de Leeds. « Davantage de gènes avec différents rôles offrent une complexité enrichie d'un organisme et ont ouvert la porte de la diversifi cation et de la création de nouvelles espèces. » La duplication du gène, faite il y a 120 millions d'années En remontant « l'arbre » évolutionnaire des angiospermes, les chercheurs ont déterminé que la duplication du gène a eu lieu il y a 120 millions d'années. Toutefois, la mutation qui sépare la façon dont les gueules-de-loup et l'arabette utilisent ce gène en plus, a fait son apparition quelque 20 millions d'années plus tard. Les chercheurs ont découvert que le comportement différent du gène dans chaque plante était lié à un acide aminé. Bien que les gènes semblent similaires, certaines des protéines qu'ils encodent sont dépourvues de cet acide aminé. Lorsqu'il est présent, l'activité de la protéine se limite à la production d'organes mâles, mais lorsque l'acide aminé n'est pas là, la protéine est capable d'interagir avec une gamme d'autres protéines impliquées dans la production fl orale, ce qui lui permet de produire des organes mâles et femelles, affirmaient les scientifi ques. Une imperfection due au hasard stimule le changement « Une petite mutation au niveau du gène dupe le mécanisme de la plante consistant à insérer un acide aminé de plus et ce minuscule changement a créé une différence considérable quant à la façon dont ces plantes contrôlent la production de leurs organes reproductifs », expliquait le professeur Davies. Il déclarait que ce processus était une « évolution en action », mais a averti que « nous ne savons pas encore si cette mutation s'avèrera être une impasse et ne progressera pas ou si elle conduira à d'autres complexités ». Toutefois, le professeur Davies affi r- mait que la recherche était « un excellent exemple de comment une imperfection due au hasard stimule le changement évolutionnaire », tout en soulignant que « si nous vivions dans un monde parfait, il serait beaucoup moins intéressant, sans diversité et aucune chance de développement pour aucune nouvelle espèce ». Les chercheurs prévoient d'étudier les interactions des protéines qui permettent la production des organes mâles et femelles faisant partie de l'enquête approfondie dans la base génétique à travers laquelle les plantes produisent des fl eurs. Cordis nouvelles Namasté ! Fred Tanneau/AFP Dans l’immensité himalayenne, la formule de politesse Namasté est un mot qui claque dans la bouche de ses habitants comme un éclat spirituel. On joint les deux mains devant le visage en signe de bienvenue pour honorer le divin qui est en nous. Namasté est un mot hindi qui provient du sanskrit namas signifi ant « se courber, se soumettre ». Comme ici, avec cet enfant du royaume du Mustang saisissant l’aubaine de manifester une règle vieille comme l’humanité, l’hospitalité faite à l’autre. Texte et photo de Stéphane Cabaret
La Grande Époque ● 16 – 30 NOVEMBRE 2010 Le Massachusetts, berceau de l’Amérique Tout a commencé en décembre 1620, à Plymouth, à quelques kilomètres à peine au sud de Boston. Le Mayfl ower, petit navire de 30 mètres, chargé d’animaux, de provisions, de sacs de graines, d’outils et de 101 passagers accoste sur le site d’un village amérindien abandonné. De la centaine de pèlerins britanniques, fanatiques partisans d’une forme stricte du calvinisme, la moitié ne survivra pas au scorbut ni au froid de ce premier hiver. Le salut viendra des indiens Wampanoags qui leur apprendront à faire pousser le maïs, à creuser des canoës et à pêcher dans les eaux poissonneuses du littoral. Cette rencontre salutaire sera célébrée l’année suivante, en novembre, par un traité de paix entre les envahisseurs et les autochtones lors d’une grande fête de réconciliation, commémorée depuis, chaque année, à la même époque, lors du jour d’action de grâce de Thanksgiving. Boston, la porte de l’Amérique D’autres pionniers suivront et, peu à peu, coloniseront la côte du Massachusetts. C’est à John Winthrop, à la tête d’une imposante fl otte de onze vaisseaux et accompagné de 750 pèlerins, que Boston doit d’exister, avec cet élan qui en fi t rapidement une grande ville. De fait, six ans à peine après leur arrivée, les puritains avaient déjà fondé une école doublée d’un séminaire, établissement qui portera un jour le célèbre nom de Harvard. Un siècle plus tard, c’est encore à Boston qu’éclatera la révolution américaine qui, au terme de batailles meurtrières contre les Britanniques, se soldera par la Déclaration d’Indépendance le 4 juillet 1776, jour de l’actuelle fête nationale. Ce n’est pas pour rien que les Bostoniens et les habitants du Massachusetts revendiquent le statut de berceau de la nation yankee, quitte à être pointés du doigt par leurs compatriotes pour leur esprit quelque peu chauvin. Par ailleurs, Boston n’est pas peu fi ère d’être, sans aucun doute, l’une des rares villes américaines à posséder de nombreux vestiges d’un passé qui remonte jusqu’au XVII e siècle. La cité a conservé vivant le souvenir de la lutte pour la liberté en créant un circuit piétonnier, bien nommé Freedom Trail, dont le chemin est imprimé en rouge dans ses rues et sur ses trottoirs. Diffi cile en effet de se promener dans la ville sans rencontrer le site d’une bataille, un édifi ce historique ou quelque monument rappelant l’époque coloniale ou révolutionnaire. La balade permet de découvrir entre autres le plus vieux bâtiment de la ville, la maison de l’orfèvre Paul Revere qui chevaucha toute la nuit du 19 avril 1775 pour prévenir les colons installés à l’ouest de Boston de l’arrivée des troupes britanniques. Plus loin encore, l’Old State House paraît bien petite entre les gratte-ciel de la rue Washington. C’est de son balcon que la déclaration d’indépendance a été dite pour la première fois, et depuis, chaque année, elle y est lue à haute voix lors des festivités du 4 juillet. Beacon Hilla conservé intacte son ambiance surannée d’autrefois. Ses ruelles pavées, toujours éclairées par de vénérables réverbères à gaz, sont restées étroites, juste assez larges pour laisser passer de front deux vaches, comme l’exigeait la loi fédérale. Elles serpentent entre de superbes bâtisses de briques rouges, ourlées de balcons en fer forgé. Qu’il s’agisse de maisons de poupées ou d’hôtels particuliers, leurs porches sont ornés d’un heurtoir en cuivre. Les squares, dont le plus connu est l’adorable Louisburg, abritent des pelouses arborées, protégées par une grille dont seuls les riverains ont la clef. Une passion pour le retour aux sources Boston et Harvard n’ont pas de secret pour les inconditionnels de l’Amérique mais la plongée dans l’histoire se prolonge au-delà de la capitale, dans des villes qui abritent des trésors inattendus. Au sud, Plymouth a immortalisé la roche où les pèlerins auraient mis pied à terre. Cependant le regard est davantage attiré par un voilier qui se veut une réplique grandeur nature du Mayfl ower. La visite du bateau étonnamment petit avec ses 30 mètres de long permet de mieux comprendre le courage, voire la folie, qui animait ces hommes et ces femmes à l’heure d’entreprendre un voyage aussi risqué qui devait durer 66 jours. Tout aussi impressionnant, le Plymouth Plantation, qui se veut une reconstitution fi dèle de ce que fut la ville au XVII e siècle. Côte à côte se dressent un village wampanoag où d’authentiques indiens vaquent à leurs occupations traditionnelles, à l’abri d’une vaste hutte de paille, et le village des pèlerins, un assemblage de cabanes en bois, coiffées de chaume et longées par des chemins de terre poussiéreux. Ici aussi, des fi gurants en costumes d’époque s’adonnent à des activités quotidiennes adaptées aux saisons et… au XVII e siècle : cuire le pain, biner le potager, réparer les clôtures, couper du bois, tondre les moutons, traire les chèvres… Au nord de Boston s’étire un littoral escarpé qui abrite des petits ports de pêche et une jolie station balnéaire, Rockport, très prisée par les artistes du début du siècle dernier, inspirés par les bateaux colorés amarrés au pied de petites maisons en bois, souvent construites sur pilotis. Toutefois, la localité la plus ensorcelante, à plus d’un titre, reste Salem. Bien connue pour les dramatiques procès de 1692 qui condamnèrent à mort une vingtaine de personnes accusées à tort de sorcellerie à cause du délire alimenté par les peurs superstitieuses de deux fillettes, la petite cité a tiré parti de son passé intolérant en multipliant les visites et les activités de loisirs qui font d’elle aujourd’hui la très populaire capitale de la sorcellerie. Mais la ville abrite encore un remarquable musée, le Peabody Essex, qui retrace près de trois siècles d’histoire de la Nouvelle-Angleterre. Les armateurs de Salem, enrichis par le commerce d’huile de baleine avec des pays aussi lointains que l’Inde ou la Russie, eurent l’idée de fonder ce musée pour mettre en exergue les trésors – que d’aucuns appelleraient les butins – qu’ils ramenaient de leurs expéditions maritimes. La pièce la plus inattendue est sans contexte l’authentique maison de la dynastie Qing, importée de Chine et intégralement reconstruite dans la cour du musée. Rêves de plages à Cape Cod La passion presque fanatique pour leur histoire n’a toutefois jamais empêché les habitants du Massachusetts de profi ter des plaisirs dorés que leur offrent leurs plages, particulièrement celles de la presqu’île de Cape Cod, cet étrange bout de terre en forme de bras replié que tous les Américains vénèrent, comme s’il s’agissait d’un mythe. Il est vrai que tout concourt à susciter cette fascination à laquelle il est bien diffi cile de résister. Une route traverse l’étroite péninsule, d’un bout à l’autre, et pourtant, on ne voit pas l’étendue déserte de la mer, on entend à peine le roulement des vagues qui viennent lécher les plages sableuses. Mais tout parle d’elle. Les mouettes et les cormorans qui sillonnent le ciel d’azur, les bateaux retournés quille en l’air dans les jardins, une végétation rabougrie de résineux et de buissons sauvages et puis, partout, du sable, même sur la route où le vent dessine au gré de sa fantaisie de légers monticules vagabonds. Il faut quitter la voie principale à la recherche des paisibles petits ports pour découvrir, au-delà des cordons de dunes, l’immensité bleue de l’océan. C’est ici que le légendaire clan Kennedy a établi ses quartiers, à Hyannis Port où le front de mer aligne d’immenses résidences blanches, bordées de plages dorées souvent inaccessibles. À l’écart de la route principale, le village de Chatham a su préserver l’atmosphère des petits ports de pêche de la Nouvelle Angleterre où chaque jour, les pêcheurs débarquent des nasses lourdes de homards, de langoustes et de crabes. À la pointe nord du Cap, là où les vagues se brisent en éclaboussures d’écume le long des plages, la route s’achève à Provincetown, une minuscule bourgade insolite qui aligne ses maisonnettes de bois colorées, construites sur pilotis le long de la plage qui esquisse ici la forme d’un croissant. P-Town, comme l’appelle ses fans, se donne des allures de mondaine excentrique avec ses galeries d’art, ses bars branchés et ses restaurants chics. Festive comme nulle part ailleurs au Massachusetts, elle symbolise aussi la liberté de vivre et ce n’est pas pour rien qu’on y croise hédonistes de tout poil qui s’y affi - chent sans complexe. L’enchantement des Berkshires À trois heures à peine à l’ouest de Boston, au fi n fond de l’État du Massachusetts, s’étire une région de collines douces et verdoyantes, les Berkshires Hills, qui sont à l’image du reste de l’État, une villégiature chic, culturelle et paisible. Lacs poissonneux, campagne ondulante, petites villes tracées sur le même modèle, avec des rues rectilignes, des églises au clocher blanc, des maisons de bois pimpantes, des jardins au gazon lisse à faire pâlir de jalousie un terrain de golf. D’industrie, on ne connaît pas ou si peu. La région, jouant à fond la carte de la nostalgie du bon vieux temps a tout misé sur le tourisme depuis ses origines à peu près. Chaque village veille à entretenir son patrimoine à tel point que l’on distingue à peine ce qui a été construit hier de ce qui date de deux siècles. Ponts couverts, cuisine locale savoureuse, hôtels de charme, tout se veut en accord parfait avec l’histoire et l’atmosphère des lieux. On n’échappe pas non plus au General Store, cette épicerie qui date du temps des pionniers où l’on vend de tout, du bois, des clous, des bonbons, du café, des coussins, du miel et de plantureux sandwichs qui se dégustent sur les bancs de la véranda couverte. Havre de paix pour artistes en quête d’inspiration ou pour citadins en rupture de stress, les auberges offrent des chambres cossues, avec des lits recouverts de grosses couettes moelleuses au cœur d’un décor à l’ancienne avec une débauche de volants et de petites fl eurs. Partout les bibelots et les photographies jaunies donnent l’impression d’être plutôt en visite chez une vieille tante de province. Cette nostalgie des temps jadis est entretenue par des reconstitutions de hameaux dont la plus intéressante est celle du village shaker de Hancock, à Pittsfi eld. Une dizaine de bâtiments restaurés racontent deux siècles d’existence d’une communauté qui avait opté pour l’autarcie. Pourtant galeries d’art et restaurants branchés prennent ici leurs quartiers d’été, quand les riches Newyorkais et Bostoniens investissent la région, attirés par son décor de cartes postales. L’été résonne de festivals de théâtre et de centaines de concert en plein air. À Williamstown, le musée Clark abrite pas moins d’une trentaine de Renoir et presqu’autant de Monet. À North Adams, le Mass Moca, l’un des plus grands musées d’art contemporain du monde, s’est installé dans une usine textile désaffectée, permettant à cette cité quelque peu abandonnée de reprendre vie. Un foisonnement culturel www.lagrandeepoque.com conjugué à une impression d’intemporalité, tels sont les maîtres mots qui défi nissent ce coin de Nouvelle Angleterre. Christiane Goor Infos pratiques : Y aller : Ne pas oublier de remplir le formulaire électronique ESTA au plus tard 72 heures avant le départ (http://esta.cbp.dhs. gov) Quand partir : L’été est la période la plus agréable. Eviter la « saison des boues » dite aussi la 5 e saison, de fi n mars à avril, car les précipitations y sont importantes. Offi ce de tourisme : Toutes les informations peuvent se trouver sur les sites www.massvacation.com ou encore www.offi cetourisme-usa.com Littérature : Le Massachussetts a alimenté l’imagination de nombreux auteurs Voyage Le Massachusetts, berceau de l’Amérique. Toute l’histoire des États-Unis semble avoir déferlé sur les côtes du Massachusetts, dépositaire d’un inimaginable trésor de culture et de traditions. Fondé par les pionniers venus du Vieux Continent, le port de Boston respire une qualité de vie aux accents européens. L’arrière-pays, véritable paradis de collines verdoyantes, égrène des villages qui sont autant de lieux de mémoire vivante. Des cages à homards attendent sur le quai du petit port de Chatham. Le marché bio sur le paisible Copley Square. 11 Mahaux Photography Mahaux Photography Mahaux Photography qui y sont nés. Les amateurs de littérature classique américaine noteront que la célèbre maison aux sept pignons de Salem a inspiré Nathaniel Hawthorne pour son roman éponyme. A la même époque, Herman Melville écrivit à Pittsfi eld, dans les Berkshires, son chef d’œuvre Moby Dick. La banlieue bostonienne de Concord a nourri plusieurs écrivains de renom, tels les philosophes Emerson et Thoreau et la romancière Louisa May Alcott dont Les quatre Filles du docteur March attendrissent encore les jeunes adolescentes actuelles. Enfi n Edith Wharton, dont le roman Le Temps de l’Innocence emporta le prix Pulitzer, construisit à Lenox une somptueuse résidence d’été qui se laisse visiter et dont les couleurs blanches et les volets verts lui donnent une allure très Nouvelle- Angleterre.



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