Epoch Times Paris n°187 1er nov 2010
Epoch Times Paris n°187 1er nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°187 de 1er nov 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (280 x 425) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : le couple franco-allemand s'offre une révision du Traité de Lisbonne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Nature ww w. lagrandeepoque.com 1 – 15 NOVEMBRE 2010 ● La Grande Époque 10 Nature En Russie, une vente aux enchères de forêts comporte des lots de cèdres situés dans les zones protégées où vit le tigre de l'Amour. Les tigres de Sibérie vont perdre leur habitat en Russie Le Fonds mondial pour la nature (WWF) dénonce la vente de bois dans des forêts où vivent des tigres de l'Amour – ou tigres de Sibérie – une espèce de l'Extrême-Orient russe menacée de disparition. Denis Smirnov, représentant du WWF en Extrême Orient russe, déclare que le 26 octobre a eu lieu une vente aux enchères de forêts dont des lots de cèdres se trouvent dans les zones protégées où vit le tigre de l'Amour. D'après le WWF, le nombre de tigres de l'Amour a diminué de 15% en 2009 par rapport à l'année précédente. Selon les chercheurs, il ne resterait en Russie qu'approximativement 450 tigres de l'Amour. Leur chasse est normalement interdite depuis 1947, mais le braconnage est encore pratiqué. L'Asie est l'habitat principal de ces félins et il ne reste que 20 à 25 spécimens en Chine. Caractéristiques et répartition Il se différencie des autres sous-espèces de tigres par une fourrure plus épaisse et par une couleur plus claire en hiver, lui permettant de supporter les baisses de températures hivernales et de se camoufl er dans la neige dans son aire de répartition limitée. C'est le plus grand et le plus puissant félin au monde. Son poids peut atteindre 350 kg – le plus gros tigre de Sibérie qui ait jamais été pesé atteignait 384 kg. Son corps est généralement plus long et plus massif que le tigre du Bengale, et ses pattes sont plus larges. Sa taille au garrot va de 90 cm à parfois plus de 110 cm. Ses griffes mesurent environ 10 cm. Son aire de répartition s'étend du bassin de l'Amour Oussouri à la Chine septentrionale et à la Corée. Son habitat favori est la forêt de conifères. Selon WWF, il ne reste que 360 à 400 tigres de Sibérie présents à l'état sauvage sur les territoires de la Chine, de la Russie et de la Corée du Nord. Instant terrestre www.instanterrestre.com La campagne www.3200tigres.wwf.fr Jeudi 28 octobre le WWF-France a lancé une campagne inédite – www.3200tigres.wwf.fr – pour interpeller l’opinion publique sur le tigre car 95% de sa population a disparu rien qu’au siècle dernier. Un Sommet international du Tigre est prévu à Saint Petersbourg du 21 au 24 novembre 2010 entre les treize États dits « du tigre » : Bangladesh, Bhoutan, Birmanie, Cambodge, Chine, Inde, Indonésie, Laos, Malaisie, Népal, Russie, Thaïlande et Vietnam. Malgré l’inscription du tigre à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de fl ore sauvages menacées d’extinction – la CITES –, sa protection n’est pas assurée. Il est toujours menacé, principalement à cause de la vente illégale des produits dérivés (os et moustaches). La Chine est le plus gros consommateur des produits annexes du tigre, les ingrédients étant des éléments faisant partie de la médecine ancestrale chinoise. Les produits dérivés du tigre pénètrent en Chine par voiture, par bus, par train, par bateau et par avion. Les itinéraires de contrebande entre les provinces chinoises et les États de l'aire de répartition du tigre ont continué à voir circuler les produits malgré les efforts déployés en faveur de son interdiction. Les trafi quants savent très bien contourner les diffi cultés liées à l'application de la loi. Les frontières de la Chine avec les autres États sont plus longues que celle des autres pays. Il est diffi cile d’empêcher que les produits dérivés franchissent les frontières. Conférence internationale de la CITES Lors de la dernière conférence internationale de la CITES réunie au Qatar le 25 mars 2010, John Sellar, ancien policier écossais qui oeuvre depuis une dizaine d'années contre le trafi c d'espèces pour la CITES déclarait : « Dans le monde entier, il reste probablement moins de 3.200 tigres. Je suis policier, mais pas besoin d'être mathématicien pour se rendre compte que quelque chose ne va pas. Nous avons misérablement échoué sur le tigre ». « Chaque partie du tigre peut être utilisée et il existe un véritable marché souterrain : les gens sont prêts à payer pour tout article authentique et il y a toujours des praticiens qui achètent des os ou de la viande de tigre pour approvisionner leurs clients spécialisés », ajoute-t-il. Le directeur du programme de la Banque mondiale, Keshav Varma, considérait en 2008 qu’il reste 10 ans pour sauver le tigre. Mais la tâche est diffi cile, car malgré l’interdiction de la vente en Chine, ce sont environ 5.000 tigres qui sont actuellement élevés en captivité. La Chine souhaite l’acceptation du commerce ce qui lui permettrait la création d'un marché légal pour les tigres d'élevage et fournirait ainsi une couverture pour les trafi quants qui pourraient mettre sur le marché des produits d'animaux sauvages. Devant cette incompréhension les organisations non gouvernementales (ONG), et les organismes internationaux s'inquiètent de ne pouvoir arriver à protéger l’espèce. HÉLOÏSE ROC Un tigre de Sibérie sur les berges d’un étang. L’île des pêcheurs David McNew/Getty Images Joerg Koch/Getty image L’île des pêcheurs se dresse tel un monument naturel planté au centre du vide. L’immense désert de sel d’Uyuni étale à plus de 4.000 mètres d’altitude son immense miroir blanc qui contraste avec la noirceur des rocs basaltiques. Erigés jusqu’à 150 mètres au-dessus du niveau du sel, les rugueux basaltes noirs de l’île sont hérissés de cactus pouvant atteindre 10 à 12 mètres de haut (à raison d’une croissance d’un mètre par siècle, certains spécimens sont d’allègres tri-centenaires !). Une promenade à travers ce champs de cactus Trichoreus jusqu’au sommet de l’île permet de perdre pied et de saisir l’étrangeté du paysage. Le salar d’Uyuni demeure, par sa beauté unique, un site inclassable. Texte et photo de Stéphane Cabaret
La Grande Époque ● 1 – 15 NOVEMBRE 2010 Route du Rhum 2010 : une Guadeloupéenne en course C’est tout un symbole. Christine Monlouis est la première femme noire – et Guadeloupéenne – à participer à une course au large. Originaire de la Désirade, île de l’Archipel guadeloupéen, elle est l’une des cinq participants guadeloupéens à prendre part à la Route du Rhum. Agée de 48 ans, la navigatrice est née à Paris où elle a fait ses études. C’est à Beg Meil (commune de Fouesnant, Finistère) qu’elle apprend à aimer la mer. Elle y navigue jusqu’à son retour à la Désirade en 2005 où elle est nommée directrice de l’Offi ce du Tourisme et de la Culture en partie grâce à son parcours sportif dans les régates et les courses à la voile traditionnelle. Le Comité guadeloupéen de Voile traditionnelle lui lance le défi de participer à la Route du Rhum. Jusqu’alors, elle n’imaginait pas du tout participer à cette course en solitaire. C’est ainsi une belle occasion de représenter son archipel et une porte ouverte pour qu’il y ait plus de femmes à s’investir dans la navigation. Son engagement dans cette course est alors devenu sa passion première. PUBLICITÉ FRANCE NTD Une nouvelle page de l’histoire : Christine Monlouis, première Guadeloupéenne sur la Route du Rhum. Un engagement pour l’environnement Son voilier se nomme Un monde bleu tout en vert. Christine Monlouis veut faire passer un message de protection de l’environnement : « Cette île paradisiaque sur laquelle nous vivons, nous avons tout intérêt à la préserver car c’est notre richesse, notre patrimoine, et c’est aussi notre vie. Si on continue de s’empoisonner, à rejeter tout à la terre, à la mer, on fi nira par sombrer », déclare-t-elle sur le site de la Route du Rhum. Le bateau est partie prenante du projet de l’environnement : « Il est équipé pour qu’il n’y ait aucun rejet à la mer. Il est 100% écologique ». De la motivation et de vraies valeurs Christine Monlouis se sert du sport pour mettre en avant des « valeurs de vie, de sociabilité, de vie personnelle et collective. » Elle encourage les femmes, les jeunes et les moins jeunes et veut leur montrer que « lorsqu’on a un projet en tête, quand on a envie de faire quelque chose dans la vie, il faut s’en donner les moyens ». À l’approche du départ, Christine avouait appréhender un peu car les conditions météorologiques ne sont pas toujours engageantes. En suivant les conseils de son mentor Luc Coquelin, elle se sent prête, mentalement comme physiquement et rêve d’être à l’arrivée à Pointe-à-Pitre où elle sera très attendue par sa famille et ses cousins, pêcheurs de profession et par tous ses supporters guadeloupéens. www.lagrandeepoque ue.com 11 Rétrospective C’est en réaction aux règles trop strictes édictées par les organisateurs de la Transat anglaise (créée en 1960) que naît la Route du Rhum en 1978, première Transatlantique française. L'idée directrice de son concepteur, le publicitaire Michel Etevenon, est simple : ne pas édicter de limites. Cette première « Transat de la liberté » est ouverte à tous les bateaux, qu’elles que soient leur forme et leur taille. Les aides extérieures à la navigation sont autorisées entre Saint-Malo, la cité des corsaires, et Pointe-à-Pitre, terminus de l'aventure. Cette première a contribué en grande partie à bâtir la légende du « Rhum » mais elle a été malheureusement entachée par la disparition en mer du navigateur Alain Colas. Par contre 2006 est une très bonne année. Lionel Lemonchois ne met que 7 jours 17 heures et 19 minutes pour faire cette traversée sur un multicoque de 60 pieds. C’est le 31 octobre 2010 qu’a démarré la 9 e édition de la Transatlantique en solitaire, partie de Saint- Malo pour rejoindre la Guadeloupe sur un parcours d’environ 6.500 km (3.500 miles) avec des vents faibles ou forts pouvant entraîner des obstacles qu’il faut affronter, ainsi que des anticyclones et dépressions. Cette épreuve regroupe 85 solitaires sur des multicoques ou des monocoques. Le règlement sera le même pour toutes les catégories de voiliers. Cette année, la course est ouverte aux grands multicoques de plus de 60 pieds qui se sont lancés en créant un spectacle encore plus magnifi que au départ. JADE RENATA Le départ de la Route du Rhum, le 31 octobre, au large de Saint-Malo. Feedback Feedback KENZO TRIBOUILLARD/AFP PHOTO



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