Epoch Times Paris n°186 15 oct 2010
Epoch Times Paris n°186 15 oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°186 de 15 oct 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : l'Europe malade de ses déchets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 www.lagrandeepoque.com 16 – 31 OCTOBRE 2010 ● La Grande Époque La protection des dugongs aux Émirats Lors d’une conférence internationale à Abou Dabi, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et de la Convention sur la conservation des espèces migratoires appartenant à la faune sauvage (CMS) ont adopté des mesures de protection du dugong. Les dugongs, appelés communément vaches de mer, sont en grand danger d’extinction. Les dugongs étaient autrefois considérés comme étant à l’origine de la légende des sirènes. D’après un communiqué de presse des Nations unies, ce mammifère marin au corps fuselé est menacé de disparition. Son habitat s’est réduit. Il vit près des côtes de l'océan Indien et de l'océan Pacifi que ouest. Comme le lamantin, il appartient à l’ordre des siréniens. Cette espèce de mammifère marin est herbivore. Il broute la végétation se trouvant sur les fonds marins et généralement près des côtes où il vit. C’est pourquoi il est appelé vache marine. Son physique est particulier, il est caractérisé par une dent allongée à l'avant de la face. Il peut mesurer jusqu'à quatre mètres et peser 900 kilos. Disparu des côtes des Instant terrestre www.instanterrestre.com Pour cette fillette Gurung de la région de Pokhara, au nord du Népal, atteindre les hauts sommets de la scolarité sera un chemin sinueux. Si l'école est obligatoire pour tous les enfants népalais entre la sixième et la onzième année, comme dans de nombreux pays en voie de développement, les garçons fréquentent plus régulièrement l'école que les filles. En 1990, un tiers des enfants âgés entre 12 et 17 ans étaient scolarisés ; en 1995, le taux d'alphabétisation était de 61%, mais trois Népalais sur quatre, âgés de plus de 15 ans, ne savaient ni lire ni écrire, et les femmes représentaient plus des deux tiers des analphabètes. Assujettis à des lois d'un autre âge, celle des castes imposant (entre autres) l'infériorité aux femmes, étudier devient un droit fondamental pour s'émanciper et avoir une raison d'exister aux yeux d'une société sexiste. Texte et photo de Stéphane Cabaret Un jeune garçon indonésien est surpris à la vue du dugong, un mammifère marin connu comme une sirène de mer. Sinueux sera le chemin Maldives, de Taïwan, de l'île Maurice Selon une étude menée en 2008, il n'y a plus de dugongs au large des côtes des Maldives, de Taïwan, de l'île Maurice et leur nombre décline dans d'autres régions. La chasse illégale et la chasse intensive par les communautés locales Choo Youn-Kong/Getty Image ainsi que les blessures infl igées par les bateaux accélèrent l'extinction de l'animal dans certaines zones, d’après le communiqué de presse. De plus, l’habitat côtier du dugong est en diminution, en particulier à cause du tourisme, de la pollution et de l'urbanisation des côtes. Le taux de reproduction de l’animal diminue, il ne se reproduit que tous les quatre à cinq ans et sa maturité sexuelle est tardive : vers dix ans environ. Remplacer les filets de pêche nocifs par du matériel alternatif Un éventail de dispositifs a été débattu, particulièrement la mise en place de mesures mobilisatrices. Il est demandé aux pêcheurs de remplacer leur fi let de pêche nocif par du matériel alternatif, qui réduirait le taux de mortalité des dugongs qui se retrouvent piégés par les fi lets. L'objectif de la réunion est d'encourager les pays qui abritent les dugongs à coordonner leurs actions. Bahraïn, Palaos, les Seychelles, Vanuatu et le Yémen ont signé l'accord de la CMS sur la protection des dugongs, ce qui amène le nombre de pays signataires à 18. La population globale des dugongs n’est pas connue de manière précise mais quelques pays disposent de chiffres assurés : au Nord de l’Australie, il en resterait 70.000 environ. Dans le Golfe Persique, on en comptabiliserait 6.000. Ce sont les deux seules régions au monde où le dugong existe encore, aux dires des spécialistes. Ailleurs, ce ne sont que des petits groupes qui persistent, une centaine au Mozambique, une cinquantaine au Kenya et quelques dizaines en Malaisie (ces chiffres ne sont pas fi ables). Le dugong est considéré actuellement comme le mammifère marin le plus menacé. Dans de nombreux pays, comme les Maldives ou Maurice, le dugong n’est déjà plus qu’un souvenir. Dans des temps anciens, le dugong peuplait la Méditerranée. Actuellement plus aucun individu n'y vit, sans doute à cause d'une chasse excessive de la part de l'homme. H. R.
La Grande Époque ● 16 – 31 OCTOBRE 2010 Les sishus, écoles privées chinoises Les sishus sont des écoles privées où les parents inscrivent leurs enfants pour qu’ils y apprennent la culture traditionnelle chinoise. Dans chaque classe, un portrait de Confucius est accroché au mur. Le professeur a, à portée de main, du papier de riz et des pinceaux pour la calligraphie. Les enfants écoutent les professeurs leur enseigner les textes classiques chinois tels que les Quatre Livres et les Cinq Classiques. Ils apprennent également la poésie, la calligraphie et d’autres textes classiques. Dans les sishus, Confucius est un modèle Les Quatre livres et les Cinq Classiques font partie des fondements philosophiques de la culture chinoise. Celui qui souhaitait devenir fonctionnaire se devait d’étudier ces ouvrages. Les Quatre Livres sont un recueil de textes comprenant : - Les Entretiens de Confucius, appelés aussi Analectes ou encore Lunyu. Il s’agit des paroles attribuées à Confucius, l’un des plus importants philosophes chinois (551-479 av. J.-C). - Le Mencius : les entretiens entre Mencius – un disciple de Confucius – et les princes de son époque de 380 à 289 av. J.-C. - La Grande Étude, attribuée à Confucius qu’on pourrait résumer à se conformer au Tao et acquérir la puissance morale. - L’Invariable Milieu ou suivre la voie médiane. Les Cinq Classiques proviendraient quant à eux de Confucius en personne : - Le Livre des Mutations, aussi appelé Yi King, est un manuel de divination. - Le Classique des Vers sont des poèmes et des chants. - Le Classique des Documents est un recueil de textes des offi ciels de la dynastie Zhou, la plus grande dynastie chinoise, qui a régné de 1046 à 256 av. J.-C. - Le Livre des Rites présentent les rites anciens et les cérémonies de la Cour. - Les Annales des Printemps et des Automnes sont une description historique de l'État de Lu, où Confucius est né. Les sishus, des écoles de la Chine ancienne Sishu est le nom donné à ces écoles traditionnelles privées où un précepteur enseigne à ses élèves dans des bâtiments privés. Ces sishus étaient très populaires dans la Chine ancienne et sont à l’origine du système éducatif chinois. On dit même que c’est Confucius qui aurait ouvert la première école privée. Ce système a été aboli en 1905, au profi t d’une éducation plus à l’occidentale. Selon la revue Chine d’Aujourd’hui, c’est en 1995 que l’idée du retour des sishus germe dans la tête de neuf éminents professeurs qui proposent de créer des cours pour les enfants, afi n d’enrichir leurs connaissances de la culture et de la littérature traditionnelles chinoises. Cette proposition est applaudie par tous ceux qui regrettent que la culture traditionnelle chinoise ait été détruite durant la révolution culturelle et veulent pour leurs enfants un enseignement solide basé sur la morale et l’éthique. Pour beaucoup, les pensées des anciens sages comme Confucius ou Mencius sont toujours d’actualité dans la société contemporaine. Les sishus se basent sur la culture traditionnelle Au cours de l’été 2005, deux jeunes gens donnent leurs premières leçons de culture traditionnelle chinoise dans une villa appelée « la maison aux chrysanthèmes » dans la province de Jiangsu, pour six enfants âgés de 6 à 11 ans. Peu de temps après, un groupe de parents ouvre un institut à plein temps appelé Meng Mu Tang, du nom de la mère du philosophe chinois Mencius, dans la banlieue de Shanghai. Douze enfants âgés de 4 à 12 ans y étudient les classiques comme le Livre des Mutations et Les Analectes. Ils apprennent aussi l’anglais et étudient des textes de Shakespeare. En avril 2007, un nouveau sishu est L’éducation s’appuyait sur un principe fondamental, énoncé dans le Classique des trois Caractères. « Les hommes, à leur naissance, sont naturellement bons. Leur nature est pour beaucoup la même, leurs habitudes sont largement différentes. Si, par négligence, on ne les enseigne pas, leur nature se détériorera. Enseignezleur le Tao ; il est précieux pour quelqu’un de suivre le Tao avec un absolu dévouement. » Dans Les règles de la famille Yang, l’éducation d’un enfant commence dans le ventre de sa mère. La femme de rang impérial, enceinte de trois mois, s’isole dans un autre palais où elle doit suivre des règles spéciales comme n’écouter aucune mauvaise chose, ne pas avoir de mauvaise pensée, s’emplir de bonté, écouter de la musique. Vivre dans une famille harmonieuse La toute première éducation de l’enfant se faisait dans la famille et celle-ci se devait d’être harmonieuse. L’accent était mis sur la relation avec les parents et les frères et sœurs et cela a conduit à la mise en place du principe confucéen le plus traditionnel, celui de la piété fi liale et du respect des parents et des frères et sœurs. « Un père doit être clément, la progéniture doit avoir de la piété fi liale, le frère aîné doit être amical et le frère plus jeune doit être respectueux. » Les familles dans le passé étaient nombreuses. Habituellement quatre, voire cinq générations vivaient ensemble, avec de nombreux frères et sœurs. Ainsi, on devait apprendre quantité de choses : la vie quotidienne, le travail des champs et les affaires, les recettes et les dépenses, etc. Par ailleurs, on devait aussi gérer correctement les relations avec les proches et les voisins. On devait traiter les interactions dans la société pour déterminer les relations entre le Ciel, la Terre, les déités et les ancêtres. Pour assurer l’harmonie parmi tous les membres de la famille dans la distribution de tous les privilèges, on devait apprendre à contrôler son ego, ses L’éducation s’appuyait sur un principe fondamental énoncé dans le Classique des trois Caractères. ouvert à Dalian au nord-est de la Chine pour 24 enfants âgés de 5 à 8 ans qui assistent à leur premier cours vêtus du costume traditionnel des Hans. L’enseignement comporte l’écriture des caractères chinois, la littérature et les arts. En périphérie de Pékin, en 2008, 200 élèves répartis dans dix sishus étudient les classiques anciens. Beaucoup de parents approuvent le système éducatif privé en trouvant que non seulement celui-ci dispense une bonne éducation générale, mais en outre permet aux enfants de mieux comprendre les fondements de la culture traditionnelle. Ils grandissent en lisant les classiques chinois et en récitant les poésies, mettant en application dans leur vie quotidienne les principes qui sont développés dans ces ouvrages. Le Centre d’Information d’Internet chinois, dans un article de novembre 2008, relatait qu’il existait maintenant des précepteurs ayant un niveau baccalauréat et une excellente connaissance de la culture L’ouvrage Les quatre livres et les cinq classiques. www.lagrandeepoque.com traditionnelle chinoise, qui étaient tout à fait qualifiés pour enseigner dans les sishus. Ces tuteurs écoutaient régulièrement les enseignements bouddhistes et taoïstes pour parfaire leur formation. L’article ajoutait que le système de tutorat privé était ouvert à tous ceux qui étaient intéressés L’éducation des enfants dans la Chine ancienne désirs et ses émotions, et à regarder en soi lorsqu’on était confronté à des confl its, ce qui est justement comme Zeng Zi le décrit : « Je pratique trois périodes d’introspection par jour ». Cela avait pour objectif de purifi er et rectifi er l’esprit, traiter les gens avec compassion, accumuler des vertus morales, corriger chaque méfait, et ne rien tolérer d’incorrect. Tout petit l’enfant était baigné dans cet environnement qui privilégiait pardessus tout les valeurs morales. L’éducation Durant les dynasties Xia, Shang et Zhou, tous les enfants de huit ans, qu’ils fussent enfants de rois, de nobles, de fonctionnaires ou de tout un chacun, allaient à l’école élémentaire. Les cours dispensaient des enseignements sur les comportements de la vie quotidienne, comme l’arrosage des plantes, le nettoyage, s’occuper des affaires courantes, faire des concessions lors d’une dispute. Ils devaient également étudier, entre autres, la musique de cour, le tir à l’arc, la conduite des véhicules impériaux, les caractères littéraires et l’arithmétique. À l’âge de quinze ans, les meilleurs élèves allaient dans une université pour entreprendre des études relatives à « la quête d’une vérité plus haute », « la correction de son état d’esprit », « le travail sur soi » et « les gens gouvernants », afi n d’acquérir une profonde compréhension du comportement droit de l’homme. On utilisait les résultats de ses propres études pour traiter les relations entre personnes, les relations dans les domaines des seigneurs féodaux, entre dirigeants, ministres et petites gens : pour le juste gouvernement d’un État. Le but de l’éducation dans les temps anciens était qu’une personne devienne vertueuse et réellement bonne, capable de penser et d’agir profondément, et de prendre la responsabilité pour la société et même pour la nation. Radio Sound of Hope www.soundofhope.org AFP Focus 11 par la culture traditionnelle chinoise et qui ne s'adaptaient pas trop à l'éducation dispensée dans l'école moderne. Sishu et éducation obligatoire Le renouveau du sishu a déclenché un débat dans tout le pays, pour déterminer notamment l’importance pour les jeunes générations d’apprendre les classiques chinois, en plus de leurs neuf années de scolarité obligatoire. Un professeur de sishu de Shanghai a expliqué que son école ne visait pas à enseigner aux enfants les dogmes confucéens mais plutôt de permettre aux enfants d’acquérir plus profondément des qualités morales telles que la modestie, la politesse, le respect, la tolérance, le dévouement, la confi ance, le contrôle de soi qui sont l’essence même du confucianisme. La BBC relate qu’à Wuhan, province de Hubei, plus de cent enfants sont inscrits dans une petite école privée et pour leurs parents, la culture traditionnelle offre de nombreux avantages qui ne peuvent pas s’acquérir avec l’éducation moderne. Pour la maman d’un petit garçon âgé de trois ans, l’enseignement met l’accent sur la bonté et l’autodiscipline. Elle pense que cela profi te à son fils mais a aussi un impact sur la société. Pour Chine d’Aujourd’hui, les partisans de l’étude des classiques chinois expliquent que les bases de la littérature et de la culture traditionnelles chinoises ont été négligées. Les traditions et la culture chinoises ont assuré la survie du pays dans des temps bien diffi ciles et si on ne leur accorde pas suffi samment d’importance, le riche héritage culturel chinois va se dissoudre. Les opposants y voient quant à eux une perte de temps. Les relations avec le ministère de l’Éducation Selon les Nouvelles du soir de Liaoshen, l’école Jiu Wen de Shenyang, dans la province de Liaoning, est la première école privée à être agréée par le ministère de l’Éducation. Yu Jingmin, son fondateur, explique qu’à prime abord, son intention était d’ouvrir une école privée à plein temps mais qu’il a dû changer pour se conformer aux lois du système éducatif qui veut que tout enfant en âge d’aller à l’école suive l’enseignement obligatoire. Il observe donc que certaines écoles peuvent être considérées comme illégales car elles n’ont pas l’autorisation des autorités locales. On a toujours dit que la culture chinoise traditionnelle était très en avance sur son temps, peut être qu’avec le retour des sishus et plus largement le retour à des valeurs traditionnelles, la Chine renoue avec ses caractéristiques du passé et montre à nouveau le chemin. Radio Sound of Hope Wikipédia



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