Epoch Times Paris n°185 1er oct 2010
Epoch Times Paris n°185 1er oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°185 de 1er oct 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'Ukraine se souvient (à moitié) de la grande famine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 International www.lagrandeepoque.com 1 – 15 OCTOBRE 2010 ● La Grande Époque L’Ukraine se souvient (à moitié) de la grande famine De notre correspondant en Ukraine Manifestation du Comité du Congrès ukrainien devant les Nations Unies. Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a tenté de désamorcer la polémique sur la grande famine de 1932-1933 en Ukraine en annonçant la déclassifi cation de documents secrets de l’époque. M. Ianoukovitch maintient cependant sa position selon laquelle cette famine ne peut être considérée comme un génocide organisé par le pouvoir soviétique. Cet épisode tragique de l’histoire ukrainienne, connu sous le nom d’Holodomor, a coûté la vie à 7 à 10 millions d’Ukrainiens. « On me dit que je nie d’une certaine manière la famine, donc j’ai décidé de rendre publics des documents d’archives sur celle-ci », a annoncé le président ukrainien, exactement au même moment où le site internet offi ciel de la présidence ukrainienne remettait en ligne des pages sur la famine qui en avaient été retiré, au mois de février. Le Comité du Congrès ukrainien, un porte-parole de la diaspora ukrainienne aux États-Unis, a profi té de la présence de M. Ianoukovitch pour la 65 e session de l’Assemblé Générale des Nations Unies à New York durant la troisième semaine de septembre pour manifester contre le contrôle des médias par le pouvoir ukrainien et le refus de reconnaître la grande famine comme un génocide. Tamara Olexy, directrice du Comité a dit ressentir « une déception et une surprise profondes » après avoir lu la lettre adressée au Comité par M. Ianoukovitch. L’intention n’était, d’après elle, que d’empêcher une manifestation qui aurait terni son image. M. Ianoukovitch a déclenché la polémique au mois d’avril lors d’une rencontre du Conseil de l’Europe durant laquelle il a indiqué ne pas considérer que la grande famine puisse être appelée un génocide. Le président ukrainien avait alors repris l’argumentaire russe selon lequel cette famine n’avait pas été organisée par le pouvoir communiste à Moscou puisqu’elle avait touché également les régions de la Volga et du Kazakhstan. C’est pour beaucoup d’Ukrainiens, Renseignements : 02 33 45 76 68 – 06 73 13 62 94 une distorsion de l’histoire dont le but est d’opérer un rapprochement fort avec la Russie. Une déclassification inutile L'ancien directeur du département des archives du Service de sécurité ukrainien (SSU), Vladimir Vyatrovitch, considère que la déclassifi cation annoncée par le président Ianoukovitch est totalement inutile… les documents sur la période de la famine étant déjà tous dans le domaine public : « Si Ianoukovitch veut réellement rendre publique la vérité sur la famine, il devrait demander à son homologue russe Dimitri Medvedev de déclassifi er les documents des archives russes », a déclaré M. Vyatrovich, cité par le centre ukrainien d’études des mouvements de libération. Depuis plusieurs années, la SSU demande sans succès la coopération des archives russes, qui n’ont déclassifi é qu’une petite partie des documents de l’époque. L’Ukraine a mené après la Révolution Orange en 2004 des efforts majeurs de distanciation avec son passé communiste. Le président Victor Ioutchenko, ouvertement pro-européen, avait fait voter en 2006 un texte qualifi ant la grande famine de génocide. Une résolution adoptée dans treize pays dont les La grande famine d’Ukraine Lorsqu’en 1928 le pouvoir soviétique lance un plan quinquennal de collectivisation de l’agriculture, il déstructure complètement celle-ci et au profi t de l’industrie, tout en opérant des prélèvements allant jusqu’à 50% des récoltes. En 1933, plus de 100.000 personnes sont condamnées, dont plusieurs milliers à la peine de mort, pour avoir volé du blé pour se nourrir. Le numéro 2 du régime soviétique, Viatcheslav Molotov, fait réquisitionner tous les stocks d’Ukraine – y compris les semences prévues pour l’année suivante – et bloque toutes les routes pour empêcher les paysans, affamés, d’aller vers les villes. Oslo, Zurich et Genève sont les villes les plus chères du monde, suivies de près par Tokyo, Copenhague et New York, d'après une « comparaison mondiale du pouvoir d'achat » du UBS Wealth Management Research. L'enquête porte sur le prix de 122 biens et services différents, comparés aux réponses à 112 questions concernant les salaires, les retenues sur paie et les heures de travail de 15 métiers dans 73 villes à travers le globe. Mumbai, Manille, Bucarest et Delhi occupent les dernières places du classement et sont donc les villes les moins chères au monde. Les prix à la consommation sont les plus élevés dans les villes qui sont en tête de liste, ceci étant généralement pondéré par le fait qu’elles offrent également les salaires (bruts) parmi les plus hauts au monde. Les différences dans le classement ont donc été pour beaucoup dues aux différences en terme de salaire net. Par exemple, si les salaires bruts moyens sont équivalents à Copenhague et à Zurich, le salaire net est de 30% plus élevé à Zurich. Pour maximiser votre pouvoir d'achat, l'idéal serait d'être salarié à Zurich et de dépenser votre argent à Mumbai – en faisant fi des défis logistiques bien entendu. Si votre vœu est de dépenser votre argent à proximité de chez vous avec un pouvoir d'achat optimum, alors d’après UBS qui n’a certainement pas été influencée par le fait d’être suisse, la meilleure place pour vivre est Zurich… suivie de Sydney, de Miami, de Los Angeles, et de Luxembourg. Cette année, en raison de la forte appréciation Andrey Volkov/The Epoch Times États-Unis, la Pologne, l’Australie et le Canada, avait suivi dans le même sens. En janvier cette année, la cour d’appel de Kiev a reconnu coupables Staline et Molotov d’avoir orchestré de façon délibérée la famine de 1932-1933. Plusieurs visions de l’histoire nationale Depuis la prise de fonction du président Ianoukovitch, la déclassifi cation des archives secrètes du SSU sur la famine a été suspendu ; dans le même temps, le poste de directeur des archives nationales a été offert à un responsable du parti communiste ukrainien. Celui-ci a rapidement fait savoir qu’il considérait que les choses secrètes devaient le rester. L’inquiétude grandit quant à un remaniement de la mémoire nationale à travers des pressions politiques. Le SSU est accusé de pousser les historiens et les musées d’histoire à dissimuler les atrocités de l’ère communiste. Début septembre, le SSU a par exemple lancé une procédure judiciaire contre Ruslan Zabiliy, historien et directeur du musée « la Prison à Lasko », à Lviv, en Galicie occidentale. Zabily a eu le tort d’appeler son musée « mémorial pour ceux ayant vécu sous des régimes d’occupation », alors qu’il dépend administrativement du SSU. M. Zabiliy est également accusé d’avoir tenté d’obtenir des documents secrets, ce dont il se défend. Près de 140 historiens et chercheurs ont envoyé une lettre de protestation au président Ianoukovitch, protestation à laquelle s’est joint l’ancien président Ioutchenko. Pour celui-ci, les autorités ukrainiennes commencent une campagne de répression des scientifi ques et des historiens. « En faisant ainsi, les autorités veulent affirmer que l’histoire ukrainienne est un secret, ce qui fait que les gens se battent contre eux », a expliqué l’ancien dirigeant dans une lettre adressée à son successeur. ANDREY VOLKOV Les fonctionnaires locaux qui tentent d’apporter une aide alimentaire aux familles sont exécutés. Dans le même temps, pour promouvoir l’image « glorieuse » du succès de la révolution soviétique, le régime communiste exporte plus de trois millions de tonnes de blé vers l’Europe. Pour beaucoup d’historiens, la grande famine a été un moyen pour Staline de détruire la nation ukrainienne. Les experts les plus prudents estiment qu’elle a fait de 3 à 5 millions de morts, mais beaucoup considèrent que le chiffre réel a approché voire dépassé la dizaine de millions. Oslo et Zurich, villes les plus chères au monde Oslo la nuit. Odd Andersen/Getty Images de la Nouvelle-Zélande et du dollar australien, Auckland et Sydney ont gagné 20 places dans ce classement de l’attractivité des villes. Champions de la croissance en termes de pouvoir d'achat : Doha, Dublin, et Riga. En route vers la déprime : Hong Kong, Taipei. PETER VALK
La Grande Époque ● 1 – 15 OCTOBRE 2010 Des policiers patrouillent les rues d'Urumqi, capitale du Xinjiang, en Chine. Le Ouïghour Nijat Abudureyimu s'est réveillé avec frayeur à 5 heures du matin le 21 septembre, alors que de nombreux policiers s'étaient rassemblés dans son petit logement de la commune de Fontainemelon, en Suisse. Ils l'ont avisé qu'il allait être déporté le même jour vers l'Italie. Nijat Abudureyimu (aussi épelé Nijiati Abudureyimy) est un transfuge notoire de la Chine communiste. Il affirme qu'un retour en Italie – et donc vers la Chine – équivaut pour lui à une condamnation à mort. L’Italie ne lui a pas accordé l'asile précédemment. Abudureyimu est d'avis qu'une fois à Rome, il sera rapidement transféré à Dubaï, le premier pays où il a mis les pieds après avoir fui la Chine. « Ce sera comme être en Chine », craint-il. « Même en y pensant maintenant, je trouve ça très effrayant. » La Grande Époque a pris connaissance des récents développements de cette affaire par une entrevue conduite en mandarin avec Abudureyimu. Alors qu'il était policier dans la province éloignée du Xinjiang, dans les régions les plus à l’ouest de Chine, Abudureyimu a témoigné pendant plusieurs années des prélèvements d'organes sur des prisonniers condamnés à mort – parfois encore vivants – pratiqués par l'État chinois. Ayant fui la Chine vers la fi n de 2006, il est d'abord allé à Dubaï, puis en Italie, ensuite en Norvège et fi nalement en Suisse. Nulle part il n’a été en mesure d'obtenir l'asile politique. Puisque l'Italie est le premier pays de l'Union européenne où il est arrivé et où il a fait sa demande d'asile, c'est vers l'Italie que les autorités helvétiques souhaitent aujourd’hui le déporter. Abudureyimu a confi é à La Grande Époque que bien que sachant qu'une tentative Hong Kong : La seconde plus grande saisie d'ivoire en dix ans Une saisie de plus de 1,55 tonne de défenses d'éléphants a été enregistrée à Hong Kong la semaine dernière, évaluée à plus de 10,85 millions de dollars hongkongais (plus d'un million d'euros), soit la plus grande cargaison de ces dix dernières années. Les douanes hongkongaises ont intercepté le chargement de 384 défenses réparties en deux containers, déclarés comme contenant des anchois séchés. Selon The Citizen, l'ivoire serait entré à Hong Kong en passant par la Malaisie. La cargaison venait de Tanzanie, un pays d'Afrique de l'est, soulignant une fois de plus le peu de contrôle sur les activités de braconnage dans le pays. Près de la moitié du trafi cillégal d'ivoire au niveau mondial provient de Tanzanie, selon un rapport publié par l'agence londonienne d'enquête sur l'environnement. Certains rapports laissent voir qu'au moins dix tonnes de l'ivoire saisi en Asie du sud-est l'an dernier provenait de Tanzanie. D'autres sources régulières de ce bien précieux sont la République démocratique du Congo et la Zambie, selon The Citizen, une source tanzanienne d'informations. La Tanzanie affirme pour sa part que sa population d'éléphants est passée d'à peine 50.000 dans les années 80, à plus 130.000 aujourd'hui. L'Afrique de l'est essaye toujours de se relever après la vague intensive de braconnage des années 60 et 70, époque à laquelle la population d'éléphants a été réduite de 1,3 million à 500.000, selon le centre universitaire de biologie de la conservation à Washington. Ces chiffres ont déclenché l'interdiction mondiale du commerce d'ivoire en 1989, mais le centre déclare que le braconnage est toujours aussi répandu. Le mois dernier, les autorités kenyanes ont intercepté plus de deux tonnes d'ivoire d'éléphant prêtes à être exportées vers la Malaisie, selon le Herald Sun. D’après les statistiques, le Kenya perd chaque année entre 200 et 300 de ses éléphants. En mai déjà, les douanes hongkongaises ont saisi la plus grande cargaison d’ivoire de ces vingt dernières années, d'une valeur de près de 6 millions d'euros. ZHOU YU PUBLICITÉ FRANCE Peter Parks/AFP/Getty Images Un témoin des prélèvements d'organes échappe de peu à la déportation de déportation était proche, il ne s'attendait pas à ce qu'elle arrive si vite, ni à ce qu'elle soit conduite avec autant de force. « Ils sont venus avec beaucoup de voitures, beaucoup. Et de nombreux policiers... Il y avait beaucoup de gens dans la pièce. ″Lève-toi, viens avec nous″ », raconte-t-il en récapitulant les événements. « Ils m'ont dit d'enlever tous mes vêtements, de me dénuder. J'ai refusé. » Juste avant de monter dans l'avion à l'aéroport international, Abudureyimu a été en mesure de consulter son avocat, Philippe Currat. Ce dernier l'a avisé qu'il avait le droit de refuser de monter à bord de l'avion. Ce qu’il a fait avec force. « J'étais extrêmement agité. Je leur ai dit que je n'allais pas monter à bord de l'avion″ ». Finalement, les autorités lui ont permis de retourner à son domicile. Abudureyimu est un des rares témoins directs des prélèvements d'organes actuellement libre de parler à l'extérieur de la Chine. Il est donc une personne importante pour les chercheurs qui étudient les violations des droits de l'homme en Chine – et particulièrement les prélèvements d'organes forcés pratiqués par le régime. « Jusqu'à maintenant, je suis à ma connaissance le seul Chinois à avoir parlé si ouvertement des prélèvements d'organes sur des personnes vivantes et c’est d'autant plus important que je suis un policier qui a travaillé dans un centre de détention et qui sait de quoi il parle », plaide Abudureyimu. Les chercheurs Ethan Gutmannet Jaya Gibson (un employé de l'édition anglophone de La Grande Époque, The Epoch Times) ont été les premiers à prendre connaissance, il y a plusieurs années, du cas de M. Abudureyimu. Ils ont suivi l'affaire avec de plus en plus de frustration, puisque les gouvernements européens ont constamment évité d'aborder cette question sérieusement. Jaya Gibson estime qu'il ne s'agit pas du sort d'un seul individu, puisque si le cas d'Abudureyimu est traité judicieusement – c'est-à-dire qu'il puisse témoigner devant un organe offi ciel et qu'il reçoive la protection due à un réfugié politique – d'autres témoins pourraient sortir de l’ombre en voyant leur sécurité garantie. « Si nous en Occident manquons à notre devoir de protéger Nijat et ceux comme lui, nous devenons alors des complices des atrocités qui vont survenir lorsque le Parti communiste chinois va juger que personne n'ose s'opposer à lui », écrit M. Gibson. « Protéger Nijat est donc la première étape. » Le régime chinois a démontré qu'il ne prenait pas à la légère le cas de M. Abudureyimu : il a arrêté le 25 juillet sa soeur aînée, Muyeshaer Abudureyimu, qui est toujours en Chine. La détention a été rendue possible par l'interception des communications d'un journaliste suisse avec elle, et donne un moyen d’indiquer discrètement à Abudureyimu que son silence aiderait à la bonne santé de sa soeur, a expliqué une source familière avec l'affaire. Alim Seytoff, directeur du Uyghur Human Rights Project basé à Washington, D.C., s'est dit content que Nijat Abudureyimu n'ait pas été déporté. « Je demande à la Suisse, un pays de refuge pour beaucoup de réfugiés de pays dictatoriaux comme la Chine, de reconsidérer l'octroi d'un statut de réfugié. Njiat ne mérite pas d'être déporté vers la Chine ou vers n'importe quel autre pays en raison de ses craintes bien fondées d'être persécuté. » MATTHEW ROBERTSON www.lagrandeepoque.com Une fois de plus, l'opinion publique chinoise a changé le cours d'un événement, en l'occurrence la démolition forcée d'une maison et l'auto-immolation de protestation de ses habitants qui l'a accompagnée au Jiangxi, dans le canton de Yihuang. Le 10 septembre, la famille Zhong a affronté 40 policiers et agents de l'administration locale qui voulaient mettre à exécution la démolition forcée de leur maison pour faire place à de nouvelles constructions. Trois membres de la famille se sont alors immolés par le feu et ont sauté dans le vide depuis le toit de leur maison pour protester contre cette éviction. Ils ont été emmenés à l'hôpital de Nanchang dans un état critique et l'un d'eux est décédé le 18 septembre. Southern Metropolis Daily a été le premier journal des média traditionnels à rapporter l'incident le 12 septembre, article traduit en entier par le site EastSouthWestNorth. L'incident a rapidement été « harmonisé » (supprimé) dans les média traditionnels comme sur les principaux portails web par le département de la propagande et les censeurs du web. Cependant l'affaire a pris un nouveau tournant le 16 septembre quand deux femmes de la famille, Zhong Rucui and Zhong Rujiu, ont décidé de se rendre à Pékin pour une visite de pétition (une procédure permettant aux citoyens de faire entendre leurs plaintes au gouvernement). Sur leur chemin vers l'aéroport de Nanchang, elles ont été prises en chasse par la police et des agents publics. Les deux jeunes femmes ont fi ni par se réfugier dans les toilettes de l'aéroport d'où elles ont envoyé des textos aux journalistes locaux pour demander de l'aide. Un certain nombre de journalistes blogueurs ont alors commencé à publier les événements en direct sur les micro-blogs Sina et Tencent. Deng Fei et Miss Cha étaient du nombre. Bien que la plupart des messages originaux aient été effacés, un certain nombre ainsi que de photos ont réussi à être mis en circulation sur internet. Par exemple, une photo qui montre l'expression désespérée des Chine 5 Auto-immolation à Yihuang et le pouvoir du micro-blogging GlobalVoicesOnline deux soeurs a été repostée sur le site de micro-blog Sina 2.479 fois et a reçu 842 commentaires dans le même fi l : Voici quelques uns des commentaires : « Tous les Chinois ont l'air tyrannisés. Ca veut bien dire ce que ça veut dire. » « Une fois que vous comprenez l'expression de leurs visages, vous comprenez la Chine. » « Le malheur drapé dans des vêtements blancs ; rouge sang dans des corps plein de jeunesse. » Après avoir été forcées de quitter l'aéroport, les deux soeurs se sont réfugiées dans un petit hôtel à Nanchang. Deng Fei les a interviewées et a publié des nouvelles de leur situation le 17 septembre : « Les soeurs Zhong se sont enfermées dans une chambre d'hôtel à Nanchang. Le magistrat adjoint Liu Wenbo les a appelées à 8 heures. Il n'a pas parlé de l'accord de « justes négociations » qui avait été promis devant les média ; il a seulement promis de les rencontrer en personne près de l'hôpital pour parler de « questions de politiques ». Les soeurs ont dit être plus concernées par leur liberté personnelle. » Deng Fei leur a aussi montré comment mettre à jour leur statut en utilisant un téléphone portable : « Les sœurs Zhong n'auront plus besoin de se mettre à genoux et de s'incliner, elles pourront se sauver elles-mêmes en utilisant le microblogging. Ceci constituera une nouvelle page dans l'histoire des droits des citoyens chinois. Lire la suite page 6



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