Epoch Times Paris n°185 1er oct 2010
Epoch Times Paris n°185 1er oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°185 de 1er oct 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'Ukraine se souvient (à moitié) de la grande famine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 Culture www.lagrandeepoque.com L’art de l’estampe d’Antoine Watteau Au musée du Louvre, a lieu une belle exposition qui réunit des estampes et quelques dessins du grand peintre Antoine Watteau (1684-1721). Watteau, connu grâce à ses peintures de Pierrot, l’est aussi par ses estampes que son ami Jean de Julien (1686-1766) a collectionnées et présentées au public. On peut donc apprécier au Louvre cette collection patronnée par le Baron Edmond de Rothschild. Mais surtout on peut admirer le remarquable travail de plusieurs artistes qui se sont engagés à produire les estampes tout en étant fi dèles à l’originalité et à la beauté des dessins de l'artiste. L’exposition On ressent une certaine émotion à évoluer dans un espace d’exposition entièrement consacré aux dessins et aux estampes d’un artiste. Ces peintures nécessitent un travail très élaboré de la part du peintre. Mais c’est la grande quantité de dessins méticuleux et détaillés qui aide à mieux comprendre tout le temps, le travail et la concentration que l’artiste a dédiés à l’achèvement de son œuvre. Les 90 estampes de la collection du Baron de Rothschild et les quelques dessins appartenant au Louvre ne laissent aucun visiteur indifférent, face à l’œuvre de l’artiste et à son talent. C’est à travers les dessins de différents styles et sujets tels les scènes d’histoire, de genre, de décorations arabesques, de portraits, les scènes de la vie quotidienne ou de la nature que l’exposition montre le génie et l’originalité de Watteau. Il se dégage de son œuvre de la légèreté, de la spontanéité et de la douceur. Selon le Louvre, les estampes présentées ont été choisies soigneusement dans le but de souligner la nouveauté de Watteau dans sa présentation des scènes de vie et, en particulier, des scènes de la commedia dell’arte. Nous pouvons identifi er quelques scènes peintes par Watteau comme Les deux cousines, L’embarquement pour Cythère, Fêtes vénitiennes ainsi que les peintures de Pierrot bien sûr. La technique de l’estampe commence par un dessin gravé sur du bois, du métal ou de la pierre, ensuite couvert d’encre puis imprimé sur une feuille, sous une forte pression. Un aspect intéressant de l’exposition est que la majorité des œuvres présentées n’ont pas été imprimées par l’artiste. En 1723, deux ans après la mort de Watteau, son ami Jean de Julien entreprend un travail de conservation personnel et unique des estampes de l’artiste. Cette démarche sera parmi les plus importantes du XVIII e siècle. Le travail a duré dix ans et Julien a demandé l’aide artistique de trente artistes différents, parmi lesquels François Boucher. Les artistes ont imprimé les estampes à partir de l’œuvre originale de Watteau que Julien a réunie. En visitant l’exposition, on a le sentiment que cette initiative est venue du cœur de tous les intervenants et qu’elle n’était pas juste un quelconque travail ordinaire : dans leur création on devine de quelle façon les artistes sont restés fi dèles à la légèreté du trait de Watteau et surtout aux « blancs » qui laissent une impression d’harmonie des personnes dessinées. On peut aussi admirer dix magnifi ques estampes que Watteau a produites lui-même. Watteau et l’art de l’estampe du XVIII e siècle 1 – 15 OCTOBRE 2010 ● La Grande Époque Le musée du Louvre expose une collection unique d’estampes du peintre Antoine Watteau. Bernard Baron d’après Watteau – Les deux cousines Collection du Baron Edmond de Rothschild, Département des arts graphiques, musée du Louvre. Samedi 2 octobre Défi lés de la Fanfare Européenne Tian Guo Marching Band Depuis sa création en 2006, la Fanfare européenne Tian Guo Marching Band a parcouru toute l’Europe et joué dans les principales métropoles européennes : Paris, Berlin, Londres, Rome, Copenhague, Budapest, Prague, Varsovie, Milan, Bruxelles, Vienne, Munich, etc. Elle a été créée en 2006 suite à la constitution de trois fanfares du même nom aux États-Unis, au Canada et à Taïwan. Elle est constituée de plus de 150 musiciens venant de toute l’Europe, quasiment tous pratiquants de Falun Gong, une méthode traditionnelle de méditation chinoise. Pour la quatrième année consécutive, elle revient à Paris le samedi 2 octobre 2010 après une participation très remarquée lors la parade de la fête nationale de Hongrie le 20 août 2010 qui a rassemblée plus de 200.000 spectateurs. La performance de Paris aura lieu avec le groupe Tuidang célébrant au niveau mondial les 80 millions de démissions du parti communiste chinois et l’Association Falun Dafa France. Trois rendez-vous pour assister à la représentation : 10h30 au métro Belleville, 12h30 sur la Place de l’Hôtel de Ville et de 15h à 17h Place d’Italie-quartier chinois, 13e. Charles-Nicolas Cochin d’après Watteau – L’amour au théâtre italien Collection du Baron Edmond de Rothschild, Département des arts graphiques, musée du Louvre. Le XVIII e siècle est une période dans laquelle la technique et l’usage de l’estampe évoluent. L’estampe, qui était jusque-là une technique qui aidait à mieux communiquer et illustrer, devient une technique artistique reconnue. Au cours de ce processus, des moyens techniques et scientifi ques ont été développés de façon à ce que les artistes puissent s’approcher et essayer de reproduire la sensation du crayon et du stylo. Des jeunes artistes comme Boucher ou bien des amateurs comme Julien, expérimentent des techniques d’estampes plus « libres » qui consistent en l’utilisation d’eaux-fortes par exemple. Ils se servent d’outils fins pour une précision plus délicate. L’art de Watteau correspondait parfaitement à l’impulsion d’expérimentation et de créativité des artistes de cette époque. La collection d’estampes de Julien a été très réussie et plus variée grâce à cela. Watteau savait donner dans ses dessins l’impression que les objets et les sujets étaient en mouvement perpétuel, comme la nature qui les entourait. Il savait « capter le moment » à l’aide de son excellente maîtrise du dessin. Les nombreux dessins de Watteau qui avaient comme sujet « la fête » ont été interprétés par beaucoup comme une volonté de montrer la légèreté, l’insignifi ance et le caractère éphémère de celle-ci : le côté mélancolique de la fête était mis en évidence par sa proximité avec l’immense nature. Au XIX e siècle des auteurs comme Théophile Gautier, Baudelaire et d’autres ont utilisé des motifs de peintures de Watteau en signe de respect pour son œuvre. MAYA MIZRAHI



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