Epoch Times Paris n°184 16 sep 2010
Epoch Times Paris n°184 16 sep 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°184 de 16 sep 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : compétitivité mondiale... la Suisse reste au sommet.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 Environnement www.lagrandeepoque.com 16 – 30 SEPTEMBRE 2010 ● La Grande Époque Étude franco-chinoise sur l’évolution du climat en Chine Une équipe franco-chinoise de chercheurs a mené une étude mondiale sur l’évolution du climat en Chine depuis 1960. Les chercheurs viennent des laboratoires des sciences du climat et de l’environnement, CEA-CNRS-UVSQ. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue Nature. Le but de cette étude est de mieux comprendre l’impact du changement climatique sur les ressources en eau douce et sur l’agriculture de ce pays. L’économie chinoise reste très vulnérable au changement climatique. Malgré l’explosion de sa croissance, la Chine connaît actuellement des problèmes environnementaux graves. La forêt a beaucoup régressé, entraînant des problèmes de désertification, d'érosion et de dégradation des sols et d’importantes inondations. Le pays détient à peu près la même capacité d'eau que les États-Unis, mais sa population y est cinq fois supérieure. Le manque d'eau se fait particulièrement sentir dans le Nord du pays, très aride. La moitié de la population chinoise vit dans cette région. Le réchauffement de la planète accélère d’autant plus la fonte des glaciers – qui grossissent les principaux cours d'eau chinois, et accentue l'avancée du désert. Le thon rouge de l'Atlantique est très apprécié. Il permet de confectionner des sushi pour les gourmets. À cause de son goût raffi né, il est surexploité et menacé d’extinction. Actuellement, les scientifi ques étudient la façon de reproduire ces géants de la mer en captivité dans des fermes d’élevage. Cela permettrait de réduire la pression sur le thon sauvage. L'Union Européenne a annoncé fi n août 2010 des avancées scientifi ques sur la reproduction du thon rouge en captivité. Les stocks de thon sauvage diminués de 80% Le conseil scientifi que de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique Nord a déclaré fi n 2009 que le thon rouge était une espèce en voie de disparition. Les stocks ont diminué de 80% par rapport aux premières pêches industrielles. C’est ainsi que lors, de la XV e conférence de la CITES réunie mi-mars 2010 à Doha, la commission souhaitait statuer sur l’interdiction ou la réduction du commerce international de l’espèce. Le Japon et les groupes internationaux de pêche industrielle ont exercé des pressions sur des décisions restrictives. Cette conférence a déçu de nombreux espoirs surtout en cette année 2010, année exceptionnelle de la biodiversité. Malgré tout, la prochaine réunion de l’ICCAT qui aura lieu à Paris du 17 au 27 novembre 2010, est de nouveau sous le signe de l’espoir. Charles Braine, ingénieur au WWF, déclarait en mars, à la conférence de Doha : « La prochaine réunion s’ouvrira dans une nouvelle optique suite à cette prise de conscience collective de l’état des ressources halieutiques. » Le désert de Gobi en Chine. Les ressources en eau pourraient affecter le pays La Chine est le pays le plus peuplé du monde et elle est un grand émetteur de gaz à effet de serre. Elle a connu une croissance économique explosive ces dernières décennies. Avec seulement 7% des terres productives du monde, elle nourrit 22% de la population mondiale. « Beaucoup de régions se situent dans les zones de transition où les ressources en eau, et la production agricole par conséquent, pourraient être affectées positivement ou négativement par les changements climatiques », précise l'étude. En effet, l'eau est abondante dans le sud de la Chine, mais elle est rare dans le nord du pays. Dans l'ensemble de la Chine, la disponibilité d'eau par habitant n'est que de 25% de la moyenne mondiale. Dans ce contexte, la question est de savoir comment le changement climatique et les événements climatiques pourraient affecter la quantité d’eau douce disponible et la capacité pour la Chine à nourrir sa population par le biais de l’agriculture. Depuis 1960 la température a augmenté de 1,2° C Les premiers résultats publiés par l’équipe de Shilong Piao, chercheur de l’université de Pékin, montrent que la température atmosphérique a augmenté de 1,2° C en Chine depuis 1960. Les sept années les plus chaudes ont été enregistrées au cours de la dernière décennie, le réchauffement est quatre fois plus rapide en hiver qu’en été. Les données analysées indiquent également que les précipitations ont augmenté dans le sud du pays, alors que Le thon rouge d’élevage, un espoir pour reconstituer les stocks Des scientifi ques européens, dans le cadre du projet SELFDOTT, ont fait une découverte essentielle, pour permettre au stock de thon sauvage de se reconstituer. Il s’agirait d’introduire la commercialisation du thon rouge d'élevage. Ce projet se situe à Carthagène, au sud de l’Espagne. La Commission européenne a alloué près de trois millions d'euros à ce projet de recherche coordonné par l'Institut espagnol d'océanographie. Chaque nuit les scientifi ques prennent le bateau et vont récolter les œufs de thons : une soixantaine de thons vivent au large, en captivité, enfermés dans deux immenses cages. On voit, au travers de cette étude, que le thon a été capable de s’adapter à des conditions propices à la reproduction. Depuis trois ans de domestication, ils conçoivent jusqu’à 10 millions d'oeufs en une seule journée. Puis les œufs sont placés dans deux écloseries gérées par la société espagnole. Cette ponte naturelle est une réelle métamorphose pour l'aquaculture. Elle permettrait d’élever des poissons, plutôt que de les pêcher dans la nature. La production d'oeufs de thon rouge à partir d'adultes captifs est encourageante. Il serait possible de produire et de consommer le thon sans diminuer les stocks naturels. La commission européenne rapporte les propos de Fernando de la Gándara, coordinateur : « Ce projet essaye de faire en sorte qu’à l’avenir nous produisions des thons rouges de la même façon que l’on produit aujourd’hui des dorades royales, des bars, des turbots ou des saumons avec les techniques aquacoles. Mais cela ne signifi e pas la fi n de la pêche au thon rouge. L’aquaculture le nord, à l’exception du nord-ouest, a souffert de sécheresse, et que la fonte des glaciers s’est accélérée à l’ouest. Il apparaît ainsi clairement qu’un réchauffement s'est produit en Chine au cours des dernières décennies. L’analyse des chercheurs montre par ailleurs que les conséquences de ce réchauffement récent sur les ressources en eau et l'agriculture ont été limitées. Les rendements des céréales pourraient demeurer stables sera un complément de la pêche ». Dans le scénario le plus favorable, les rendements des céréales à la moitié du siècle pourraient demeurer stables ou pourraient bénéficier de la hausse des niveaux de dioxyde de carbone. Mais dans le pire des cas, il pourrait y avoir des baisses de 4 à 14% pour le riz, et entre 2 et 20% pour le blé et entre 0 et 23% pour le maïs dans les cas où ces cultures sont irriguées et non irriguées. HÉLOÏSE ROC Avec le CNRS Une ferme d’élevage pour la reproduction du thon rouge ? Le thon a-t-il vraiment besoin de l’intervention humaine pour se reproduire ? Gavin NewmanGetty Image Getty Images Étude de la croissance embryonnaire et larvaire des oeufs L’équipe de SELFDOTT va se pencher sur l’étude de la croissance embryonnaire et larvaire de ces œufs et tentera d’améliorer la survie et la croissance des jeunes thons. Il s’agira aussi de mettre au point l’alimentation des nouveaux thons et ainsi de régler l'élevage larvaire jusqu’au niveau commercial. La diffi culté actuelle est de réduire et même d'éliminer l'utilisation d'aliments à base de poisson. De nouvelles études sont en cours de réalisation, pour nourrir les poissons, par exemple des granulés à base d’algues, ou à base de matières végétales. Lors de l’étude d'élevage des alevins, les chercheurs ont rassemblé des informations sur la température de l’eau, les périodes favorables à l’espèce, les conditions hydrodynamiques et les aliments nécessaires afi n d'atteindre un taux élevé de survie et de croissance. Le dernier jeune thon n’a survécu que 73 jours. Il mesurait 14 centimètres et pesait 30 grammes. Les scientifi ques espèrent obtenir de meilleurs résultats à la prochaine saison. Obtenir naturellement des oeufs pondus par les poissons en captivité « est une étape importante dans la recherche sur l'aquaculture du thon rouge de l'Atlantique, ce qui porte l'élevage commercial de cette espèce proche », déclare l’équipe SEL- FDOTT. Des écologistes sceptiques « L’élevage du thon rouge en captivité se fonderait sur des quantités énormes de nourriture et d'antibiotiques pour maintenir le thon d'élevage, et de produits d’évitement de parasites, ce qui n'est pas bon pour l'environnement », a déclaré Saskia Richartz, un expert des océans et de la pêche avec l'unité européenne de Greenpeace à Bruxelles. Certains scientifi ques sont incrédules sur les perspectives de l'élevage du thon rouge. Des écologistes assurent que les efforts de sélection sont une distraction bien onéreuse. « C'est un moyen très coûteux de ne pas résoudre un problème qui est la surpêche du thon rouge », déclare Tom Grasso, directeur de la politique de conservation marine du WWF. Il encourage les gens à consommer d'autres types de poissons. Doit-on reproduire le thon en captivité ? Ne faudrait-il pas plutôt activement inciter à une baisse de la consommation de thon et le laisser frayer en toute liberté, dans la nature et en paix... H. R.
La Grande Époque ● 16 – 30 SEPTEMBRE 2010 Aspects actuels de la prévention des déchets La prévention des déchets est la problématique perpétuelle de la société de progrès, de consommation et de profi t ayant accompagné les guerres qui n’ont cessé de ravager le monde au XX e siècle et se prolongent encore en notre temps dans le but de parachever la mondialisation. Elle se heurte donc aux intérêts de lobbies internationaux de plus en plus puissants et ne peut que tenter d’endiguer et limiter les retombées de leurs prédations, tant au niveau de l’environnement que du quotidien des personnes privées et de toute vie socio-économique organisée, ceci à l’échelle de bientôt toute la planète, véritablement noyée sous l’amoncellement désormais irréversible des déchets, l’envahissement des pollutions de toute nature… et défi gurée par le pillage éhonté et accéléré de ses richesses naturelles, de tous ordres. La France apparaît depuis plusieurs décennies comme le pays le plus soucieux au plan offi ciel de faire effi - cacement face à ces situations et d’en contrôler le plus heureusement possible le devenir permanent. Elle s’est pour cela dotée de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). C’est un établissement public sous la tutelle conjointe du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire et de la Mer et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Bien entendu se voient responsabilisées à divers degrés toutes les parties prenantes (citoyens, associations, collectivités locales, entreprises, etc.) en vue du meilleur accomplissement d’un programme aussi complexe et, de surcroît, objectivement aléatoire cependant. Quelle qu’en soit la fortune, la prestation de l’ADEME, de ses ingénieurs et animateurs, fi dèlement exercée sans relâche est infi niment précieuse pour suivre pas à pas l’évolution de la situation à risques que constitue pour tous la marée croissante de déchets et nuisances secrétés par la vie moderne et envisager les moyens d’y pallier. N’oublions pas à cet égard les aides fi nancières concédées par l’ADEME pour soutenir certaines initiatives jugées spécialement prometteuses. C’est ainsi qu’a été convoquée à la Maison de la Chimie à Paris le 15 juin dernier une journée technique nationale à l’intention des collectivités locales, intitulée « Collectivités locales et prévention des déchets : pourquoi et comment agir ? Avec quels moyens ? » Son objectif était de se placer dans le contexte de la loi dite « Grenelle 1 » du 3 août 2009, qui vise à réduire la production d’ordures ménagères et assimilées de 7% par habitant d’ici à cinq ans et de lancer un multiple plan d’actions concertées destiné à la réaliser avec l’aide de diverses collectivités locales : conseils généraux, intercommunalités et bien d’autres encore, vivement sollicitées et mobilisées à cet effet. Tous ont fait part de leurs retours d’expérience et de leurs projets, y compris le Québec, invité d’honneur de cette journée. Les ateliers Quatre ateliers illustrant la préoccupation « comment agir » ont renforcé la vocation didactique de la journée. Ils avaient pour thèmes : – animer un plan territorial ou un programme local de prévention (atelier 4) – inciter les entreprises à agir (atelier 3) – améliorer la qualité du compostage domestique et de la gestion de proximité des biodéchets (atelier 2) – accompagner les changements du citoyen consommateur (atelier 1) Très généralement, il s’est agi à ce sujet de susciter les réfl exes de louer des outils plutôt que d’en acheter (pour les travaux de bricolage domestiques occasionnels), d’avoir recours à des piles rechargeables, d’acheter à la coupe (les fromages) plutôt que des produits suremballés, d’utiliser des écorecharges (d’eau de javel par exemple), de restreindre e l’impression de documents papier et de donner des vêtements usagés plutôt que de les jeter… parmi bien d’autres propositions suggérées au gré des débats, plus ou moins innovantes et convaincantes. Seule la pratique démontrera lesquelles de telles options pourraient déboucher sur des solutions pérennes. Le plus important est de répertorier les idées fortes les plus gratifi antes et de retenir les informations les plus sérieusement structurées. Selon l’exposé de Marianne Bloquel (ADEME), dans l’état actuel des habitudes d’achat des ménages et compte tenu de la part de latitude et de libre choix que leur laisse la grande distribution, dans les 530 kilogrammes par personne par an des achats d’une famille de quatre personnes fi gurent 73 kilogrammes par personne par an de déchets (de toutes sortes y compris des denrées alimentaires périmées jetées non consommées dans leur emballage...). Dans cette somme, les emballages en soi représentent quelque 125 kilogrammes par habitant par an. Quant aux textiles sanitaires usagés, ils se situent à quelque 34 kilogrammes par habitant par an. Des changements comportementaux mentaux des acheteurs privés sont donc vivement désirés pour faire baisser ces proportions. Cependant, comment attendre d’eux qu’au prix des contraintes qu’ils vont devoir s’imposer, chaque jour, sans aucune contrepartie et dans la mesure où cela ne s’avère pas vraiment impraticable, ils réussissent à compenser en aval par leur seul vertu, les erreurs et fautes de l’amont. Régis Bigot, du CREDOC, a consacré son intervention à cet aspect des choses. Ce qu’il est convenu d’appeler la crise, qui est la conséquence d’une aberrante politique monétaire à laquelle il ne semble plus possible désormais d’échapper, pèse beaucoup plus directement t qu’il y a dix ans sur les conditions de vie, avec une baisse très sensible du pouvoir d’achat, la peur du chômage venant en tête des préoccupations des Français, associés à la restriction de leurs dépenses courantes et à leur désintérêt face au souci de l’environnement. Très peu s’y montrent attachés (quelque 6%) et bien peu voudront moduler leurs achats en fonction de leur impact sur le volume de leurs déchets. Passons au compostage Cet atelier était voué au compostage domestique et à la gestion de promiscuité des biodéchets. Il était chapeauté par Denis Mazaud de l’ADEME. Il est convenu d’appeler biodéchets tous déchets d’origine végétale essentiellement, à quoi on tolère l’ajout dans le cas des ménages, mais c’est plutôt t une hérésie, de petites proportions de déchets carnés. Il s’agit donc de déchets verts, mais aussi d’épluchures, de fruits et légumes abîmés, etc. Ils peuvent être orientés vers des installations centralisées de compostage ou de méthanisation ou laissés à la gestion domestique. Les tonnages en 2007 atteignaient pour la France globalement 15,4 millions de tonnes, alors que la masse des déchets produits par toute la population française (hors déchets des équipements électriques et électroniques « D3E ») dépasse probablement par an les 25 millions de tonnes (390 kilogrammes par personne par an). Sur les 15,4 Mt/an de biodéchets des ménages, 10,3 avaient été dirigées vers les fi lières centralisées déjà évoquées et 5,1 confiées aux ménages. Les déchets verts d’autres provenances (municipalités ou autre collectivités, entreprises etc., en tout quelque 2 Mt/an) n’ont pas été pris en compte dans cette étude. Il y a été surtout question de la qualité du compostage, praticable aussi bien en milieu rural qu’urbain, au marché des composteurs de plus en plus appropriés proposés aux particuliers ou aux ensembles d’habitation des villes, à toutes les structures d’encadrement et de suivi qui se mettent en place pour garantir le succès de ces opérations : en particulier éviter une dérive entraînant le dégagement de méthane, un gaz très néfaste à effet de serre (GES). Cependant, le compostage est une fermentation aérobie, c’est-à-dire une combustion ralentie, produisant du gaz carbonique CO2, le principal des gaz à effet de serre. C’est dire le bénéfi ce perdu après plus de 60 ans de mise à l’écart d’un revers de mains des travaux du docteur Jean Laigret à Tunis (1947), qui avait mis au point au stade laboratoire la production d’hydrocarbures liquides de type pétrolier, par la fermentation anaérobie sans émission de CO2, de toute biomasse et de tout biodéchet et dont les procédés n’ont pas été adaptés au stade industriel après sa disparition. L’atelier 3 : inciter les entreprises Une initiative tout à fait nouvelle et toute récente a été dévoilée au cours de cet atelier : l’opération « Commerce engagé », un logique et progressif retour aux pratiques habituelles avant la généralisation de la société de consommation et de gaspillage : vente en vrac, récipients consignés et réutilisés, etc., et promotion des circuits économiques courts (consommation locale). Les exposés étaient dus à Nadine Pouillard, du syndicat intercommunal pour la valorisation et l’élimination des déchets du centre Var (SIVED) et à Pascal Mayol (Ecoscience Provence). Si la raréfaction concertée des sacs à usage unique reste un leitmotiv inlassablement rappelé, d’autres recettes enfi n appliquées retiennent d’avantage l’attention. Quelques exemples ont été cités : les établissement Barjon, une jardinerie pilote ayant instauré le « truc à pots », un emplacement de récupération et d’échange de pots de fl eurs usagés ; « Confi t Nature », titre d’un commerce de confi tures et sirops maison consignant pots et bouteilles, « Hair Nature », même démarche en direction des soins capillaires ; Super U, avec distribution en vrac de vins grâce à l’installation d’un écodistributeur utilisant des contenants propres apportés par la clientèle ; d’autres produits devraient à terme être vendus dans ces conditions. Il est clair que si le verre est entièrement recyclable, l’opération correspondante n’en est pas moins de plus en plus coûteuse en énergie thermique, transports, etc., avec à la clé une « note » de quelque 160 euros par tonne, et tout un chacun sait combien le verre est reux. pondé- Une autre initiative touche les emballages dans la restauration portée à domicile, lesquels ne doivent plus être constitués de barquettes jetables en plastique ou en carton, etc. Des bars restaurants se plient également à ce type d’action. Cependant, la mise en œuvre de toutes ces dispositions ne peut se faire sans entraîner des frais logistiques et coûts de fonctionnement tout à fait conséquents, retombant inévitablement sur la clientèle. L’atelier 4 Cet atelier concernait évidemment www.lagrandeepoque.com toute l’orchestration exercée par l’ADEME dans le but d’induire à tous niveaux et dans la durée les changements de comportements auxquels il ne semble plus possible de continuer à se soustraire. L’atelier s’est terminé par une table ronde – aux conclusions et attentes diverses étant donnée l’extrême complexité de toute cette entreprise, et par le recueil de témoignages dont certains très mitigés, ce qui ne peut surprendre. De sorte que le vieux proverbe selon lequel « il y a loin de la coupe aux lèvres » demeure parfaitement valide : une association de récupération et de rénovation de matériels électroménagers (ou équipements électriques et électroniques) est venue faire part de la très grave diffi culté qu’elle rencontre à écouler le fruit de son travail au point de se voir menacé, le 11 public préférant majoritairement se tourner vers du matériel neuf. Un autre aspect fort préoccupant est la montée incessante des taxes et redevances, etc., constituant plus ou moins directement les ressources de tous les protagonistes de la prévention en aval des déchets : comme toujours, elles fi nissent par être à la charge des seuls foyers particuliers, dont les budgets se trouvent ainsi grevés de manière de plus en plus lourde, avant qu’elle ne devienne insupportable. ECO2DISTRIB En conclusion C’est en amont uniquement que se situent véritablement les solutions de tous ces problèmes alors que, nous l’avons dit, la volonté de s’y attaquer enfi n ne paraît pas encore être à l’ordre du jour où que ce soit dans le monde. Mais il y a maintenant urgence. HENRI DURRENBACH



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