Epoch Times Paris n°183 1er sep 2010
Epoch Times Paris n°183 1er sep 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°183 de 1er sep 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : l'Australie prépare le plus grand parc éolien de l'hémisphère sud.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 Chine www.lagrandeepoque.com ÉDITORIAL NEUF COMMENTAIRES Huitième commentaire IV. La théorie du Parti communiste sur la fin du monde – la peur de la fin du Parti Marx et Engels ont inoculé un esprit pervers dans le Parti communiste. Lénine a fondé le Parti communiste en Russie et en utilisant la violence de malfrats, il a renversé le gouvernement de transition créé après la révolution de février, il a fait avorter la révolution bourgeoise en Russie, s’est emparé du gouvernement et a obtenu un marche-pied pour la secte communiste. Pourtant, le succès de Lénine n’a pas permis aux prolétaires de conquérir le monde. C’est juste le contraire, comme le stipule le premier paragraphe du Manifeste du Parti communiste : « Toutes les puissances de la vieille Europe sont entrées dans une alliance sacrée pour exorciser ce spectre » … Après sa naissance, le Parti communiste a immédiatement dû faire face à la question de sa survie et a craint à tout moment d’être éliminé. Après la Révolution d’Octobre les communistes russes, ou bolcheviques n’ont apporté au peuple ni paix, ni pain, mais seulement des massacres gratuits. Les troupes au front étaient en train de perdre la guerre et la révolution aggravait la situation économique du pays. En conséquence les gens ont commencé à se rebeller. La guerre civile s’est rapidement étendue à toute la nation et les agriculteurs ont refusé d’approvisionner les villes. Une grande émeute a commencé parmi les Cosaques du Don ; la bataille avec l’Armée rouge a été un carnage. La barbarie et la cruauté des massacres durant cette bataille sont rapportées dans des livres tels que le Tikhii Don de Sholokhov et dans son autre collection d’histoires sur le Don. A un certain moment, les troupes menées par l’ancien amiral de l’Armée blanche Alexandre Vailiyevich Kolchak et le général Anton Denikin ont presque renversé le Parti communiste russe. Comme tout pouvoir politique nouvellement né, le Parti communiste s’est même trouvé en opposition avec presque toute la nation, probablement parce qu’il était trop mauvais pour gagner le cœur de la population. L’expérience du Parti communiste chinois a été identique à celle de Russie. Depuis « l’incident de Mari » et « le massacre du 12 avril », jusqu’à être supprimé cinq fois dans des régions contrôlées par les communistes chinois et finalement être forcé d’entreprendre une « Longue marche » de 25 000 kilomètres, le PCC s’est toujours trouvé face au risque d’être éliminé. 1 – 15 SEPTEMBRE 2010 ● La Grande Époque Le régime chinois essaie de discréditer The Epoch Times avec une photo truquée La catastrophe de Nanjing, (ville du sud de la Chine) dans laquelle un grand nombre voire des centaines de personnes sont mortes, est devenue une occasion pour les médias d'État chinois d'essayer de discréditer The Epoch Times. Tout repose sur une photo postée sur le site internet de l'édition chinoise du journal, représentant censément une scène de la catastrophe de Nanjing. Pour Pan Hongyi, rédacteur en chef adjoint de The Epoch Times, « plusieurs média d'État dont Xinhua se servent de cette photo pour tromper les Chinois et cela de deux façons ». D'une part, « ils détournent l'attention des populations des nombreuses pertes en vies humaines et de l'échec des autorités dans la gestion du désastre de Nanjing, et dans le même temps ces médias poussent les Chinois à ne plus avoir confi ance en The Epoch Times. En fait, la photo a été préparée par le régime chinois à cette fi n », révèle M. Pan. Le 28 juillet, Fan Xiao, journaliste de The Epoch Times, rédigeait un article sur une grande explosion qui avait eu lieu dans une zone très peuplée de Nanjing. L'article de Fan mettait en lumière l'incohérence entre les chiffres offi ciels sur le nombre de mort et ceux fournis par plusieurs témoins oculaires et les premiers reportages des journaux. Les fonctionnaires annonçaient treize victimes, tandis que d’autres sources, parlaient d'au moins 79 morts, voire des centaines. L'article de Fan Xiao était illustré par une photo montrant plusieurs dizaines de corps grièvement brûlés. Il s'avère que la photo en question est une photo retouchée d'une catastrophe en Afrique et non à Nanjing. La photo non modifiée ne représente effectivement pas une scène chinoise : elle montre un groupe de personnes africaines en train de regarder des corps brûlés. M. Pan poursuit : « Nous avons alors enquêté sur la photo des corps brûlés et découvert qu'un agent du parti communiste chinois (PCC) avait recoupé une image à partir d'un incident d'une explosion de pétrolier en Afrique, en prenant soin de ne laisser visibles que les corps brûlés sur la photo. » « Cette photo a été envoyée à un internaute par cet agent, qui a prétendu être un ouvrier travaillant sur le site de l'explosion. Depuis quelques années, cet internaute avait fourni à The Epoch Times des informations fi ables et sûres. Il a cru que la photo venait de Nanjing et l'a donnée comme telle au journaliste de The Epoch Des pompiers affrontent le feu d’une explosion dans une usine de plastiques à Nanjing (province de Jiangsu dans l’est chinois) le 28 juillet 2010. Les fonctionnaires dissimulent le nombre de victimes de l’explosion, qui est survenue lorsqu’un pipeline chimique a pris feu dans l’usine. Times, en lui disant que c'était une photo du site de l'explosion de Nanjing ». « Nous nous sommes rendus compte du problème avec cette photo le 29 juillet, et l'avons immédiatement retirée de notre site, et informé d'autres médias de l'erreur », explique M. Pan. Les médias d'État accusent Les médias d'État chinois ont tout de suite déclaré que The Epoch Times avait délibérément utilisé une fausse photo de l'incident. Le premier média accusateur a été le site internet Kai Feng. Dès le 3 août, ce site étroitement lié au PCC qui véhicule les calomnies les plus virulentes à l'encontre des ennemis de Pékin - et en particulier contre le mouvement bouddhiste Falun Gong - a montré la photo truquée et la photo entière côte à côte. Dans ce qui ressemble à s’y méprendre à une campagne organisée, Xinhua, le principal média d'État et des forums Internet se sont rapidement saisis de l'histoire, tant en chinois qu'en anglais. Ils accusent The Epoch Times d'avoir publié en connaissance de cause une fausse photo dans son reportage sur l'explosion de Nanjing. Contrôle de l'information Tout de suite après l'explosion de Nanjing, les militants du parti communiste ont commencé à contrôler les informations concernant la catastrophe et le nombre de victimes et ont trié sur le volet les médias autorisés à traiter le sujet. Les voix discordantes ont été étouffées et le récit de l’événement a été tel que souhaité par l’agence Xinhua, porte-parole offi ciel du Parti communiste. Un journaliste d'une station de télévision de Jiangsu a été interrompu en plein direct sur la catastrophe par le responsable du Département municipal de la propagande de Nanjing qui lui a dit : « Qui vous a autorisé à faire un direct ? » avant de chasser le journaliste. L'échange verbal entre le journaliste et le fonctionnaire passait en direct et la séquence à été postée sur Internet. Le Yangtse Evening, un journal populaire de Nanjing, a été obligé de retirer neuf pages de son édition consacrée à l'explosion. En réaction à la censure, le personnel du journal a écrit sur son micro blog : « Nous sommes tristes, nous sommes frustrés et nous souffrons ! ». Parmi les médias locaux, seul le Modern Express a fait exception au silence en affi chant en Une un nombre de morts estimé à treize personnes, une publication expliquée par le fait que le journal est dirigé par le bureau du La Grande Époque Jiangsu de l'agence de presse Xinhua. Manipulation de l'information Dans l'histoire des médias chinois, les techniques de discrédit comme l'utilisation de photos truquées a déjà plusieurs précédents. Par exemple, après le massacre de la place Tiananmen le 4 juin 1989, un agent du PCC a fait diffuser une information selon laquelle Li Peng, Premier ministre de l'époque, avait été tué. Le journal Mingpao basé à Hong-Kong et d'autres médias en avaient fait leur Une du jour. Li Peng était plus tard apparu en public, prouvant la fausseté de la rumeur. Cet épisode avait créé des doutes dans l’esprit des lecteurs sur ce qui s'était réellement passé place Tian An Men, et avait contribué aux efforts du régime pour dissimuler le massacre. Dans la stratégie du régime chinois pour contrôler l'Internet, l'utilisation d'agents manipulant les informations tient une place de choix. L'environnement médiatique a récemment beaucoup évolué en Chine, avec des fuites d'informations que les autorités ne peuvent pas complètement contrôler. Les protestations publiques et les confl its avec les autorités se multiplient en conséquence des injustices et incidents majeurs - comme l'explosion de Nanjing, dans laquelle les autorités ont leur part de responsabilité. Les internautes chinois essaient d'utiliser Internet pour donner des informations sur ce qui se passe en Chine et sont souvent les seuls relais pour la transmission des informations locales. Pour contourner la censure chinoise, The Epoch Times essaie donc d'obtenir les informations directement en appelant les résidents et en utilisant son réseau de contacts. Le régime chinois s'est adapté à la diffusion des informations indépendantes via Internet, par le recrutement et la formation d'un grand nombre d'agents de l'Internet dont le travail consiste à fabriquer et à diffuser de fausses informations et des photos en ligne. Ces agents doivent tromper le public, lui faisant croire qu'il a accès à des informations indépendantes alors qu'en réalité c’est la ligne offi cielle du Parti qui lui est fournie. A défaut, la création d’informations truquées discrédite les informations indépendantes, ce qui sert également les buts du Parti. The Epoch Times comme cible L’attaque contre The Epoch Times pour sa couverture de la catastrophe de Nanjing est dans la continuité des efforts du PCC depuis 10 ans. Dès les premières impressions de The Epoch Times, le régime chinois a cherché à l'éliminer. En novembre 2000, quelques mois seulement après les débuts du journal, 30 de ses journalistes en Chine continentale ont été arrêtés, et au moins une douzaine d'entre eux a été condamnée à des peines de prison de 3 à 10 ans ; certains ont subi de sévères tortures. Plus récemment des chroniqueurs de The Epoch Times ont été arrêtés : Zheng Yichun en 2004, Zhang Lin en 2005 et Zhang Jianhong (pseudonyme Li Hong) en 2007. « Hors de Chine aussi, The Epoch Times a dû affronter des tentatives persistantes du régime chinois pour saboter nos opérations », explique M. Pan. « Malgré ces intimidations, nous avons continué notre travail d’information, ce qui a effrayé le régime ». « Dans l'affaire actuelle The Epoch Times a couvert avec exactitude les pertes en vies humaines à Nanjing. Ce qui est important ici n'est pas de se focaliser sur l'erreur concernant une photo, ce sont les mensonges du régime chinois sur les évènements de Nanjing et les nouveaux mensonges pour faire diversion du mensonge initial », analyse M. Pan. « Nous voulons remercier les gens en Chine qui ont fourni des informations fi a- bles malgré les risques qu'ils encourent », conclut le journaliste. LI MING 79.444.995 de Chinois ont démissionné du Parti après avoir lu les Neuf commentaires sur le Parti Communiste. Ce mouvement de démissions reste pour le peuple un moyen d’expression non violent, apolitique et sans précédent dans la société chinoise. La Grande Époque publie un extrait traduit de cette série éditoriale chinoise dans chacun de ses numéros. Le Parti communiste est né avec la détermination de détruire par tous les moyens l’ancien monde. Il s’est alors trouvé face à un réel problème : comment survivre sans être éliminé. Le Parti communiste a toujours vécu dans la crainte constante de sa propre mort. Survivre est devenu la première préoccupation de cette secte, sa priorité absolue. Avec l’alliance communiste internationale en plein désarroi, la crise pour la survie du PCC s’est aggravée. Depuis 1989, la peur de sa propre fin devient de plus en plus une réalité au fur et à mesure que sa disparition approche. Pour en savoir plus : Les neuf commentaires sur www.lagrandeepoque.com Version audio disponible sur le site de la radio Son de l’Espoir www.sondelespoir.org
La Grande Époque ● 1 – 15 SEPTEMBRE 2010 + 22,6% Les résultats des stress tests menés sur 91 établissements bancaires européens pour vérifi er leur solidité fi nancière se sont révélés sans réelle surprise. Leur publication le 23 juillet dernier a été bien accueillie par les marchés fi nanciers. Pour réussir l’examen, dans le scénario de stress macro-économique défavorable, les banques devaient être capables de conserver un niveau de fonds propres par rapport aux engagements exprimés sous forme d’un ratio dit Tier One au minimum de 6% à l’horizon de fi n 2011. Sept institutions ont été recalées dont cinq caisses d’épargne espagnoles (Diada, Espiga, Banca Civica, Unnim et Cajasur), une banque allemande (Hypo Real Estate) et une banque grecque (ATEbank). Toutes étaient considérées par des analystes comme les plus fragiles de l’échantillon soumis aux stress test. Le passage réussi de l’examen de toutes les Landesbanks allemandes, pourtant en grande fragilité fi nancière, a révélé une certaine indulgence de l’autorité bancaire européenne par rapport à la situation du système bancaire allemande. Les banques recalées ont affi ché un défi - www.lagrandeepoque.com Économie C’est la hausse des entrées de commandes dans l’industrie dans la zone euro en juin 2010 par rapport à juin 2009, selon Eurostat, l’offi ce statistique de l’Union européenne. En variation mensuelle, cette hausse est de 2,5% en juin comparé à mai 2010. La croissance des nouvelles commandes est particulièrement marquée dans les biens d’investissement avec une hausse de 5,3%, tandis que le secteur des biens de consommation non durables accuse un recul des commandes de 1,8%. Economie américaine : la reprise ralentie La crainte du retour de la récession Après une croissance de l’économie américaine de 3,7% en rythme annuel au premier trimestre, la révision à la baisse de la croissance au deuxième trimestre à 1,6% contre 2,4% en première estimation du département du Commerce américain fin juillet, montre le ralentissement de la reprise. Cette révision s’avère toutefois moins forte par rapport aux prévisions anticipées des analystes qui tablaient plutôt sur une hausse du PIB américain de 1,4%. Le ralentissement de la croissance provient surtout des déséquilibres du commerce extérieur entre les importations qui ont enregistré une forte hausse de 32,4% et les exportations dont la progression n’était que de 9,1%. Le coût de ce déficit commercial est estimé à 3,37 de point de croissance au deuxième trimestre. Le spectre d’un double dip ou d’une récession à « double creux » menace l’économie américaine. La probabilité d’un retour à la récession de l’économie américaine est estimée aujourd’hui entre 30% à 40%, selon les experts. Il faudra attendre au moins deux trimestres consécutifs de l’évolution du PIB pour constater la tendance vers la récession ou la confirmation d’une reprise durable et solide de l’économie américaine. Les dernières statistiques de la plus puissante économie de la planète ne sont guère encourageantes. Le marché immobilier en déclin Le marché immobilier n’arrive pas à redémarrer comme en témoignent les chiffres de ventes de logements neufs et anciens en recul respectivement de 12,4% et 27,2% en juillet par rapport à juin. Avec 276.000 unités de logements neufs vendus, il s’agit « du niveau le plus bas depuis que le département du Commerce a commencé à suivre des statistiques en 1964 », selon Bloomberg. Les ventes de logements anciens ont atteint le niveau le plus bas depuis 1995 avec 3,83 millions d’unités vendues. Dans un contexte de désendettement des ménages, la consommation reste atone avec un taux d’épargne qui a atteint 6,4%, le plus haut depuis un an, d’après les statistiques du département du Commerce publiées début août. Les inscriptions au chômage sont montées à leur plus haut niveau depuis novembre 2009 avec 500.000 dossiers de demandes pour la deuxième semaine de mois cit de fonds propres de 3,5 milliards d’euros au total ce qui paraît peu au regard des montants engagés par les États pour soutenir le système bancaire et met en doute la crédibilité des tests. Le besoin en fonds propres le plus important revient à la banque allemande Hypo Real Estate avec 1.245 milliards d’euros qui sont nécessaires pour atteindre le seuil de 6%. Pour les banques qui ont échoué aux tests, les autorités nationales se sont engagées à soutenir les banques les plus fragiles en prenant les mesures pour renforcer Joe Raedle/Getty Images Les Américains attendent leur tour pour une consultation pour restructurer leurs prêts immobiliers à Palm Beach en Floride le 27 août 2010. d’août, selon des chiffres publiés par le département du travail américain. Sans une croissance forte, l’économie américaine aura du mal à recréer des emplois et le taux de chômage actuel à 9,50% risque de perdurer. À la suite de la publication des chiffres de la croissance du PIB américain vendredi dernier, Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale américaine, a tenté de rassurer les marchés et les investisseurs en déclarant que la banque centrale était « prête » à prendre des mesures de soutien « si les perspectives devaient se détériorer fortement ». Mais les marges de manœuvres restent étroites pour la banque centrale avec le taux d’intérêt directeur déjà fixé à son plus bas niveau historique et une fluctuation comprise entre 0 et 0,25%. LAUREN SMITH « Stress test » bancaire : sans surprise ! Aris Messinis/AFP/Getty Images La banque grecque ATEbank a échoué aux stress tests de la solidité fi nancière. leur situation fi nancière. Plusieurs solutions peuvent être envisagées : augmentation de capital, injection d’argent public ou rapprochement avec les autres établissements plus solides. La Grèce vient de solliciter les conseils de trois banques d’affaires, afi n d’élaborer la consolidation de son système bancaire et d’estimer l’offre de Piraeus Bank, quatrième banque du pays, pour racheter 77,3% de parts de l’État dans ATEbank, selon le communiqué Reuters du 26 août.L. S. Le palais de Reichstag à Berlin. L’économie allemande se redresse plus vite que prévu De notre correspondante en Allemagne Moins de deux ans après la crise fi nancière mondiale qui a touché le monde entier, l’économie allemande se redresse plus rapidement que les experts ne l’attendaient et possède la croissance la plus importante d’Europe. Le produit intérieur brut allemand a augmenté de 2,2% au deuxième trimestre 2010, dépassant la croissance du pays par rapport au trimestre précédent. « Une telle croissance trimestrielle n’a jamais été enregistrée auparavant dans l’Allemagne réunifiée », a déclaré l’Offi ce fédéral allemand des statistiques dans un rapport publié le 13 août dernier. Selon Frank Lehmann, spécialiste de longue date en économie et analyste en bourse pour la première chaîne de la télévision allemande - ARD, ce succès de l’Allemagne est dû à des exportations en plein essor. Le boom des exportations Dans un entretien avec The Epoch Times, Frank Lehmanna expliqué qu’il y a une grande demande pour les produits industriels allemands tels que les machines, le secteur automobile, etc., notamment sur les marchés asiatiques, comme la Chine. De la même manière et ce qui est plus inattendu, le marché intérieur allemand a également fait preuve d’un niveau élevé de demande. Frank Lehmanna aussi confirmé que l’ambiance dans les entreprises s’améliore rapidement, avec des investissements réalisés dans la construction, l’équipement, les ordinateurs et les systèmes informatiques, ce qui a eu un impact positif sur le marché du travail. Selon l’Offi ce allemand des statistiques, l’emploi dans le pays s’est également redressé avec 40,3 millions de Selon les chiffres publiés le 25 août par le ministère de l’Emploi, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A, a reculé de 0,5% en juillet, soit une réduction de 14.400 chômeurs après une première baisse de 0,3% en juin. Depuis le début de la crise en septembre 2008, c’est la première fois que le nombre de demandeurs d’emploi recule deux mois de suite en France, pour atteindre le chiffre de 2,67 millions (soit 5,4% de plus qu’il y a un an). Les plans sociaux sont également en diminution importante (87 plans sociaux enregistrés au second semestre) et le nombre d’offres d’emploi est en hausse de 3,6%. L’embellie profi te par ailleurs aux employés intérimaires, qui sont en hausse continue depuis 15 mois, et aux 7 David Gannon/AFP/Getty Images personnes employées dans le pays au deuxième trimestre 2010. Cela représente une augmentation de 72.000 personnes, soit 0,2% de plus qu’il y a un an, lorsque le pays était au cœur de la crise. Forte demande de travailleurs qualifiés Franck Lehmanna expliqué qu’il y a même une pénurie de travailleurs qualifiés en Allemagne, si bien que le pays est engagé dans une réfl exion sur les stratégies à adopter pour répondre à cette demande. L’Allemagne devrait-elle faire davantage pour attirer des employés qualifiés, y compris ceux provenant des pays émergents ou les étudiants d’autres pays qui étudient dans des universités allemandes ? Ou ces derniers sont-ils trop importants pour le développement de leur pays d’origine ? Est-ce que le système d’éducation allemand devrait offrir de meilleures possibilités d’éducation pour les immigrants ? Ces questions sont un sujet de débat à la radio et à la télévision allemande, ainsi que dans les journaux. Toutefois, ce succès inattendu comporte un avertissement : l’économie se relève aussi vite qu’elle est tombée, ce qui pourrait être une source de fragilité. Pour Frank Lehmann, l’équation est compliquée et de nombreuses questions demeurent : lorsque le soutien de l’État se terminera, la consommation restera-t-elle sur cette tendance positive dans la contribution à la croissance ? Si le taux d’intérêt de la banque centrale nationale augmente, quelles en seront les conséquences ? Les entreprises vont-elles couper court à l’investissement parce que l’argent sera devenu plus « cher » ? Il n’y a pas de précédent historique à cette situation. MONIKA WEISS Chômage : repli de 0,5% en juillet, vers une éclaircie durable ? créations d’emplois qui atteignent les 30.000 au second trimestre. Les chiffres annoncés restent cependant fragiles : en effet, en comptabilisant l’ensemble des catégories A, B,C, le nombre de demandeurs a progressé de 0,1%, soit + 8,1% sur un an. Par ailleurs, si l’on y ajoute les catégories D et E, c’est-à-dire les personnes en formation après un licenciement et celles en contrats aidés, le nombre total de chômeurs atteint le chiffre de 4,573 millions, en hausse de 8,2% sur un an. De plus, comme la croissance reste faible en France (+ 0,6% au second trimestre) et que les prévisions ne tablent pas sur des chiffres annuels supérieurs à 1,5%, la reprise restera molle, de même que le recul du chômage. CHARLES CALLEWAERT



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